Trouble de la personnalité limite (Borderline)
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- Archaos
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- zabeille
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- barbapapa
- Messages : 206
- Enregistré le : vendredi 03 août 2007 11:45
bonjour!
borderline: c'est un état limite
la personne ayant une strucure psychique borderline évolue sur une ligne de crête: sur un versant la névrose, sur l'autre la psychose
je me retrouve pas mal dans cet état
après, peut t'on la considérer comme une maladie? le débat est ouvert
de ce que j'ai compris, le meilleur traitement reste la psychothérapie
bon courage!
borderline: c'est un état limite
la personne ayant une strucure psychique borderline évolue sur une ligne de crête: sur un versant la névrose, sur l'autre la psychose
je me retrouve pas mal dans cet état
après, peut t'on la considérer comme une maladie? le débat est ouvert
de ce que j'ai compris, le meilleur traitement reste la psychothérapie
bon courage!
-
ehelp
- Messages : 7
- Enregistré le : mercredi 16 avril 2008 13:15
Voilà,
Je me demande à mon tour si je n'ai pas une personnalité borderline (ou plutôt, je suis persuadée que j'en ai une...) et si je n'ai pas une phobie sociale (çà, j'en suis moins certaine, ce que je sais, c'est que çà me panique totalement d'être vu et jugée dans mon travail, je ne supporte pas cela au point que j'ai fait une tentative de suicide il y a trois ans à cause de l'annonce d'une inspection et que je me suis retrouvée aux urgences psychiatrique pour tenter d'éviter d'en faire autant aujourd'hui, toujours à l'annonce de l'approche d'une inspection. Je fais tout pour éviter les situations stressantes et qui me mettent mal à l'aise. Je ne supporte pas d'être jugée, évaluée dans mon travail. J'ai également un mal fou à m'organiser, ce qui fait que ma vie se traduit en véritable calvaire avec mon boulot car toutes mes heures ne se font pas au travail, mais aussi chez moi.
Je n'arrive plus à faire la part entre ma vie professionnelle et ma vie privée. Je pleure presque tous les jours. Je pense sans arrêt, soit à démissionner, soit à me tuer...
Toujours meilleure de ma classe dans mon enfance et mon adolescence, je n'arrive aujourd'hui plus à rien. Ma mère a toujours été extrêmement exigente, mon père complètement absent.
J'ai une peur bleue de l'abandon.Je préfère ne pas passer un examen plutôt que de prendre le risque de l'échouer.
Je n'arrive pas à avoir des relations avec des gens, à l'exception de deux personnes qui ont pour moi une importance capitale, pour qui je serai prête à tout pour eux, y compris à perdre ma vie si un jour cela permettait de sauver la leur.
Faire le moindre papier me demander des heures, voire des jours, des mois. Parfois, je perds de l'argent car je ne fais pas mes papiers en tant et en heure. Et dans mon boulot, et bien: je suis complètement à la ramasse. Je n'arrive pas à faire tout ce que l'on me demande. Je me sens incompétente, débordée en permanence. J'ai l'impression que ce que l'on nous demande est impossible à réaliser.
ET du coup, çà ne va pas mais pas du tout!!!
Pourtant, j'ai tout pour être heureuse: un copain super sur lequel je peux vraiment compter, un ami génial (j'ai tendance à voir en lui le père que j'aurai toujours rêvé d'avoir), un boulot (même si je ne le supporte plus, j'en ai un et je gagne ma vie tous les mois).
J'ai vécu pas mal de trucs durs avant, mais je m'en suis toujours sorti, et là, je me nois dans un verre d'eau, pour des papiers à remplir, parce que je ne sais pas m'organiser, que je n'ai jamais su le faire, et je crois bien que je n'y arriverai jamais malgré mes efforts.
Pourtant, j'ai surmonté des trucs comme:
- mon père qui m'a abandonné à 17 ans
- une tentative de viol (toujours à 17 ans)
- un ami qui s'est pendu (heu, çà, je crois que je l'ai toujours pas encaissé, je n'ai pas su le sauver... je me sens responsable de sa mort)
- des harcèlements et attouchements sexuels dans un ancien boulot
- un accident de voiture très grave
- ...
La liste est malheureusement longue.
J'ai longtemps été hyperphagique. Même si j'ai l'impression d'avoir réussi à régler ce problème, cela a tendance à revenir dès que je vais pas bien, comme si la nourriture était chez moi un refuge.
J'ai toujours refusé de voir des psys, et quand j'en ai vu un la première fois, parce que je me sentais au bord du suicide, çà c'est très mal passé et j'ai fait ma tentative de suicide une semaine après. J'allais mal, mais je crois qu'il n'a rien arrangé. J'en ai vu récemment aux urgences, la première m'a complètement retournée, la deuxième m'a mise en arrêt de travail, ce qui m'a fait le plus grand bien, mais j'ai l'impression que finalement, je n'arrive pas à parler de tout çà. Et pis, je n'ai pas envi de raconter ma vie à quelqu'un. Cela ne regarde personne. D'ailleurs, je pense que je supprimerai mon message lorsque j'aurai eu les réponses qui peut être, permettront de m'aider.
Par pitié, je cherche deséspérément des conseils pour aller mieux, parce que je crois que je vais finir là où on ne revient plus... ET par pitié, ne me dites surtout pas d'aller voir un psy, car c'est ce que j'ai fait alors que c'était hyper hyper dur pour moi, j'en ai vu plusieurs même, mais je n'avance à rien. Seul l'arrêt de travail me fait du bien dans le sens où il empêche (retarde) mon inspection. Mais rien n'est réglé...
Je n'en peux plus, désolée d'avoir été si longue. J'ai besoin d'aide.
Pour résumer, je voudrais savoir:
-si je suis borderline?
-si je suis phobique sociale?
En quoi pourrait consister une thérapie (que je pourrais faire seule parce que les psys... grrr) pour contrer:
-le fait d'être borderline
-le fait d'être phobique sociale
Comment parvenir un jour à devenir ordonnée et organisée.
Répondez moi, je vous en prie. J'ai besoin d'aide.
Je me demande à mon tour si je n'ai pas une personnalité borderline (ou plutôt, je suis persuadée que j'en ai une...) et si je n'ai pas une phobie sociale (çà, j'en suis moins certaine, ce que je sais, c'est que çà me panique totalement d'être vu et jugée dans mon travail, je ne supporte pas cela au point que j'ai fait une tentative de suicide il y a trois ans à cause de l'annonce d'une inspection et que je me suis retrouvée aux urgences psychiatrique pour tenter d'éviter d'en faire autant aujourd'hui, toujours à l'annonce de l'approche d'une inspection. Je fais tout pour éviter les situations stressantes et qui me mettent mal à l'aise. Je ne supporte pas d'être jugée, évaluée dans mon travail. J'ai également un mal fou à m'organiser, ce qui fait que ma vie se traduit en véritable calvaire avec mon boulot car toutes mes heures ne se font pas au travail, mais aussi chez moi.
Je n'arrive plus à faire la part entre ma vie professionnelle et ma vie privée. Je pleure presque tous les jours. Je pense sans arrêt, soit à démissionner, soit à me tuer...
Toujours meilleure de ma classe dans mon enfance et mon adolescence, je n'arrive aujourd'hui plus à rien. Ma mère a toujours été extrêmement exigente, mon père complètement absent.
J'ai une peur bleue de l'abandon.Je préfère ne pas passer un examen plutôt que de prendre le risque de l'échouer.
Je n'arrive pas à avoir des relations avec des gens, à l'exception de deux personnes qui ont pour moi une importance capitale, pour qui je serai prête à tout pour eux, y compris à perdre ma vie si un jour cela permettait de sauver la leur.
Faire le moindre papier me demander des heures, voire des jours, des mois. Parfois, je perds de l'argent car je ne fais pas mes papiers en tant et en heure. Et dans mon boulot, et bien: je suis complètement à la ramasse. Je n'arrive pas à faire tout ce que l'on me demande. Je me sens incompétente, débordée en permanence. J'ai l'impression que ce que l'on nous demande est impossible à réaliser.
ET du coup, çà ne va pas mais pas du tout!!!
Pourtant, j'ai tout pour être heureuse: un copain super sur lequel je peux vraiment compter, un ami génial (j'ai tendance à voir en lui le père que j'aurai toujours rêvé d'avoir), un boulot (même si je ne le supporte plus, j'en ai un et je gagne ma vie tous les mois).
J'ai vécu pas mal de trucs durs avant, mais je m'en suis toujours sorti, et là, je me nois dans un verre d'eau, pour des papiers à remplir, parce que je ne sais pas m'organiser, que je n'ai jamais su le faire, et je crois bien que je n'y arriverai jamais malgré mes efforts.
Pourtant, j'ai surmonté des trucs comme:
- mon père qui m'a abandonné à 17 ans
- une tentative de viol (toujours à 17 ans)
- un ami qui s'est pendu (heu, çà, je crois que je l'ai toujours pas encaissé, je n'ai pas su le sauver... je me sens responsable de sa mort)
- des harcèlements et attouchements sexuels dans un ancien boulot
- un accident de voiture très grave
- ...
La liste est malheureusement longue.
J'ai longtemps été hyperphagique. Même si j'ai l'impression d'avoir réussi à régler ce problème, cela a tendance à revenir dès que je vais pas bien, comme si la nourriture était chez moi un refuge.
J'ai toujours refusé de voir des psys, et quand j'en ai vu un la première fois, parce que je me sentais au bord du suicide, çà c'est très mal passé et j'ai fait ma tentative de suicide une semaine après. J'allais mal, mais je crois qu'il n'a rien arrangé. J'en ai vu récemment aux urgences, la première m'a complètement retournée, la deuxième m'a mise en arrêt de travail, ce qui m'a fait le plus grand bien, mais j'ai l'impression que finalement, je n'arrive pas à parler de tout çà. Et pis, je n'ai pas envi de raconter ma vie à quelqu'un. Cela ne regarde personne. D'ailleurs, je pense que je supprimerai mon message lorsque j'aurai eu les réponses qui peut être, permettront de m'aider.
Par pitié, je cherche deséspérément des conseils pour aller mieux, parce que je crois que je vais finir là où on ne revient plus... ET par pitié, ne me dites surtout pas d'aller voir un psy, car c'est ce que j'ai fait alors que c'était hyper hyper dur pour moi, j'en ai vu plusieurs même, mais je n'avance à rien. Seul l'arrêt de travail me fait du bien dans le sens où il empêche (retarde) mon inspection. Mais rien n'est réglé...
Je n'en peux plus, désolée d'avoir été si longue. J'ai besoin d'aide.
Pour résumer, je voudrais savoir:
-si je suis borderline?
-si je suis phobique sociale?
En quoi pourrait consister une thérapie (que je pourrais faire seule parce que les psys... grrr) pour contrer:
-le fait d'être borderline
-le fait d'être phobique sociale
Comment parvenir un jour à devenir ordonnée et organisée.
Répondez moi, je vous en prie. J'ai besoin d'aide.
- Mélusine
- Messages : 196
- Enregistré le : jeudi 31 mai 2007 12:42
Bonjour,
Je suis moi-même borderline, diagnostiquée depuis 2006 (je crois). Dans les troubles que tu décris, il y en a certains traits. Maintenant, je ne peux pas te dire si tu l'es ou pas car je ne te connais pas assez pour ça.
voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Trouble_de ... borderline
Pour le trouble BL, oui on en guérit, mais pas tout seul. Le mieux pour s'en sortir est soit une thérapie dialectique comportementale, soit une thérapie brève psychanalytique, soit une TCC. Ce sont les thérapies qui, selon des études menées par des spécialistes, donnent les meilleurs résultats. Les médicaments peuvent être une aide car il faut savoir que le trouble BL n'est pas qu'une maladie psychique : elle a aussi des origines biologiques (selon les études qui ont été faites).
Voilà ce que je peux te dire sur le trouble. Par contre, en ce qui concerne la phobie sociale, je n'y connais rien du tout.
Amicalement,
Je suis moi-même borderline, diagnostiquée depuis 2006 (je crois). Dans les troubles que tu décris, il y en a certains traits. Maintenant, je ne peux pas te dire si tu l'es ou pas car je ne te connais pas assez pour ça.
voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Trouble_de ... borderline
Pour le trouble BL, oui on en guérit, mais pas tout seul. Le mieux pour s'en sortir est soit une thérapie dialectique comportementale, soit une thérapie brève psychanalytique, soit une TCC. Ce sont les thérapies qui, selon des études menées par des spécialistes, donnent les meilleurs résultats. Les médicaments peuvent être une aide car il faut savoir que le trouble BL n'est pas qu'une maladie psychique : elle a aussi des origines biologiques (selon les études qui ont été faites).
Voilà ce que je peux te dire sur le trouble. Par contre, en ce qui concerne la phobie sociale, je n'y connais rien du tout.
Amicalement,
-
ehelp
- Messages : 7
- Enregistré le : mercredi 16 avril 2008 13:15
- coconut
- Messages : 278
- Enregistré le : lundi 26 mai 2008 16:45
alors les symptomes...lesquels?
En fait si tu as des hauts et des bas brutalement,des emballements que tu ne peux pas contenir etc...un état limite,au bord du suicide.
Phobique social:tu le sais aussi,c'est quand tu as peur des autres de leur regard,que tu flippes à l'idée d'une situation sociale nouvelle,tu t'enfermes etc
Et bien sûr pour la dépression tu as tous nos témoignages ici.
Souvent aussi certains font appel à l'alcool pour tenir le coup,aux drogues,au sexe, à la bouffe,aux médicaments en excés etc.Tout pour tenir parce que ça fait mal tout ça!!
Et moi ben ça va pas très fort mais pour l'instant je ne me sens pas en danger.Pourvu que ça dure.
Avant tout ça j'ai fait une psychothérapie pendant 10 ans.Longue histoire et j'en suis aujourd'hui à me poser des questions sur cette thérapie.
Aujourd'hui je commence à voir une psychiatre:sans médicament c'est pour moi tout simplement impossible.
En fait si tu as des hauts et des bas brutalement,des emballements que tu ne peux pas contenir etc...un état limite,au bord du suicide.
Phobique social:tu le sais aussi,c'est quand tu as peur des autres de leur regard,que tu flippes à l'idée d'une situation sociale nouvelle,tu t'enfermes etc
Et bien sûr pour la dépression tu as tous nos témoignages ici.
Souvent aussi certains font appel à l'alcool pour tenir le coup,aux drogues,au sexe, à la bouffe,aux médicaments en excés etc.Tout pour tenir parce que ça fait mal tout ça!!
Et moi ben ça va pas très fort mais pour l'instant je ne me sens pas en danger.Pourvu que ça dure.
Avant tout ça j'ai fait une psychothérapie pendant 10 ans.Longue histoire et j'en suis aujourd'hui à me poser des questions sur cette thérapie.
Aujourd'hui je commence à voir une psychiatre:sans médicament c'est pour moi tout simplement impossible.
-
ehelp
- Messages : 7
- Enregistré le : mercredi 16 avril 2008 13:15
je voulais connaître tes symptômes à toi. Justement, moi, je n'ai jamais fait de psychothérapie. J'ai vu des psychiatres deux fois quand j'étais au bord du gouffre, la première fois, cela a fini par une tentative de suicide, mais j'avais vraiment vécu des trucs très graves aussi.
Aujourd'hui, j'ai l'impression d'aller nettement mieux, je suis en période plutôt de haut, et bizarrement, je ne me plains pas d'être borderline, c'est presque une fierté pour moi, car c'est ma personnalité, et c'est moi tout simplement, et je n'ai pas envi que l'on me change ou que l'on cherche à me changer. Pour ma part aussi je refuse tout médicament. Quant à la psychothérapie, je me suis posée la question, parce que les périodes de bas sont telles qu'elles me mettent physiquement en danger, elles mettent ma vie en jeu. Mais je ne sais pas, parce que mine de rien, j'ai énormément de mal à pouvoir faire confiance à un psychiatre, alors j'aurai bien aimé que tu m'apportes ton témoignage puisque tu as déjà fait une psychothérapie, et que tu me dises si tu penses que cela est bénéfique et si cela t'a apporté quelque chose. Car pour ma part, les fois où j'ai du voir des psychiatres, je ressortais des séances en ayant l'impression d'être encore un peu plus démolie en sortant qu'en y rentrant, alors je ne sais pas si ce serait bénéfique, ou si au contraire, cela n'aurait pas des effets néfastes pour moi. La psy avait pris pour moi des rendez vous pour que je commence une psychothérapie, je n'y suis pas allée. Je n'ai pas pu.
Dis moi aussi pourquoi tu ne vas pas fort en ce moment.
Aujourd'hui, j'ai l'impression d'aller nettement mieux, je suis en période plutôt de haut, et bizarrement, je ne me plains pas d'être borderline, c'est presque une fierté pour moi, car c'est ma personnalité, et c'est moi tout simplement, et je n'ai pas envi que l'on me change ou que l'on cherche à me changer. Pour ma part aussi je refuse tout médicament. Quant à la psychothérapie, je me suis posée la question, parce que les périodes de bas sont telles qu'elles me mettent physiquement en danger, elles mettent ma vie en jeu. Mais je ne sais pas, parce que mine de rien, j'ai énormément de mal à pouvoir faire confiance à un psychiatre, alors j'aurai bien aimé que tu m'apportes ton témoignage puisque tu as déjà fait une psychothérapie, et que tu me dises si tu penses que cela est bénéfique et si cela t'a apporté quelque chose. Car pour ma part, les fois où j'ai du voir des psychiatres, je ressortais des séances en ayant l'impression d'être encore un peu plus démolie en sortant qu'en y rentrant, alors je ne sais pas si ce serait bénéfique, ou si au contraire, cela n'aurait pas des effets néfastes pour moi. La psy avait pris pour moi des rendez vous pour que je commence une psychothérapie, je n'y suis pas allée. Je n'ai pas pu.
Dis moi aussi pourquoi tu ne vas pas fort en ce moment.
- coconut
- Messages : 278
- Enregistré le : lundi 26 mai 2008 16:45
je crois que ce qui est interessant est de faire les 2 en même temps:un psychiatre qui va te suivre médicalement et un psychologue qui va t'écouter.Ca sous entend que les 2 vont être bien,en tout cas qu'ils vont te convenir.
Dans mon cas,je voyais une psychologue opposée aux médicaments:résultats,très bon contact,mais elle n'était qu'une béquille et au bout de 10 ans à tourner en rond(au cmp)elle a arrêté à me suivre.
J'ai tenu 7 ans mais là c'est stop et je me fais aider,pour l'instant par une psychiatre et avec des médicaments.
j'espère que ça t'aide.
Dans mon cas,je voyais une psychologue opposée aux médicaments:résultats,très bon contact,mais elle n'était qu'une béquille et au bout de 10 ans à tourner en rond(au cmp)elle a arrêté à me suivre.
J'ai tenu 7 ans mais là c'est stop et je me fais aider,pour l'instant par une psychiatre et avec des médicaments.
j'espère que ça t'aide.
- Procrastina
- Membre d'honneur
- Messages : 1522
- Enregistré le : lundi 07 janvier 2008 17:06
Hello Ehelp
Je vois un psychiatre pour ma thérapie et mon traitement, je travaille avec lui depuis 4 ans environ pour aller mieux. En fait il n'essaie pas de me changer, ce n'est pas le but. Le but c'est de comprendre qui on est, d'éliminer quelques symptômes superflus (tels que la phobie sociale, agoraphobie, les tocs pour moi) au passage, d'atténuer l'angoisse, mais surtout de ne plus être esclave de sa maladie et de ses peurs.
Je sais aujourd'hui que je serais toujours telle que je suis, mais un jour avec moins de souffrance, et plus de fierté justement, et moins de défenses qui finissent par être comme une prison. C'est ça qu'on fait en thérapie, restituer l'image de soi, apprendre à être soi, apprendre qui on est quand on a du mal à distinguer sa personnalité, apprendre à se montrer tels que l'on est, à faire confiance aux gens, ou à ne plus les laisser nous faire du mal...
Après, borderline ou pas, ou autre, peu importe, tu es avant tout TOI
Je vois un psychiatre pour ma thérapie et mon traitement, je travaille avec lui depuis 4 ans environ pour aller mieux. En fait il n'essaie pas de me changer, ce n'est pas le but. Le but c'est de comprendre qui on est, d'éliminer quelques symptômes superflus (tels que la phobie sociale, agoraphobie, les tocs pour moi) au passage, d'atténuer l'angoisse, mais surtout de ne plus être esclave de sa maladie et de ses peurs.
Je sais aujourd'hui que je serais toujours telle que je suis, mais un jour avec moins de souffrance, et plus de fierté justement, et moins de défenses qui finissent par être comme une prison. C'est ça qu'on fait en thérapie, restituer l'image de soi, apprendre à être soi, apprendre qui on est quand on a du mal à distinguer sa personnalité, apprendre à se montrer tels que l'on est, à faire confiance aux gens, ou à ne plus les laisser nous faire du mal...
Après, borderline ou pas, ou autre, peu importe, tu es avant tout TOI
-
ehelp
- Messages : 7
- Enregistré le : mercredi 16 avril 2008 13:15
Là, je me rends plus trop compte, parce que çà va beaucoup mieux, mais c'est clair que j'ai passé une année horrible. Je ne sais pas trop si je dis le faire ou pas, d'autant que je manque de temps pour moi. Je vais y réfléchir, parce qu'aujourd'hui tout va bien, mais quand çà va mal, çà va mal. Ce qu'il y a aussi, c'est que j'ai l'impression que lorsque çà va mal, ce n'est pas sans raison... Aucun psy au monde ne pourra me rendre les gens qui me manquent, ni revenir dans le passé... et je n'ai pas l'impression que c'est parce qu'ils vont me dire d'accepter que je vais accepter et aller mieux... Que peuvent-ils savoir de mes souffrances et de ma vie, eux qui ne l'ont pas vécu???
Par exemple, j'ai détesté la manière dont la psy me demandait des trucs privés et appuyait là où çà faisait mal. Pour moi, ce qui est de l'ordre du privé est privé, hors de question de dévoiler ma vie à un inconnu comme çà... je ne me sens pas toujours respectée de ce point de vue là avec les psys. Parce que justement, il y a des choses dont je refuse de parler et que je veux garder pour moi.
Et je n'aime pas me sentir jugée, et encore moins par un psy.
Par exemple, j'ai détesté la manière dont la psy me demandait des trucs privés et appuyait là où çà faisait mal. Pour moi, ce qui est de l'ordre du privé est privé, hors de question de dévoiler ma vie à un inconnu comme çà... je ne me sens pas toujours respectée de ce point de vue là avec les psys. Parce que justement, il y a des choses dont je refuse de parler et que je veux garder pour moi.
Et je n'aime pas me sentir jugée, et encore moins par un psy.
- Procrastina
- Membre d'honneur
- Messages : 1522
- Enregistré le : lundi 07 janvier 2008 17:06
Ben écoute pas besoin d'être dans le creux de la vague et d'aller très mal pour aller voir un psy... c'est un travail de fond que tu es censée faire avec eux, donc c'est pas juste "le mal" ur lequel on discute... puis parfois dans les périodes où on se sent mieux, on a plus de recul sur les comportements qui nous font du mal, qu'on aimerait changer, ou les trucs qui vont pas quoi en général, donc bon...
Sinon... tu sais il ne s'agit pas que les psy ressentent ce que tu ressens, ça personne peut le savoir, le ressentir à part toi, ils sont pas là pour partager ta souffrance, mais t'aider à aller mieux. Et bien sûr qu'ils ne peuvent pas te rendre les gens qui te manquent, par contre ils peuvent t'aider à mieux vivre avec ton deuil.
Puis les pys ne jugent pas, ils sont neutre, c'est ça qui est agréable par rapport à si tu parles avec un proche, un ami...
Bien sûr, les psy appuient où ça fait mal, mais tu dois pas voir ça comme une intrusion, en fait quand tu vas voir un psy, il y a le secret médical, et rien de ce que tu diras ne sortira de la pièce.
Le psy est censé être comme une sorte de miroir, le but c'est pas que tu lui parles à lui, mais que tu te parles à toi, avec lui pour te guider et t'aider à comprendre certaines choses. Parce que ta vie et tes souffrances, en effet, ça le regarde pas, c'est pour ça parfois qu'on a l'impression qu'ils sont froids. Enfin voilà, c'est un truc que tu fais pour toi quoi, le psy tu t'en fous, tu vois ? Dans son cabinet, il s'agit de toi et uniquement de toi
Sinon... tu sais il ne s'agit pas que les psy ressentent ce que tu ressens, ça personne peut le savoir, le ressentir à part toi, ils sont pas là pour partager ta souffrance, mais t'aider à aller mieux. Et bien sûr qu'ils ne peuvent pas te rendre les gens qui te manquent, par contre ils peuvent t'aider à mieux vivre avec ton deuil.
Puis les pys ne jugent pas, ils sont neutre, c'est ça qui est agréable par rapport à si tu parles avec un proche, un ami...
Bien sûr, les psy appuient où ça fait mal, mais tu dois pas voir ça comme une intrusion, en fait quand tu vas voir un psy, il y a le secret médical, et rien de ce que tu diras ne sortira de la pièce.
Le psy est censé être comme une sorte de miroir, le but c'est pas que tu lui parles à lui, mais que tu te parles à toi, avec lui pour te guider et t'aider à comprendre certaines choses. Parce que ta vie et tes souffrances, en effet, ça le regarde pas, c'est pour ça parfois qu'on a l'impression qu'ils sont froids. Enfin voilà, c'est un truc que tu fais pour toi quoi, le psy tu t'en fous, tu vois ? Dans son cabinet, il s'agit de toi et uniquement de toi
-
ehelp
- Messages : 7
- Enregistré le : mercredi 16 avril 2008 13:15
Ben écoute pas besoin d'être dans le creux de la vague et d'aller très mal pour aller voir un psy... c'est un travail de fond que tu es censée faire avec eux, donc c'est pas juste "le mal" ur lequel on discute...
puis parfois dans les périodes où on se sent mieux, on a plus de recul sur les comportements qui nous font du mal, qu'on aimerait changer, ou les trucs qui vont pas quoi en général, donc bon...
K, jusque là, je suis d'accord
Sinon... tu sais il ne s'agit pas que les psy ressentent ce que tu ressens, ça personne peut le savoir, le ressentir à part toi, ils sont pas là pour partager ta souffrance, mais t'aider à aller mieux. Et bien sûr qu'ils ne peuvent pas te rendre les gens qui te manquent, par contre ils peuvent t'aider à mieux vivre avec ton deuil.
Je n'aime pas trop les termes "aider à vivre mieux un deuil"... je ne vois pas trop comment une personne qui na pas le même vécu et qui ne peut pas ramener les personnes à la vie peuvent m'aider sur ce coup là de quelques manières que ce soit... Le psy n'est ni un magicien, ni un surhumain, quand certaines choses de la vie ne vont pas... et bien, elles ne vont pas et il n'y a pas forcément toujours une recette miracle. J'avoue que cette phrase "aider à mieux vivre avec ton deuil" m'énerve au plus haut point.
Heu, là... pas sûr... les vrais amis ne jugent pas, mais les psys...Puis les pys ne jugent pas, ils sont neutre, c'est ça qui est agréable par rapport à si tu parles avec un proche, un ami...
Bien sûr, les psy appuient où ça fait mal, mais tu dois pas voir ça comme une intrusion, en fait quand tu vas voir un psy, il y a le secret médical, et rien de ce que tu diras ne sortira de la pièce.
Sauf que le psy est un humain et que je n'ai aucune envi de tout lui dire, même pas à lui, certaines choses m'appartiennent et n'appartiennent qu'à moi et oui, je vis cela comme une très grande intrusion.
Sauf que je sais parfaitement le pourquoi de mes souffrances, je n'ai pas besoin de miroir pour cela. Encore une fois, il y a certaines choses sur lesquelles personne ne peut agir...Le psy est censé être comme une sorte de miroir, le but c'est pas que tu lui parles à lui, mais que tu te parles à toi, avec lui pour te guider et t'aider à comprendre certaines choses
Non, le psy, je ne m'en fous pas, certains sont heureusement humains, d'autres dévastateurs. Or, à vrai dire, ce qui me gêne, c'est que dans les séances que j'ai pu faire, non seulement j'ai eu l'impression de ne pas avancer du tout, mais en plus cela me faisait aller un peu plus mal, et moi qui a déjà un problème fou pour arriver à gérer tout ce que j'ai affaire (j'ai toujours l'impression de courir après le temps), ben çà a accentué le truc car j'avais encore moins de temps...Parce que ta vie et tes souffrances, en effet, ça le regarde pas, c'est pour ça parfois qu'on a l'impression qu'ils sont froids. Enfin voilà, c'est un truc que tu fais pour toi quoi, le psy tu t'en fous, tu vois ? Dans son cabinet, il s'agit de toi et uniquement de toi :console
Je suis désolée, je peux paraître bien pessimiste, mais ces questions, je me les pose vraiment, parce que je sens bien que j'ai besoin d'une aide, d'autant plus qu'aujourd'hui, je suis à l'envers complet. Mais je n'arrive pas à en trouver de l'aide. Est ce qu'un psychologue a une onction très différente d'un psychiatre. Concrètement, a-t-on des conseils concrets sur les trucs à faire pour aller mieux? Parce que si c'est juste moi qui parle et l'autre qui écoute, pour de bon, je ne vois absolument pas l'intérêt, et je trouve même que cela produit un effet contraire à celui attendu d'aller mieux. En échange, si le psy explique concrètement des choses (et non pas pose seulement des questions) en suggérant des pistes pour remédier à certains soucis, là je suis preneuse...
Alors comment çà se passe vous vos séances concrètement???
- coconut
- Messages : 278
- Enregistré le : lundi 26 mai 2008 16:45
eh bien le principe c'est justement que si on te suggere de faire les choses ça ne sert à rien.Maintenant peut être peux tu trouver un psy avec lequel ça passera mieux.Si tu es vraiment en période de crise ,il n'y a que les médicaments qui vont t'aider dans un premier temps(et l'écoute du "bon" psy bien sûr)
bises
bises
- small
- Messages : 467
- Enregistré le : dimanche 14 octobre 2007 15:41
Bonjour. Je prends le train en marche pour donner mon témoignage.
chez moi, les troubles bdl se manifestent bien sûr par de la dépression, une difficulté énorme à gérer mes émotions (je pleure ou je ris pour un rien), j'ai énormément de mal à construire mes relations aux autres, je suis complètement parano (et le savoir ne m'empêche pas de l'être!), je me sens comme une extra-terrestre et je n'ai d'ailleurs aucun "vieil ami" car les gens ne supportent pas longtemps ce côté à la fois hyperaffectif et agressif, avec des sautes d'humeur assez brusques et sans raison valable (en tout cas raisonnable). je crois, pour résumer, que ce qui me caractérise le plus, c'est l'ambivalence de caractère et de comportement : je suis asociale, je n'aime pas voir du monde et en même temps j'en viens toujours à m'attacher aux gens de façon maladive. j'essaie désespérément de me faire aimer et en même temps j'envoie promener tout le monde etc.
Ma thérapie se situe sur deux plans : je vois un psychiatre pour les prescriptions médicamenteuses et uniquement pour ça, puis un autre pour une thérapie classique (j'ai été orientée vers elle pour une psychanalyse mais je lui ai tout de suite dit qu'il était hors de question que je m'allonge sur son divan!). La seconde commente souvent ce que je dis et m'invite à réfléchir à mes "moteurs" et à mes "désirs". Elle essaie de m'amener à réfléchir à ce qui me bloque dans mon passé pour lever les verrous dans mon présent.
chez moi, les troubles bdl se manifestent bien sûr par de la dépression, une difficulté énorme à gérer mes émotions (je pleure ou je ris pour un rien), j'ai énormément de mal à construire mes relations aux autres, je suis complètement parano (et le savoir ne m'empêche pas de l'être!), je me sens comme une extra-terrestre et je n'ai d'ailleurs aucun "vieil ami" car les gens ne supportent pas longtemps ce côté à la fois hyperaffectif et agressif, avec des sautes d'humeur assez brusques et sans raison valable (en tout cas raisonnable). je crois, pour résumer, que ce qui me caractérise le plus, c'est l'ambivalence de caractère et de comportement : je suis asociale, je n'aime pas voir du monde et en même temps j'en viens toujours à m'attacher aux gens de façon maladive. j'essaie désespérément de me faire aimer et en même temps j'envoie promener tout le monde etc.
Ma thérapie se situe sur deux plans : je vois un psychiatre pour les prescriptions médicamenteuses et uniquement pour ça, puis un autre pour une thérapie classique (j'ai été orientée vers elle pour une psychanalyse mais je lui ai tout de suite dit qu'il était hors de question que je m'allonge sur son divan!). La seconde commente souvent ce que je dis et m'invite à réfléchir à mes "moteurs" et à mes "désirs". Elle essaie de m'amener à réfléchir à ce qui me bloque dans mon passé pour lever les verrous dans mon présent.
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