Coucou,
C'est un livre assez complexe, je dois l'admettre, il y a des notions que je ne connais pas.
Je commence par exposer quelques explications sur le "principe de précaution", qui pose les bases de la gestion du catastrophisme, ou du moins une modalité de gestion, avec ses avantages et ses défauts.
En gros, il est né dans les années 60/70, pour protéger la mer du Nord de "substances préjudiciables" et consiste en une approche de précaution qui vise à prendre des mesures de protection avant même qu'une relation de cause à effet scientifique soit établie par des preuves scientifiques.
Attention, prévention et différent de précaution :
- prévention -> vise les risques connus et avérés
- précaution -> vise des hypothèses non vérifiées mais jugées probables
Ce qui est complexe, c'est que la société demande des précautions de plus en plus pour se prémunir mais cela peut freiner le progrès technologique du fait de mesures appliquées sans preuves rigoureuses à l'appui, contrairement au principe de précaution.
Alors comment agir en tant que politicien ? "Si gouverner c'est prévoir, alors comment agir lorsque justement il est impossible de le faire ?"
En fait, il y a ambivalence : il est jugé excessif ou insuffisant. D'une part, le principe de précaution est jugé comme excessif car il bloque le progrès et est une sorte de luxe disproportionné face à la probabilité des risques. De l'autre, c'est aussi une nouvelle stratégie d'adaptation face à la shit actuelle.
Finalement, y a une sorte d'opposition intrinsèque de la précaution, entre besoin de sécurisation (stratégie) et suppression du risque (frein au progrès). La science devient à la fois objet de solution et de cause de catastrophes. Plus on découvre, plus on découvre les menaces qui vont avec.
J'arrête là... Que pensez-vous de ce fameux principe de précaution ? Constitue-t-il une solution ou un frein d'après-vous ?
S'il y a plus de 3 personnes qui répondent, vous avez le droit de me donner un gage.
