Peur de l'amour et peur des autres

Impacts dans le couple, les relations familiales et amicales...
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Roger Cageot
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Peur de l'amour et peur des autres

Message par Roger Cageot »

Bonsoir à toutes et toutes et à tous,
Je viens me confier ici car je sais que j'y trouverai compréhension et entraide. Entre pairs on se comprend.
C'est tellement difficile de faire comprendre aux gens normaux ces peurs incontrôlables qui nous habitent.
C'est pas facile de s'ouvrir se dévoiler quand on est dépressive. Par peur du rejet, du jugement ou tout simplement de l'incompréhension qu'on peut rencontrer en face.
J'ai tellement envie de retomber amoureuse et tellement peur d'être malheureuse, car ça me rend très vulnérable quand j'aime... Déjà que je le suis vachement de base. Et puis quand je tombe en amour je m'emballe, je me laisse complètement déborder par mes émotions. J'arrive pas à rester zen, à garder les pieds sur terre, à être moi-même tout simplement.
Bref je perds les pédales, la boule, la tête 😅
En gros, j'alterne de longues périodes de célibat et de très courtes périodes en couple. Mon record de longévité... deux ans et demi de relation. Et j'ai presque 47 ans. Autant dire que je suis pas une experte dans ce domaine.
À part un bel amour de jeunesse vers vingt ans qui a duré quatre mois et deux ou trois jolies histoires sans lendemain, toutes mes relations ont été toxiques, chaotiques. Et même quand ça commence bien, ça finit en eau de boudin inéluctablement.
Ma maladie aide pas c'est sûr. Elle fait même plutôt peur.
Du coup, aujourd'hui j'ai peur de rencontrer quelqu'un... Comment expliquer ce que j'ai ? Ce que ça implique... À savoir que oui je suis une fille pleine de vie, débordante d'énergie et d'amour, mais parfois ça va pas... Y'a des jours avec et d'autres sans.
Et cerise sur le gâteau, je travaille pas. Je suis en congé longue durée (arrêt maladie dans la fonction publique) depuis deux ans et pour trois ans encore. Et je pourrai plus jamais retravailler normalement, je suis trop fragile, trop amochée...
Je me vois pas expliquer ça à un mec normal. Bref j'ai pas de projet professionnel. Des projets de vie oui. Vivre plus sereinement, en respectant les limites, faire avec cette foutue maladie, composer avec mon extrême sensibilité que j'ai pas choisie.. Faire du bénévolat, donner de mon temps à des causes qui me tiennent à cœur, m'investir dans des actions qui ont du sens pour moi.
Du coup, je suis tiraillée entre la solitude choisie et subie et l'envie d'être bien avec quelqu'un qui m'accepterait telle que je suis...
Qui voudrait fréquenter une "folle" voilà ce que je me dis souvent. Et en même temps je sais être quelqu'un de très intéressant à fréquenter, j'ai beaucoup lu, voyagé, je suis super curieuse, enthousiaste, généreuse, solaire... Enfin quand je déprime pas 😅

Merci d'avance d'avoir lu mon long pavé...

Tous les conseils et témoignages sont les bienvenus. Je me sentirais moins seule avec mes tourments en mode je dois me résigner à finir mes jours toute seule...
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Nadine1
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Peur de l'amour et peur des autres

Message par Nadine1 »

et si tu posais la question dans l'autre sens ?

Rejetterais tu une personne qui te plait parcqu'elle "n'est pas normale", en arrêt longue durée, qui a priori ne reprendra pas le taf, car trop cabossé par la vie, qui n'aspire qu'à une vie paisible, être bien...
l'accepterais tu tel qu'il est ?
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Roger Cageot
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Peur de l'amour et peur des autres

Message par Roger Cageot »

@Nadine1 oui c'est vrai... Merci pour ta réponse pleine de bon sens :)
En retournant la question dans l'autre sens je répondrai oui j'accepterai la personne telle qu'elle est.. Ce n'est pas le travail, le statut social d'une personne qui prime dans une relation je pense mais l'entente entre ces deux personnes, le respect mutuel, les valeurs communes et le fait de se sentir bien, à l'aise et en confiance.
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Détachement
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Message par Détachement »

Je sais que c’est pas très gentil de penser cela mais pour moi, il est hors de question que je sorte avec une personne dépressive.
Mais à ma défense, je suis en couple depuis dix ans avec une personne handicapée (j’ai aussi un handicap mais moins visible).
Ma seule relation longue.
Beaucoup auraient tourné les talons mais je ne suis pas comme les autres.
Comme les autres n’auraient jamais voulu de moi au long terme … mes ex me l’ont dit et je sais malheureusement pourquoi car j’ai insisté pour savoir ce qui ne convenait pas chez moi pour les autres :sad: .

Mon compagnon est patient.
Mais je doute que la dépression comme je me la figure et comme je la vis rende patient.
Et j’ai besoin de quelqu’un de patient.

Quelqu’un qui a absolument le même handicap que moi, j’en voudrais pas.
Alors si en plus la personne est en plus dépressive comme moi, j’en voudrais encore moins.
C’est un point de vue mais deux dépressifs ensembles, c’est à mes yeux excellent pour plonger dans un gouffre sans fond.
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Ictavia
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Peur de l'amour et peur des autres

Message par Ictavia »

Je sais qu'en fonction du forum dans lequel on se trouve, il est facile d'assumer que lorsque quelqu'un parle de sa maladie, il est surement question de dépression. Il faut quand même se rappeler que malgré le nom du forum, celui-ci est avant tout un endroit où des gens en état de mal-être ont choisit de s'inscrire et la dépression n'a pas le monopole en la matière et même si elle serait présente chez quelqu'un, rien n'indique qu'elle sera le seul trouble dont la personne sera victime.
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Roger Cageot
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Peur de l'amour et peur des autres

Message par Roger Cageot »

@Détachement merci pour ta contribution. Pas très encourageante mais bon chacun a le droit de penser ce qu'il veut. Perso je n'aurai rien contre fréquenter quelqu'un qui souffre de dépression comme moi. D'autant qu'il y a autant de types de dépressions, de dépressifs que de personnes. Les vécus et parcours de chacun sont très personnels. Certes il y a des dénominateurs communs, des symptômes, des réactions caractéristiques de la dépression.
Après deux dépressifs ensemble ça rime pas forcément avec sombrer ensemble. Au contraire si ça colle bien ils peuvent se soutenir et se faire du bien mutuellement.
Je pense vraiment que quelqu'un de "normal" ça va pas le faire. Ça c'est une certitude, la seule de certitude que j'ai en matière de relations amoureuses.
Modifié en dernier par Roger Cageot le samedi 14 mai 2022 11:22, modifié 1 fois.
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Roger Cageot
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Message par Roger Cageot »

Ictavia a écrit : vendredi 13 mai 2022 18:44 Je sais qu'en fonction du forum dans lequel on se trouve, il est facile d'assumer que lorsque quelqu'un parle de sa maladie, il est surement question de dépression. Il faut quand même se rappeler que malgré le nom du forum, celui-ci est avant tout un endroit où des gens en état de mal-être ont choisit de s'inscrire et la dépression n'a pas le monopole en la matière et même si elle serait présente chez quelqu'un, rien n'indique qu'elle sera le seul trouble dont la personne sera victime.
Merci pour ta réponse. Mais je comprends pas le lien avec mon questionnement initial. Tu peux m'éclairer ?
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Détachement
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Message par Détachement »

C’est vrai que tu parlais d’être dépressive dans ton premier message et moi, du coup, j’ai donné mon point de vue de dépressive mais que je le veuille ou non :
D'autant qu'il y a autant de types de dépressions, de dépressifs que de personnes.
C’est vrai malgré tout. Enfin pas entièrement vrai parce que je trouve que c’est à nuancer mais pas faux du tout. Pas vrai dans le sens que la dépression a quand même des descriptions cliniques et doit correspondre à une nosographie minimum et commune. Mais effet, encore moins faux car la dépression c’est plus divers que ce que vit chacun de nous.

Ma dépression n’est pas modérée je pense car j’ai pas de vie, ni même un semblant de vie et je ne m’en plains même pas / ne me donne plus la peine de m’affliger de ne pas être capable de faire ceci ou cela tellement c’est acquis. Dans ma vie, j’ai toujours été limitée et en fait, ça me dérangerait beaucoup que le partenaire n’ait pas de vie non plus et qu’il doive faire face à de nombreuses difficultés.
Alors il me rassure beaucoup que mon compagnon aie une vie sans moi car la vie à mes côtés est décourageante.
Quand il arrive la moindre petite chose à mon compagnon je suis hyper affectée mais sévèrement, alors je n’ose pas l’imaginer avec la même dépression que moi. J’en serais tout le temps malade. Je le laisse impuissant sans cesse donc je prends sur moi.

Tu as pensé à des groupes de parole sur la santé mentale ou quelque chose comme ça ?
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Roger Cageot
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Message par Roger Cageot »

@Détachement
Justement je pense à intégrer un GEM près de chez moi. Ça fera pas de mal d'échanger sans faux-semblant dans un espace où on peut parler ouvertement de la dépression. C'est si usant parfois de déployer une folle énergie pour la cacher en société.
Et puis ça serait un bon moyen de glaner des solutions à certaines difficultés.
J'admire ton courage et ta lucidité sur tes capacités. J'espère progresser comme toi sur le chemin de l'acceptation pour cesser de m'affliger de n'avoir pas de vie, très très peu d'amis, de n'être pas capable de vivre comme tout le monde. Bravo à toi. C'est déjà bien assez lourd le fardeau de la dépression alors si en plus de ça on culpabilise de n'être pas en capacité de faire ceci ou cela
Bref ça me ferait des vacances de me libérer comme toi de ce poids.
Tu fréquentes un groupe de parole ?
Merci pour tes conseils et tes mots encourageants.
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Détachement
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Message par Détachement »

@Roger Cageot,

Je pense ré-essayer un GEM un jour, quand j’irai un peu mieux car je pense que c’est toujours une bonne idée pour socialiser « en douceur » et je t’encourage à aller au bout de ce projet si tu te sens avoir les capacités de le faire. Courage ! :fleur: .
Il n’y a absolument rien à admirer chez moi et je pense être très loin d’être lucide sur mes capacités, je me fourvoie tout le temps, notamment à me surestimer.

Je pense que je me suis mal exprimée. Je pense que je suis capable de rationaliser car c’est une norme que j’ai toujours connue de ne pas savoir faire grand chose ou vraiment à la limite. Quelque part, mon cas est moins douloureux que pour quelqu’un qui se retrouve avec des incapacités du jour au lendemain et qui rêve un quotidien qu’il lui paraît accessible ou qu’il a connu. Comme allégorie bidon, c’est presque comme le fait d’être handicapé de naissance et le fait d’être handicapé du jour au lendemain car dans ce dernier cas, c’est aussi sa vie qu’on remet en question et ce doit être très difficile à vivre. N’importe qui accepte plus facilement les choses quand elles arrivent au quotidien, à la longue, c’est nullement un super pouvoir que j’ai.
En fait, j’essaie de faire avec.

Je souffre tout comme toi de ma solitude, je souffre tout comme toi du manque d’amis, je souffre comme tout le monde ici.
Maintenant que je comprends que je souffre, je peux le dire.
Oh pu.... que je souffre, personne n’en a à ce point idée.
J’ai beau l’écrire partout depuis peu j’ai l’impression que ça ne passe pas.
Mais j’essaie de ne pas m’en culpabiliser parce que dans la vie, on choisit rarement.
Alors je pense que tu n’as pas à culpabiliser, tu n’as certainement pas choisi la situation dans laquelle tu es. Ça ne te dispensera pas de la souffrance malheureusement mais je pense que ça te donnera moins de limites que tu n’aurais pas eues sans cette culpabilité car cette dernière apporte son lot de croyances incapacitantes.

Quand je lis les autres se traiter de tous les noms parce qu’ils n’arrivent pas à faire des loisirs ou des trucs tellement superficiels pour moi alors que moi je sais à peine manger et dormir alors je le prends hyper mal car je me dis qu’à leur yeux, je dois avoir une vie bien merdique et que si eux sont des « sous-mer... », alors moi je suis la « dernière des sous-mer... » et mes efforts à essayer de faire travailler mon tube digestif sont vains :bloque: .
Il m’arrive souvent de penser du mal de moi mais je ne vois pas l’utilité de le dire aux autres, d’extérioriser ça, de rajouter du drame à mes galères. Ça ne me sert à rien et c’est pas du tout dans mon fonctionnement.
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Roger Cageot
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Peur de l'amour et peur des autres

Message par Roger Cageot »

@Détachement
Sociabiliser en douceur c'est le but. Plus ça va moins j'arrive à le faire dans le monde normal. C'est trop d'énergie à déployer. Trop violent. Comme je ne suis plus confrontée aux obligations du monde du travail, je ne vois pas pourquoi je devrais me forcer à endosser un costume pour jouer un rôle social. N'en déplaise à certains thérapeutes qui insistent lourdement sur l'insertion et la socialisation, je vois plus l'intérêt de me forcer à le faire. Plus ça va plus j'ai juste envie de vivre selon mes envies et besoins à moi même si ça implique l'auto exclusion d'un monde dont je ne saisis pas les codes. J'ai ni les armes ni les clés pour communiquer avec les gens normaux, alors je préfère m'avouer vaincue. Et vivre dans ma bulle à l'abri des déceptions et des souffrances résultant inéluctablement des tentatives d'intégration au monde extérieur.
Oui c'est synonyme de souffrance. Mais je suis persuadée qu'un jour où l'autre on arrive à dépasser le sentiment d'échec. Comme toi je progresse tout doucement sur ce chemin d'acceptation de mes límites et je lutte pour mettre à distance la culpabilité.
Je me fourvoie aussi encore parfois mais de moins en moins. Je commence à comprendre que plutôt que d'espérer un miracle, je dois plutôt tendre à vivre une vie qui me ressemble même si ça implique de renoncer à beaucoup de choses, d'être très peu entourée, mais bien entourée.
Je suis comme toi sur le fait d'éviter d'extérioriser mes maux. Plus ça va moins j'en vois l'intérêt, ça n'apporte rien, ça n'avance à rien, ça ne fait qu'amplifier le côté tragique de ce que je vis. Il y a des oreilles professionnelles pour ça. Disons que c'est une pudeur, une forme de dignité, une sorte de fierté retrouvée. C'est mon jardin secret à moi, ma force en quelque sorte que d'être enfin capable de garder ça pour moi.
M'épancher à tort et à travers ne m'a au final pas attiré plus d'empathie que ça.
J'aime beaucoup ta citation "Quand tu auras désappris à espérer, je t’apprendrai à vouloir". C'est la clé pour être enfin en paix avec soi-même et moins se torturer sur nos manquements. Découvrir, cerner ce qu'on veut, passer à l'action, être acteur, volontaire tout en gardant les pieds sur terre. Vouloir oui mais vouloir des choses accessibles, réalistes et à notre portée.
Ha là là il m'aura fallu 46 ans pour redescendre sur terre 😅
J'aime bien échanger avec toi, tu es pleine de bon sens et de philosophie.
Sur ce dodo. Demain je fais une grosse virée à vélo 🚵‍♀️
Tu as déjà pensé au sport pour t'aider à mieux dormir et t'ouvrir l'appétit ? Moi ça m'aide vachement depuis quelques années, ça calme un peu mes angoisses, ça m'a permis de réapprendre à m'alimenter correctement. Ça m'occupe aussi. C'est même devenu une planche de sauvetage.
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Détachement
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Message par Détachement »

@Roger Cageot Si tu ne vois aucun intérêt à l’insertion dans un monde créé par et pour les « gens normaux » alors ne le fais pas ou cherche autrement à combler les besoins que tu identifies.
M’est d’avis que la vie sociale n’est taillée que pour une poignée de gens et que beaucoup s’y essaient sans y parvenir. Certains disent se contenter des petites récompenses sociales et tant mieux pour eux mais c’est pas suffisant pour d’autres et encore d’autres n’ont même pas ces petites récompenses. Alors si essayer est trop coûteux pour le gain potentiel, ça ne vaut pas le coup.
On n’a qu’une vie et la plupart des choses qui nous arrivent, on ne les choisit pas vraiment.
Tout ce qui peut donner une illusion de choix c’est de décider de ce qu’on va faire de ce qui reste en conséquence : au partir de nos moyens / de notre temps imparti alors oui, je pense qu’il peut t’être profitable de t’écouter et de t’assumer.
Mais je ne te conseillerais pas de vivre en ermite, seules de rares personnes sont adaptées à ce style de vie et quoi qu’on en dise, nous restons des êtres grégaires qui ont besoin malgré tout d’affection et d’interactions sociales. C’est prouvé : la solitude tue plus que le tabagisme et l’obésité et avec des conséquences physiologiques bien documentées.

Pleine de bon sens, je ne sais pas, de philosophie, j’en doute encore plus. Mais j’essaie d’avoir une démarche pragmatique par rapport à cet état.
Oui, je peux le comprendre pour le sport, j’ai beaucoup aimé en faire malgré mon trouble de la coordination mais j’ai tout arrêté suite à un incendie.
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Roger Cageot
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Message par Roger Cageot »

@Détachement chercher à combler autrement nos besoins je crois comprendre que c'est une piste à creuser... Comment les combler ces besoins sociaux et affectifs tout en se préservant... à méditer, car oui tu as mille fois raison nous sommes des êtres sociaux et, hormis quelques rares réels ermites capables d'assumer l'isolement, se mettre totalement en retrait c'est pas viable.
C'est peut-être un équilibre à trouver entre interactions sociales et besoin de moments de retraite, de solitude.
Disons que ces besoins de moments seule pour recharger mes batteries sont de plus en plus importants... Ou peut-être que je suis plus à l'écoute aujourd'hui de mes besoins.
Il ne faut pas trop s'écouter non plus et un peu se pousser à aller vers les autres c'est sûr sinon je finirai par devenir complètement autiste et à côté de la plaque.
Par sport j'entends activité physique quelle qu'elle soit qui implique d'être en mouvement et le plus souvent possible en extérieur au grand air, même douce marcher, faire du vélo, même en douceur ça fait du bien.
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