Après avoir un peu brouillé la vérité sur ma situation pendant longtemps, après le récent licenciement de mon mari, au point où nous en étions, j'ai fini par dire à ma belle-famille (sauf ma belle-mère qui savait déjà et qui comprend, elle-même seule, de situation modeste et ne travaillant pas) le fait que j'ai touché le RMI et que j'ai une RTH pour cause de dépressions antérieures. Une fois avant, j'avais dit à ma belle-soeur que je voulais bosser à 1/2 temps pour quand même pouvoir m'occuper de la maison. Elle n'a rien dit mais j'ai senti qu'elle a tiqué.
Lorsque Dimanche dernier nous en avons reparlé, mon BF m'a dit que les secrétaires n'existaient plus, qu'il fallait que je me tourne vers les petits boulots de caissière, serveuse, femme de ménage...
Ces boulots-là sont déjà hyper difficiles (d'où les fréquentes démissions) et je me vois mal faire des km et me lever à 5h du matin pour ne rentrer qu'à 22h. Mais à entendre mon BF (qui va au boulot à 60 km de chez lui) et ma BS, faut accepter tout et n'importe quoi, du moment que c'est du travail et que je gagne de l'argent ! Oui, mais pas pour y laisser ma santé mentale déjà fragile...
Je me sens déjà gênée de ne rien pouvoir aider mon mari licencié à cause de mon chômage, et vu leurs brillantes situations sociales, je sens bien qu'un fossé se creuse malgré nous...
En même temps, je comprends leurs bonnes intentions mais ma BS est très protectrice envers mon mari, son frère et donc au moindre faux pas je sais qu'elle ne me le pardonnerait pas... Je passerais pour "la méchante" parce que je suis au chômage et si ça se prolonge je serai en plus "la méchante qui s'est fait épouser pour être entretenue et ne rien foutre"...
J'en ai parlé à mon mari qui m'a dit que je me faisais des idées mais je lui ai dit de ne pas dire amen à tout ce que dit sa soeur et de faire un peu ce qu'il veut sans tout lui dire...

