Krautrock, EBM, Indus Electro : Une Electro plus froide

Chansons, films, séries, dessins animés, reportages...
Règles du forum
:excl: Pensez à identifier vos liens musicaux, voir ce sujet.
Répondre
Violet Fluid

Krautrock, EBM, Indus Electro : Une Electro plus froide

Message par Violet Fluid » mercredi 06 août 2014 3:24

Données repris sur Wiki.

EBM : L'electronic body music, abrégé en EBM, est un terme inventé par le groupe belge Front 242 pour qualifier leur musique électronique, froide et dansante. Ce groupe belge commence sa carrière dès 1981 avec l'idée de faire une musique de danse européenne, débarrassée des influences afro dominantes à l'époque, que ce soit via le rock ou le disco. Des rythmes électroniques puissants, froids et minimalistes vont constituer l'armature de ce nouveau genre, influencé aussi bien par la new wave de Depeche Mode et New Order, que par la synthpop des Allemands de Kraftwerk et DAF, la cold wave de Joy Division, The Cure, Killing Joke et la fusion électro-rock de Suicide.

Le mouvement initié par Front 242 fait rapidement quelques émules avec notamment les Britanniques de Nitzer Ebb que l'on retrouve typiquement sur des labels comme PIAS, Antler-Subway, Wax Trax!, Off Beat, Zoth Ommog, Pendragon, Metropolis… Ce genre va également influencer notablement les créateurs de l'électro-indus tels que Frontline Assembly ou Skinny Puppy. Ce genre vit sa plus grande popularité auprès de la scène underground durant les années 1980 et au début des années 1990, particulièrement en Europe. Aux côtés de Front 242, on trouvait Die Krupps, Nitzer Ebb, Borghesia, The Neon Judgement, Klinik, à;GRUMH..., Severed Heads, parmi d'autres.

Vers la moitié des années 1990, l'EBM commença à emprunter de manière toujours plus importante au courant synthpop, avec les premières productions de groupes tels que Covenant et And One, combinant des rythmes industriels durs à des mélodies générées par des synthétiseurs. Un second mouvement s'opère avec l'apparition de l' electro dark, hybridation de l'EBM et de l'électro-indus avec la musique gothique, dont les groupes emblématiques sont Das Ich, Wumpscut ou Suicide Commando. Vers la fin des années 1990, de nombreux groupes EBM issus de la période intermédiaire (notamment And One et Covenant) se dirigent de plus en plus vers la synthpop, ce qui amena confusion et débat sur le sens du mot « EBM ».

Tandis le terme fait encore l'objet de débats entre « puristes », qui préfèrent l'attribuer à une musique plus proche de l'époque Front 242 des années 1980 (on utilise fréquemment le terme old-school EBM pour cette raison), et les fans d'un style moins attachés à l'héritage industriel, le concept est à l'heure actuelle typiquement utilisé en référence à un son similaire à celui des groupes de la deuxième génération EBM. En tous les cas, le genre se distingue des interprétations modernes de la synthpop et du style récent connu sous l'appellation de futurepop par la présence d'éléments techno et trance plutôt qu'industriels. Les voix aussi se sont faites moins vindicatives et plus mélodiques par le biais de l'influence de l'EBM sur la techno moderne et inversement via The Hacker, David Carretta, Terence Fixmer qui a produit deux albums avec le chanteur de Nitzer Ebb Douglas McCarthy, Christopher Kah, Millimetric et dernièrement Gesaffelstein.

KRAUTROCK : Dès 1967, l'Allemagne découvre le rock et en fait un idiome particulier qu'elle s'approprie. L'année suivante, le mouvement psychédélique est déjà bien installé, qui, mêlé au pop art, va durablement influencer la scène musicale underground allemande de l'époque. À cet idéal de liberté, renforcé notamment par les émeutes de Berlin en 1968 et les différents mouvements étudiants, va s'ajouter la volonté des jeunes musiciens d'éradiquer un passé considéré comme honteux, celui du Troisième Reich. Cette volonté trouve alors son origine musicale dans l'œuvre Hymnen, composée en 1966 par Karlheinz Stockhausen, dans laquelle différents hymnes, dont l'hymne allemand, sont déformés sur fond de musique électronique. Les jeunes groupes allemands s'approprient alors l'œuvre de Stockhausen, ainsi que les compositions d'artistes de musique répétitive ou contemporaine, telles que celles de Steve Reich ou de Philip Glass.

Le mouvement krautrock est tout d'abord incarné par le musicien berlinois Klaus Schulze. Dès 1967, il fonde Psy Free, groupe de rock psychédélique, avant de rejoindre Tangerine Dream en tant que batteur en 1969. Deux ans plus tard, il fonde Ash Ra Tempel, avant de partir dans une carrière solo, qui commencera avec l'album Irrlicht, considéré comme un classique du genre. Il sera l'une des principales influences des groupes de krautrock, en plaçant au premier plan l'utilisation du synthétiseur, des montages électroniques et autres collages sonores, marque de fabrique du style.

À Cologne, Can, fondé en 1968, rejette toutes les influences du rock américain de l'époque et élabore sa propre musique, très influencé par Stockhausen et très expérimental. Le groupe reste à l'heure actuelle l'un des plus importants de la scène krautrock.

Après Klaus Schulze et Can, le mouvement commence à attirer de nombreux musiciens en Allemagne de l'Ouest. À Cologne, Floh de Cologne propose dès 1969 un krautrock simple mais furieusement contestataire, suivie bientôt de Neu!, groupe qui inspirera les Sex Pistols, ainsi que bon nombre de groupes punks. En 1970, à Düsseldorf, naît Kraftwerk, dont les musiciens de Neu! sont issus, que l'on considère généralement comme le pionnier de la musique électronique et du rock industriel. En compagnie de Tangerine Dream, ils restent les deux formations à avoir eu réellement un important succès, malgré la présence de très nombreuses formations tels que Popol Vuh, Cluster, Faust, Guru Guru, Amon Düül II.

En Allemagne de l'Ouest, les producteurs et artistes Dieter Dierks, Conny Plank et Rolf-Ulrich Kaiser sont les premiers à s'intéresser de près à ces nouveaux groupes et à les promouvoir. Kaiser fondera en particulier le label Die Kosmischen Kuriere, uniquement destiné aux groupes de krautrock, et formera, pour le faire connaître, le supergroupe Cosmic Jokers.

Si les groupes les plus connus arrivent à se faire connaître en dehors d'Allemagne dès les années 1970, il faudra attendre pour la plupart d'entre eux les années 1980, voir les années 1990, pour qu'ils réussissent à se faire connaître en Europe, alors que l'apogée du style était passé. Les principaux représentants de ce style continuent de tourner au début du XXIe siècle, mais aucun nouveau groupe de krautrock n'a été créé depuis les années 1970. Ce style a été une importante source d'inspiration pour de nombreux genres et artistes de rock par la suite.

ELECTRO-INDUS : L'électro-indus, à consonances très bruitistes (venant du rock industriel), est proche du dark electro (où le chant est par contre plus présent et modifié par ordinateur) ; c'est un genre de musique électronique, sous-genre de la musique industrielle. Il constitue en quelque sorte le chaînon manquant entre les sous-genres les plus extrêmes de l'indus. Véhiculant toujours un message, moins bruitiste, recherchant une certaine structure, voire une indéniable démarche artistique, la musique industrielle s'adoucit quelque peu à la fin des années 1980 avec l'électro-indus et reçoit ses premières influences issues de l'EBM. Skinny Puppy et Frontline Assembly sont alors les chefs de file de cette tendance très diversifiée, sans doute la plus versatile du mouvement indus.

À partir du début des années 1990, un rapprochement s'opère avec le milieu de la musique gothique, qui va présider à l'apparition de nombreux projets de musique électronique sombre tels que Wumpscut, VNV Nation, Project Pitchfork, Leæther Strip, constituant d'une part le gros de la scène electro-dark.


The Cassandra Complex - One Millionth Happy Customer 1988



NIN - A Violet Fluid / Underneath The Skin 1994


Violet Fluid

Krautrock, EBM, Indus Electro : Une Electro plus froide

Message par Violet Fluid » jeudi 28 août 2014 0:15

Lebanon Hanover - Gallodance.



Kangding Ray - AMBER DECAY



Biosphere - Novelty Waves


Violet Fluid

Krautrock, EBM, Indus Electro : Une Electro plus froide

Message par Violet Fluid » samedi 20 septembre 2014 2:06

Front242 Soul Manager (Tyranny For You 1991)



byetone Telegramme (Symeta 2011)


Avatar du membre
Joy of life
Messages : 64
Enregistré le : jeudi 15 janvier 2015 15:23
Localisation : Lens

Krautrock, EBM, Indus Electro : Une Electro plus froide

Message par Joy of life » dimanche 18 janvier 2015 10:03

Je rajoute quelques liens sympas, surtout au niveau Klinik (cold EBM) et ce qui en a suivi derriere

The Klinik - Moving Hands



Plastic Noise Experience & Dirk Ivens - Moving Hands (Live 1994)



Plastic Noise Experience-kill the 6 (live)



Sinon, incontournable Calva Y Nada



Je dois avoir d'autres groupes si tu es interessée :bisouss:
Mon Saloon
The pigs are alive (Ulrike Meinhoff)
La liberté, c'est toujours la liberté de celui qui pense autrement. (Rosa Luxemburg)

Avatar du membre
Together
Messages : 159
Enregistré le : jeudi 22 février 2018 13:19

Krautrock, EBM, Indus Electro : Une Electro plus froide

Message par Together » samedi 03 mars 2018 19:22

:bye:

ILLUSTRATION SONORE Flying Lights



:enrond:


Avatar du membre
UnknownError
Messages : 140
Enregistré le : lundi 31 décembre 2012 11:44
Localisation : dépend, pour beaucoup, du carré de l'hypothénuse, modulo l'âge du Capitaine ...

Krautrock, EBM, Indus Electro : Une Electro plus froide

Message par UnknownError » lundi 04 juin 2018 22:00

Can - Millionenspiel (from The Lost Tapes)
from 1968 through to 1977
"Sans le Music, je suis dans le Psychiatry !"
Présentation | salon

Violet Fluid

Krautrock, EBM, Indus Electro : Une Electro plus froide

Message par Violet Fluid » vendredi 05 octobre 2018 3:18

:love1: :love1:

Eindkrak - Divine Bovine (Divine Bovine, Unknown Precept, UP 003, 2016)



Répondre