Lilith, je te rassure, l'alcoolisme n'est pas héréditaire.
A tous, ça me fait tellement de peine de vous voir vous détruire comme ça ...
Apparemment le problème de l'alcoolisme chez les dépressifs que je ne le pensais, je croyais que mon mari était un "cas à part".
En tout cas, vos témoignages m'aident à comprendre beaucoup de choses, avec le recul je comprend de plus en plus pourquoi il buvait, même si je savais bien que c'était "pour ne pas penser" comme vous dites si bien.
Je ne saurais que vous conseiller d'essayer de ne pas tomber là dedans. Vous avez déjà assez à faire avec votre dépression, il vous faut déjà assez de forces pour vous battre contre elle, alors ne vous rajoutez pas inutilement un nouveau combat !
Parce que tomber dedans c'est facile, mais en sortir ... ! Enfin, si on veut en sortir bien sur ... parce qu'une fois tomber là dedans, même si on se sent mal de faire ce qu'on fait, on se sent "bien" dans ces espèces de rituels, et vouloir en sortir est plus dur que de se complaindre dedans ...
L'alcoolisme est terriblement sournois, il s'accroche à vous sans même que vous vous en rendiez compte. Au départ, vous buvez pour vous déconnecter, pour ne plus penser quelques heures, vous vous dites que ça ne mange pas de pain, et puis quelques temps plus tard vous commencerez à vous rendre compte que vous avez BESOIN de boire, non plus pour oublier, mais parce que votre corps le réclame ... et l'état de manque, je vous jure que ça n'est pas drôle ...
Je suis peut être un peu dure dans mes propos, mais je suis si triste pour vous, peut être que vous savez déjà tout ce que j'ai dis, mais j'aimerais tellement que vous trouviez la force de résister, mener un combat à la fois suffit, inutile de vous rajouter des poids.
L'alcoolisme détruit tout sur son passage, mais c'est malheureusement souvent quand il est trop tard qu'on s'en aperçoit ...
Alors demandez de l'aide, à un médecin, un psy, à l'hopital, auprès de votre famille, vos amis ... mais ne restez pas seuls avec ça, c'est trop dur à gérer. Et n'ayez pas peur d'être jugé, demander de l'aide est le premier pas vers la guérison.
