Bonjour mes doudous et merci pour vos messages
Ca va bof, bof pour moi...les jours se suivent et se ressemblent sans vrai emballement ni enthousiasme.Rendez-vous psy cet aprem, je n'avance pas tant que ça dans mon développement personnel, pas d'envie prépondérante, peut-être l'hiver...
Gros pifous d'affection mes doudous et merci d'être là ...

Re!
Je sors de chez mon psy. Je ne sais vraiment s'il m'est d'une quelconque utilité en ce moment, si ce n'est m'administrer mon traitement, et s'occuper de mon congé longue maladie.
Je comprends bien ce qu'il me dit, je le conçois parfaitement bien. Le seul souci c'est que, aller vers les autres, je n'en ressens pas le besoin. J'ai comme l'impression d'être fini, que plus rien ne m'arrivera plus dorénavant. Je ne changerai pas le monde, je n'en ai même plus envie. Je me laisse aller, j'ai regrossi, et reprendre un régime me parait difficile, à vrai dire, je me dis à quoi bon? Je deviens moche, je m'empâte; en ce moment je n'ai pas envie de lire, c'est comme aller vers des vérités qui, de toutes manières, sont baignées de fatalisme. De l'espoir, je n'en ai plus. Vivre pour vivre, c'est ça, comme faire un métier que l'on déteste, c'est dire. Je n'ai jamais eu, me concernant, une haute idée de la vie; j'ai pourtant réussi quelques épreuves mais elles ne m' ont, finalement, rien apporté, pas nourri, pas fait grandir et comprendre. Ce que j'ingurgite, en ce moment, comme aliments, c'est le leurre de combler un vide existentiel. J'en suis conscient. On a parlé, encore, d'intelligence de soi avec le psy, c'est moi qui ai remis ça sur le tapis car cette idée me fait culpabiliser. Je me sens idiot de n'être pas capable de dépasser mes limites, d'aller au-delà de cette aire de sécurité dans laquelle je suis (camisole chimique + absence de contraintes professionnelles). C'est en fait, une bien triste liberté, un désert aride, stérile et infécond. On a aussi parlé de colère, de saine colère, pour s'élever. Je crois qu'en fait, j'ai peur de vivre et que l'hypothétique bonheur, je le fuis. Je pourrais trés bien me contenter de cette vie qui est la mienne (j'ai un toit, de la nourriture, un certain confort); mais non, l'orgueil (?) me rattrape et l'insatisfaction me mine. Mon constat n'est guère positif, c'est sûr, et écrire des choses pareilles, puisque je les pense, me fera peut-être avancer, accepter de devoir renoncer à une sérénité que je n'atteindrai peut-être jamais.
Pif paf pouf pour ma gueule !
