Est ce que vous pensez mériter votre dépression ?
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- Lucioledesjardins
- Messages : 75
- Enregistré le : mardi 06 janvier 2026 15:06
Est ce que vous pensez mériter votre dépression ?
On dit que la culpabilité fait partie des symptômes de la dépression. Je pense que cela renvoie plutôt à se sentir coupable d être en dépression. Mais est ce que certains d’entre vous êtes dépressifs suite à une culpabilité antérieure qui expliquerait votre état dépressif ? Est ce que pour vous il y a des choses mauvaises chez vous qui expliqueraient que vous soyez dépressifs ?
- Amphigouri
- Messages : 7726
- Enregistré le : vendredi 12 mai 2023 14:31
Est ce que vous pensez mériter votre dépression ?
Bonjour @Lucioledesjardins,
Je trouve ta question intéressante. Elle me fait réfléchir. Pour moi, oui c'est mon cas : la culpabilité, bien qu'infondée, a largement participé à ma dépression.
Enfant, mes parents étaient aimants, bienveillants. Mais mon père travaillait h24, burn out, et buvait (encore today) et ma mère était dépassée par ses traumas et elle portait tout le quotidien. J'ai eu le sentiment d'être un poids, j'ai culpabilisé d'exister, je me suis sentie très responsable de la souffrance de mes parents. C'est encore le cas aujourd'hui. A ça j'ajoute le fait que je viens d'une famille où le sens de l'honneur et de la persévérance est très important, et je ne m'y sens pas à la hauteur. Je me sens être une ratée et je culpabilise. C'est en partie tout ça qui m'a faite plonger.
Donc oui, je pense que ma dépression est héritée en partie par cette culpabilité et représente une forme de punition pour tout ce que je n'ai jamais réussi à faire, pour les gens que je n'ai jamais pu sauver.
Tu te sens concernée par ça aussi ?
Je trouve ta question intéressante. Elle me fait réfléchir. Pour moi, oui c'est mon cas : la culpabilité, bien qu'infondée, a largement participé à ma dépression.
Enfant, mes parents étaient aimants, bienveillants. Mais mon père travaillait h24, burn out, et buvait (encore today) et ma mère était dépassée par ses traumas et elle portait tout le quotidien. J'ai eu le sentiment d'être un poids, j'ai culpabilisé d'exister, je me suis sentie très responsable de la souffrance de mes parents. C'est encore le cas aujourd'hui. A ça j'ajoute le fait que je viens d'une famille où le sens de l'honneur et de la persévérance est très important, et je ne m'y sens pas à la hauteur. Je me sens être une ratée et je culpabilise. C'est en partie tout ça qui m'a faite plonger.
Donc oui, je pense que ma dépression est héritée en partie par cette culpabilité et représente une forme de punition pour tout ce que je n'ai jamais réussi à faire, pour les gens que je n'ai jamais pu sauver.
Tu te sens concernée par ça aussi ?
- Lucioledesjardins
- Messages : 75
- Enregistré le : mardi 06 janvier 2026 15:06
Est ce que vous pensez mériter votre dépression ?
Je comprends le schéma que tu ressens, c’est assez commun à beaucoup de gens en dépression, le sentiment de ne pas être à la hauteur. Mais je parlais plutôt de choses qu on a faites et qu on voudrait effacer.
-
davExplik
- Messages : 543
- Enregistré le : mercredi 24 décembre 2025 9:49
Est ce que vous pensez mériter votre dépression ?
perso je pense que personne ne mérite cette saleté de maladie, c'est vraiment trop violent
- Leïla
- Messages : 3952
- Enregistré le : jeudi 28 décembre 2017 20:52
Est ce que vous pensez mériter votre dépression ?
Bonjour,
Je pense que l'on peut déclencher une dépression suite à quelque chose que l'on pourrait se reprocher à soi même d'avoir fait.
Mais ce n'est pas forcément fondé, ça peut être quelque chose pour lequel on s'en veut alors que les autres essaie de nous dire qu'on ne devrait pas.
C'est ce sur quoi il faut travailler.
Mais on ne mérite pas cette dépression, comme tout autre maladie qui nous tombe dessus.
Je pense que l'on peut déclencher une dépression suite à quelque chose que l'on pourrait se reprocher à soi même d'avoir fait.
Mais ce n'est pas forcément fondé, ça peut être quelque chose pour lequel on s'en veut alors que les autres essaie de nous dire qu'on ne devrait pas.
C'est ce sur quoi il faut travailler.
Mais on ne mérite pas cette dépression, comme tout autre maladie qui nous tombe dessus.
- poussière
- Messages : 6138
- Enregistré le : lundi 27 novembre 2017 5:10
Est ce que vous pensez mériter votre dépression ?
Tout comme l'a dit @Amphigouri c'est une question super intéressante.
J'ai moi aussi ressenti le poids d'une déception familiale...Aujourd'hui moins car je sais avoir fait comme j'ai pu et du côté de mes parents, j'ai ressenti certain manquement moi aussi. Donc ça m'aide à déculpabiliser.
Chacun a fait comme il a pu...
Malgré tout, le mal être qui me tient et m'a tenu est multi factoriel, à mon avis.
Quand au fait de penser le mériter...
Une émission que j'écoutais tout à l'heure disait qu'on supporte mieux une douleur quand on lui donne un sens.
Donc parfois j'ai pu jeter la faute sur moi, des fois à d'autres ou sur le karma.
En tout cas notre mieux être nous en sommes en parti responsable, il me semble.
J'ai moi aussi ressenti le poids d'une déception familiale...Aujourd'hui moins car je sais avoir fait comme j'ai pu et du côté de mes parents, j'ai ressenti certain manquement moi aussi. Donc ça m'aide à déculpabiliser.
Chacun a fait comme il a pu...
Certains actes passés m'ont causé du remord et m'ont fait (en parti) sombré dans l'évasion par des moyens néfastes.Lucioledesjardins a écrit : ↑dimanche 15 mars 2026 19:45Je comprends le schéma que tu ressens, c’est assez commun à beaucoup de gens en dépression, le sentiment de ne pas être à la hauteur. Mais je parlais plutôt de choses qu on a faites et qu on voudrait effacer.
Malgré tout, le mal être qui me tient et m'a tenu est multi factoriel, à mon avis.
Quand au fait de penser le mériter...
Une émission que j'écoutais tout à l'heure disait qu'on supporte mieux une douleur quand on lui donne un sens.
Donc parfois j'ai pu jeter la faute sur moi, des fois à d'autres ou sur le karma.
En tout cas notre mieux être nous en sommes en parti responsable, il me semble.
- lodiz
- Captain Kirk
- Messages : 9356
- Enregistré le : vendredi 19 septembre 2008 9:55
Est ce que vous pensez mériter votre dépression ?
Personne ne mérite une maladie, aucune selon moi... Même si certains comportements augmentent certains risques pour certaines maladies, le mériter ? NON. On mérite la prison, la peine de mort, la torture à la rigueur car ce sont des punitions sociétales et judiciaires mais une maladie non, jamais...
- Lucioledesjardins
- Messages : 75
- Enregistré le : mardi 06 janvier 2026 15:06
Est ce que vous pensez mériter votre dépression ?
Je le pense aussi Lodiz, mais ça ne m’empêche pas de me sentir mal et de me dire que c’est peut être de ma faute. Je n’arrive pas à me convaincre que c’est une maladie et les traitements m’ajoutent de l’angoisse.
- clémentine
- Messages : 9358
- Enregistré le : dimanche 08 avril 2012 17:41
Est ce que vous pensez mériter votre dépression ?
Pour moi aussi, comme Lodiz ou DavExplik, personne ne mérite une maladie mentale quelle que soit la culpabilité. On n'a pas de chance ni les uns ni les autres.
C'est ce genre de truc à travailler en thérapie ça !
C'est ce genre de truc à travailler en thérapie ça !
-
davExplik
- Messages : 543
- Enregistré le : mercredi 24 décembre 2025 9:49
Est ce que vous pensez mériter votre dépression ?
quels seraient les arguments pour dire que c'est de ta faute ?Lucioledesjardins a écrit : ↑samedi 21 mars 2026 21:07Je le pense aussi Lodiz, mais ça ne m’empêche pas de me sentir mal et de me dire que c’est peut être de ma faute. Je n’arrive pas à me convaincre que c’est une maladie et les traitements m’ajoutent de l’angoisse.
l'angoisse lié aux traitements c'est pour les effets secondaires ?
- Lucioledesjardins
- Messages : 75
- Enregistré le : mardi 06 janvier 2026 15:06
Est ce que vous pensez mériter votre dépression ?
Des vrais arguments j’en n’ai pas vraiment, j’ai le goût du drame je crois. Les médicaments me font peur parce qu ils modifient nos pensées mais la dépression aussi donc autant les prendre. La quetiapine me stabilise un peu j’ai moins de crises d’angoisse.
-
davExplik
- Messages : 543
- Enregistré le : mercredi 24 décembre 2025 9:49
Est ce que vous pensez mériter votre dépression ?
Jusqu'à preuve du contraire c'est pas de ta faute alors !
La saleté c'est que c'est la dépression elle-même qui abîme le cerveau et pas les ad même si les effets secondaires de démarrage sont chiants
La saleté c'est que c'est la dépression elle-même qui abîme le cerveau et pas les ad même si les effets secondaires de démarrage sont chiants
- clémentine
- Messages : 9358
- Enregistré le : dimanche 08 avril 2012 17:41
Est ce que vous pensez mériter votre dépression ?
@Lucioledesjardins Bonjour,
C'est fort ce que tu dis sur le "goût du drame". Est-ce que c'est une façon pour toi de te sentir exister ou d'occuper le vide ?
En tout cas, c'est le genre de chose qu'on n'ose pas toujours dire aux psys, surtout au début quand on ne connais pas le psy, mais ici on peut en parler plus librement.
C'est fort ce que tu dis sur le "goût du drame". Est-ce que c'est une façon pour toi de te sentir exister ou d'occuper le vide ?
En tout cas, c'est le genre de chose qu'on n'ose pas toujours dire aux psys, surtout au début quand on ne connais pas le psy, mais ici on peut en parler plus librement.
- eperdument
- Messages : 1483
- Enregistré le : mardi 01 janvier 2013 2:28
Est ce que vous pensez mériter votre dépression ?
Bonjour,
Je suis tombé par hasard sur ton post en parcourant le forum… Ton questionnement me parle… beaucoup… Mais y répondre est difficile. Enfin non, pas d’y répondre… mais de mettre le doigt sur les moments « clés »… sur sa vérité… et ses mensonges.
Mon moment clé, mon déclencheur, ma chute… tout est lié à ma culpabilité : fondée… et non fondée.
L’année où je sombre.
Je travaille depuis 11 ans pour la même boîte. Techniquement, je suis SDF depuis quelques années : voiture, hôtel, à droite, à gauche…
Ma mère est malade depuis quelque temps. Alzheimer. Difficile de savoir quand la maladie a commencé… Mais, quand j’étais encore en appartement, elle a commencé à me harceler : venant à mon boulot sans raison (un site très sécurisé), envoyant les pompiers à mon domicile (porte cassée plusieurs fois)…
Il semblerait que ce soit le point de départ de sa maladie.
Pourtant, je visitais mes parents une fois par semaine. Mais ces visites se passaient de plus en plus mal. Elle me traitait ouvertement de mauvais fils, de fils indigne, à chaque fois.
Résultat : je passe de moins en moins, confirmant ses critiques. Elle m’écrit de plus en plus… m’oppressant de plus en plus…
Je ne rentre chez moi que la nuit tombée, la regardant, caché, passer en voiture encore et encore… J’ai peur d’elle maintenant.
Je finis par perdre mon appartement, en lien direct avec ça.
Plus tard, la maladie est diagnostiquée depuis quelque temps. Elle fonctionne presque normalement au niveau des symptômes… sauf ceux que j’ai décrits, qui, eux, ne cessent pas.
Avant, je pouvais faire semblant pendant les réunions de famille : « ma sale gueule ? Ben j’ai bringué toute la nuit ». Alors que non, je ne sortais plus depuis longtemps.
Là, je ne peux plus regarder ma famille en face. Je ne viens plus qu’en semaine, pensant abréger mes souffrances… c’est encore pire.
Et puis, il y a toujours du monde à la maison maintenant que tous connaissent sa maladie… Encore et encore : ce fils indigne qui ne vient pas voir sa mère.
Puis sa maladie s’aggrave. Plus elle s’aggrave, plus je sombre. Je vais faire une grosse connerie si ça continue…
Puis… un jour… au boulot… ma petite sœur m’appelle. Elle ne l’avait jamais fait. Personne d’ailleurs.
Sur le coup, je me dis : « mince, il s’est passé un truc grave ».
En fait non.
Elle était juste à bout, elle aussi, je crois. Et en colère… contre moi. Ne me voyant plus, elle devait penser que je m’en fichais.
Et comme, niveau communication, on fonctionne par rejet dans la famille…
Bref.
Elle n’a pas beaucoup parlé. Mot pour mot :
« Tu es responsable de sa maladie. »
Puis, voulant se rattraper :
« Tu es en partie responsable. »
Fin.
Elle venait de me tuer.
Ensuite, immédiatement, j’ai craqué. Burn-out, ou je ne sais quoi… un truc massif.
Je ne vais plus au boulot. Comment le pourrais-je ?
Je finis à l’hôpital. J’y reste deux ou trois jours, je ne sais plus. De là, j’aurais dû finir en HP, mais non : ils sont passés complètement à côté.
Il faut dire que je ne laissais plus rien paraître. Plus rien n’avait d’importance. J’étais vide. Mort debout.
Je ne suis même pas sûr qu’ils aient eu les vraies raisons de mon hospitalisation.
À ma sortie, je décide de foutre le camp loin d’ici. Je suis parti le jour même.
Je suis coupable.
Non… oui, je sais… mais non.
Je suis coupable d’avoir accéléré sa maladie, donc sa mort. Le stress que j’ai provoqué chez elle a déclenché l’aggravation de son état. C’est un fait.
Bref… comment voulez-vous que je puisse me regarder dans la glace ? Ou regarder un membre de ma famille… comment ?
Re-bref…
Cela n’explique pas tout.
J’ai commencé à fissurer gamin… et cela sans jamais cesser… de fissurer. Là, il faudrait creuser.
Parce que depuis elle… et jusqu’à maintenant… je n’ai rien d’un vivant. Rien.
Je suis dans la punition. Juste la punition. Extrême. Consciente… pour souffrir plus.
Elle n’a plus de sens… J’en suis à la limite.
Elle est ma vie.
Elle n’explique rien.
Je suis tombé par hasard sur ton post en parcourant le forum… Ton questionnement me parle… beaucoup… Mais y répondre est difficile. Enfin non, pas d’y répondre… mais de mettre le doigt sur les moments « clés »… sur sa vérité… et ses mensonges.
Mon moment clé, mon déclencheur, ma chute… tout est lié à ma culpabilité : fondée… et non fondée.
L’année où je sombre.
Je travaille depuis 11 ans pour la même boîte. Techniquement, je suis SDF depuis quelques années : voiture, hôtel, à droite, à gauche…
Ma mère est malade depuis quelque temps. Alzheimer. Difficile de savoir quand la maladie a commencé… Mais, quand j’étais encore en appartement, elle a commencé à me harceler : venant à mon boulot sans raison (un site très sécurisé), envoyant les pompiers à mon domicile (porte cassée plusieurs fois)…
Il semblerait que ce soit le point de départ de sa maladie.
Pourtant, je visitais mes parents une fois par semaine. Mais ces visites se passaient de plus en plus mal. Elle me traitait ouvertement de mauvais fils, de fils indigne, à chaque fois.
Résultat : je passe de moins en moins, confirmant ses critiques. Elle m’écrit de plus en plus… m’oppressant de plus en plus…
Je ne rentre chez moi que la nuit tombée, la regardant, caché, passer en voiture encore et encore… J’ai peur d’elle maintenant.
Je finis par perdre mon appartement, en lien direct avec ça.
Plus tard, la maladie est diagnostiquée depuis quelque temps. Elle fonctionne presque normalement au niveau des symptômes… sauf ceux que j’ai décrits, qui, eux, ne cessent pas.
Avant, je pouvais faire semblant pendant les réunions de famille : « ma sale gueule ? Ben j’ai bringué toute la nuit ». Alors que non, je ne sortais plus depuis longtemps.
Là, je ne peux plus regarder ma famille en face. Je ne viens plus qu’en semaine, pensant abréger mes souffrances… c’est encore pire.
Et puis, il y a toujours du monde à la maison maintenant que tous connaissent sa maladie… Encore et encore : ce fils indigne qui ne vient pas voir sa mère.
Puis sa maladie s’aggrave. Plus elle s’aggrave, plus je sombre. Je vais faire une grosse connerie si ça continue…
Puis… un jour… au boulot… ma petite sœur m’appelle. Elle ne l’avait jamais fait. Personne d’ailleurs.
Sur le coup, je me dis : « mince, il s’est passé un truc grave ».
En fait non.
Elle était juste à bout, elle aussi, je crois. Et en colère… contre moi. Ne me voyant plus, elle devait penser que je m’en fichais.
Et comme, niveau communication, on fonctionne par rejet dans la famille…
Bref.
Elle n’a pas beaucoup parlé. Mot pour mot :
« Tu es responsable de sa maladie. »
Puis, voulant se rattraper :
« Tu es en partie responsable. »
Fin.
Elle venait de me tuer.
Ensuite, immédiatement, j’ai craqué. Burn-out, ou je ne sais quoi… un truc massif.
Je ne vais plus au boulot. Comment le pourrais-je ?
Je finis à l’hôpital. J’y reste deux ou trois jours, je ne sais plus. De là, j’aurais dû finir en HP, mais non : ils sont passés complètement à côté.
Il faut dire que je ne laissais plus rien paraître. Plus rien n’avait d’importance. J’étais vide. Mort debout.
Je ne suis même pas sûr qu’ils aient eu les vraies raisons de mon hospitalisation.
À ma sortie, je décide de foutre le camp loin d’ici. Je suis parti le jour même.
Je suis coupable.
Non… oui, je sais… mais non.
Je suis coupable d’avoir accéléré sa maladie, donc sa mort. Le stress que j’ai provoqué chez elle a déclenché l’aggravation de son état. C’est un fait.
Bref… comment voulez-vous que je puisse me regarder dans la glace ? Ou regarder un membre de ma famille… comment ?
Re-bref…
Cela n’explique pas tout.
J’ai commencé à fissurer gamin… et cela sans jamais cesser… de fissurer. Là, il faudrait creuser.
Parce que depuis elle… et jusqu’à maintenant… je n’ai rien d’un vivant. Rien.
Je suis dans la punition. Juste la punition. Extrême. Consciente… pour souffrir plus.
Elle n’a plus de sens… J’en suis à la limite.
Elle est ma vie.
Elle n’explique rien.
- lodiz
- Captain Kirk
- Messages : 9356
- Enregistré le : vendredi 19 septembre 2008 9:55
Est ce que vous pensez mériter votre dépression ?
Purée tu n'y es pour rien éperdument, ta famille peut-être mais toi non. Il y a des gens toxiques ou égoïste à la base et la démence style alzheimer fait ressortir les choses encore plus. Mais le problème est à la base de la personnalité de la personne je pense, alzheiemer fait ressortir les mauvais côtés (on en a tous il faut se l'avouer), mais ils existent déjà à la base ils sont simplemet plus visibles car il 'ny a plus de faux-semblants dans la démence on devient épouvantablement cash je pense (comme mon père et son égoïsme colombophile, plus el temps passe et plus il n'ya plus que cela qui est important).
Il faut fuir ces situations d'une façon ou de l'autre, au pire en coupant les ponts (mais rien n'oblige d'aller aussi loin tout dépend de la situation) on ne choisit pas sa famille et les mécanismes des familles c'est super compliqué, comme les relations de couple mais multiplié par le nombre d e membres d'une famille je pense.
Il faut fuir ces situations d'une façon ou de l'autre, au pire en coupant les ponts (mais rien n'oblige d'aller aussi loin tout dépend de la situation) on ne choisit pas sa famille et les mécanismes des familles c'est super compliqué, comme les relations de couple mais multiplié par le nombre d e membres d'une famille je pense.
- eperdument
- Messages : 1483
- Enregistré le : mardi 01 janvier 2013 2:28
Est ce que vous pensez mériter votre dépression ?
C'est compliqué lodiz, tellement, je suis dans l'action, uniquement l'action, celle de me punir.....................je vis pour ca................juste ca............................je sais que je dois cesser mais je ne peux pas, c'est ma normalité maintenant.
Ce mécanisme là..................il me vient d'ou..................car il est monstrueux.......................se détruire, détruire sa vie, se suicider socialement ,ce n'était pas suffisant, je me suis empêché de vivre.......................ca me vient de loin ca.................je le sais ....................pourtant je ne me pose la question que maintenant.
Pour dépatouiller tout ca je dois revenir à l'origine du sujet de Lucioledesjardins.......................qui pose vraiment une question importante, merci à elle.......................................cette culpabilité que j'ai évoquée plus haut était brutale, réactionnelle, immédiate.......................rien à voir avec celle qui m'a rongée petit à petit tout le long de ma vie.........................malheureusement, celle que je nommerais de réactionnelle m'empêche tout.................alors que je devrais creuser dans celle que j'appellerais profonde.......................là sont les racines.
Je vais y réfléchir, car c'est difficile de parler, d'écrire, l'impact est là en ce moment, important depuis que j'écris à nouveau...................sommeil, alimentation, émotions...................tous perturbés immédiatement c dingue....................ce n'est pas une mauvaise chose puisque j'étais décalé déjà à ces niveaux....................juste perturbant..................donc mollo.
Ce mécanisme là..................il me vient d'ou..................car il est monstrueux.......................se détruire, détruire sa vie, se suicider socialement ,ce n'était pas suffisant, je me suis empêché de vivre.......................ca me vient de loin ca.................je le sais ....................pourtant je ne me pose la question que maintenant.
Pour dépatouiller tout ca je dois revenir à l'origine du sujet de Lucioledesjardins.......................qui pose vraiment une question importante, merci à elle.......................................cette culpabilité que j'ai évoquée plus haut était brutale, réactionnelle, immédiate.......................rien à voir avec celle qui m'a rongée petit à petit tout le long de ma vie.........................malheureusement, celle que je nommerais de réactionnelle m'empêche tout.................alors que je devrais creuser dans celle que j'appellerais profonde.......................là sont les racines.
Je vais y réfléchir, car c'est difficile de parler, d'écrire, l'impact est là en ce moment, important depuis que j'écris à nouveau...................sommeil, alimentation, émotions...................tous perturbés immédiatement c dingue....................ce n'est pas une mauvaise chose puisque j'étais décalé déjà à ces niveaux....................juste perturbant..................donc mollo.
- lilaa
- Messages : 496
- Enregistré le : vendredi 03 octobre 2014 3:48
Est ce que vous pensez mériter votre dépression ?
Mériter "sa" dépression, ca sonne comme une punition. Il y a de la culpabilité.
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