Avez-vous du mal à quitter votre lit ?
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- ondine
- Messages : 39
- Enregistré le : vendredi 26 octobre 2007 18:46
mais au fait, pourquoi avons nous ces douleurs ? le savez vous ?
j'ai posé cette question à mon médecin, et il m'a retourné la question : pourquoi pensez-vous que vous ayiez ces douleurs...
hors je me demande si ce n'est pas un effet secondaire de mon traitement ? (effexor et depakote).
merci
pour ce qui est du sommeil, je vis chez mes parents, et ils sont très actifs malgré leurs âges, et je suis le rythme de la maison, même si c'est parfois dur (levé 6/7h et coucher après 22h), mais j'ai eu des périodes très dures, au lit, dans la journée même !!! et le matin j'ai encore du mal (deux réveils)...
un truc (une blague, mais bon, il en faut aussi) : mettre un réveil ancien sur un plateau avec des cuillères !!! effet garantie !!!
j'ai posé cette question à mon médecin, et il m'a retourné la question : pourquoi pensez-vous que vous ayiez ces douleurs...
hors je me demande si ce n'est pas un effet secondaire de mon traitement ? (effexor et depakote).
merci
pour ce qui est du sommeil, je vis chez mes parents, et ils sont très actifs malgré leurs âges, et je suis le rythme de la maison, même si c'est parfois dur (levé 6/7h et coucher après 22h), mais j'ai eu des périodes très dures, au lit, dans la journée même !!! et le matin j'ai encore du mal (deux réveils)...
un truc (une blague, mais bon, il en faut aussi) : mettre un réveil ancien sur un plateau avec des cuillères !!! effet garantie !!!
- Mélusine
- Messages : 196
- Enregistré le : jeudi 31 mai 2007 12:42
Je pourrais dire exactement la même chose me concernant... C'est terrible !LifeFear a écrit :Je pourrai passer ma vie dans mon lit ... le moment du coucher est la meilleure partie de ma journée et le moment du lever la pire
Aujourd'hui, j'ai battu mon record : debout à 16h
Ondine : j'ai vu que tu étais de la même région que moi ; dans quelle clinique as-tu été hospitalisée ? Ca m'intéresse au plus au point.
- L0uL0u67
- Messages : 12
- Enregistré le : samedi 12 janvier 2008 16:37
Moi aussi je pourrai vivre dans un lit des que je rentre de l'internat (le lit là bas est tous petit le matelas n'en parlons pas) je cours dans ma chambre et je plonge sous la couette la chaleur du lit me repose aujourd'hui j'ai passé toute ma journée au lit ma mère m'avais laissé un mot me disant qu'elle partait toute la journée et mon père il avait un séminaire ou je ne sais quoi pour le travail donc aucune obligation de me levais je crois bien être sortis du lit vers 17h30 uniquement parce que je commençais à avoir soif être dans son lit c'est un peu comme être dans un cocon on se sens bien on à l'impression que rien va nous arrivez tant qu'on est sous la couette enfin bref tout sa pour dire que j'aime être dans mon lit...
Modifié en dernier par L0uL0u67 le lundi 14 janvier 2008 14:03, modifié 1 fois.
- chaussadas
- Messages : 96
- Enregistré le : lundi 22 octobre 2007 12:45
- Procrastina
- Membre d'honneur
- Messages : 1522
- Enregistré le : lundi 07 janvier 2008 17:06
u
Hmmm
Mes rythmes sont très chaotiques:
4h du à 16 h ces derniers temps, avant c'était plutot 3h - 13h
Pendant une période, j'arrivais à me lever à 11h
Beaucoup de difficultés à m'endormir, angoisses d'aller me coucher
quasi impossibilité de me lever
je me sens hyper lourde, ma tête, mon corps pèsent une tonne
avant, c'était mon refuge préféré, maintenant c'est une obligation
j'essaie de faire en sorte qu'il y ait dans ma vie
une sorte de "jour", une sorte de "nuit"
et ceci donc défini par la pièce où je me trouve
Je peux vous conseiller la lecture de "La métamorphose" de Kafka
Qui raconte la soudaine dépression profonde d'un individu dont la famille dépendait financièrement (et qui profitait de lui). Un récit cruel, dans lequel nombre d'entre vous reconnaîtraient sans doute l'incompréhension de la part de la famille, et la détresse que nous vivons.
Les premières pages racontent comment ce jour-là, tout d'un coup, sans qu'il comprenne pourquoi, il lui est impossible de se lever, lui qui l'a toujours fait sans réfléchir, et sans rechigner...
En voici un petit morceau :
Mes rythmes sont très chaotiques:
4h du à 16 h ces derniers temps, avant c'était plutot 3h - 13h
Pendant une période, j'arrivais à me lever à 11h
Beaucoup de difficultés à m'endormir, angoisses d'aller me coucher
quasi impossibilité de me lever
je me sens hyper lourde, ma tête, mon corps pèsent une tonne
avant, c'était mon refuge préféré, maintenant c'est une obligation
j'essaie de faire en sorte qu'il y ait dans ma vie
une sorte de "jour", une sorte de "nuit"
et ceci donc défini par la pièce où je me trouve
Je peux vous conseiller la lecture de "La métamorphose" de Kafka
Qui raconte la soudaine dépression profonde d'un individu dont la famille dépendait financièrement (et qui profitait de lui). Un récit cruel, dans lequel nombre d'entre vous reconnaîtraient sans doute l'incompréhension de la part de la famille, et la détresse que nous vivons.
Les premières pages racontent comment ce jour-là, tout d'un coup, sans qu'il comprenne pourquoi, il lui est impossible de se lever, lui qui l'a toujours fait sans réfléchir, et sans rechigner...
En voici un petit morceau :
Kafka a écrit :Lorsque Gregor Samsa s'éveilla un matin au sortir de rêves agités, il se retrouva dans son lit changé en un énorme cancrelat. Il était couché sur le dos, dur comme une carapace (...). "Que m'est-il arrivé?" pensa-t-il. Ce n'était pas un rêve. (...)
Le regard de Gregor se dirigea alors vers la fenêtre, et le temps maussade - on entendait les gouttes de pluie frapper l'encadrement de métal - le rendit tout mélancolique. "Et si je continuais un peu à dormir et oubliais toutes ces bêtises", pensa-t-il (...).
Et il regarda du côté du réveil, dont on entendait le tic-tac sur la commode. "Dieu du ciel", pensa-t-il. Il était six heures et demie et les aiguilles continuaient tranquillement à tourner, il était même la demie passée et on n'était pas loin des sept heures moins le quart. Le réveil par hasard n'aurait-il pas sonné ? (...)
Que faire maintenant ? (..) S'il se faisait porter malade ? Mais ç'eût été désagréable et cela eût paru suspect (...)
Il se rappela avoir souvent éprouvé au lit, peut être à la suite d'une mauvaise position, une légère douleur, qui s'était ensuite révélée imaginaire au moment du réveil ; et il était curieux de voir si ses impressions d'aujourd'hui allaient, elles aussi, peu à peu se dissiper. (...)
Il n'eut aucun mal à rejeter la couverture ; (...) mais ensuite les choses se gâtèrent (...). Il aurait fallu s'aider des bras et des mains pour se redresser ; mais il n'avait que de petites pattes qui n'arrêtaient pas de remuer dans tous les sens et sur lesquelles il n'avait aucun moyen d'action. (...) "Surtout ne pas rester inutilement au lit" se dit-il.
Il voulut d'abord sortir du lit par le bas du corps, mais cette partie inférieure de son corps, que d'ailleurs il n'avait jamais vue et dont il n'arrivait pas à se faire une idée précise, s'évéra trop difficile à mouvoir ; tout cela bougeait si lentement (...)
Modifié en dernier par Procrastina le mercredi 16 janvier 2008 3:01, modifié 7 fois.
- dorine
- Messages : 387
- Enregistré le : jeudi 07 septembre 2006 5:27
- tellina
- Messages : 10
- Enregistré le : mardi 15 janvier 2008 23:00
( ah quel soulagement d'avoir trouvé ce forum! )
Moi aussi je dors n'importe comment, et énormément. J'essaie de me forcer à me coucher avant minuit, mais j'ai de très grandes angoisses la nuit, donc je repousse au maximum. Et le matin, je mets mon réveil pour me lever avant midi. Enfin, me réveiller, parce que je me lève pas pour autant. Et quand je commence à avoir le courage de me lever, je descend, et je vais m'installer en pyjama sur le canapé avec l'ordi. Et je redors...
Le pire c'est que c'est même pas parce que j'ai rien à faire, j'aurai plein de choses à faire, mais...J'y arrive pas, j'ai l'impression que tout m'épuise, je préfère dormir, c'est moins fatigant...Et on pense pas trop. Quoi qu'à chaque fois que j'oublie les AD je fais des cauchemars pas possibles...
Moi aussi je dors n'importe comment, et énormément. J'essaie de me forcer à me coucher avant minuit, mais j'ai de très grandes angoisses la nuit, donc je repousse au maximum. Et le matin, je mets mon réveil pour me lever avant midi. Enfin, me réveiller, parce que je me lève pas pour autant. Et quand je commence à avoir le courage de me lever, je descend, et je vais m'installer en pyjama sur le canapé avec l'ordi. Et je redors...
Le pire c'est que c'est même pas parce que j'ai rien à faire, j'aurai plein de choses à faire, mais...J'y arrive pas, j'ai l'impression que tout m'épuise, je préfère dormir, c'est moins fatigant...Et on pense pas trop. Quoi qu'à chaque fois que j'oublie les AD je fais des cauchemars pas possibles...
- dorine
- Messages : 387
- Enregistré le : jeudi 07 septembre 2006 5:27
Avez-vous du mal à quitter votre lit ?
oui ca ressemble pas mal à ma vie, les AD en moins car j'ai stoppé mon traitement.
- choupette
- Messages : 4050
- Enregistré le : mardi 12 février 2008 14:42
Voilà je remonte un sujet qui date déjà pas mal.
Comme le préconise notre grand chef .faire des recherches sur les sujets déjà existant.
Et comme je me sent encore incapable de faire un sujet moi même voilà ça m'arrange.
Donc j'ai lu ces 4 pages ,mais ne m'y suis pas entièrement retrouvée.
Cette après midi on m'a diagnostiquée "hypersomniaque idiopathique"
Bon grand mot pour dire que vous êtes toujours fatiguée,ça va le faire dans les conversations ça.
Je dors bien mais je suis toujours en train de vouloir redormir.
Je ne suis plus considérer comme fatiguée a cause de la dépression.
Voilà y a t'il d'autres personnes soufrant de cette maladie.
"d'hypersomnie idiopathique"
Merci
Comme le préconise notre grand chef .faire des recherches sur les sujets déjà existant.
Et comme je me sent encore incapable de faire un sujet moi même voilà ça m'arrange.
Donc j'ai lu ces 4 pages ,mais ne m'y suis pas entièrement retrouvée.
Cette après midi on m'a diagnostiquée "hypersomniaque idiopathique"
Bon grand mot pour dire que vous êtes toujours fatiguée,ça va le faire dans les conversations ça.
Je dors bien mais je suis toujours en train de vouloir redormir.
Je ne suis plus considérer comme fatiguée a cause de la dépression.
Voilà y a t'il d'autres personnes soufrant de cette maladie.
"d'hypersomnie idiopathique"
Merci
-
Canapé lit
J'ai moi aussi beaucoup de mal à quitter mon lit. Je ne me sens bien, en sécurité que dedans, à l'abri de toute cette M..... Quand je me lève, la seule chose à laquelle je pense c'est à me recoucher.
Faut dire aussi que j'ai le lit le plus confortable du monde mondial ! donc ça aide pas à se motiver.
Faut dire aussi que j'ai le lit le plus confortable du monde mondial ! donc ça aide pas à se motiver.
- Snatch
- Messages : 34
- Enregistré le : dimanche 23 novembre 2008 0:59
canapé lit, tu me donne la marque ?
Moi, j'ai beaucoup de mal à me réveiller tôt le matin quand je n'ai pas cour (ou même quand j'ai en fait)
pas la motivation, et puis souvent je me couche tellement tard que ...
(par exemple là il est minuit, dans une heure au mieux je suis couché avec demain 10h de cours et un énorme stress)
Pourquoi ne pas pouvoir dormir éternellement avec la musique qui passe en boucle ?
Moi, j'ai beaucoup de mal à me réveiller tôt le matin quand je n'ai pas cour (ou même quand j'ai en fait)
pas la motivation, et puis souvent je me couche tellement tard que ...
(par exemple là il est minuit, dans une heure au mieux je suis couché avec demain 10h de cours et un énorme stress)
Pourquoi ne pas pouvoir dormir éternellement avec la musique qui passe en boucle ?
-
Travis44
- Messages : 72
- Enregistré le : lundi 18 août 2008 15:59
C'est dur de quitter son lit, surtout quand on a lutté comme un fou pour trouver le sommeil.
Je vous conseil de sacrifier faire sonner votre réveil 15 min en avance, mais pas avec une épouvantable sonnerie digne des buzzer de questions pour un champion !
Non choisissez une radio qui vous plait de préférence, allumez la lumière et laissez passer les 15 minutes en écoutant la musique tout en évitant de s'endormir.
Moi ça me permet de retrouver mes esprits et si avec un peu de chance vous tombez sur un chanson sympa, c'est d'autant plus entrainant pour se lever.
Alors ça marche ça marche pas, ça dépend des gens ! Moi j'aime bien, donc à vous de trouvez le truc qui vous tirer du lit
Je vous conseil de sacrifier faire sonner votre réveil 15 min en avance, mais pas avec une épouvantable sonnerie digne des buzzer de questions pour un champion !
Non choisissez une radio qui vous plait de préférence, allumez la lumière et laissez passer les 15 minutes en écoutant la musique tout en évitant de s'endormir.
Moi ça me permet de retrouver mes esprits et si avec un peu de chance vous tombez sur un chanson sympa, c'est d'autant plus entrainant pour se lever.
Alors ça marche ça marche pas, ça dépend des gens ! Moi j'aime bien, donc à vous de trouvez le truc qui vous tirer du lit
- senna
- Messages : 610
- Enregistré le : mercredi 27 février 2008 16:05
- Nemesis
- Messages : 825
- Enregistré le : vendredi 27 novembre 2009 2:12
Avez-vous du mal à quitter votre lit ?
Ce sujet date un peu mais je m'y retrouve tellement...
J'ai commencé à faire de l'hypersomnie quand on m'a mise en internat, pensant que le fait "d'habiter dans l'école" m'aiderait à sauver mes études (parce qu'à l'époque, j'avais 14 ans, ma dépression n'était pas encore avérée pour certains et certainement pas une raison pour rater tout ce que j'entreprenais, c'était juste une crise d'adolescence un peu difficile pour ma mère et mon entourage).
Je me souviens que je m'endormais dès que les dortoirs ouvraient, je me réveillais vers une heure du matin, à avoir des pensées macabres, pour me rendormir une à deux heures plus tard. Ensuite, pendant la journée, je m'endormais profondément partout et jusqu'au soir.
C'était proche de la narcolepsie, je m'asseyais sur un banc, dans la cour glaciale, c'était la récréation, ma tête tombait et je m'endormais. Où que je sois, je m'endormais, j'étais constamment épuisée, tellement qu'on a fini par croire que j'avais une maladie du sang et proposé d'aller dormir, quand je le souhaitais, à l'infirmerie (je n'en ai jamais profité, j'avais trop honte).
J'ai fait une dépression de mes 13 ans à mes 16/17 ans, et puis j'ai eu une pause, un répit où je savais que je n'étais pas guérie mais où mes moments bas n'atteignait pas la violence de l'époque.
Récemment, j'ai replongé très violemment dedans (j'ai 21 ans) et je recommence à trop dormir.
Ce qu'il y a c'est que, quand j'allais "bien", j'avais quand même cette sorte de narcolepsie qui faisait que, à chaque coup de stress ou d'émotions trop intenses, je m'endors. Ce n'est pas de la narcolepsie, vu que je ne tombe pas d'un coup, tête la première, comme on le voit dans les documentaires, mais j'ai les yeux qui se ferment, le corps qui se détend, quasiment immédiatement et je ne peux lutter plus d'un quart d'heure, quelque soit la situation.
Ça m'a posé des problèmes en cours, quand j'ai reçu les résultats d'un examen, j'ai immédiatement plongée sur mon bureau pour me réveiller une demi-heure plus tard. Ca n'a pas plus à mon professeur, mais qu'est-ce que je peux lui dire ?
Couplé à ça, le plus dur. Cette "narcolepsie" m'arrive que j'aille bien ou mal, mais avec ma rechute récente et profonde dans la dépression, j'ai recommencé à dormir environ 15h par jour, si ce n'est plus.
Ce matin, par exemple, je n'ai pas entendu mon réveil. Réveillée à 12H, j'ai fait une crise de panique parce que j'avais un examen l'après-midi, une demi-heure pour me préparer à partir, et que je n'étais pas prête. J'ai fait une crise d'angoisse et de panique, j'ai fini par me persuader que, si j'y allais, j'allais fondre en larmes en cours et je ne voulais pas m'exposer ainsi devant tout le monde.
Je suis restée chez moi et suis partie me recoucher à 17H, après avoir tenté de résister à une fatigue monstre, pour me réveiller à 20H. (1)
Je me sens merdique dans ces moments-là, mais je ne peux pas faire autrement.
Là, je devrais faire un devoir pour un professeur et lui envoyer par mail, histoire de me faire pardonner de mon absence, mais rien que l'idée me noue l'estomac et me donne envie de replonger sous la couette.
Je ne veux pas rater mes études, j'ai suffisamment galéré pour les reprendre, je fais enfin quelque chose que j'aime, je suis dans les meilleures de ma classe mais cette dépression, qui m'attendait au tournant, reprenant juste des forces pour mieux m'abattre cette fois, gâche tout. D'un côté, je sais que ce n'est pas ma faute, d'un autre, j'en vois qui se battent avec leurs problèmes quotidiens et arrivent quand même à gérer leur vie professionnelle. Je me sens une larve, une faible.
Et le Lysanxia prescrit, en attendant de reprendre un contact régulier avec un psychiatre, n'arrange pas les choses question sommeil.
Je ne voulais pas m'épancher dans ce post, juste partager mon expérience de l'hypersomnie et des problèmes que ça engendre. Surtout que la société considère un insomniaque plus malade qu'un hypersomniaque. Pour eux, un hypersomniaque est un lâche, un fainéant, un faible. Alors c'est dure de se convaincre du contraire.
(1)Je vois celle qui sera, peut-être, ma nouvelle psychiatre demain matin à 8h45 à l'autre bout de ma ligne de métro (je sais pas comment je vais faire pour me réveiller, je ne peux pas rater ça), elle ne souhaite rien prescrire, ni médicaments, ni arrêts de travail, elle m'a prévenue. Par contre, elle veut travailler sur ça avec mon médecin traitant, ce sera donc avec elle que je devrais voir, avec ou sans l'appui de ma psy, pour les traitements ou les arrêts.
Ma fac compte les absences injustifiées et pénalise vertement ceux qui en comptabilise plus de 3. Pensez-vous que mon hypersomnie couplée à ma crise de panique justifierait un "mot d'excuse" de la part de mon médecin pour ma fac ? Ou c'est exagéré de ma part et je devrais assumer ma lâcheté sur ce coup ?
Merci de m'avoir lue et désolée du pavé.
J'ai commencé à faire de l'hypersomnie quand on m'a mise en internat, pensant que le fait "d'habiter dans l'école" m'aiderait à sauver mes études (parce qu'à l'époque, j'avais 14 ans, ma dépression n'était pas encore avérée pour certains et certainement pas une raison pour rater tout ce que j'entreprenais, c'était juste une crise d'adolescence un peu difficile pour ma mère et mon entourage).
Je me souviens que je m'endormais dès que les dortoirs ouvraient, je me réveillais vers une heure du matin, à avoir des pensées macabres, pour me rendormir une à deux heures plus tard. Ensuite, pendant la journée, je m'endormais profondément partout et jusqu'au soir.
C'était proche de la narcolepsie, je m'asseyais sur un banc, dans la cour glaciale, c'était la récréation, ma tête tombait et je m'endormais. Où que je sois, je m'endormais, j'étais constamment épuisée, tellement qu'on a fini par croire que j'avais une maladie du sang et proposé d'aller dormir, quand je le souhaitais, à l'infirmerie (je n'en ai jamais profité, j'avais trop honte).
J'ai fait une dépression de mes 13 ans à mes 16/17 ans, et puis j'ai eu une pause, un répit où je savais que je n'étais pas guérie mais où mes moments bas n'atteignait pas la violence de l'époque.
Récemment, j'ai replongé très violemment dedans (j'ai 21 ans) et je recommence à trop dormir.
Ce qu'il y a c'est que, quand j'allais "bien", j'avais quand même cette sorte de narcolepsie qui faisait que, à chaque coup de stress ou d'émotions trop intenses, je m'endors. Ce n'est pas de la narcolepsie, vu que je ne tombe pas d'un coup, tête la première, comme on le voit dans les documentaires, mais j'ai les yeux qui se ferment, le corps qui se détend, quasiment immédiatement et je ne peux lutter plus d'un quart d'heure, quelque soit la situation.
Ça m'a posé des problèmes en cours, quand j'ai reçu les résultats d'un examen, j'ai immédiatement plongée sur mon bureau pour me réveiller une demi-heure plus tard. Ca n'a pas plus à mon professeur, mais qu'est-ce que je peux lui dire ?
Couplé à ça, le plus dur. Cette "narcolepsie" m'arrive que j'aille bien ou mal, mais avec ma rechute récente et profonde dans la dépression, j'ai recommencé à dormir environ 15h par jour, si ce n'est plus.
Ce matin, par exemple, je n'ai pas entendu mon réveil. Réveillée à 12H, j'ai fait une crise de panique parce que j'avais un examen l'après-midi, une demi-heure pour me préparer à partir, et que je n'étais pas prête. J'ai fait une crise d'angoisse et de panique, j'ai fini par me persuader que, si j'y allais, j'allais fondre en larmes en cours et je ne voulais pas m'exposer ainsi devant tout le monde.
Je suis restée chez moi et suis partie me recoucher à 17H, après avoir tenté de résister à une fatigue monstre, pour me réveiller à 20H. (1)
Je me sens merdique dans ces moments-là, mais je ne peux pas faire autrement.
Là, je devrais faire un devoir pour un professeur et lui envoyer par mail, histoire de me faire pardonner de mon absence, mais rien que l'idée me noue l'estomac et me donne envie de replonger sous la couette.
Je ne veux pas rater mes études, j'ai suffisamment galéré pour les reprendre, je fais enfin quelque chose que j'aime, je suis dans les meilleures de ma classe mais cette dépression, qui m'attendait au tournant, reprenant juste des forces pour mieux m'abattre cette fois, gâche tout. D'un côté, je sais que ce n'est pas ma faute, d'un autre, j'en vois qui se battent avec leurs problèmes quotidiens et arrivent quand même à gérer leur vie professionnelle. Je me sens une larve, une faible.
Et le Lysanxia prescrit, en attendant de reprendre un contact régulier avec un psychiatre, n'arrange pas les choses question sommeil.
Je ne voulais pas m'épancher dans ce post, juste partager mon expérience de l'hypersomnie et des problèmes que ça engendre. Surtout que la société considère un insomniaque plus malade qu'un hypersomniaque. Pour eux, un hypersomniaque est un lâche, un fainéant, un faible. Alors c'est dure de se convaincre du contraire.
(1)Je vois celle qui sera, peut-être, ma nouvelle psychiatre demain matin à 8h45 à l'autre bout de ma ligne de métro (je sais pas comment je vais faire pour me réveiller, je ne peux pas rater ça), elle ne souhaite rien prescrire, ni médicaments, ni arrêts de travail, elle m'a prévenue. Par contre, elle veut travailler sur ça avec mon médecin traitant, ce sera donc avec elle que je devrais voir, avec ou sans l'appui de ma psy, pour les traitements ou les arrêts.
Ma fac compte les absences injustifiées et pénalise vertement ceux qui en comptabilise plus de 3. Pensez-vous que mon hypersomnie couplée à ma crise de panique justifierait un "mot d'excuse" de la part de mon médecin pour ma fac ? Ou c'est exagéré de ma part et je devrais assumer ma lâcheté sur ce coup ?
Merci de m'avoir lue et désolée du pavé.
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