Bon, maintenant, je ne le crie pas sur tous les toits, mais je ne mens plus, quand je me retrouve dans l'incapacité de faire quelque chose à cause de la depression, je le dis "desolée, je suis depressive, je fais de mon mieux"..
Je n'en ai plus honte, et tant pis pour ceux qui ont des apprioris! enfin, facile à dire, mes j'ai mis du temps à l'appliquer et à le peser sincerement!
Comme mes amis et surtout ma famille ne comprenaient pas mon isolement (je n'appellais plus, et au telephone, je parlais par monosyllabes), ils ont commencé à en être très contrairiés voire fachés.. Alors, j'ai essayé d'expliquer mon probleme : je ne pouvais plus sortir de mon lit, je pouvais rester eveillee pendant plus de 48heures, mais que je me soignais...
Bon, tout ce petit monde à mis du temps à comprendre et j'ai eu droit à differentes phrases à cote de la plaque "c'est parce que tu n'as pas une bonne hygiene de vie que tu es deprimee, fais du sport, mange plus equilibre et dors à heures reguliere" ou encore "tu sais, si tes médocs ne marchent pas, il existe les electrochocs" (faut pas croire, c'etait pas dis mechamment)...
Les amis que je venais de connaitre (je venais d'emmenager dans une nouvelle ville) ont été extras, très compatissants, très patients, une vraie chance de tomber sur eux..
Quand nous sommes rentrés lors des dernieres grandes vacances voir la famille, avec mon ami, le sujet est sorti lors d'un repas. J'étais tétanisée sous une pluie de conseils divers, qui ne correspondaient pas à mon état, et incapable d'expliquer ce que je ressentais.. Et là, mon ami a pris la parole et il leur a tout expliquer : ce que j'avais, comment se passait le quotidien, voir les victoires là où on ne voit que des actes normal du quotidien.. Le tout simple et clair.
Je sais que tout le monde n'avait pas encore compris (car il y a encore des imcmprehensions actuellement), mais là, la famille s'était tu, l'avais écouté puis poser des questions, puis m'avait feliciter, de prendre soin de moi...
Bref, car là, c un vrai roman que je vous écris, le fait que mon ami, qui n'a jamais eu cette maladie, explique calmement et clairement en quoi consiste la dépression, défende mon cas, soulignant que c'est bien une maladie, c'était comme si j'étais enfin reconnue : non, je ne suis pas une faible, une faignasse,mais je suis malade, je suis depressive. C'est depuis que j'ai pu mieux accepter la maladie. Et je ne me plains pas, car malgré les incomprehensions, je sais que je suis bien entouree, que mon plus grand tresor est mon ami qui supporte tout ca, qui est toujours là. Je suis plutot chanceuse dans mon malheur.

