Bonjour à toutes et tous,
je me permet de créer un sujet, j'espère au bon endroit.
j'ai besoin de raconter un peu nos vie, peut-être que quelqu'un saura répondre avec justesse.
j'ai rencontré ma compagne il y'a 15ans, nous étions de jeunes adultes et nous sommes aimés instantanément.
Depuis nous avons vécu tout ce qu'il est agréable ou désagréable de vivre, galères de jeunes, travail, déménagements, voyages, trucs biens, trucs pas biens, la vie quoi, mais toujours ensembles et main dans la main.
Le problème, et ce depuis longtemps, c'est que ma compagne a toujours été une rêveuse, un peu inadaptée au système, elle a cru ce qu'on lui disait petite, qu'il fallait être honnête, empathique, essayer de faire le bien...alors qu'en réalité les gens récompensés sont les individualistes, carriéristes, hypocrites...Bref. J'ai su la protéger et lui remonter le moral pendant des années, mais depuis quelques mois elle a fini par craquer., notamment après un découragement professionnel de fond malgré ses compétences incroyables :..dévalorisation , plus d'envies, prise de poids massive, et puis idées très noires, j'vous fais pas de dessin.
Sa psy nous a alerté, moi et ses proches, et on s'est investis pour l'aider, rotation des accompagnants, la psy qui la suit m'a même mis en arrêt pour l'aider à plein temps, voyant qu'être avec moi lui faisait du bien. Du coup depuis elle remontait la pente, intérêt pour des trucs, espacement puis fin des idées très noires, on avait l'impression d'avancer. Mais on a atteint une sorte de mur dans l'amélioration, la psy a donc évoqué l'idée d'un séjour en clinique, notamment pour adapter éventuellement le traitement plus vite.
Au début refus catégorique de ma compagne, car peur d'être seule, d'être abandonnée etc... on en a reparlé plusieurs fois, je l'ai encouragé à l'envisager, que c'était peut-être une bonne solution, que personne l'abandonnerait jamais, qu'on viendrait tous les jours, que y'aurait des activités, des gens dont c'est le métier....j'ai réussi à la convaincre d'essayer.
Déso pour le roman mais j'ai besoin de parler, et que vous ayez tout le contexte.
On choisit donc une clinique proche de tout son entourage, avec des bons retours des praticiens qui la suivent, évidemment la seule qui coche ces critères est super chère, mais je ne vois pas de meilleur moyen de dépenser nos économies (de travailleurs précaires) que de faire en sorte qu'elle soit bien, donc on y va.
On soumet le dossier, elle est admise en deux semaines.
Dans les dix premières minutes ce qu'on te demande c'est des chèques.
Malgré le tarif de fou, chambre sale et triste, douche au bout du couloir, on avait anticipé et on le savait donc on accepte mais quand même, encore une fois le contexte est important.
Rendez-vous quotidien avec un psy, c'est notre motiv principale, déjà première déconvenue ils envisagent pas d'évolution du traitement alors que c'était l'argument principal de son entrée, ensuite la psy qui conseille pas de téléphone, alors qu'il est uniquement utilisé pour garder le contact avec les proches (condition de son acceptation d'aller en clinique) et écouter un podcast le soir, seule chose qui permet à ma compagne de s'endormir (peut-être...).
Le clou : La psy arrête pas de recommander une limitation/un arrêt du contact avec les proches sans même nous en parler directement à nous, les concernés (je précise que j'ai croisé la psy plusieurs fois au cours des visites, au vu de son tarif bien au delà des prix encadrés, elle aurait pu prendre 5mn pour qu'on en parle tous ensemble peut-être ? nous expliquer en quoi ce serait bénéfique alors que les autres praticiens nous ont tous dit que notre présence était essentielle ? )
Je me suis quand même laissé influencer par ces propos du coup je suggère l'idée de suivre les recommandations de la médecin, que peut-être je vienne pas la voir un ou deux jours, "peut-être que la psy a de bonnes raisons de suggérer ça ? " je sais pas moi je suis pas médecin.
Résultat explosion de larmes, pense que je vais "l'abandonner", à nouveau des flashs de scénarios alors qu'elles en avait plus depuis des semaines...
J'ai grave la haine, j'ai l'impression en deux séances la psy à flingué les maigres progrès qu'on avait fait au cours des mois précédents au prix de gros efforts et de persistance.
Aujourd'hui on se prend dans les bras dans le hall car heureux de se retrouver, une cadre de santé passe et nous dit de pas faire ça dans le hall, genre faut se cacher ?!
En plus aucune activité parce que "en observation" , en gros hormis cachetons/repas elle est dans sa chambre à pleurer, et personne vient la checker, lui parler gentiment ou autres...et en plus faudrait qu'on vienne pas la voir ?!
Je dois croire qui ?!
Je l'abandonnerai pas, et elle m'a promis de pas se faire du mal, mais je suis paumé, je la sens seule et incomprise et malheureuse, et c'est moi qui l'ai convaincu d'aller en clinique, alors qu'elle y est vraiment pas bien, j'ai juste envie d'aller la chercher, d'insulter tous les médecins de cette institution privée. Qu'on se barre et qu'on aille voir la mer. Aujourd'hui je lui ai remonté le moral un peu, je l'ai entendu rire et je m'accroche à ce moment de toutes mes forces, je ne pense qu'à ça, à son rire et son sourire...
Voilà, merci d'avoir lu ou pas, merci de répondre ou pas, prenez soin de vous et vos proches, vous êtes tous belles et beaux, et même si on se connaît pas je vous aime.
B.
Ma compagne vient d'être admise en clinique
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BobbyLaDébrouille
- Messages : 1
- Enregistré le : mercredi 18 février 2026 17:55
- L'étoile dorée
- Messages : 29522
- Enregistré le : dimanche 09 octobre 2011 19:02
Ma compagne vient d'être admise en clinique
Bonsoir Bobby,
Je sais que la prise du téléphone et la limitation des visites en début de séjour se font dans certaines institutions.
Dans mes trois lieux d'hospitalisation, on me prenait juste mon chargeur de téléphone au pire, mais j'avais le droit au téléphone et les visites aussi même si j'en avais peu.
Par contre c'était le contraire, on m'incitait fortement à ne pas rester dans la chambre et à faire des activités, le pb c'est qu'il n'y en avait pas beaucoup au choix et c'était quasiment que le matin. Pas de période d'observation. Par contre tous les jours des passages matins et après midi des infirmières dans les chambres.
Une chambre sale bof bof, encore vieux ok, mais sale non. Moi le ménage était fait tous les jours.
Je ne sais quoi te dire de plus... J'espère que vous trouverez vite une solution, rapproche toi peut être de sa psy libérale pour avoir des conseils ?
Bon courage,
Bonne soirée.
Je sais que la prise du téléphone et la limitation des visites en début de séjour se font dans certaines institutions.
Dans mes trois lieux d'hospitalisation, on me prenait juste mon chargeur de téléphone au pire, mais j'avais le droit au téléphone et les visites aussi même si j'en avais peu.
Par contre c'était le contraire, on m'incitait fortement à ne pas rester dans la chambre et à faire des activités, le pb c'est qu'il n'y en avait pas beaucoup au choix et c'était quasiment que le matin. Pas de période d'observation. Par contre tous les jours des passages matins et après midi des infirmières dans les chambres.
Une chambre sale bof bof, encore vieux ok, mais sale non. Moi le ménage était fait tous les jours.
Je ne sais quoi te dire de plus... J'espère que vous trouverez vite une solution, rapproche toi peut être de sa psy libérale pour avoir des conseils ?
Bon courage,
Bonne soirée.
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