Câblage neuronnal dépressif + peur extrême du changement

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Dami-lench
Messages : 18
Enregistré le : vendredi 02 décembre 2022 7:50

Câblage neuronnal dépressif + peur extrême du changement

Message par Dami-lench »

Bonjour,

Je me permets d'ouvrir ce sujet car je n'ai pas encore trouvé de topic qui traite de ce que je voudrais parler: ressentir comme un cerveau câblé en permanence vers le négatif.
Comme je l'avais dit sur un autre topic, je suis diag autiste et je ne ressens aucune envie ni l'utilité de me sentir bien dans ma peau, parce que dès petit j'étais muet, et très négatif (pleurs, bouderie...).
J'ai l'impression que ma dépression (tout comme l'envie de suicide permanente) s'est construite au fil des ans, et que je m'y sens tellement attaché que j'ai peur de la voir disparaitre et être envahi de joie.
Et j'accepte pas que ma famille m'aime parce qu'elle en est à l'origine de mon mal-être (déjà parce que la famille du parent concerné n'a jamais voulu entendre parler d'autisme et me l'a caché, prétendant que le diag est infondée).

Comme si renoncer à la dépression signifiait perdre tout ce que je connais....

Bien sur je n'accepte aucun compliment venant de ma famille à cause du harcèlement scolaire.

Que faire face à une négativité extrême?
Formidable

Câblage neuronnal dépressif + peur extrême du changement

Message par Formidable »

@Dami-lench

Avoir peur de la joie ou de la disparition de la dépression est lié à la peur de perdre une partie de toi-même. Je connais si bien.

La dépression, même douloureuse, est un état connu et prévisible.
Le bien-être ou la joie sont des territoires inconnus. Ton esprit se dit : "Si je lâche ma dépression, qu'est-ce qui va la remplacer ? Je préfère ce que je connais". J'ai peur aussi et sans cesse des changements et surtout s'ils sont brusques, sauf que je pense( pour moi) qu'ils sont toujours brusques !

Je dois essayer de changer la programmation de mon cerveau et me persuader que si ça change, c'est un renouveau pour autre chose. Si tu es comme moi, tu vois que le chemin est long et dur. Concernant ta famille, qui t'a caché le diagnostic, je comprends que tu ne veuilles pas les affronter.

Ma famille me hait ! Il faut dire qu'elle est assez con pour écouter la dernière personne qui a dit du mal de moi. Et je ne veux surtout pas les affronter et me justifier. Ça me fait "des vacances", même si je ne sais pas ce que c'est, je n'en ai jamais pris de ma vie : Vacances = Nouveau = Dangers !

En même temps, je sais qu'on peut avoir quelqu'un qui nous aime, même s'il nous reproche quelque chose, certes, tu es né autiste, ce n'est pas ta faute, tu n'as pas choisi cette option à la naissance, moi non plus (je le suis aussi).

Le plus dur, c'est de recâbler le cerveau avec ce qui te passionne et le mettre sur Neutre : pas de joie, mais du calme, dans un environnement sans surcharge sensorielle !

Avec une dépression suicidaire, il faut chercher de l'aide chez les pros. Thérapie, recâblage...


Mais ta démarche d'en parler est déjà très courageuse. J'aimerais t'aider plus encore.


(Je sais que j'ai tendance à être bavard, mais ne te sens jamais obligé d'essayer de faire pareil pour me satisfaire de quoi que ce soit, ici, l'important : c'est toi !) :fleur:
Formidable

Câblage neuronnal dépressif + peur extrême du changement

Message par Formidable »

PS : ne cherche pas trop à lire mes angoisses, etc. je les cache dans le rire, je suis un spécial parmi les gens spéciaux.
Dami-lench
Messages : 18
Enregistré le : vendredi 02 décembre 2022 7:50

Câblage neuronnal dépressif + peur extrême du changement

Message par Dami-lench »

Formidable a écrit : mercredi 26 novembre 2025 16:17
@Dami-lench

Avoir peur de la joie ou de la disparition de la dépression est lié à la peur de perdre une partie de toi-même. Je connais si bien.

La dépression, même douloureuse, est un état connu et prévisible.
Le bien-être ou la joie sont des territoires inconnus. Ton esprit se dit : "Si je lâche ma dépression, qu'est-ce qui va la remplacer ? Je préfère ce que je connais". J'ai peur aussi et sans cesse des changements et surtout s'ils sont brusques, sauf que je pense( pour moi) qu'ils sont toujours brusques !

Je dois essayer de changer la programmation de mon cerveau et me persuader que si ça change, c'est un renouveau pour autre chose. Si tu es comme moi, tu vois que le chemin est long et dur. Concernant ta famille, qui t'a caché le diagnostic, je comprends que tu ne veuilles pas les affronter.

Ma famille me hait ! Il faut dire qu'elle est assez con pour écouter la dernière personne qui a dit du mal de moi. Et je ne veux surtout pas les affronter et me justifier. Ça me fait "des vacances", même si je ne sais pas ce que c'est, je n'en ai jamais pris de ma vie : Vacances = Nouveau = Dangers !

En même temps, je sais qu'on peut avoir quelqu'un qui nous aime, même s'il nous reproche quelque chose, certes, tu es né autiste, ce n'est pas ta faute, tu n'as pas choisi cette option à la naissance, moi non plus (je le suis aussi).

Le plus dur, c'est de recâbler le cerveau avec ce qui te passionne et le mettre sur Neutre : pas de joie, mais du calme, dans un environnement sans surcharge sensorielle !

Avec une dépression suicidaire, il faut chercher de l'aide chez les pros. Thérapie, recâblage...


Mais ta démarche d'en parler est déjà très courageuse. J'aimerais t'aider plus encore.


(Je sais que j'ai tendance à être bavard, mais ne te sens jamais obligé d'essayer de faire pareil pour me satisfaire de quoi que ce soit, ici, l'important : c'est toi !) :fleur:
Oui voilà c'est ça. La dépression a beau être désagréable, c'est tout ce que je connais.
Le diable qu'on connait est meilleur que le diable inconnu.
Non seulement mon esprit se demande sans arrêt: "Qu'est ce qu'il y a après la dépression?" / "C'est quoi finalement le bonheur et la joie quand on ne connait que le malheur, l'auto-dénigrement?...." mais en + il sait pertinemment que tout processus thérapeutique (recâblage...) implique nécessairement des douleurs, des hauts et des bas... ce qui fait une peur supplémentaire d'aller mieux.
Résistance au changement, résistance au processus....

pour le diagnostic, disons que l'autre parent (neurotypique) aurait fait des recherches sur l'autisme, mais bon ça n'a jamais été clair.

Pour les pensées suicidaires pareil j'en ai depuis + de 10 ans.
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poussière
Messages : 5959
Enregistré le : lundi 27 novembre 2017 5:10

Câblage neuronnal dépressif + peur extrême du changement

Message par poussière »

J'ai l'impression que c'est un état mélancolique. Voues êtes d'accord ?
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vibou
Messages : 1447
Enregistré le : samedi 11 mars 2023 16:45

Câblage neuronnal dépressif + peur extrême du changement

Message par vibou »

Dami-lench a écrit : jeudi 27 novembre 2025 10:33
Formidable a écrit : mercredi 26 novembre 2025 16:17
@Dami-lench

Avoir peur de la joie ou de la disparition de la dépression est lié à la peur de perdre une partie de toi-même. Je connais si bien.

La dépression, même douloureuse, est un état connu et prévisible.
Le bien-être ou la joie sont des territoires inconnus. Ton esprit se dit : "Si je lâche ma dépression, qu'est-ce qui va la remplacer ? Je préfère ce que je connais". J'ai peur aussi et sans cesse des changements et surtout s'ils sont brusques, sauf que je pense( pour moi) qu'ils sont toujours brusques !

Je dois essayer de changer la programmation de mon cerveau et me persuader que si ça change, c'est un renouveau pour autre chose. Si tu es comme moi, tu vois que le chemin est long et dur. Concernant ta famille, qui t'a caché le diagnostic, je comprends que tu ne veuilles pas les affronter.

Ma famille me hait ! Il faut dire qu'elle est assez con pour écouter la dernière personne qui a dit du mal de moi. Et je ne veux surtout pas les affronter et me justifier. Ça me fait "des vacances", même si je ne sais pas ce que c'est, je n'en ai jamais pris de ma vie : Vacances = Nouveau = Dangers !

En même temps, je sais qu'on peut avoir quelqu'un qui nous aime, même s'il nous reproche quelque chose, certes, tu es né autiste, ce n'est pas ta faute, tu n'as pas choisi cette option à la naissance, moi non plus (je le suis aussi).

Le plus dur, c'est de recâbler le cerveau avec ce qui te passionne et le mettre sur Neutre : pas de joie, mais du calme, dans un environnement sans surcharge sensorielle !

Avec une dépression suicidaire, il faut chercher de l'aide chez les pros. Thérapie, recâblage...


Mais ta démarche d'en parler est déjà très courageuse. J'aimerais t'aider plus encore.


(Je sais que j'ai tendance à être bavard, mais ne te sens jamais obligé d'essayer de faire pareil pour me satisfaire de quoi que ce soit, ici, l'important : c'est toi !) :fleur:
Oui voilà c'est ça. La dépression a beau être désagréable, c'est tout ce que je connais.
Le diable qu'on connait est meilleur que le diable inconnu.
Non seulement mon esprit se demande sans arrêt: "Qu'est ce qu'il y a après la dépression?" / "C'est quoi finalement le bonheur et la joie quand on ne connait que le malheur, l'auto-dénigrement?...." mais en + il sait pertinemment que tout processus thérapeutique (recâblage...) implique nécessairement des douleurs, des hauts et des bas... ce qui fait une peur supplémentaire d'aller mieux.
Résistance au changement, résistance au processus....

pour le diagnostic, disons que l'autre parent (neurotypique) aurait fait des recherches sur l'autisme, mais bon ça n'a jamais été clair.

Pour les pensées suicidaires pareil j'en ai depuis + de 10 ans.
:bye:
Tes questionnements me font penser à ceux de Emil Cioran dans tous ses livres. Tu connais ?
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clémentine
Messages : 7446
Enregistré le : dimanche 08 avril 2012 17:41

Câblage neuronnal dépressif + peur extrême du changement

Message par clémentine »

Bonjour @Dami-lench et Bienvenue,

On sent combien cette négativité est devenue une habitude pour toi, presque comme un câblage.

Tu décris bien la peur de perdre ce que tu connais, même si c’est douloureux.
Et tu partages ici, c’est déjà une façon de ne pas rester seul avec ça.

Oui Cioran !
Dami-lench
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Enregistré le : vendredi 02 décembre 2022 7:50

Câblage neuronnal dépressif + peur extrême du changement

Message par Dami-lench »

clémentine a écrit : vendredi 28 novembre 2025 13:08
Bonjour @Dami-lench et Bienvenue,

On sent combien cette négativité est devenue une habitude pour toi, presque comme un câblage.

Tu décris bien la peur de perdre ce que tu connais, même si c’est douloureux.
Et tu partages ici, c’est déjà une façon de ne pas rester seul avec ça.

Oui Cioran !
Oui et j'ai peur d'en sortir pour des raisons qui vont paraître bizarre
Dami-lench
Messages : 18
Enregistré le : vendredi 02 décembre 2022 7:50

Câblage neuronnal dépressif + peur extrême du changement

Message par Dami-lench »

vibou a écrit : jeudi 27 novembre 2025 20:09
Dami-lench a écrit : jeudi 27 novembre 2025 10:33


Oui voilà c'est ça. La dépression a beau être désagréable, c'est tout ce que je connais.
Le diable qu'on connait est meilleur que le diable inconnu.
Non seulement mon esprit se demande sans arrêt: "Qu'est ce qu'il y a après la dépression?" / "C'est quoi finalement le bonheur et la joie quand on ne connait que le malheur, l'auto-dénigrement?...." mais en + il sait pertinemment que tout processus thérapeutique (recâblage...) implique nécessairement des douleurs, des hauts et des bas... ce qui fait une peur supplémentaire d'aller mieux.
Résistance au changement, résistance au processus....

pour le diagnostic, disons que l'autre parent (neurotypique) aurait fait des recherches sur l'autisme, mais bon ça n'a jamais été clair.

Pour les pensées suicidaires pareil j'en ai depuis + de 10 ans.
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Tes questionnements me font penser à ceux de Emil Cioran dans tous ses livres. Tu connais ?
Moi non je ne connais pas
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