c'est gentil de prendre de mes nouvelles

ça va merci. je ne suis pas au top niveau anxiété aujourd'hui parce que je retravaille demain et que... désolée je ne trouve pas d'expression plus correcte, j'ai les jetons parce que je ne me sens capable de rien (rien que l'idée de monter et descendre les escaliers entre les deux étages, de devoir écouter les gens et réfléchir à des solutions à leurs problèmes etc.

). sinon, toujours pas bu (mais ce matin j'en a vraiment envie, ça me calmerait bien, je le sais... en plus je ne peux pas reprendre de xanax en plus de ma dose quotidienne parce que j'ai compté j'en aurais pas assez d'ici mon prochain rendez-vous chez la psy...). Hier, j'ai fait la connerie en mettant la table de proposer à ma mère de lui sortir son cubi de vin rosé du frigo... je te dis pas l'effet que ça m'a fait d'avoir ce truc entre les mains. Je me suis dépéchée de le balancer sur la table et je me suis jetée sur mon xanax en maitrisant au mieux ma crise d'angoisse pour que ma mère ne s'aperçoive de rien (pas facile quand t'as l'impression de plus arriver à respirer...

). mais voilà, je tiens. d'ailleurs en cherchant autre chose je suis tombée sur un terme que je ne connaissais pas : l'alcoolose :
"On le qualifie d'alcoolisme secondaire, à 80% éprouvé par les femmes.
Facteurs psychologiques
Au départ existe une dépression ou une anxiété chronique sur laquelle l'alcool agit comme un anti-dépresseur ou un anxiolitique. C'est le médicament qui devient drogue. L'alcoolisation est solitaire, empreinte d'une culpabilité importante car il vient combler une frustration, une souffrance tout en installant sournoisement une dépendance rapide mais solide.
Tolérance
Elle est très mauvaise. Il n'est pas nécessaire de boire de grandes quantités pour ressentir les effets psychotropes du produit. Au départ l'alcoolisation est épisodique, souvent solitaire et dissimulée. Les ivresses sont fréquentes et "spectaculaires". Paradoxalement, le buveur ressent peu d'attrait voire même du dégoût pour l'alcool d'où des tentatives d'arrêt de la consommation.
Facteurs toxiques
La dépendance très rapide s'accompagne de troubles graves et précoces du comportement sexuel et social (impuissance, perversion, perte de travail, divorce, abandon des enfants...). Les complications psychiatriques sont fréquentes (état maniaco-dépressif, phobie, mythomanie).
Les femmes sont désavantagées par un capital enzymatique moins élevé (qui provoque une diminution du métabolisme). L'alcool reste par conséquent plus longtemps dans le sang d'où un effet toxique plus net.
A court terme, la seule issue envisagée est le suicide.
Traitement
Ecoute, déculpabilisation, soulagement de la douleur morale, information de l'entourage. Les centres de repos, de cure, de post-cure. Intérêt des groupes d'anciens buveurs, de la chaleur humaine."
extrait du site neplusboire.free.
C'est tout à fait la forme d'alcoolisme (osons le mot, j'aurais été incapable de le prononcer il y a encore un mois de ça) dont je souffre: je me reconnais là dedans en tout point. Positivons : au moins j'aurais appris quelque chose...

Et pour la chaleur humaine, je vous ai vous, sur ce forum, merci
