de Shingami » Jeudi 09 Février 2012 0:51
Oui la clinique où j'ai fait ma première hospi cet été était un modèle exemplaire d'éthique.
De l'aide-soignante aux psychiatres tout le monde était au petits soins et connaissait ton dossier.
Des infirmères psy dispo à tout moment, faisant un entretien par jour avec toi en plus du psychiatre, et un psychiatre de garde la nuit au cas où.
C'est une clinique renommée proche de Toulouse, tenue par une famille de psychiatres.
Et les activités sont nombreuses. Elle me fera penser à mon amour cette clinique car il y venait me réconforter tous les jours cet été.
Mais c'est la meilleure, et la plus accessible pour mes proches.
Le simple fait que tu aies lu les dernières pages Trace et que tu m'aies laissé un message me fait du bien, comme pour Persé, Archaos, Masque.
Je me sens moins seule et ici je n'ai pas des remarques un peu cons des thymo-normés.
Je vois ma psychanalyste demain à 15h30. Je lui en parlerai.
Et ma psychiatre je la vois le 23 février.
Le généraliste m'a fait un papier pour aller aux urgences d'un hôpital, c'est ainsi qu'on fait pour être redirigé vers la clinique.
A vrai dire je suis perdue, j'ai peur, je voudrais pleurer mais ce matin j'ai du mal.
Je n'ai plus rien à perdre avec l'école, mais... je le verrai comme un échec si je n'y arrivais pas.
Mes amies ne sont plus trop disponibles et en ce moment je n'ai qu'une envie: ressasser et ressasser ma relation, regarder nos photos, relire les jolis SMS... c'est se faire du mal mais je suis encore sous le choc et dans la sidération, je n'accepte toujours pas.
Ca ne fait pas longtemps non plus même si au fond je m'y attendais...
--edit--
Je me fais du mal... depuis lundi, jour de la rupture, je ne peux m'empêcher d'envoyer un ou deux SMS à mon (ex) copain.
Pour avoir de ses nouvelles, pour lui dire "Je t'aime".
Évidemment il reste imperméable, il se contente de répondre courtoisement mais strict minimum.
Je sais qu'il faut renoncer à lui mais je n'y arrive pas.
C'est comme un mauvais cauchemar.
--edit--
Comme notre rupture s'est faite par SMS, j'ai demandé à le voir pour qu'il me le dise car j'ai l'impression que c'est un cauchemar et que c'est irréel.
Aujourd'hui il m'a dit qu'il avait mal au ventre, passé une sale nuit, épuisé, fatigué, qu'il n'avait plus de chauffage, qu'il avait froid.
J'aimerais tant le prendre dans mes bras pour le réconforter. Lui dire qu'il n'est pas seul, que je suis là .
"Je suis juste une conne plantée là d'avoir trop aimé son autre" ("Je suis le Christ" de Damien Saez)
Je veux juste qu'il accepte de me voir en vrai, même si c'est risqué, même si ça va me ravager ou au contraire nous remettre ensemble.
Il continue de me répondre. Au lieu de couper les ponts.
Je risque de pleurer devant lui.
Mais je veux respirer son odeur une dernière fois, je voudrais une dernière fois faire l'amour avec lui, je voudrais une dernière fois tant de choses avec lui.
Je voudrais que "l'éphémère devienne éternité" ("Je veux qu'on baise sur ma tombe").
Je prie, et je prie, je prie.... pour qu'on soit à nouveau ensemble... que notre relation reparte, qu'il me pardonne de n'avoir besoin que d'être aimée et libre. Qu'il reste par amour et non plus par culpabilité depuis ma tentative de suicide.
C'est ma tentative de suicide qui a tout gâché. Il y a eu une cassure, un avant et un après depuis.
Car c'est suite à cette tentative de suicide de M.... qu'il a souhaité rompre pour la première fois.
Et puis il m'a confié un jour: "Dès lors que je te vois je ne peux cesser de penser à ta tentative de suicide et j'en porte encore la culpabilité"
Pourquoi j'ai toujours fait le même chantage affectif que ma propre mère?
J'allais si loin lorsque je m'endormais en le regardant. Je ne veux pas le perdre. Je n'aurais jamais dû essayer de mourir ce 21 septembre.
Tout allait bien jusqu'à cette deuxième hospitalisation.
Je l'aime tant, j'ai si mal, si mal, si mal, je l'aime tant...
Il y a encore un peu de son odeur sur un de mes vêtements. Et la semaine dernière, jour pour jour on se serrait l'un contre l'autre en s'endormant.
Je renifle frénétiquement le peu de son odeur.
Sa brosse à dents et son dentifrice, son gel douche, la serviette de bain pour lui, son pyjama... les photos.. tout est encore là et je refuse pour le moment qu'on arrache tout ça de mon coeur, c'est comme s'il était dans un cercueil et qu'on me criait d'arrêter de m'y accrocher....
Pas maintenant, pas maintenant, de grâce, mes anges, mes fées... grand-mère, faites qu'il me revienne, que ses blessures guérissent et qu'on soit à nouveau âme pure et joyeuse l'un pour l'autre, je vous en conjure mes créatures, réunissez-nous à nouveau dans ce monde, sans plus attendre, pour vivre un amour éternel et paisible. Une vie où l'amour suffirait pour nous deux. Juste nous deux.
Merci