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Détachement
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Messagepar Détachement » jeudi 01 décembre 2016 7:18

Un petit journal de pensées, de bribes.



En ce moment c'est c.n, mais parfois, j'ai l'impression que je n'ai pas de "regard".

Ça va passer.
Si y'a quelqu'un à qui ça arrive ... et bien ... je me sentirais moins seule.
Peut-être la retombée de mes tracas familiaux ?
Ça m'arrive de temps en temps.

Prenez soin de vous.
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Random Chemist
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Messagepar Random Chemist » mardi 13 décembre 2016 21:19

Pas de regard ? Dans quel sens ?

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Prisoner
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Messagepar Prisoner » mardi 13 décembre 2016 21:33

même question que milhouse

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Paul35000
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Messagepar Paul35000 » mardi 13 décembre 2016 21:54

un "regard" sur ton environnement extérieur ? Tu veux parler d'une sorte d'indifférence, pas de subjectivité ?
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Détachement
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Messagepar Détachement » mardi 13 décembre 2016 22:46

:bye:,


Cela pourrait m'aider à m'expliquer si vous me donniez votre interprétation à chacun de ce qu'est un "regard".
J'aimerais savoir si vous auriez le même avis sur ces notions ...n'est-ce pas une notion subjective ?

Edit : j'y répondrai demain si vous voulez. Là je me sens trop out pour la précision.
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Paul35000
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Messagepar Paul35000 » lundi 19 décembre 2016 20:04

Bonsoir Détachement.
Pour moi un regard est une opinion ou une pensée que tu portes sur quelque chose situé dans ton entourage, que ce soit une personne, un objet ou un concept. Personnellement j’associerais un "manque de regard" à du "j'men foutsime", mais je ne sais pas si c'est cela que tu essayes de nous expliquer.
En tout cas c'est bien une notion hautement subjective.
Ce manque de "regard" semble en effet être une préoccupation majeure pour toi puisqu'à présent, je comprends mieux la signification de ton pseudo : détachement.
Pourtant, lorsque je te lis, je n'ai pas l'impression que tu manques d'attention envers les autres : tu es aux petits soins avec les forumeurs et tu sembles très appréciée ici.

Personnellement, j'éprouve l'exact contraire de toi : j'ai l'impression que je porte un regard sur tous, que tout m'atteint. Un simple lieu, une odeur, une sensation peut éveiller en moi tout un panel d'émotion allant de l'euphorie à la mélancolie. J'aimerais tellement être plus stable, je pensais que les antidépresseurs m'y aideraient mais ce n'est pas le cas.
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Messagepar Détachement » lundi 19 décembre 2016 22:26

Merci à toi Paul.


Alors, non, ce n'est pas dans le sens du je-men-foutisme ( je pense même être une hypersensible, mais pas être hyper émotive, et c'est une partie de mon soucis).

J'avais eu une période comme ça mais j'ai bien changé et m'en suis délivrée. Au contraire, j'écris avec sincérité et certainement pas dans l'unique but de faire plaisir à l'autre (je n'ai pas toujours fait plaisir d'ailleurs). Peut-être pour me faire plaisir moi car je constate chez l'autre des montées et des descentes et ça me permet de ne pas me pencher sur mon absence de vagues et d'avancer par procuration. Aussi parce que j'apprécie les réussites des autres, que j'y ai contribué ou pas, peu importe ... ça me donne un peu d'espoir et parce que mine de rien, je ressens beaucoup la souffrance autour de moi (mon intuition).

C'est vraiment un manque de regard dans le sens subjectif, je n'arrive pas à me faire une idée fixe, je ne parviens pas à avoir d'avis ni de convictions profondes parce qu'inconsciemment, je me remets toujours en question et je n'ai pas de repères, ni de "chez moi", peut-être parce que j'ai tendance à vouloir rationnaliser. Si j'ai une capacité pour ne pas aller plus bas, c'est mon détachement, mais ça ne me sauve pas pour autant de tout ça ... ça me maintient en vie, mais je ne vivrai jamais, je me suis faite à cette idée. J'ai aussi l'impression que je ne cherche pas de l'aide ... (je pense que personne peut m'aider car je n'arrive déjà pas à formuler mon problème) mais juste de l'espoir. Ma vie repose sur quelque chose de très fragile.

Des émotions, je les ressens (non, je ne suis clairement plus une Dexter, je m'en réjouis et de toutes façons, je ne suis pas spécialement pour ... :rire2: ) mais de 1) ne les vis pas pleinement et de 2) ne sais encore moins les exprimer.
2) À quoi servent-elles si tu ne peux les exprimer ?
1) Les vivre pleinement est de l'ordre de l'impossible pour moi ou exceptionnel car je crois que je pourrais en mourir.

Je ne veux pas programmer ma mort tant que j'estime ne pas avoir essayé un max, mais c'est encore une question de mesure personnelle, on s'entend ... mais j'en suis démunie ... parfois ça revient. Et puis ces mesures, je les relativise à l'infini.
Si on ne peut pas vivre en toute dignité alors autant mourir en dignité, puis en un sens, mourir avec dignité, c'est avoir vécu avec dignité :rire2: (peut-être qur je ne le verrai plus comme ça dans un certain temps).

Mais au plus je découvre, au plus je suis bloquée. Et puis j'ai perdu le sens des mots, chez les autres, comme chez moi et en moi. Je suis très mauvaise pour m'exprimer à propos de mes souffrances. (Pour tout d'ailleurs j'écris toujours trois tonnes pour dire quelque chose qu'un tel peut reprendre avec plus d'exactitudes en seulement trois phrases). J'assume cette infériorité mais c'est frustrant car je ne sais pas faire une image de ce qu'il y a dans ma tête. Pourtant, je fais une acitivité qui s'apparente avec la communication ... quel paradoxe. Disons qu'il m'est plus facile de traduire que d'écrire.
Si tu me demandais de peindre ma souffrance, j'en serai bien incappable. J'ai cessé la peinture quand j'ai réalisé que je peignais la souffrance d'un autre ... mais pas la mienne.

Et puis c'est aussi un problème avec moi-même, quand je me regarde dans la glace, je ne ressens rien, je n'ai pas de regard.
Parfois même, j'oublie mon visage. Et même quand je me regardais quotidiennement une fois le matin quand je bossais, c'était pareil. J'ai l'impression que je n'existe pas, mais vraiment dans le sens strict. C''est pas comme les gens qui disent ça alors que paradoxalement, ils se trouvent moches - ils ont un regard et c'est ce même regard et son affirmation qui fait que ce mal se change positivement. J'avais pensé me remettre au maquillage pour me réapproprier mais c'est pareil ... cet artifice ne m'a jamais aidée à souligner les traits que je perçois de mon visage, je n'en perçois ni du négatif, ni du positif, j'ai du arrêter car ça peut devenir coûteux et je ne me suis jamais "apparue" une seule seconde.

Et puis, ... je suis toujours allée au delà de mes limites corporelles. Je ne sais pas m'appréhender.

Je ne sais pas si tout cela peut s'appeler un manque de regard, mais c'est comme ça que je tente de m'exprimer.
Je sais que j'éprouve un profond problème d'identité ... mais il y a quelque chose en plus sur lequel je n'arrive pas à m'exprimer.

Pardon du pavé, mais je suis partie sans répondre ... je ne suis même pas assurée de l'exactitude de ce que j'ai écrit mais j'aurais essayé.
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Messagepar Détachement » vendredi 16 juin 2017 7:35

Je livre un petit morceau d'intimité ici.
Il y a 7 ans jours pour jours on m'a écrit :


"Je t'ai choisie d'une autre, tu m'as choisi d'autres et pourtant nous risquons notre longue amitié. Je n'aurais pas pu sortir avec n'importe quelle femme.
Tu es capable de m'aimer, c'est immense.
Mais dis-toi bien qu'à partir de ce moment-là ça sera un enfer ... à vivre à deux.
Tente de t'accrocher à notre bulle.
Les gens auront un regard dur sur toi. Encore plus ceux que j'aime et m'aiment.
Quant à moi, je m'engage sans détours à t'offrir l'amour le plus pur qu'il soit, je veux être digne de ton amour."


Je n'ai rien vécu de plus vrai. Mais avec mon imagination, son goût est plus doux.
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Ictavia
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Messagepar Ictavia » vendredi 16 juin 2017 9:50

Détachement a écrit :Merci à toi Paul.


C'est vraiment un manque de regard dans le sens subjectif, je n'arrive pas à me faire une idée fixe, je ne parviens pas à avoir d'avis ni de convictions profondes parce qu'inconsciemment, je me remets toujours en question et je n'ai pas de repères, ni de "chez moi", peut-être parce que j'ai tendance à vouloir rationnaliser. Si j'ai une capacité pour ne pas aller plus bas, c'est mon détachement, mais ça ne me sauve pas pour autant de tout ça ... ça me maintient en vie, mais je ne vivrai jamais, je me suis faite à cette idée.

[...]

1) Les vivre pleinement est de l'ordre de l'impossible pour moi ou exceptionnel car je crois que je pourrais en mourir.

Au pire tu me détrompera, mais je ne crois pas que ton problème vienne tellement de ta rationalisation. Je n'intellectualise peut-être pas au même niveau que toi, mais je suis pratiquement dénué de réelles convictions profonde moi-aussi. J'ai beau afficher certains idéaux pour l,avenir de la société, je n'y crois à moitié. Je suis totalement perdu face à tous ceux qui semblent savoir exactement où ils s'en vont et qui ils sont. Je regarde le reflet dans le miroir et je me dis "tient, c'est moi ça ?", mais ça semble d'une moins grande intensité que toi. Malgré cet distance face à moi-même et au monde, je ne l'ai pas face à mes émotions.

Tu m'as lu, j'ai déjà parler des gens qui me semblaient sans vie. J'ai l'impression que la majorité de la société passe sa vie en dormant. Pas de réelles écoute de l'autre, pas de grands intérêts, des convictions qui ne reposent sur rien, une vie surtout matérialiste sans substance. Pour être honnête à te lire, tu me semble l'opposée de ça. Au fond de toi même, je crois que tu es très vivante. Tu le reconnais toi-même quand tu dis que de vivre pleinement tes émotions pourrait te tuer. Je ne sais pas si je dois être d'accord avec ça, je ne suis pas toi.

je ne sais pas exactement comment tu as fait pour créer ce mécanisme de protection que tu sembles avoir, mais tes émotions semblent vouloir ressortir. Tu somatises pas mal, je ne dois pas être le premier à te le dire et tu le sais déjà en fait. Après ça, je n'ai pas de réels conseils à te donner. Tes récits m'ont amené à réfléchir. Je ne crois pas que tout espoir soit perdu pour toi.

Take care :ravi:

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Messagepar Détachement » mardi 20 juin 2017 9:27

Bonjour Ictavia,

Je te demande des excuses.
J'ai mis beaucoup de temps à te répondre, mais j'ai beaucoup de mal avec mon expression en ce moment (alors sur le forum, c'est logiquement la cata). Je vais essayer de te répondre, en étant le moins possible dans ma tête.
Déjà, je voulais te remercier de l'intérêt que tu as porté à ce post.

Je voulais te préciser qu'ici s'était passée une conversation super longue, hyper longue, et qu'elle a été retirée du sujet. L'intervenant avait compris une partie de mon problème suite à d'autres questions, puis à des précisions de ma part.

J'ai "cassé" cette discussion car de l'eau a coulé sous les ponts , j'arrive à trancher, à croire, à ne plus croire, à avoir un peu plus de regard. C'était la rationalisation extrême dûe à la peur de "juger" les choses ... et juger les choses, ça va plus loin que de juger les personnes (je ne fais pas part évidemment, de ces choses-là sur le forum car je pense que ça fera ch... tout le monde, je ne pose pas trop mon "existentialisme" ni mes "réflexions" sur le forum, parce que je pense que ce genre de partage n'aide pas grand monde) qui m'ont embêtée.
Et rien, rien ne devrait rentrer en confusion avec le "jugement" (après délibérations). On a besoin de ce jugement. Sans, c'est comme si on s'enfermerait pour toujours entre la vie et la mort, sans même se ressentir entre la vie et la mort. Sans ce "jugement" les émotions ne peuvent, par défaut être libérées. J'ai réussi à lever un des divers mécanismes d'inhibition.

Ictavia a écrit :J'ai beau afficher certains idéaux pour l,avenir de la société, je n'y crois à moitié. Je suis totalement perdu face à tous ceux qui semblent savoir exactement où ils s'en vont et qui ils sont.

Je suis toujours perdue, comme tu peux te ressentir l'être (je ne parle même pas vs la société, je parle d'être perdu au fond de soi, on ne peut pas espérer tellement changer la société ... mais hélàs, ni ses valeurs profondes ... ni d'autres choses qu'on croit qu'elles nous appartiennent plus et nous définissent plus un micron). Mais, les choses se débouchent petit à petit.

Ictavia a écrit :Malgré cet distance face à moi-même et au monde, je ne l'ai pas face à mes émotions.


C'est-à-dire ?

Ictavia a écrit :m'as lu, j'ai déjà parler des gens qui me semblaient sans vie. J'ai l'impression que la majorité de la société passe sa vie en dormant. Pas de réelles écoute de l'autre, pas de grands intérêts, des convictions qui ne reposent sur rien, une vie surtout matérialiste sans substance.


Plus le temps avance, plus je n'en suis pas plus certaine. Le problème, c'est que la dépression nous rend plus évidemment plus lucides sur pas mal de choses ... c'est la conséquence même de chaque épreuve vécue ... forcément, on est renvoyés dans nos retranchements. Mais est-ce que la lucidité est totale ? J'en doute. Alors bien sûr, il y a des gens qui dorment sur la société. Mais loin de moi de comparer la totalité de la société avec ces gens qui jouissent d'une sur-représentation de leurs aspirations. Nous en faisons aussi partie, même si nous ne la cautionnons pas.

Ictavia a écrit :Au fond de toi même, je crois que tu es très vivante. Tu le reconnais toi-même quand tu dis que de vivre pleinement tes émotions pourrait te tuer. Je ne sais pas si je dois être d'accord avec ça, je ne suis pas toi [...] Je ne sais pas exactement comment tu as fait pour créer ce mécanisme de protection que tu sembles avoir, mais tes émotions semblent vouloir ressortir. Tu somatises pas mal, je ne dois pas être le premier à te le dire et tu le sais déjà en fait.

Je suis en vie parce que je ne suis pas encore morte (même si je peux avoir des doutes, avec tous mes problèmes sur la corporalité, tous mes ex-somatismes que j'ai empêché de parler qui deviennent des maux physiques et cliniquement vérifiables, etc). Mais c'est justement pour cette raison que je ne "vis" pas, comme le bœuf qui va se transfuser aux c.nneries de la télé.
J'ai essayé une fois, j'en ai fais des convulsions. Je pense qu'il me reste encore à prendre plus de hauteur. En fin de compte, retrouver ses émotions, c'est accepter de ressentir son passé, pas seulement l'accepter, avec la rationnalité aidant. Je suis trop dans le "move foward" et l'acceptation tout court (mes facultés immenses "d'oubli").
Depuis peu, ça me gratte sous la peau comme un rat de labo qui est collé dans ma peau, et qui veut en sortir parce que c'est une expérience bien moins cool. Personne ne veut "volontairement" ressentir encore plus de douleurs ... mais je pense que je devrais passer par là. Je ne suis pas sûre de la marche à suivre, mais croire, permet déjà de ne pas tout invalider.

Dans un sens ou dans un autre, je sais que ça finira par me tuer. Et quand on est mort, y'a plus de feu intérieur qui te gueulle "tu devrais vivre", mais de la glace qui grince à ton cou "tu devrais mourir" ... mais toujours est-il que tu ne "vis pas", mais n'est "pas encore mort(e)". Je pense que tu parles de ce feu, c'est exact, je le ressens aussi, je ne serais plus là sinon.
Le reste est du bois mort figé ... où il y a des micros particules de bois brut.

Ictavia a écrit :Tes récits m'ont amené à réfléchir.

J'espère que ces réflexions t'ont amené à quelque chose :rire1:

La société et tout ce que je lis sur le forum me fait comprendre que je vis mes émotions de "manière inadéquate".
Ce n'est pas la question du trop ou du pas assez, en fin de compte, ça va bien au delà. Le trop ou le pas assez, je trouve que c'est d'une inexactitude parfaite et du jugement de bas-étage . Je ne parviens pas à me définir seulement par mes émotions. Si c'est facile pour un autre, ce n'est pas facile pour moi. Je trouve que, c'est, en partie, se brider.
Je pense qu'on ignore tout ce qui peut nous composer.
Loin des grandes tirades.
Très loin.
Accepter d'ignorer, c'est culturel ... la barbe pour l'égo ...
... mais la barbe pour la vie aussi :rire2:

Prend soin de toi et merci encore :fleur:
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