A t-on le droit de pas aimer la vie?
Règles du forum
Avant d'ouvrir un nouveau sujet dans cette partie du forum, pensez à utiliser Les moteurs de recherche du forum.
Un point bleu s’affiche devant les messages sans réponse
- Chiche
- Messages : 69
- Enregistré le : lundi 29 janvier 2007 1:36
A t-on le droit de pas aimer la vie?
merci pour cette citation, tout simplement géniale !
- beauaime
- Messages : 25
- Enregistré le : vendredi 24 juillet 2009 8:19
A t-on le droit de pas aimer la vie?
Finalement .. le problème n'est pas la vie .. mais ce que l'homme en a fait ....
J aime la vie .. je n'aime pas l'environnement dans lequel je vis (la société ).. et quand je pense à l'humain.. la seule question qui me vient à l'esprit est : comment la terre a t'elle pu engendrer une telle saloperie ? ...
Je souffre d'être un humain ... tout simplement... j'aurai souhaité appartenir à une autre espèce .. pour ne pas avoir cette foutue "conscience"...qui me fait tant souffrir...
J aime la vie .. je n'aime pas l'environnement dans lequel je vis (la société ).. et quand je pense à l'humain.. la seule question qui me vient à l'esprit est : comment la terre a t'elle pu engendrer une telle saloperie ? ...
Je souffre d'être un humain ... tout simplement... j'aurai souhaité appartenir à une autre espèce .. pour ne pas avoir cette foutue "conscience"...qui me fait tant souffrir...
- vera72
- Messages : 57
- Enregistré le : mercredi 07 octobre 2009 5:57
A t-on le droit de pas aimer la vie?
Ce fil résonne en moi ; je n'aime pas la vie en soi : le fait d'être un être humain et je ne supporte pas tout ce qu'il y a à faire dans le quotidien et qui fait partie de la vie de tous : se laver, manger, travailler... etc
Tout ce qu'il y a à repeter chaque jour et qui n'en finira jamais ; j'aimerais connaitre un saut qualitatif en ne renouvelant pas toutes ces activités.
Pourtant je n'ai pas à me plaindre de ma vie ; c'est la vie elle même que je ne supporte pas.
Tout ce qu'il y a à repeter chaque jour et qui n'en finira jamais ; j'aimerais connaitre un saut qualitatif en ne renouvelant pas toutes ces activités.
Pourtant je n'ai pas à me plaindre de ma vie ; c'est la vie elle même que je ne supporte pas.
- Oiseau-de-Pluie
- Messages : 41
- Enregistré le : mardi 21 mai 2013 18:52
A t-on le droit de pas aimer la vie?
"Woody Allen dit que la vie c'est ce qu'il y a de pire au monde mais c'est le seul endroit où on peut manger un bon steack. "
Citation horrible oui...
steak = Cadavre d'animal, mort dans d'atroces souffrances.
"Les humains sont ainsi faits que ceux qui détruisent ne ressentent rien, c'est celui qui est détruit qui ressent ce qui se passe. A moins de se mettre à la place de l'oppressé et de ressentir à sa place, on ne peut pas comprendre."
C'est une des raisons pour lesquelles je n'aime pas la vie. Et je ne l'aimerai jamais.
Donc pour répondre à la question de base, oui, on a le droit de ne pas aimer la vie. De toute manière, la question est absurde, car personne ne peut nous forcer à aimer ou à ne pas aimer quoi que ce soit.
Citation horrible oui...
steak = Cadavre d'animal, mort dans d'atroces souffrances.
"Les humains sont ainsi faits que ceux qui détruisent ne ressentent rien, c'est celui qui est détruit qui ressent ce qui se passe. A moins de se mettre à la place de l'oppressé et de ressentir à sa place, on ne peut pas comprendre."
C'est une des raisons pour lesquelles je n'aime pas la vie. Et je ne l'aimerai jamais.
Donc pour répondre à la question de base, oui, on a le droit de ne pas aimer la vie. De toute manière, la question est absurde, car personne ne peut nous forcer à aimer ou à ne pas aimer quoi que ce soit.
-
Détachement
A t-on le droit de pas aimer la vie?
Je répondrais très simplement à cette question (la longueur de mon pavé ne sert qu'à expliciter, donc quelque part, un pavé long n'est pas toujours un pavé complexe ).
On ne peut pas se forcer à aimer, mais on peut se forcer inconsciemment à ne pas aimer. je crois que "choisir en toute conscience" est la clé.
Je pense qu'on a le droit d'aimer ou de ne pas aimer seulement tout ce qu'on connait, sinon, c'est du préjugé.
Je pense qu'on a le droit d'avoir des préjugés mais qu'on peut prendre aussi le choix de les combattre.
Je pense donc qu'on a le droit d'aimer ou de ne pas aimer la vie, mais à une seule condition : d'avoir eu un jour fait le choix de la connaître et de ne plus seulement la subir, d'y avoir été actif mais pas d'y avoir été enfermé dans une passivité. C'est la différence entre avoir connu la vie ... et la survivre.
Survivre n'est pas la vie : dans notre condition humaine donc, notre mortalité, et à l'époque actuelle, survivre n'a strictement aucun intérêt.
Il est facile de juger de la vie d'un autre, et donc, de ce qu'on croit la vie, nous avons tous fait ce raccourci de transposition, mais la vivons-nous ? Non, c'est un jugement de la vie éroné.
J'illustre :
En tant que dépressive au chômage, je ne me dis pas que "la vie", c'est la vie de mon voisin qui prend le métro jusqu'à pas d'heures pour travailler, c'est sa vie, celle qu'il a choisie, moi, je n'ai juste pas été encore capable de choisir, mais j'y travaille ( si, si, j'y travaille réellement, je fais du "concrêt" )
Choisissons de vivre notre vie à nous et ensuite, nous pourrions décider de l'aimer / de ne pas l'aimer ... Ou pas
(J'avoue que je suis actuellement dans le "ou pas")
Tout comme Vera, je n'aime pas devoir faire à manger, devoir m'habiller, devoir me laver, mais ce n'est qu'une partie négative de la vie : l'hygiène vitale. J'ai beaucoup de mal avec cela depuis la dépression, c'est d'un monotone, et ça ne m'apprend rien. D'où la peine immense que j'ai à me nourrir (faudrait un jour que je fasse mon sujet dessus, mais je n'ose pas )
Je mentirais parcontre, en déclarant que je n'ai jamais aimé prendre un bon bain chaud, que je n'ai jamais aimé être un poil coquette, que je n'ai jamais aimé cuisiner pour quelqu'un d'autre ou pour moi-même. J'ai décidé d'être moins dure dessus, si je ne veux pas me laver : je ne me lave pas et je ne m'en culpabiliser si je ne veux pas manger : je ne mange pas, si je ne veux juste pas cuisiner : je m'achète une c0nnerie à baffrer, et idem pour toutes les autres choses. Je ne "me complique plus la survie" et je me dis qu'un jour, cette rigueur reviendra.
Quand on choisit, ce genre de choses automatiques pour les autres, se débloque un peu pour nous, je me dis que ça viendra. L'hygiène vitale, c'est un travail de longue haleine quand on est happé par la dépression.
Courage, il ne faut pas confondre la vie, avec la société de m3rde dans laquelle on vit.
On ne peut pas se forcer à aimer, mais on peut se forcer inconsciemment à ne pas aimer. je crois que "choisir en toute conscience" est la clé.
Je pense qu'on a le droit d'aimer ou de ne pas aimer seulement tout ce qu'on connait, sinon, c'est du préjugé.
Je pense qu'on a le droit d'avoir des préjugés mais qu'on peut prendre aussi le choix de les combattre.
Je pense donc qu'on a le droit d'aimer ou de ne pas aimer la vie, mais à une seule condition : d'avoir eu un jour fait le choix de la connaître et de ne plus seulement la subir, d'y avoir été actif mais pas d'y avoir été enfermé dans une passivité. C'est la différence entre avoir connu la vie ... et la survivre.
Survivre n'est pas la vie : dans notre condition humaine donc, notre mortalité, et à l'époque actuelle, survivre n'a strictement aucun intérêt.
Il est facile de juger de la vie d'un autre, et donc, de ce qu'on croit la vie, nous avons tous fait ce raccourci de transposition, mais la vivons-nous ? Non, c'est un jugement de la vie éroné.
J'illustre :
En tant que dépressive au chômage, je ne me dis pas que "la vie", c'est la vie de mon voisin qui prend le métro jusqu'à pas d'heures pour travailler, c'est sa vie, celle qu'il a choisie, moi, je n'ai juste pas été encore capable de choisir, mais j'y travaille ( si, si, j'y travaille réellement, je fais du "concrêt" )
Choisissons de vivre notre vie à nous et ensuite, nous pourrions décider de l'aimer / de ne pas l'aimer ... Ou pas
(J'avoue que je suis actuellement dans le "ou pas")
Tout comme Vera, je n'aime pas devoir faire à manger, devoir m'habiller, devoir me laver, mais ce n'est qu'une partie négative de la vie : l'hygiène vitale. J'ai beaucoup de mal avec cela depuis la dépression, c'est d'un monotone, et ça ne m'apprend rien. D'où la peine immense que j'ai à me nourrir (faudrait un jour que je fasse mon sujet dessus, mais je n'ose pas )
Je mentirais parcontre, en déclarant que je n'ai jamais aimé prendre un bon bain chaud, que je n'ai jamais aimé être un poil coquette, que je n'ai jamais aimé cuisiner pour quelqu'un d'autre ou pour moi-même. J'ai décidé d'être moins dure dessus, si je ne veux pas me laver : je ne me lave pas et je ne m'en culpabiliser si je ne veux pas manger : je ne mange pas, si je ne veux juste pas cuisiner : je m'achète une c0nnerie à baffrer, et idem pour toutes les autres choses. Je ne "me complique plus la survie" et je me dis qu'un jour, cette rigueur reviendra.
Quand on choisit, ce genre de choses automatiques pour les autres, se débloque un peu pour nous, je me dis que ça viendra. L'hygiène vitale, c'est un travail de longue haleine quand on est happé par la dépression.
Courage, il ne faut pas confondre la vie, avec la société de m3rde dans laquelle on vit.
-
- Sujets similaires
- Réponses
- Vues
- Dernier message
-
- 18 Réponses
- 18874 Vues
-
Dernier message par Alexia311
-
- 16 Réponses
- 7982 Vues
-
Dernier message par christic
-
- 1 Réponses
- 3136 Vues
-
Dernier message par Amalya
-
- 5 Réponses
- 4865 Vues
-
Dernier message par charlemagne

