coucou ma douce !
bah, tu n'as pas à t'excuser, il n'y a aucune obligation, nous n'avons pas de délais ici, c'est ça qu'est bon aussi !
Erratum a écrit :je me demande toujours ce que je fiche là.
t'as qu'à rester là et me raconter tes rêves, et je te raconte les miens, et on en papote
j'installe les coussins pour qu'on s'assoie et je prépare un thé à la menthe et des biscuits à la crème de lait (que ma mamie faisait)… petite musique douce, oud, cithare, flûte. ça te va comme ambiance ?
c'est rien que pour ici, c'est pour apaiser nos rêves, hein ?
Erratum a écrit :ça me faisait beaucoup de peine de ne pas la voir grandir, j'avais l'impression de ne plus trop faire partie de sa vie en fait (…) Elle n'est pas du genre à se confier, qui plus est (…) Elle, c'est plus le genre femme-enfant, plus enfant que femme d'ailleurs (…) elle s'inquiète parce que la situation financière de la famille est précaire (…) c'est très difficile de lui tirer les vers du nez
c'est ta petite sœur et tu l'aimes beaucoup.
je suis l'ainée aussi, de deux frêres.
il est normal que l'on s'inquiète de ceux qu'on a vu naître.
nous ne sommes pas leurs parents, mais quelque part, nous sommes presque plus, mêmes jeux, même génération, nous nous connaissons mieux que quiconque, non ?
en même temps la vie suit son cours… chacun va du côté qui lui semble bon, on s'éloigne.
parfois, on voudrait retrouver ce temps où on était proches, où on jouait, où on s'engueulait, où on câlinait…
mais nous ne sommes plus ces enfants, on a évolué.
ce besoin de protection me semble normal, mais il faut que nous apprenions à protéger l'autre aussi : nous-même.
quant à la fuite, ça prend du temps de sortir de sa cachette… ben oui ! ça prend du temps d'apprendre à faire face, d'affronter les autres, d'affronter la vie, de s'affronter soi-même. ça prend du temps et c'est pas facile.
mais on a parfois de belles surprises aussi, des petits rayons de soleil.
je te souhaite de les découvrir ma douce, vraiment !
Erratum a écrit :Tu as trouvé une quelconque signification à ton rêve en fin de compte ?
tu parlais d'être invisible une fois.
je l'étais, d'une certaine manière, pendant très longtemps.
un véritable clown, amie de tout le monde, qui en voulait toujours plus et qui en faisait toujours trop… mais que personne ne connaissait au final, dont personne ne se souciait au fond, tant que je faisais rire, que j'aidais, que j'étais là quand on avait besoin.
ça s'arrêtait là.
je hurlais au fond de moi, je voulais qu'on m'aime, qu'on m'écoute, qu'on me prenne dans des bras câlins et affectueux, j'étais grave en manque de tendresse, j'étais brisée, toute cassée dedans.
toutes les violences que j'ai reçues, je ne les disais pas, j'avais peur que ça fasse fuir les gens dont je me nourrissais.
mais je faisais fausse route, totalement ! je n'avais pas compris, je n'avais rien compris.
je crois que c'est celle-là la signification.
j'en avais fait un du même ordre une fois, où j'étais prisonnière dans un internat (j'ai été longtemps en internat dans ma scolarité), ma chambre était fermée, il y avait des barreaux à ma fenêtre, et la porte (unique) avait elle aussi une petite fenêtre à barreaux. par la fenêtre, je voyais mon frêre, celui juste après moi, dans la rue, qui se garait et descendait de son scooter. je l'appelais au secours, il ne m'entendait pas. puis j'allais à ma porte, et par la toute petite fenêtre, je voyais mon chéri qui allait dans une autre salle, puis qui passait devant ma chambre, sans me voir, et je criais tout ce que je pouvais, personne ne m'entendait ! je me suis réveillée en chialant tout ce que je pouvais, j'étais oppressée, et mon chéri est venu me prendre dans ses bras… parfois, la réalité est clémente
merci erratum d'être là, merci d'avoir créé ce sujet.
je m'y confie à toi par le biais de nos rêves, ça m'apaise, car c'est la réalité sans l'être tout à fait… merci à toi jolie fleur de l'inconscient
j'espère que tu viens aussi ici en douceur
je t'embrasse tendrement