Bonjour,
Désolé de ressortir un ancien sujet...j'espère que mon message sera quand même lu...
En faisant des recherches sur internet pour tenter de comprendre ce truc qui me répugne en moi je suis tombée sur ce forum.
Je me suis retrouvée dans ton témoignage Flem...
Je suis une personne très appréciée (jamais eu un ennemi, toujours entourée de beaucoup d'amis), même avec un côté trop gentille à vrai dire (toujours là pour aider, dépanner, écouter...).
Beaucoup de gens me dise que j'ai un côté un peu trop bonne, trop conne et que je finirais un jour par en avoir des soucis (ce que j'ai déjà eu plus d'une fois mais ça ne m'empêche pas de continuer à l'être... je ne sais juste pas dire "non" aux gens).
Enfin bref.
Et pourtant j'ai l'impression de mentir à mes proches qui au fond ne me connaissent pas tant que ça.
J'ai une partie de moi qui se nourrit de violence et de souffrance... j'éprouve du plaisir quand on me parle de chose grave qui ont pu faire souffrir ...et je ne me le pardonne pas. Mais c'est un fait...j'aime imaginer la souffrance des gens.
Plus d'une fois des gens se sont confié à moi par rapport à des souffrances de leur passé...et sans savoir pourquoi je ressens un espèce de plaisir étrange à imaginer la scène. J'ai l'impression d'être une folle psychopathe. Et je m'en veux encore plus parce que les gens me font facilement confiance et se confient souvent à moi pour ce genre de chose... j'ai juste envie de leur crier qu'il ne faut pas me dire ça, que je ne suis pas la personne qui va les comprendre et compatir à leur souffrance...parce que cette même souffrance, rien que l'imaginer ça me procure un plaisir étrange au fond de moi.
Si j'arrive à éprouver ça en imaginant des choses horribles alors qu'est-ce qui me dit que je ne suis pas pourrie de l'intérieur?
J'ai la hantise de me dire que ce qui me sépare d'un agresseur/tueur/violeur/ect ce n'est autre que le passage à l'acte.
Et pourtant dans le fond j'ai la hantise de faire du mal...comme si je savais que si je commençais j'aurais du mal à m'arrêter.
Je ne sais pas pourquoi je suis comme ça mais sous mes airs de fille épanouie dans sa vie c'est un truc qui me ronge et pousse vers le bas constamment.
Pour tenter de le vivre mieux j'ai approché le milieu de la rue, je m'entend très bien avec beaucoup de gens sans logement et dans de grosse galère avec de lourd passé... je leur apporte régulièrement à manger, on papote un moment et ils me racontent un peu de leur histoire...j'aime ce que j'entend.
C'est comme si leurs histoire était un nouveau souffle pour moi...
En "échange" je les aide à résoudre leurs problèmes et à s'en sortir, ça me permet de moins m'en vouloir d'avoir pu éprouver du plaisir en entendant des histoires remplies de souffrances et de violences.
Devant mes proches je passe pour une mère Thérèsa... mais si ils savaient. Je me sens mal, honteuse, horrible, limite inhumaine.
Je suis ce qui me débecte le plus en ce monde...parce que je ressens des choses dignes des pires dégueulasse de ce monde.
Je suis en couple depuis un an et demi (ma plus longue relation jusqu'ici...) et n'en ai jamais parlé à la personne qui partage ma vie car il ne comprendrait pas.
J'ai rencontré récemment une personne qui assume difficilement son côté masochiste...et je me suis permise de lui en parler. C'est la première personne a qui j'en fais part. Mon côté "sadique" (je ne sais pas trop comment définir ça) est justement quelque chose qu'elle comprend et qu'elle recherche.
Depuis nous passons de temps en temps des moments particuliers ensemble où j'ai l'impression de vivre honteusement quelque chose dont j'ai besoin et qui me fait me sentir "vivante". Je fais du mal...et j'éprouve du plaisir à le faire.
Nous n'avons pas de rapport sexuel, mais c'est étrange...elle me cherche, elle me dit des choses dans le but que je la "punisse" (je ne sais pas trop comment dire ça autrement désolé)...alors je griffe, je mord...j'ai, malgré tout, beaucoup de retenue parce que je le vis tout de même toujours très mal.
Mais étrangement, plus je sens que ce côté de moi ne la dérange pas...plus je me lâche...plus je fais du mal... plus j'ai cette boule de plaisir et d'excitation qui grandit en moi. Ça en devient presque un plaisir sexuel alors qu'il ne se passe rien en dessous de la ceinture...c'est très difficile à exprimer je m'excuse si j'ai du mal à me faire comprendre ou si j'en choque certain(e)s.
Bref... j'aimerais avoir un avis là dessus...qu'est-ce que vous pensez que je dois faire? Pensez vous que je suis folle? (potentiellement dangereuse? )
Dois-je en parler à un psy? Est-ce qu'il existe des médicaments pour calmer ce genre de pulsion étrange et profondément méchante?
Se nourrir de la souffrance est il du sadisme?
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Melusine
- Messages : 1
- Enregistré le : jeudi 28 octobre 2010 21:05
- buda-lisa
- Messages : 12
- Enregistré le : lundi 12 juillet 2010 12:54
Se nourrir de la souffrance est il du sadisme?
Bonsoir
C'est drôle, ce post ré-apparaît en même temps qu'un autre qui traite de la "communication non-violente"... Et alors, je me rappelle de ce que dit d'Ansembourg (qui est thérapeute et formateur en CNV) dans un de ses bouquins à propos de la violence. Je ne vais sans soute pas le rendre de manière exacte (lisez-le!), mais en gros: partons du principe que nous occupons chacun et tous une certaine "place"; au sens dans l'espace, mais aussi dans le sens d'"occuper" sa place, dans une relation, dans un groupe, dans la société.
Pour occuper la nôtre, nous devons partager l'espace avec des gens, mais nous avons souvent peur: de ne pas être accepté, par exemple - alors on se fait tout petit, on est trop gentil. On se comporte de manière un peu binaire, du genre "je suis gentil et je fais tout bien, parfois au détriment de ce que je ressens moi-même / si je m'occupe de moi d'abord, je suis un égoïste". Cela entraîne souvent un mal-être, et les relations de ce type sont des relations de pouvoir: "je me sens vulnérable, je défends ma place; en même temps, je veux être accepté, donc je m'écrase".
Nous nous ferions d'abord violence à nous-mêmes: en n'acceptant pas nos tristesses, nos fatigues, nos besoins; finalement, cette violence s'insinue dans les moindres plis de nos vies, de la société...
Pour sortir de ce cercle de mal-être qui finit par mener à la fuite ou à la violence, il s'agirait d'abord de s'aimer soi-même (pour oser occuper sa place, e.a.) et puis d'oser la "négociation": la rencontre. La rencontre dans la paix apporte de la joie. Cependant, la conscience de soi, le respect et l'amour-propre, impliquent de savoir accueillir également les émotions négatives que nous vivons lors de moments difficiles, à un niveau personnel (rupture, deuil, humiliation ou violence en tout genre) ou à un niveau qui nous touche en tant que membre ou acteur de la société (inquiétude pour l'environnement, voeu que l'homme soit un peu moins con, angoisse de l'athée...).
En gros, voilà ce que j'en ai retenu... J'avais envie de mentionner ça sur ce post, parce que je me suis rendu compte qu'avec le temps j'étais un peu passée d'un point de vue à l'autre... Enfin, c'est pas une opinion, c'est du ressenti... Je trouvais les Tarantino bourrés d'humour,d'esthétique et de subtilité et pensais à faire du krav maga;" la souffrance morale, terrain connu, impassible, d'ailleurs vaut mieux souffrir que de s'ennuyer". Depuis... ben j'ai déjà eu la nausée en regardant un JT, plusieurs fois. Faut dire qu'entretemps, j'ai baqué ma télé , j'ai dû perdre l'habitude. Je sais pas, je me dis que la violence est dans chacun... et que j'ai envie de la rapprocher d'autres sensations fortes, le désir, l'amour, la gloire, la peur, après lesquelles on court comme si elles étaient la fin de notre course. Quelque chose d'un peu plus vrai, d'assez fort, d'enfin doux.
Les petites choses de tous les jours ont leur lot d'amour et de violence, qu'on aime l'un ou l'autre ... carpe diem
Mélusine, pour le psy (et sans mauvais jeu de mots), si tu en souffres d'une manière ou d'une autre, ça vaut la peine d'essayer je dirais... bonne nuit à tous
C'est drôle, ce post ré-apparaît en même temps qu'un autre qui traite de la "communication non-violente"... Et alors, je me rappelle de ce que dit d'Ansembourg (qui est thérapeute et formateur en CNV) dans un de ses bouquins à propos de la violence. Je ne vais sans soute pas le rendre de manière exacte (lisez-le!), mais en gros: partons du principe que nous occupons chacun et tous une certaine "place"; au sens dans l'espace, mais aussi dans le sens d'"occuper" sa place, dans une relation, dans un groupe, dans la société.
Pour occuper la nôtre, nous devons partager l'espace avec des gens, mais nous avons souvent peur: de ne pas être accepté, par exemple - alors on se fait tout petit, on est trop gentil. On se comporte de manière un peu binaire, du genre "je suis gentil et je fais tout bien, parfois au détriment de ce que je ressens moi-même / si je m'occupe de moi d'abord, je suis un égoïste". Cela entraîne souvent un mal-être, et les relations de ce type sont des relations de pouvoir: "je me sens vulnérable, je défends ma place; en même temps, je veux être accepté, donc je m'écrase".
Nous nous ferions d'abord violence à nous-mêmes: en n'acceptant pas nos tristesses, nos fatigues, nos besoins; finalement, cette violence s'insinue dans les moindres plis de nos vies, de la société...
Pour sortir de ce cercle de mal-être qui finit par mener à la fuite ou à la violence, il s'agirait d'abord de s'aimer soi-même (pour oser occuper sa place, e.a.) et puis d'oser la "négociation": la rencontre. La rencontre dans la paix apporte de la joie. Cependant, la conscience de soi, le respect et l'amour-propre, impliquent de savoir accueillir également les émotions négatives que nous vivons lors de moments difficiles, à un niveau personnel (rupture, deuil, humiliation ou violence en tout genre) ou à un niveau qui nous touche en tant que membre ou acteur de la société (inquiétude pour l'environnement, voeu que l'homme soit un peu moins con, angoisse de l'athée...).
En gros, voilà ce que j'en ai retenu... J'avais envie de mentionner ça sur ce post, parce que je me suis rendu compte qu'avec le temps j'étais un peu passée d'un point de vue à l'autre... Enfin, c'est pas une opinion, c'est du ressenti... Je trouvais les Tarantino bourrés d'humour,d'esthétique et de subtilité et pensais à faire du krav maga;" la souffrance morale, terrain connu, impassible, d'ailleurs vaut mieux souffrir que de s'ennuyer". Depuis... ben j'ai déjà eu la nausée en regardant un JT, plusieurs fois. Faut dire qu'entretemps, j'ai baqué ma télé , j'ai dû perdre l'habitude. Je sais pas, je me dis que la violence est dans chacun... et que j'ai envie de la rapprocher d'autres sensations fortes, le désir, l'amour, la gloire, la peur, après lesquelles on court comme si elles étaient la fin de notre course. Quelque chose d'un peu plus vrai, d'assez fort, d'enfin doux.
Les petites choses de tous les jours ont leur lot d'amour et de violence, qu'on aime l'un ou l'autre ... carpe diem
Mélusine, pour le psy (et sans mauvais jeu de mots), si tu en souffres d'une manière ou d'une autre, ça vaut la peine d'essayer je dirais... bonne nuit à tous
- Rodéo
- Messages : 124
- Enregistré le : vendredi 20 juillet 2012 21:19
Se nourrir de la souffrance est il du sadisme?
Bonjour,
Je remonte ce très ancien sujet j'y ai lu certaines choses qui me "parlent".
Pour situer le contexte, j'ai baigné depuis ma conception dans la violence d'un père alcoolique qui battait ma mère (et je pouvais parfois subir des "dommages collatéraux" de temps à autres).
Il avait une passion pour les armes et tout ce qui est militaire en général (avions, navires de combat, chars etc), et lorsqu'il jouait avec moi, c'était souvent à des jeux de guerre ou au catch (par exemple, il jouait à m'étouffer en coinçant ma tête entre ses cuisses en prétendant faire comme un boa constrictor) ... j'avais 7-8 ans
D'aussi loin que je me souvienne, en primaire, je dessinais des bonshommes amputés ou en fauteuil roulant, et j'en éprouvais un plaisir infini et extrêmement dissimulé (je me cachais car j'en avais honte et je n'aurais pas supporté que quelqu'un le découvre). Mes poupées subissaient d'ailleurs le même sort, et je commençais à en faire des histoires.
Plus tard, puis à l'adolescence, j'étais passionnée par les romans de chevalerie (Ivanhoé, les 3 Mousquetaires) ainsi que les séries TV avec des héros genre Les Têtes Brûlées, Magnum ou d'autres fictions genre Angélique .... toujours des histoires avec des sentiments et de la violence.
Le souci c'est que je me suis toujours nourrie de ces fictions pour en faire des "rêveries" où je mettais en scène mes héros dans des situations où ils étaient blessés (de plus en plus gravement au fil des années car il m'en fallait toujours plus pour éprouver des sensations qui, au fil des années sont devenues quasi sexuelles).
Selon les périodes, c'était pas les mêmes séquences qui me donnaient du plaisir: parfois j'insistais surtout sur l'acte d'être blessé, puis le moment où la vie bascule etc.
Au début, mes héros guérissaient toujours, et l'histoire se terminait quand ils reprenaient une vie normale, toujours avec l'amour de leurs proches qui admiraient leur courage.
Quand ce scénario de me donnait plus de plaisir, j'allais jusqu'à imaginer un héros avec des séquelles ... pas facile, car le héros doit rester un héros
Plus récemment, étant complètement blasée par ces histoires, je suis allée beaucoup plus loin et mon héros finissait invariablement amputé ou lourdement handicapé.
Seulement, après, que reste-t-il, à part trouver d'autres histoires?
Je me suis alors retrouvée à chercher sur le net des vidéos de personnes handicapées (toujours des beaux mecs, pour redonner un souffle à mes veilles histoires).
Ce que je viens de vous dire est quelque chose que j'ai toujours très mal vécu (car contraire à la morale pour moi) et dont seul mon psy était au courant (sans jamais faire de commentaire).
Moi, ce que j'en ai compris, c'est que cette "vie imaginaire" me permet d'éprouver des sentiments que je n'arrive pas à éprouver dans la "vraie" vie: pitié, compassion.
En effet, je ne pourrais pas imaginer une seule seconde qu'un proche vive la même chose que ce que je fais vivre à mes personnages imaginaire, l'idée est même totalement dérangeante.
Perso, dans la vraie vie, c'est moi qui suis totalement handicapée des sentiments, le fait d'aller voir qqun à l'hôpital est très difficile à supporter, de même que si je vois qqun faire un malaise, pleurer, ou avoir un accident devant moi, je fais tout pour y échapper, le temps que qqun d'autre s'en occupe.
J'ai toujours été stoïque dans les moments les plus durs (enterrements etc.), par contre je craque les semaines ou les mois qui suivent.
Aujourd'hui, j'ai pris conscience de tout ça, j'ai beaucoup moins de vie imaginaire, mais pas encore assez de sentiments qui arrivent à sortir dans ma vie de tous les jours ... mais je sens que l'armure est en train de tomber ...
C'est très long de se sortir de tout ça
Je remonte ce très ancien sujet j'y ai lu certaines choses qui me "parlent".
Pour situer le contexte, j'ai baigné depuis ma conception dans la violence d'un père alcoolique qui battait ma mère (et je pouvais parfois subir des "dommages collatéraux" de temps à autres).
Il avait une passion pour les armes et tout ce qui est militaire en général (avions, navires de combat, chars etc), et lorsqu'il jouait avec moi, c'était souvent à des jeux de guerre ou au catch (par exemple, il jouait à m'étouffer en coinçant ma tête entre ses cuisses en prétendant faire comme un boa constrictor) ... j'avais 7-8 ans
D'aussi loin que je me souvienne, en primaire, je dessinais des bonshommes amputés ou en fauteuil roulant, et j'en éprouvais un plaisir infini et extrêmement dissimulé (je me cachais car j'en avais honte et je n'aurais pas supporté que quelqu'un le découvre). Mes poupées subissaient d'ailleurs le même sort, et je commençais à en faire des histoires.
Plus tard, puis à l'adolescence, j'étais passionnée par les romans de chevalerie (Ivanhoé, les 3 Mousquetaires) ainsi que les séries TV avec des héros genre Les Têtes Brûlées, Magnum ou d'autres fictions genre Angélique .... toujours des histoires avec des sentiments et de la violence.
Le souci c'est que je me suis toujours nourrie de ces fictions pour en faire des "rêveries" où je mettais en scène mes héros dans des situations où ils étaient blessés (de plus en plus gravement au fil des années car il m'en fallait toujours plus pour éprouver des sensations qui, au fil des années sont devenues quasi sexuelles).
Selon les périodes, c'était pas les mêmes séquences qui me donnaient du plaisir: parfois j'insistais surtout sur l'acte d'être blessé, puis le moment où la vie bascule etc.
Au début, mes héros guérissaient toujours, et l'histoire se terminait quand ils reprenaient une vie normale, toujours avec l'amour de leurs proches qui admiraient leur courage.
Quand ce scénario de me donnait plus de plaisir, j'allais jusqu'à imaginer un héros avec des séquelles ... pas facile, car le héros doit rester un héros
Plus récemment, étant complètement blasée par ces histoires, je suis allée beaucoup plus loin et mon héros finissait invariablement amputé ou lourdement handicapé.
Seulement, après, que reste-t-il, à part trouver d'autres histoires?
Je me suis alors retrouvée à chercher sur le net des vidéos de personnes handicapées (toujours des beaux mecs, pour redonner un souffle à mes veilles histoires).
Ce que je viens de vous dire est quelque chose que j'ai toujours très mal vécu (car contraire à la morale pour moi) et dont seul mon psy était au courant (sans jamais faire de commentaire).
Moi, ce que j'en ai compris, c'est que cette "vie imaginaire" me permet d'éprouver des sentiments que je n'arrive pas à éprouver dans la "vraie" vie: pitié, compassion.
En effet, je ne pourrais pas imaginer une seule seconde qu'un proche vive la même chose que ce que je fais vivre à mes personnages imaginaire, l'idée est même totalement dérangeante.
Perso, dans la vraie vie, c'est moi qui suis totalement handicapée des sentiments, le fait d'aller voir qqun à l'hôpital est très difficile à supporter, de même que si je vois qqun faire un malaise, pleurer, ou avoir un accident devant moi, je fais tout pour y échapper, le temps que qqun d'autre s'en occupe.
J'ai toujours été stoïque dans les moments les plus durs (enterrements etc.), par contre je craque les semaines ou les mois qui suivent.
Aujourd'hui, j'ai pris conscience de tout ça, j'ai beaucoup moins de vie imaginaire, mais pas encore assez de sentiments qui arrivent à sortir dans ma vie de tous les jours ... mais je sens que l'armure est en train de tomber ...
C'est très long de se sortir de tout ça
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