Maniaco-Dépression/Trouble Bipolaire
Règles du forum
Avant d'ouvrir un nouveau sujet dans cette partie du forum, pensez à utiliser Les moteurs de recherche du forum.
Un point bleu s’affiche devant les messages sans réponse
- katesurf59
- Messages : 955
- Enregistré le : dimanche 03 janvier 2010 2:57
article de presse sur le Trouble Bipolaire
Article de presse !
Personnalités bipolaires : traiter au cas par cas
[25 octobre 2011 - 10h19]
Caractérisée par une alternance d’épisodes dépressifs et maniaques, la maladie bipolaire est difficile à diagnostiquer. « Il y a un retard souvent important. Il peut parfois s’écouler 8 à 10 ans avant que la maladie ne soit identifiée. Or ce retard provoquera naturellement, une prise en charge plus tardive », explique Thierry Bougerol, responsable du Pôle psychiatrie et neurologie du CHU de Grenoble.
Par ailleurs, le traitement doit s’adapter aux différentes formes que la maladie peut revêtir, et au caractère propre de chaque malade. « La prise en charge proposée à un patient donné ne correspondra pas forcément à ses besoins personnels. Dans ce cas, il risque d’arrêter de lui-même ses traitements et cela d’autant plus s’il ne constate aucune amélioration ».
L’efficacité du traitement ainsi que sa prise quotidienne (ce que l’on appelle l’observance) sont des facteurs-clé de réussite, dans une pathologie ou les taux de rémission restent relativement faibles. En effet, seulement 58% des patients se trouvent en rémission après 24 mois de traitement. D’autres présentent des réponses limitées aux médicaments existants. Ce qui explique pourquoi il est parfois difficile d’obtenir l’adhésion des patients. D’ailleurs de manière générale, seuls 50% des patients prennent leurs traitement tous les jours.
« Lorsqu’un patient se trouve en échec thérapeutique, la fréquence des rechutes, avec alternance de dépressions et d’épisodes maniaques ou hypomaniaques, peut avoir tendance à augmenter. Les rechutes vont se rapprocher, et seront plus sévères ». Le patient alors, sera d’autant plus exposé à des comportements à risque. « Les conséquences de ces épisodes plus sévères seront elles aussi plus graves, avec notamment le risque suicidaire. Mais pas seulement.
En phase maniaque, le patient va se mettre en danger par des actes irréfléchis. Il va dépenser sans compter, prendre de manière excessive des toxiques. Et la répétition de ces épisodes va entraîner des problèmes conjugaux avec un risque de divorce, une désinsertion familiale mais aussi professionnelle
». L’échec thérapeutique retentit donc à la fois sur le comportement du malade, mais également sur ses proches.
http://www.destinationsante.com/Personn ... r-cas.html
Personnalités bipolaires : traiter au cas par cas
[25 octobre 2011 - 10h19]
Caractérisée par une alternance d’épisodes dépressifs et maniaques, la maladie bipolaire est difficile à diagnostiquer. « Il y a un retard souvent important. Il peut parfois s’écouler 8 à 10 ans avant que la maladie ne soit identifiée. Or ce retard provoquera naturellement, une prise en charge plus tardive », explique Thierry Bougerol, responsable du Pôle psychiatrie et neurologie du CHU de Grenoble.
Par ailleurs, le traitement doit s’adapter aux différentes formes que la maladie peut revêtir, et au caractère propre de chaque malade. « La prise en charge proposée à un patient donné ne correspondra pas forcément à ses besoins personnels. Dans ce cas, il risque d’arrêter de lui-même ses traitements et cela d’autant plus s’il ne constate aucune amélioration ».
L’efficacité du traitement ainsi que sa prise quotidienne (ce que l’on appelle l’observance) sont des facteurs-clé de réussite, dans une pathologie ou les taux de rémission restent relativement faibles. En effet, seulement 58% des patients se trouvent en rémission après 24 mois de traitement. D’autres présentent des réponses limitées aux médicaments existants. Ce qui explique pourquoi il est parfois difficile d’obtenir l’adhésion des patients. D’ailleurs de manière générale, seuls 50% des patients prennent leurs traitement tous les jours.
« Lorsqu’un patient se trouve en échec thérapeutique, la fréquence des rechutes, avec alternance de dépressions et d’épisodes maniaques ou hypomaniaques, peut avoir tendance à augmenter. Les rechutes vont se rapprocher, et seront plus sévères ». Le patient alors, sera d’autant plus exposé à des comportements à risque. « Les conséquences de ces épisodes plus sévères seront elles aussi plus graves, avec notamment le risque suicidaire. Mais pas seulement.
En phase maniaque, le patient va se mettre en danger par des actes irréfléchis. Il va dépenser sans compter, prendre de manière excessive des toxiques. Et la répétition de ces épisodes va entraîner des problèmes conjugaux avec un risque de divorce, une désinsertion familiale mais aussi professionnelle
». L’échec thérapeutique retentit donc à la fois sur le comportement du malade, mais également sur ses proches.
http://www.destinationsante.com/Personn ... r-cas.html
- Archaos
- Fondateur/Administrateur
- Messages : 17874
- Enregistré le : mardi 06 juin 2006 21:20
article de presse sur le Trouble Bipolaire
Ce n'est pas beaucoup ...je ne sais pas ce qu'il en est exactement pour la dépression "classique" ?katesurf59 a écrit :D’ailleurs de manière générale, seuls 50% des patients prennent leurs traitement tous les jours.
Merci pour l'article Kate
- katesurf59
- Messages : 955
- Enregistré le : dimanche 03 janvier 2010 2:57
Maniaco-Dépression/Trouble Bipolaire
De rien Archoas !
La je passe par une deuxieme serie medicale ou je recois l actu !
Voici un Article de presse !
En France, face aux trois constats alarmant concernant la prise en charge des troubles bipolaires, retard au diagnostic, faible coordination des divers acteurs du soin et faible adéquation entre les recommandations et la pratique courante, nous avons créé, sous lʼégide de la fondation FondaMental, un réseau national de centres experts troubles bipolaires. Il sʼagit de structures de soins spécialisées, mises au service des professionnels de la santé pour une aide au dépistage, au diagnostic, et à la prise en charge des patients atteints de troubles bipolaires(1).
Les troubles bipolaires (TB) ont été classés parmi les dix pathologies les plus invalidantes selon l’organisation mondiale de la santé(2) et restent associés à un taux important de suicide (11-19 %)(3).
Trois constats alarmants à lʼorigine de la création des centres experts troubles bipolaires
Malheureusement, bien que très fréquents, les TB sont mal diagnostiqués avec un retard au diagnostic de 8 à 10 ans en moyenne. Ce retard conduit souvent à une évolution chronique de la maladie ainsi qu’au développement de troubles associés (psychiatriques et somatiques), qui occasionnent des taux élevés d’invalidité, de chômage etune sur-mortalité(4).
De plus, la fragmentation des soins et l’articulation fragile entre les somaticiens et les psychiatres, compliquent la prise en charge des pathologies somatiques chez les patients atteints de TB. D’autre part, même lorsque le diagnostic est posé, les traitements prescrits en pratique courante sont en faible adéquation avec les recommandations internationales ayant pour ambition de constituer des guides de bonnes pratiques à l’usage des médecins(5).
Ces recommandations issues de la médecine basée sur la preuve ont leurs propres limites, cependant les patients dont la prise en charge est guidée par ces recommandations ont un meilleur pronostic que des patients traités hors de ce cadre(6). Un obstacle majeur tient à la difficulté d’appropriation de ces recommandations par les cliniciens. Au-delà de ces recommandations qui proposent des algorithmes généraux, l’essor de la pharmacologie et des thérapies psychosociales enrichit et complexifie la prise en charge des patients atteints de TB.
Ainsi, la question du transfert des connaissances et des compétences s’impose comme un enjeu central et plaide en faveur d’une évolution de l’organisation des soins, telle qu’elle fut à l’oeuvre dans le cas de pathologies somatiques comme les cancers. En effet, la mise en place de services spécialisés de recours (niveau 3) a été déterminante dans le traitement des cancers pour lesquels on observe aujourd’hui 50 % de guérisons. La création d’unités spécialisées, mêlant soins et recherche a permis un bond en avant dans la prise en charge des malades, grâce à une meilleure adéquation avec les recommandations internationales d’une part et à un transfert rapide des avancées scientifiques au bénéfice des patients d’autre part. Concernant les troubles de l’humeur, une étude menée en Angleterre sur le rôle des services tertiaires (spécialisés) a démontré leur grande utilité(7).
Face à des situations complexes, d’échecs des traitements et de désespoir pour les patients, ces services de pointe offrent une expertise portant sur la proposition de nouvelles stratégies thérapeutiques, voire la rectification du diagnostic. Bauer et al. ont étudié l’impact d’un système de soins tertiaires sur le pronostic des troubles bipolaires et ont montré que les bénéfices pour les patients sont de trois ordres : réduction des troubles, amélioration du fonctionnement social des patients et amélioration de leur qualité de vie physique et mentale
Les centres experts troubles bipolaires FondaMental : des services de recours associant soins et recherche
Par la mise en place de centres experts dédiés à des pathologies spécifiques, la fondation FondaMental propose un système de recours, s’appuyant sur des équipes hospitalières et de recherche spécialisées par pathologies mentales. La fondation FondaMental a porté prioritairement ses efforts sur les trois maladies psychiatriques considérées comme les plus invalidantes ou les plus fréquentes : les troubles bipolaires, la schizophrénie et l’autisme de haut niveau (ou syndrome d’Asperger).
La labellisation des centres experts FondaMental et leur mise en oeuvre n’auraient pas été possibles sans le soutien financier du ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et du ministère de la Santé. Grâce à la dotation financière initiale, le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche a permis de développer l’infrastructure nécessaire pour un travail en réseau. Le ministère de la Santé, soucieux d’optimiser l’organisation etl’efficacité des soins, a choisi, à titre expérimental, de financer le fonctionnement des huit premiers centres experts dédiés aux troubles bipolaires
Il existe aujourd’hui neuf centres experts (1) dédiés aux troubles bipolaires. Leurs objectifs :
Promouvoir une approche de soins par pathologie en proposant une expertise spécialisée ; favoriser le dépistage et la prévention ; diminuer le retard diagnostique et améliorer la prise en charge ; développer la recherche clinique (amélioration de la prise en charge) et la recherche étiologique (compréhension des mécanismes de la maladie) ; construire une véritable plateforme de soins et de recherche pour
faire bénéficier plus rapidement les patients des avancées de la recherche; aider au transfert des connaissances et des compétences vers les praticiens. Hébergés au sein de services hospitaliers, les centres experts sont spécialisés dans l’évaluation, le diagnostic et l’aide à la prise en charge d’une pathologie psychiatrique spécifique. Ils réunissent des équipes pluridisciplinaires qui utilisent les mêmes standards
d’évaluation par pathologie.
Ils proposent en pratique : des consultations spécialisées pour avis diagnostique et thérapeutique à la demande de professionnels de la santé ; l’accès à un bilan exhaustif et systématisé réalisé en deux jours en hôpital de jour par différents professionnels de la santé mentale
(psychologue, psychiatre, neuropsychologue, infirmier, assistante sociale…) pour des patients adressés par un médecin en dehors de périodes de crise. Suite à ce bilan, un compte-rendu détaillé est adressé au médecin référent, présentant les résultats du bilan et proposant un projet de soins personnalisé (transfert des connaissances), avec des consultations de suivi afin d’évaluer l’impact de la stratégie de soins proposée ; des soins innovants, ayant démontré leur efficacité mais peu diffusés en pratique courante(psychoéducation, ateliers de gestion du stress, remédiation cognitive, etc.) ; la mise en place de dossiers médicaux informatisés alimentant une base de données anonymisée et partagée pour enrichir les travauxde recherche clinique, épidémiologique, médico-économique…
Enfin, à travers leurs liens privilégiés avec les praticiens, les centres experts sont des acteurs de premier plan de la diffusion des recommandations de bonnes pratiques et ils développent des stratégies de partage d’expertise (exemple : les comptes-rendus détaillés remis au médecin référent). Au-delà de leur mission de support aux soins existants, les centres experts s’avèrent de parfaits observatoires de l’évolution des maladies et de l’impact des stratégies globales de diagnostic, de dépistage et de prise en charge
Résultats attendus
Il paraît légitime d’offrir aussi aux patients présentant des troubles psychiatriques des services de soins tertiaires spécialisés compte tenu de l’apport de ces structures pour des pathologies somatiques complexes.
À court et moyen termes, les résultats attendus sont les suivants : un accès plus rapide aux structures de soins spécialisées ; un dépistage plus précoce des sujets à risque ; une réduction de la période entre le premier épisode de la maladie, le diagnostic et la mise en place d’un traitement tel que défini dans les conférences de consensus ; un dépistage et une prévention des comorbidités somatiques et psychiatriques; une amélioration des pratiques médicales et une mise en adéquation avec les recommandations qui s’effectuera par le partage d’expertise au travers de cas concrets ; une définition de stratégies thérapeutiques plus adaptées aux caractéristiques des patients, dans le cadre du développement d’une stratégie de médecine personnalisée ; une diffusion de nouvelles stratégies thérapeutiques (à titre d’exemple, s’appuyant sur le réseau des centres experts, la fondation FondaMental, a permis de développer un programme et une formation destinés à promouvoir la psycho-éducation pour les patients atteints de troubles bipolaires).
À plus long terme, ces structures alliant soins et recherche permettront une meilleure compréhension des causes de la pathologie et donc le développement possible de nouvelles stratégies thérapeutiques.
Le Pr Chantal Henry et le Dr Bruno Etain déclarent n’avoir aucun conflit d’intérêts avec les données publiées dans cet article.
Le Pr Marion Leboyer n’a pas transmis de déclaration de conflit d’intérêts.
La je passe par une deuxieme serie medicale ou je recois l actu !
Voici un Article de presse !
En France, face aux trois constats alarmant concernant la prise en charge des troubles bipolaires, retard au diagnostic, faible coordination des divers acteurs du soin et faible adéquation entre les recommandations et la pratique courante, nous avons créé, sous lʼégide de la fondation FondaMental, un réseau national de centres experts troubles bipolaires. Il sʼagit de structures de soins spécialisées, mises au service des professionnels de la santé pour une aide au dépistage, au diagnostic, et à la prise en charge des patients atteints de troubles bipolaires(1).
Les troubles bipolaires (TB) ont été classés parmi les dix pathologies les plus invalidantes selon l’organisation mondiale de la santé(2) et restent associés à un taux important de suicide (11-19 %)(3).
Trois constats alarmants à lʼorigine de la création des centres experts troubles bipolaires
Malheureusement, bien que très fréquents, les TB sont mal diagnostiqués avec un retard au diagnostic de 8 à 10 ans en moyenne. Ce retard conduit souvent à une évolution chronique de la maladie ainsi qu’au développement de troubles associés (psychiatriques et somatiques), qui occasionnent des taux élevés d’invalidité, de chômage etune sur-mortalité(4).
De plus, la fragmentation des soins et l’articulation fragile entre les somaticiens et les psychiatres, compliquent la prise en charge des pathologies somatiques chez les patients atteints de TB. D’autre part, même lorsque le diagnostic est posé, les traitements prescrits en pratique courante sont en faible adéquation avec les recommandations internationales ayant pour ambition de constituer des guides de bonnes pratiques à l’usage des médecins(5).
Ces recommandations issues de la médecine basée sur la preuve ont leurs propres limites, cependant les patients dont la prise en charge est guidée par ces recommandations ont un meilleur pronostic que des patients traités hors de ce cadre(6). Un obstacle majeur tient à la difficulté d’appropriation de ces recommandations par les cliniciens. Au-delà de ces recommandations qui proposent des algorithmes généraux, l’essor de la pharmacologie et des thérapies psychosociales enrichit et complexifie la prise en charge des patients atteints de TB.
Ainsi, la question du transfert des connaissances et des compétences s’impose comme un enjeu central et plaide en faveur d’une évolution de l’organisation des soins, telle qu’elle fut à l’oeuvre dans le cas de pathologies somatiques comme les cancers. En effet, la mise en place de services spécialisés de recours (niveau 3) a été déterminante dans le traitement des cancers pour lesquels on observe aujourd’hui 50 % de guérisons. La création d’unités spécialisées, mêlant soins et recherche a permis un bond en avant dans la prise en charge des malades, grâce à une meilleure adéquation avec les recommandations internationales d’une part et à un transfert rapide des avancées scientifiques au bénéfice des patients d’autre part. Concernant les troubles de l’humeur, une étude menée en Angleterre sur le rôle des services tertiaires (spécialisés) a démontré leur grande utilité(7).
Face à des situations complexes, d’échecs des traitements et de désespoir pour les patients, ces services de pointe offrent une expertise portant sur la proposition de nouvelles stratégies thérapeutiques, voire la rectification du diagnostic. Bauer et al. ont étudié l’impact d’un système de soins tertiaires sur le pronostic des troubles bipolaires et ont montré que les bénéfices pour les patients sont de trois ordres : réduction des troubles, amélioration du fonctionnement social des patients et amélioration de leur qualité de vie physique et mentale
Les centres experts troubles bipolaires FondaMental : des services de recours associant soins et recherche
Par la mise en place de centres experts dédiés à des pathologies spécifiques, la fondation FondaMental propose un système de recours, s’appuyant sur des équipes hospitalières et de recherche spécialisées par pathologies mentales. La fondation FondaMental a porté prioritairement ses efforts sur les trois maladies psychiatriques considérées comme les plus invalidantes ou les plus fréquentes : les troubles bipolaires, la schizophrénie et l’autisme de haut niveau (ou syndrome d’Asperger).
La labellisation des centres experts FondaMental et leur mise en oeuvre n’auraient pas été possibles sans le soutien financier du ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et du ministère de la Santé. Grâce à la dotation financière initiale, le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche a permis de développer l’infrastructure nécessaire pour un travail en réseau. Le ministère de la Santé, soucieux d’optimiser l’organisation etl’efficacité des soins, a choisi, à titre expérimental, de financer le fonctionnement des huit premiers centres experts dédiés aux troubles bipolaires
Il existe aujourd’hui neuf centres experts (1) dédiés aux troubles bipolaires. Leurs objectifs :
Promouvoir une approche de soins par pathologie en proposant une expertise spécialisée ; favoriser le dépistage et la prévention ; diminuer le retard diagnostique et améliorer la prise en charge ; développer la recherche clinique (amélioration de la prise en charge) et la recherche étiologique (compréhension des mécanismes de la maladie) ; construire une véritable plateforme de soins et de recherche pour
faire bénéficier plus rapidement les patients des avancées de la recherche; aider au transfert des connaissances et des compétences vers les praticiens. Hébergés au sein de services hospitaliers, les centres experts sont spécialisés dans l’évaluation, le diagnostic et l’aide à la prise en charge d’une pathologie psychiatrique spécifique. Ils réunissent des équipes pluridisciplinaires qui utilisent les mêmes standards
d’évaluation par pathologie.
Ils proposent en pratique : des consultations spécialisées pour avis diagnostique et thérapeutique à la demande de professionnels de la santé ; l’accès à un bilan exhaustif et systématisé réalisé en deux jours en hôpital de jour par différents professionnels de la santé mentale
(psychologue, psychiatre, neuropsychologue, infirmier, assistante sociale…) pour des patients adressés par un médecin en dehors de périodes de crise. Suite à ce bilan, un compte-rendu détaillé est adressé au médecin référent, présentant les résultats du bilan et proposant un projet de soins personnalisé (transfert des connaissances), avec des consultations de suivi afin d’évaluer l’impact de la stratégie de soins proposée ; des soins innovants, ayant démontré leur efficacité mais peu diffusés en pratique courante(psychoéducation, ateliers de gestion du stress, remédiation cognitive, etc.) ; la mise en place de dossiers médicaux informatisés alimentant une base de données anonymisée et partagée pour enrichir les travauxde recherche clinique, épidémiologique, médico-économique…
Enfin, à travers leurs liens privilégiés avec les praticiens, les centres experts sont des acteurs de premier plan de la diffusion des recommandations de bonnes pratiques et ils développent des stratégies de partage d’expertise (exemple : les comptes-rendus détaillés remis au médecin référent). Au-delà de leur mission de support aux soins existants, les centres experts s’avèrent de parfaits observatoires de l’évolution des maladies et de l’impact des stratégies globales de diagnostic, de dépistage et de prise en charge
Résultats attendus
Il paraît légitime d’offrir aussi aux patients présentant des troubles psychiatriques des services de soins tertiaires spécialisés compte tenu de l’apport de ces structures pour des pathologies somatiques complexes.
À court et moyen termes, les résultats attendus sont les suivants : un accès plus rapide aux structures de soins spécialisées ; un dépistage plus précoce des sujets à risque ; une réduction de la période entre le premier épisode de la maladie, le diagnostic et la mise en place d’un traitement tel que défini dans les conférences de consensus ; un dépistage et une prévention des comorbidités somatiques et psychiatriques; une amélioration des pratiques médicales et une mise en adéquation avec les recommandations qui s’effectuera par le partage d’expertise au travers de cas concrets ; une définition de stratégies thérapeutiques plus adaptées aux caractéristiques des patients, dans le cadre du développement d’une stratégie de médecine personnalisée ; une diffusion de nouvelles stratégies thérapeutiques (à titre d’exemple, s’appuyant sur le réseau des centres experts, la fondation FondaMental, a permis de développer un programme et une formation destinés à promouvoir la psycho-éducation pour les patients atteints de troubles bipolaires).
À plus long terme, ces structures alliant soins et recherche permettront une meilleure compréhension des causes de la pathologie et donc le développement possible de nouvelles stratégies thérapeutiques.
Le Pr Chantal Henry et le Dr Bruno Etain déclarent n’avoir aucun conflit d’intérêts avec les données publiées dans cet article.
Le Pr Marion Leboyer n’a pas transmis de déclaration de conflit d’intérêts.
Notes
(1) Neufs centres experts : Centre hospitalier Charles Perrens, Bordeaux (33) /Hôpital Lapeyronie, CHU Montpellier (34)/ CHU Sainte Marguerite, Marseille (13) / Hôpital Fernand Widal, Paris (75)/ Hôpital André Mignot, Le Chesnay (78)/ Hôpital A. Chenevier, Créteil (94)/ CHU de Nancy (54)/CHU Grenoble, Hôpital Sud (38)/ Centre hospitalier Princesse Grace, Monaco
- Archaos
- Fondateur/Administrateur
- Messages : 17874
- Enregistré le : mardi 06 juin 2006 21:20
Maniaco-Dépression/Trouble Bipolaire
Merci Kate , la connaissance de ces centres experts des troubles bipolaires devraient aider un grand nombre de patients
- katesurf59
- Messages : 955
- Enregistré le : dimanche 03 janvier 2010 2:57
Maniaco-Dépression/Trouble Bipolaire
de rien !
- violette
- Messages : 5774
- Enregistré le : dimanche 13 juin 2010 20:03
Maniaco-Dépression/Trouble Bipolaire
je suis bipolaire, mais depuis l'age de 25 ans j'en ai 63, on m'a laissé sans diagnostic, on me soignait au valium et au tranxène, meme les achats compulsifs, les tentatives de suicide, l'agression que j'ai fait sur mon deuxième mari au 22 Long rifle, j'ai déliré au point de faire une grève de la faim pour reprendre ma petite fille, qui m'avait été retirée ce qui a aggravé mon état, une grève illimitée de l'établissement sanitaire que je dirigeais, m'a mise en congé longue maladie par deux experts psychiatres, qui m'ont seulement dit que c'était grave de prendre du valium,
du coup je me suis sevrée brutalement et j'ai refusé tout traitement, la vie a été longue, j'ai demandé un poste moins exposé l'expert psy, me disant "que j'avais la depression de jhonny hallyday" oups<................ on entend de tout dans ce milieu, j'ai repris mon travail et mon cancer est arrivée deux ans après, j'ai bien combattu, et j'ai mis toutes mes forces dans cette lutte, en fait là je n'étais pas depressive, mais dépassée par ce qui m'arrivait, après les controles, on a reconnu une remission j'ai repris le travail à l'hopital, mais je tombais évanouie un peu partout dans l'établissement, je prenais des coups quand je tombais, on me donnait plus de travail que si j'étais à temps plein, alors que j'étais à mi temps thérapeutique, du coup j'ai repris à temps plein, c'était pire, après un gros malaise, pleine de sang, le docteur, m'a mis en maladie, pour un congé longue durée, ce fut une libération mais c'est installé des troubles du comportement, ou je criais après mon mari, je ne gerais plus rien, je n'ai jamais su suivre l''éducation de notre fils, qui avait horreur du système scolaire, et qui a quitté à 16 ans, il est surdoué en informatique,
il a un bafa informatique, "maintenance des reseaux informatiques" mais ne trouve pas de travail, ça le desocialise largement,
mes crises ce sont accentuées après le depart de mon mari qui m'a quitté sans me prevenir, j'ai bien cru mourir, et notre fils a subi tout ce deferlement d'une mère malade, non diagnostiqué,
heureusement je voyais un psy, qui a une clinique j'ai donc été hospitalisé, j'ai eu droit au depakote, pas pu le continuer, et j'ai essayé nombre traitements, je sais à présent parce qu'il me l'a dit il y a un mois, je suis bipolaire, et je me mefie de moi tout le temps car je perds la mémoire, et je suis incapable de me servir de ma mémoire immédiate, à mes questions mon doc m'a dit que ce n'était pas un alzeimer mais les médocs,
je vis avec mon fils et mon chat, j'ai réussi à vendre ma maison, on doit signer au notaire en decembre pour payer mes dettes, car je suis en surendettement, j'ai souvent envie de me tuer, mais j'ai promis depuis la dernière tentative que je ne recommencerais pas, c'est dur à tenir,
j'avais d'ailleurs fait une tentative avec "le mode d'emploi du suicide" livre interdit à la vente à présent, j'ai vu des betes qui marchaient sur les murs et au plafond, partout, je me refugiais dans l'armoire, ça a pris deux jours ou j'ai frolé la folie au lieu de la mort, j'avais la chance de diriger un centre de rééducation fonctionnelle, qui tournait parfaitement bien, une équipe médicale également parfait, que j'ai quitté sur un coup de tete,
j'ai été victime de traumatismes dans mon enfance, mon arrière grand père s'est jeté sous le train , ma cousine marie aussi et ma fille s'est defenestré, voyez le resultat...............
je voulais rajouter que le lithium m'a donné une perte d'équilibre et je ne pouvais plus marcher il fallait me tenir j'avais peur de tout!!!!
du coup je me suis sevrée brutalement et j'ai refusé tout traitement, la vie a été longue, j'ai demandé un poste moins exposé l'expert psy, me disant "que j'avais la depression de jhonny hallyday" oups<................ on entend de tout dans ce milieu, j'ai repris mon travail et mon cancer est arrivée deux ans après, j'ai bien combattu, et j'ai mis toutes mes forces dans cette lutte, en fait là je n'étais pas depressive, mais dépassée par ce qui m'arrivait, après les controles, on a reconnu une remission j'ai repris le travail à l'hopital, mais je tombais évanouie un peu partout dans l'établissement, je prenais des coups quand je tombais, on me donnait plus de travail que si j'étais à temps plein, alors que j'étais à mi temps thérapeutique, du coup j'ai repris à temps plein, c'était pire, après un gros malaise, pleine de sang, le docteur, m'a mis en maladie, pour un congé longue durée, ce fut une libération mais c'est installé des troubles du comportement, ou je criais après mon mari, je ne gerais plus rien, je n'ai jamais su suivre l''éducation de notre fils, qui avait horreur du système scolaire, et qui a quitté à 16 ans, il est surdoué en informatique,
il a un bafa informatique, "maintenance des reseaux informatiques" mais ne trouve pas de travail, ça le desocialise largement,
mes crises ce sont accentuées après le depart de mon mari qui m'a quitté sans me prevenir, j'ai bien cru mourir, et notre fils a subi tout ce deferlement d'une mère malade, non diagnostiqué,
heureusement je voyais un psy, qui a une clinique j'ai donc été hospitalisé, j'ai eu droit au depakote, pas pu le continuer, et j'ai essayé nombre traitements, je sais à présent parce qu'il me l'a dit il y a un mois, je suis bipolaire, et je me mefie de moi tout le temps car je perds la mémoire, et je suis incapable de me servir de ma mémoire immédiate, à mes questions mon doc m'a dit que ce n'était pas un alzeimer mais les médocs,
je vis avec mon fils et mon chat, j'ai réussi à vendre ma maison, on doit signer au notaire en decembre pour payer mes dettes, car je suis en surendettement, j'ai souvent envie de me tuer, mais j'ai promis depuis la dernière tentative que je ne recommencerais pas, c'est dur à tenir,
j'avais d'ailleurs fait une tentative avec "le mode d'emploi du suicide" livre interdit à la vente à présent, j'ai vu des betes qui marchaient sur les murs et au plafond, partout, je me refugiais dans l'armoire, ça a pris deux jours ou j'ai frolé la folie au lieu de la mort, j'avais la chance de diriger un centre de rééducation fonctionnelle, qui tournait parfaitement bien, une équipe médicale également parfait, que j'ai quitté sur un coup de tete,
j'ai été victime de traumatismes dans mon enfance, mon arrière grand père s'est jeté sous le train , ma cousine marie aussi et ma fille s'est defenestré, voyez le resultat...............
je voulais rajouter que le lithium m'a donné une perte d'équilibre et je ne pouvais plus marcher il fallait me tenir j'avais peur de tout!!!!
- diddl1313
- Messages : 5
- Enregistré le : lundi 21 novembre 2011 19:47
Maniaco-Dépression/Trouble Bipolaire
Bein moi mon copain (separation ya 15 jours) a été détecté bipolaire. Il été hyper-actif à la base depuis son enfance... Il ne tient pas en place...
Puis là à 26 ans, son hyper-activité été devenue insupportable !
- Insomnie
- Flemme d'allé travaillé
- Alcool
- Fumeur de joint
- Dépenser sans compter
- Effet de bombe parfois
- Quand il est au telephone, il fait les 100 pas
Il a été détecté bipolaire et m'a quitté car déjç je suis phobique
Bref tres douloureux, il est accro aux joints depuis qu'il a 16 ans car cela lui permet de le calmer...
AUCUN CACHET !!!! MAIS AUCUN NE LUI FAISAIT EFFET !!!! JUSTE 1 h ET STOP !!!!
Et voilà malgrès qu'on s'aimait etc... Il m'a quitté... Je lui en veux car je veux l'aidé mais il n'y a aucun remede à sa...
Il ma dit "ma vie amoureuse j'y renonce car il me faut des années de guérison"
Bref
Puis là à 26 ans, son hyper-activité été devenue insupportable !
- Insomnie
- Flemme d'allé travaillé
- Alcool
- Fumeur de joint
- Dépenser sans compter
- Effet de bombe parfois
- Quand il est au telephone, il fait les 100 pas
Il a été détecté bipolaire et m'a quitté car déjç je suis phobique
Bref tres douloureux, il est accro aux joints depuis qu'il a 16 ans car cela lui permet de le calmer...
AUCUN CACHET !!!! MAIS AUCUN NE LUI FAISAIT EFFET !!!! JUSTE 1 h ET STOP !!!!
Et voilà malgrès qu'on s'aimait etc... Il m'a quitté... Je lui en veux car je veux l'aidé mais il n'y a aucun remede à sa...
Il ma dit "ma vie amoureuse j'y renonce car il me faut des années de guérison"
Bref
-
Anny
- Messages : 2
- Enregistré le : mardi 06 décembre 2011 8:30
Maniaco-Dépression/Trouble Bipolaire
Bonjour tout le monde, je viens de m'inscrire sur le site.
Voilà ma situation, cela fait dix ans que je suis dépressive, avec des cotés très excessif en tout.
Et il y a trois semaines, que l'on me pose un diagnostic, la bipolarité, je prends un traitement et aujourd'hui aujourd'hui enfin après dix ans, je vois le bout du tunnel, la fin de l'enfer, et je veux en témoigner, aujourd'hui après dix ans de combat de douleur et d'effort aussi, je me sens mieux.
Je suis bipolaire, et c'est bien car j'ai un diagnostic enfin.... que je suis heureuse.
Je vous communique enfin qu'on peut sortir de tout çà, pour vous dire, je suis heureuse de me lever tous les matins.
courage à tout le monde et voilà vous dire simplement que rien n'es figé et qu'on peut s'en sortir
j'avais mon ancien ami qui fumait bp énormément... et j'ai compris au fils des années et surtout en lui posant un ultimatum de voir un psy ou c'était fini et en ayant le courage de le quitter, que il ne voulait pas de mon aide, je suis dépressive il me tirait vers le bas...
j'ai les mêmes symptomes et l'on vient de me diagnostiquer bi polaire, je prends du zyprexa, deux deroxat du prozac et enfin aujourd'hui je me sens mieux, juste il faut maintenant que je me stabilise.
je suis malade depuis dix ans et cela fait trois semaines à peine que j'ai été diagnostiqué par un psychiatre et j'ai demandé pourquoi çà avait mi autant de temps pour aller mieux et l'on m'a dit texto que le corps médical n'avait pas encore le retour nécessaire sur le zyprexa.
Voilà ma situation, cela fait dix ans que je suis dépressive, avec des cotés très excessif en tout.
Et il y a trois semaines, que l'on me pose un diagnostic, la bipolarité, je prends un traitement et aujourd'hui aujourd'hui enfin après dix ans, je vois le bout du tunnel, la fin de l'enfer, et je veux en témoigner, aujourd'hui après dix ans de combat de douleur et d'effort aussi, je me sens mieux.
Je suis bipolaire, et c'est bien car j'ai un diagnostic enfin.... que je suis heureuse.
Je vous communique enfin qu'on peut sortir de tout çà, pour vous dire, je suis heureuse de me lever tous les matins.
courage à tout le monde et voilà vous dire simplement que rien n'es figé et qu'on peut s'en sortir
je voulais intervenir sur ta perte de mémoire, car moi aussi je me suis demandée si j'étais malade car j'arrive à pas me souvenir de ce que j'ai mangé deux heures après... à oublier des choses qui me perturbe, mais le corps médical me dit que c'est du au traitement de cheval que je prends mais depuis mon diagnostic de bi polarité et le rajout du traitement j'arrive mieux à me concentrer et je perds moins la mémoire, merci mon dieu car pour le genre j'ai oublié une fois d'aller chercher ma nièce à l'école... chose qui m'a bp fait mal...je suis bipolaire, et je me mefie de moi tout le temps car je perds la mémoire, et je suis incapable de me servir de ma mémoire immédiate, à mes questions mon doc m'a dit que ce n'était pas un alzeimer mais les médocs,
bonjour,diddl1313 a écrit :Bein moi mon copain (separation ya 15 jours) a été détecté bipolaire. Il été hyper-actif à la base depuis son enfance... Il ne tient pas en place...
Puis là à 26 ans, son hyper-activité été devenue insupportable !
- Insomnie
- Flemme d'allé travaillé
- Alcool
- Fumeur de joint
- Dépenser sans compter
- Effet de bombe parfois
- Quand il est au telephone, il fait les 100 pas
Il a été détecté bipolaire et m'a quitté car déjç je suis phobique
Bref tres douloureux, il est accro aux joints depuis qu'il a 16 ans car cela lui permet de le calmer...
AUCUN CACHET !!!! MAIS AUCUN NE LUI FAISAIT EFFET !!!! JUSTE 1 h ET STOP !!!!
Et voilà malgrès qu'on s'aimait etc... Il m'a quitté... Je lui en veux car je veux l'aidé mais il n'y a aucun remede à sa...
Il ma dit "ma vie amoureuse j'y renonce car il me faut des années de guérison"
Bref
j'avais mon ancien ami qui fumait bp énormément... et j'ai compris au fils des années et surtout en lui posant un ultimatum de voir un psy ou c'était fini et en ayant le courage de le quitter, que il ne voulait pas de mon aide, je suis dépressive il me tirait vers le bas...
bonjour,ch.dartagnan a écrit :Bonjour,
C'est mon premier message sur ce forum.
Je n'ai pas encore réussi à lire tout ce qui s'est dit sur le trouble bipolaire, j'ai énormément de mal à me concentrer pour lire. D'ailleurs cela fait 5 ou 6 ans que je n'ai pas lu un vrai livre, alors qu'avant... bref.
Depuis cette période j'alterne les périodes où je suis vraiment mal, en dépression selon les différents psy que j'ai pu voir. et de manière plus brève tout de même, les périodes où j'ai de l'énergie à revendre, tellement que je ne sais pas quoi en faire. je me met des projets en tête, je dépense aussi du coup, des trucs qui servent à rien, et que je dois revendre ensuite. et tout çà s'éteint aussi mystérieusement que c'est venu, pour redescendre toujours plus bas.
Je revois un psychiatre depuis un mois. il m'a parlé de régulateur d'humeur. Un ami m'a parlé de cette période d'énergie débordante (un peu agressive parfois aussi j'avoue que ça peut dégénérer) qui me faisait quand même du bien et du coup je n'y prêtais même pas attention, trop contente de me sentir enfin vivante... de ce fait je me dis qu'il faudrait que je sache vraiment ce que j'ai.
J'ai deux enfants et je vis seule. En ce moment, j'ai des idées morbides. L'expérience me pousse à ne plus prendre d'alcool ou anxiolytiques pour éviter d'empirer la situation, mais à chaque fois j'ai l'impression que c'est pire, et je n'ai personne pour m'épauler.
Si jamais je suis bipolaire, je me dis que même si c'est un traitement à vie, au moins il y a un espoir de me sentir mieux, plus équilibrée.
Je ne suis peut être pas au bon endroit dans le forum, mais j'aimerais savoir si le meilleur moyen est de demander directement au psychiatre qui me suit depuis un mois ou s'il faut voir à un endroit plus "spécialisé" dans le domaine ? (je dis peut être n'importe quoi... je ne sais pas comment ça se passe).
Merci d'avance
dartagnan
j'ai les mêmes symptomes et l'on vient de me diagnostiquer bi polaire, je prends du zyprexa, deux deroxat du prozac et enfin aujourd'hui je me sens mieux, juste il faut maintenant que je me stabilise.
je suis malade depuis dix ans et cela fait trois semaines à peine que j'ai été diagnostiqué par un psychiatre et j'ai demandé pourquoi çà avait mi autant de temps pour aller mieux et l'on m'a dit texto que le corps médical n'avait pas encore le retour nécessaire sur le zyprexa.
- katesurf59
- Messages : 955
- Enregistré le : dimanche 03 janvier 2010 2:57
Maniaco-Dépression/Trouble Bipolaire
Quand la maladie n’est pas seule…
14 décembre 2011
"Chez les patients bipolaires, les spécialistes doivent aussi prendre en compte ce qu’ils appellent des troubles associés, ou encore des comorbidités. Or les troubles anxieux, les addictions à l’alcool ou aux substances psychoactives, la prise de poids excessive augmentent la sévérité de la maladie.
Cette affection, qui touche en France plus de 600 000 personnes, est caractérisée par une alternance de phases dépressives et de phases maniaques. « Entre les épisodes, le patient est considéré comme indemne de tout trouble psychiatrique majeur », nous explique le Pr Chantal Henry, psychiatre à l’hôpital Albert Chenevier (Groupement hospitalier Henri Mondor de Créteil), Or ce n’est pas le cas. « En dehors de ces phases, il peut souffrir de ce que nous appelons des troubles associés ».
Par ailleurs, plus la prise en charge aura été tardive, plus les risques de complications seront importants. « Parmi ces troubles, il y a des troubles psychiatriques, dont les plus fréquents sont représentés par les addictions au sens très large du terme, notamment avec l’alcool et le cannabis. Mais il y a également les troubles anxieux et les troubles du comportement alimentaire. Les patients présentent beaucoup plus de comorbidités somatiques (c’est-à-dire de maladies organiques, n.d.l.r.). La majorité voit augmenter ses facteurs de risque cardiovasculaires. Ils ont davantage de problème de diabète de type 2, d’hypertension artérielle, d’excès de cholestérol… »
Une espérance de vie plus réduite
Pour atténuer ou supprimer leurs symptômes hypomaniaques, de nombreux patients fument du cannabis. De toutes les maladies mentales le trouble bipolaire est le plus corrélé aux abus de substances. Pour le Dr Chantal Henry, le patient bipolaire est également, davantage exposé aux risques évoqués plus haut. « De nombreuses études ont montré qu’au-delà des facteurs qui pourraient être expliqués par le fait qu’ils fument plus ou boivent plus, les malades souffrent davantage de pathologies somatiques que la population générale. Et cela n’a rien à voir avec leur hygiène de vie : problèmes articulaires, migraines, maladies cardiovasculaires. Cela concourt à réduire de 10% l’espérance de vie des patients bipolaires, hors suicide. »
Enfin la sévérité des troubles associés va dépendre aussi, du moment où le malade sera diagnostiqué. Et donc pris en charge. « Plus on laisse évoluer la pathologie sans traitement, plus on risque de voir ces troubles se dégrader ». Chez les bipolaires, le risque de maladies cardiovasculaires est multiplié par deux en comparaison avec la population générale. « Nous avons constaté que l’incidence de l’obésité était plus élevée chez ces malades. Elle s’établit à 16% alors que l’incidence moyenne en France est de 10%. C’est pourquoi il est également nécessaire de se préoccuper des troubles associés », conclut le Dr Catherine Henry."
Source : Interview de Chantal Henry, 5 novembre 2011 - Comment bien vivre avec des troubles bipolaires du Dr Ronald R. Friere, Editions Flammarion 332 pages, 22 euros
14 décembre 2011
"Chez les patients bipolaires, les spécialistes doivent aussi prendre en compte ce qu’ils appellent des troubles associés, ou encore des comorbidités. Or les troubles anxieux, les addictions à l’alcool ou aux substances psychoactives, la prise de poids excessive augmentent la sévérité de la maladie.
Cette affection, qui touche en France plus de 600 000 personnes, est caractérisée par une alternance de phases dépressives et de phases maniaques. « Entre les épisodes, le patient est considéré comme indemne de tout trouble psychiatrique majeur », nous explique le Pr Chantal Henry, psychiatre à l’hôpital Albert Chenevier (Groupement hospitalier Henri Mondor de Créteil), Or ce n’est pas le cas. « En dehors de ces phases, il peut souffrir de ce que nous appelons des troubles associés ».
Par ailleurs, plus la prise en charge aura été tardive, plus les risques de complications seront importants. « Parmi ces troubles, il y a des troubles psychiatriques, dont les plus fréquents sont représentés par les addictions au sens très large du terme, notamment avec l’alcool et le cannabis. Mais il y a également les troubles anxieux et les troubles du comportement alimentaire. Les patients présentent beaucoup plus de comorbidités somatiques (c’est-à-dire de maladies organiques, n.d.l.r.). La majorité voit augmenter ses facteurs de risque cardiovasculaires. Ils ont davantage de problème de diabète de type 2, d’hypertension artérielle, d’excès de cholestérol… »
Une espérance de vie plus réduite
Pour atténuer ou supprimer leurs symptômes hypomaniaques, de nombreux patients fument du cannabis. De toutes les maladies mentales le trouble bipolaire est le plus corrélé aux abus de substances. Pour le Dr Chantal Henry, le patient bipolaire est également, davantage exposé aux risques évoqués plus haut. « De nombreuses études ont montré qu’au-delà des facteurs qui pourraient être expliqués par le fait qu’ils fument plus ou boivent plus, les malades souffrent davantage de pathologies somatiques que la population générale. Et cela n’a rien à voir avec leur hygiène de vie : problèmes articulaires, migraines, maladies cardiovasculaires. Cela concourt à réduire de 10% l’espérance de vie des patients bipolaires, hors suicide. »
Enfin la sévérité des troubles associés va dépendre aussi, du moment où le malade sera diagnostiqué. Et donc pris en charge. « Plus on laisse évoluer la pathologie sans traitement, plus on risque de voir ces troubles se dégrader ». Chez les bipolaires, le risque de maladies cardiovasculaires est multiplié par deux en comparaison avec la population générale. « Nous avons constaté que l’incidence de l’obésité était plus élevée chez ces malades. Elle s’établit à 16% alors que l’incidence moyenne en France est de 10%. C’est pourquoi il est également nécessaire de se préoccuper des troubles associés », conclut le Dr Catherine Henry."
Source : Interview de Chantal Henry, 5 novembre 2011 - Comment bien vivre avec des troubles bipolaires du Dr Ronald R. Friere, Editions Flammarion 332 pages, 22 euros
- Nemesis
- Messages : 825
- Enregistré le : vendredi 27 novembre 2009 2:12
Maniaco-Dépression/Trouble Bipolaire
Je devrais être rassurée, parce que mes psys refusent de faire un diagnostic "à la va-vite" et me répète que le seul moyen de savoir, est d'aller dans un Centre Expert.
Le truc c'est qu'avec tout leurs "moi je pense que vous êtes", "réfléchissez-y", "ah oui, ça c'est typique !", je me questionne, je sais plus. J'ai l'impression qu'elles l'ont le diagnostic, mais qu'elles veulent pas me le donner.
Que pensez-vous de ces Centres Expert ? Comment vous êtes-vous fait diagnostiquer ? (ma thérapeute pensait que j'étais cyclothymique, ma psychiatre qui connaît bien ce type de troubles, pense que je suis bipolaire type II, ça fait deux ans qu'elles se pose la question, j'en ai marre d'attendre, sachant que j'ai 10 ans de psy, d'hospitalisations et de traitements foireux derrière moi)
Le truc c'est qu'avec tout leurs "moi je pense que vous êtes", "réfléchissez-y", "ah oui, ça c'est typique !", je me questionne, je sais plus. J'ai l'impression qu'elles l'ont le diagnostic, mais qu'elles veulent pas me le donner.
Que pensez-vous de ces Centres Expert ? Comment vous êtes-vous fait diagnostiquer ? (ma thérapeute pensait que j'étais cyclothymique, ma psychiatre qui connaît bien ce type de troubles, pense que je suis bipolaire type II, ça fait deux ans qu'elles se pose la question, j'en ai marre d'attendre, sachant que j'ai 10 ans de psy, d'hospitalisations et de traitements foireux derrière moi)
- Phil34
- Messages : 46
- Enregistré le : samedi 02 mai 2009 10:36
Maniaco-Dépression/Trouble Bipolaire
Suis je atteint de trouble bipolaire ? Les psychiatres qui m'ont suivi ont ils râté le bon diagnostic ?
Mes phases maniaques seraient de pêter les plombs sur les forums en voulant tout révolutionner la psychiatrie, la lutte contre le suicide ?
Autrement, je suis gravement dépressif, et très gravement anxieux et agoraphobe.
A 54 ans il serait temps qu'on détecte si je suis bipolaire, ou autre chose, car mon cerveau ne tourne plus vraiment rond.
Je commence à lire vos messages et je vois que je ne suis pas le seul à en baver.
Bon courage à nous.
Mes phases maniaques seraient de pêter les plombs sur les forums en voulant tout révolutionner la psychiatrie, la lutte contre le suicide ?
Autrement, je suis gravement dépressif, et très gravement anxieux et agoraphobe.
A 54 ans il serait temps qu'on détecte si je suis bipolaire, ou autre chose, car mon cerveau ne tourne plus vraiment rond.
Je commence à lire vos messages et je vois que je ne suis pas le seul à en baver.
Bon courage à nous.
-
Nolopa
- Messages : 3
- Enregistré le : lundi 21 mai 2012 15:39
Maniaco-Dépression/Trouble Bipolaire
Bonjour,
Voila un questionnement que je me pose depuis que l'on ma diagnostiqué comme maniaco-dépressif.
Est ce que il y a un lien entre les troubles maniaco-dépressif et les troubles schyzophrène (je ne suis même pas sûr de l'orthographe)?
Car moi quand je regarde ma période maniaque et mes periodes dépressifs je me pose des questions sur le fait que cela est peut être deux personnalités différentes.
Enfin je ne sais pas trop. qu'en pensez vous?
Voila un questionnement que je me pose depuis que l'on ma diagnostiqué comme maniaco-dépressif.
Est ce que il y a un lien entre les troubles maniaco-dépressif et les troubles schyzophrène (je ne suis même pas sûr de l'orthographe)?
Car moi quand je regarde ma période maniaque et mes periodes dépressifs je me pose des questions sur le fait que cela est peut être deux personnalités différentes.
Enfin je ne sais pas trop. qu'en pensez vous?
- clairette
- Membre d'honneur
- Messages : 1831
- Enregistré le : mercredi 14 décembre 2011 0:12
Maniaco-Dépression/Trouble Bipolaire
Bonjour Nolopa,
L'idéal serait de demander à ton médecin/psychiatre.
Bonne journée !
L'idéal serait de demander à ton médecin/psychiatre.
Bonne journée !
- lewis
- Messages : 743
- Enregistré le : lundi 26 juin 2006 20:30
Maniaco-Dépression/Trouble Bipolaire
Bonsoir Nolopa,
je ne crois pas que les phases maniaques et dépressives puissent être rapprochées de la schizophrénie
je ne crois pas que les phases maniaques et dépressives puissent être rapprochées de la schizophrénie
- joulia
- Messages : 28
- Enregistré le : samedi 23 juin 2012 15:22
Maniaco-Dépression/Trouble Bipolaire
je suis moi aussi bi polaire et boderline les deux pff sérieux..
il ets vrai que mon tt anti depresseurs (effexor) depakote et risperdal m'avait bien stabilisé, mais j'ai tout arrêté il ya trois mois et je ne supporte + rien, je suis sans cesse énervé, je ne dors plus, j'ai jhumeur en dent de scie.. mais je m'etais dit que je pouvais tenter d'arreter voir ce que ça donne, mais je vais etre obliger de le reprendre.. et ça me soule, ça veut dire que tte ma vie je devrais etre sous traitement ?
il ets vrai que mon tt anti depresseurs (effexor) depakote et risperdal m'avait bien stabilisé, mais j'ai tout arrêté il ya trois mois et je ne supporte + rien, je suis sans cesse énervé, je ne dors plus, j'ai jhumeur en dent de scie.. mais je m'etais dit que je pouvais tenter d'arreter voir ce que ça donne, mais je vais etre obliger de le reprendre.. et ça me soule, ça veut dire que tte ma vie je devrais etre sous traitement ?
- Archaos
- Fondateur/Administrateur
- Messages : 17874
- Enregistré le : mardi 06 juin 2006 21:20
Maniaco-Dépression/Trouble Bipolaire
Pas forcement :joulia a écrit :ça veut dire que tte ma vie je devrais etre sous traitement ?
- Les traitements préventifs du trouble bipolaire sont appelés thymorégulateurs ou régulateurs de l’humeur. Ces traitements permettent de réduire la fréquence, la durée et l’intensité des épisodes et d’améliorer la qualité des intervalles libres.
Leur efficacité ne peut être évaluée qu’après au moins 6 mois de traitement.
Pour certains le traitement doit être maintenu à vie. Une interruption de traitement ne peut en règle générale être envisagée avant une période de stabilité d’au moins 2 ans et doit être effectuée très progressivement sous surveillance médicale.
- joulia
- Messages : 28
- Enregistré le : samedi 23 juin 2012 15:22
Maniaco-Dépression/Trouble Bipolaire
binn oui mais j'ai tout arreter dun seul coup
- maryrose
- Membre d'honneur
- Messages : 621
- Enregistré le : jeudi 22 février 2007 21:21
Maniaco-Dépression/Trouble Bipolaire
bonjour ,
je n ai pas eu le courage de lire tout les posts
mais voilà a ma derniere consulte psychiatre je n etais vraiment pas bien et je lui ai demande cash , qu est ce que j ai , deprime , depression , bipolaire etc ..
il a eu un temps d arret et me dit qu il ne veux pas mettre d etiquette , je n ai pas eu de reponse ....
ces dernieres semaines je suis dans des coleres noires , vertes , rouge , je sais que c est le "cheminement " de ma psychotherapie , mais c est tres dur
je le vis tres mal , je fais un peu de somambulisme depuis peu (je n ai pas eu de changement de traitement)
je suis une personne calme et posée et tres extravertie a la fois , c est ma personalité pour moi
ce matin psychologue , tres tres dur encore et elle m a sortie le mot BIPOLAIRE , maniaco-depressive , ensuite je lui ai dit que j avais demander a mon
psychiatre , elle aussi dit je ne met pas d etiquette , elle me voit evoluer , on fait du bon travail ensemble mais j ai besoin de savoir depuis quelques temps
j en peux plus tout simplement , je crois aller mieux et ....
je la revoit la semaine prochaine (suremement pour quelle fasse le point avec mon psychiatre ) et tout en ayant tres peur je veux qu on me mette une
etiquette comme ils disent .... j ai peur
je n ai pas eu le courage de lire tout les posts
mais voilà a ma derniere consulte psychiatre je n etais vraiment pas bien et je lui ai demande cash , qu est ce que j ai , deprime , depression , bipolaire etc ..
il a eu un temps d arret et me dit qu il ne veux pas mettre d etiquette , je n ai pas eu de reponse ....
ces dernieres semaines je suis dans des coleres noires , vertes , rouge , je sais que c est le "cheminement " de ma psychotherapie , mais c est tres dur
je le vis tres mal , je fais un peu de somambulisme depuis peu (je n ai pas eu de changement de traitement)
je suis une personne calme et posée et tres extravertie a la fois , c est ma personalité pour moi
ce matin psychologue , tres tres dur encore et elle m a sortie le mot BIPOLAIRE , maniaco-depressive , ensuite je lui ai dit que j avais demander a mon
psychiatre , elle aussi dit je ne met pas d etiquette , elle me voit evoluer , on fait du bon travail ensemble mais j ai besoin de savoir depuis quelques temps
j en peux plus tout simplement , je crois aller mieux et ....
je la revoit la semaine prochaine (suremement pour quelle fasse le point avec mon psychiatre ) et tout en ayant tres peur je veux qu on me mette une
etiquette comme ils disent .... j ai peur
- joulia
- Messages : 28
- Enregistré le : samedi 23 juin 2012 15:22
Maniaco-Dépression/Trouble Bipolaire
moi aussi mon psy n'a jamais voulu me dire mais j'ai lu sur mon dossier qui est passé sous mon nez qu'il etait noté graves troubles de la personnalité..bin c pas rassurant..
en plus ce matin j'avais rdv psy et le vsl ne c meme pas pointé ! j'ai la haine là ! je voulais le voir mon psy !
en plus ce matin j'avais rdv psy et le vsl ne c meme pas pointé ! j'ai la haine là ! je voulais le voir mon psy !
- maryrose
- Membre d'honneur
- Messages : 621
- Enregistré le : jeudi 22 février 2007 21:21
Maniaco-Dépression/Trouble Bipolaire
donc ils peuvent nous cacher des trucs sur notre santé ?
s'il le faut je demanderai a voir mon dossier
suis desolée pour ton vsl Joulia , perso pas de probleme pour ca moi car j y vais a pied c est a 5 min de chez moi
s'il le faut je demanderai a voir mon dossier
suis desolée pour ton vsl Joulia , perso pas de probleme pour ca moi car j y vais a pied c est a 5 min de chez moi
-
- Sujets similaires
- Réponses
- Vues
- Dernier message

