Dépression de ma femme, mort de notre vie de famille...
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- esperance
- Messages : 50
- Enregistré le : jeudi 19 mai 2011 14:52
Dépression de ma femme, mort de notre vie de famille...
Des...espoirs, je suis désolé pour toi, je t'avais fais part il y a longtemps du comportement de mon mari qui ressemble au tien et du fait qu'il m'avait trompé . En te lisant je ressens de la peur...J'essaye depuis des mois d'avoir une explication moi aussi , dois je le croire lorsqu'il m'assure que c'est fini? Je comprends que tu souffle un peu, le fait d'avoir une explication ne peux que te "libérer". Je ne suis pas venue depuis longtemps sur ce forum, mais comme tous je lis vos messages.
Il voit un psy depuis peu. il souffrirait d'un syndrome dont je n'ai plus le nom en tête. Il pense qu'il détruit tout ce qui l'entoure qu'il est un "fléau" pour la société. Il refuse tous ce qui pourrait le rendre heureux, refuse de me toucher, de "m'aimer" sous prétexte qu'il n'en a plus le droit. parfois il "pete vraiment les plombs" me dit qu'il veut en finir et pleure dans mes bras en disant qu'il m'aime . dois je le croire, je n'ai rien qui me prouve qu'il me cache quelque chose. J'ai essayé durant des mois de découvrir quelque chose, il ne s'absente jamais sauf pour le travail, mais je sais aussi combien il a pu me mentir et je n'ai rien vu! La seule chose qui me semble louche c'est qu'il a un mot de passe pour son ordinateur, je pense également qu'il s'est crée de nouvelles adresses mails. Son explication est qu'il a peur que je lise des choses que j'interpréterais mal et si il a vraiment peur que je le quitte, je comprends cela. Il sait que tout ceci ne tient qu'a un fil. Je me raisonne en me disant qu'il ne m'aurait pas fait déménager, quitter tout pour lui mais je suis consciente qu'il est très malheureux et qu'il ne veut pas nous perdre ce qui ne signifie pas qu'il n'a pas une double vie comme ton mari...J'attends sagement en pensant que si c'est le cas je finirais par le savoir mais cela me ronge.
Dernièrement il a pris mon sac, l'a fouillé et a lu tous mes messages, je lui demande pourquoi et il me dit qu'il est jaloux. J'ai souvent l'impression que c'est moi qui l'ai trompé et non le contraire!
La bonne nouvelle c'est que j'ai trouvé un travail qui pourrait être définitif et qui me plait, je suis donc rassurée pour le moment , pour mon avenir et lui me dit "à present tu va pouvoir me dire m...).
je pense à toi et à vous tous bien sur.
Il voit un psy depuis peu. il souffrirait d'un syndrome dont je n'ai plus le nom en tête. Il pense qu'il détruit tout ce qui l'entoure qu'il est un "fléau" pour la société. Il refuse tous ce qui pourrait le rendre heureux, refuse de me toucher, de "m'aimer" sous prétexte qu'il n'en a plus le droit. parfois il "pete vraiment les plombs" me dit qu'il veut en finir et pleure dans mes bras en disant qu'il m'aime . dois je le croire, je n'ai rien qui me prouve qu'il me cache quelque chose. J'ai essayé durant des mois de découvrir quelque chose, il ne s'absente jamais sauf pour le travail, mais je sais aussi combien il a pu me mentir et je n'ai rien vu! La seule chose qui me semble louche c'est qu'il a un mot de passe pour son ordinateur, je pense également qu'il s'est crée de nouvelles adresses mails. Son explication est qu'il a peur que je lise des choses que j'interpréterais mal et si il a vraiment peur que je le quitte, je comprends cela. Il sait que tout ceci ne tient qu'a un fil. Je me raisonne en me disant qu'il ne m'aurait pas fait déménager, quitter tout pour lui mais je suis consciente qu'il est très malheureux et qu'il ne veut pas nous perdre ce qui ne signifie pas qu'il n'a pas une double vie comme ton mari...J'attends sagement en pensant que si c'est le cas je finirais par le savoir mais cela me ronge.
Dernièrement il a pris mon sac, l'a fouillé et a lu tous mes messages, je lui demande pourquoi et il me dit qu'il est jaloux. J'ai souvent l'impression que c'est moi qui l'ai trompé et non le contraire!
La bonne nouvelle c'est que j'ai trouvé un travail qui pourrait être définitif et qui me plait, je suis donc rassurée pour le moment , pour mon avenir et lui me dit "à present tu va pouvoir me dire m...).
je pense à toi et à vous tous bien sur.
- des... espoirs
- Messages : 48
- Enregistré le : lundi 11 juillet 2011 10:50
Dépression de ma femme, mort de notre vie de famille...
Bonjour à vous,
Je pensais avoir touché le fond du puit mais en fait je n'étais qu'au niveau de la vase... J'ai découvert que mon ex en fait gagnait trés trés bien sa vie ( au moins 5 fois plus que moi) et que pendant toutes ces années où je prenais en charge financièrement la famille et y compris lui ( puisque lui me disait qu'il n'avait pas de chances et qu'il avait un salaire misérable) et bien il faisait des investissements ( il a acheté des biens immobiliers) et comblait de cadeaux couteux sa nana ( qui s'avère être une pro de cela, réputé pour être avec des hommes pour leur argent). Donc une autre trahison et une descente aux enfers pour moi. J'ai donc essayé de renégocier notre contrat de divorce en le menacant mais sa réponse a été cinglante, il a coupé tous ses téléphones, n'a plus appelé notre fils, n'est pas venu le chercher dimanche alors que mon petit était préparé et l'attendait...
Je tire donc ma révérence, il a gagné et j'ai perdu...Et je ne veux pas tomber dans le piège d'agir comme lui, je préfere garder mes valeurs et surtout tout faire pour préserver mon fils qui a besoin de voir son Père
Mon seul réconfort c'est d'avoir réussi à faire tomber le masque de ce sadique pervers ( je sais pléonasme mais je cherche depuis des jours un adjectif qui pourrait le qualifier et n'en trouve pas) et notamment auprés de mes amis. Il a d'ailleurs fait une autre chose horrible, l'année dernière sa "nana" qui travaillait dans le même groupe que lui a été prié de démissionner car leur relation était trop voyante et que ca ne plaisait pas. Il a donc tout simplement demandé à mon MEILLEUR AMI, le parrain de mon fils, de la recevoir pour l'aider à trouver un job ( sans que bien sur mon ami ne sache QUI il recevait),
Voila, j'ai besoin de croire que je vais m'en sortir et qu'un jour je me réveillerai le matin en me disant que la vie est belle....
Je pensais avoir touché le fond du puit mais en fait je n'étais qu'au niveau de la vase... J'ai découvert que mon ex en fait gagnait trés trés bien sa vie ( au moins 5 fois plus que moi) et que pendant toutes ces années où je prenais en charge financièrement la famille et y compris lui ( puisque lui me disait qu'il n'avait pas de chances et qu'il avait un salaire misérable) et bien il faisait des investissements ( il a acheté des biens immobiliers) et comblait de cadeaux couteux sa nana ( qui s'avère être une pro de cela, réputé pour être avec des hommes pour leur argent). Donc une autre trahison et une descente aux enfers pour moi. J'ai donc essayé de renégocier notre contrat de divorce en le menacant mais sa réponse a été cinglante, il a coupé tous ses téléphones, n'a plus appelé notre fils, n'est pas venu le chercher dimanche alors que mon petit était préparé et l'attendait...
Je tire donc ma révérence, il a gagné et j'ai perdu...Et je ne veux pas tomber dans le piège d'agir comme lui, je préfere garder mes valeurs et surtout tout faire pour préserver mon fils qui a besoin de voir son Père
Mon seul réconfort c'est d'avoir réussi à faire tomber le masque de ce sadique pervers ( je sais pléonasme mais je cherche depuis des jours un adjectif qui pourrait le qualifier et n'en trouve pas) et notamment auprés de mes amis. Il a d'ailleurs fait une autre chose horrible, l'année dernière sa "nana" qui travaillait dans le même groupe que lui a été prié de démissionner car leur relation était trop voyante et que ca ne plaisait pas. Il a donc tout simplement demandé à mon MEILLEUR AMI, le parrain de mon fils, de la recevoir pour l'aider à trouver un job ( sans que bien sur mon ami ne sache QUI il recevait),
Voila, j'ai besoin de croire que je vais m'en sortir et qu'un jour je me réveillerai le matin en me disant que la vie est belle....
- esperance
- Messages : 50
- Enregistré le : jeudi 19 mai 2011 14:52
Dépression de ma femme, mort de notre vie de famille...
Des espoirs,
je suis de tout coeur avec toi, tu mérite mieux que cela ...c'est dur d'être déçu par l'homme que l'on aime...
il y a longtemps que je ne fais plus confiance et cela me confirme que l'on ne peut faire confiance à personne, qu'il faut s'occuper de soi avant tout. Je vois un psy depuis peu et il m'a fait comprendre à quel point je me suis oublié . A vouloir faire plaisir aux autres j'ai fini par tout faire à travers eux, aujourd'hui j'ai l'impression de ne pas être moi même.
bon courage .
j'espère que sergio et macbook nous donnerons de meilleures nouvelles...
je suis de tout coeur avec toi, tu mérite mieux que cela ...c'est dur d'être déçu par l'homme que l'on aime...
il y a longtemps que je ne fais plus confiance et cela me confirme que l'on ne peut faire confiance à personne, qu'il faut s'occuper de soi avant tout. Je vois un psy depuis peu et il m'a fait comprendre à quel point je me suis oublié . A vouloir faire plaisir aux autres j'ai fini par tout faire à travers eux, aujourd'hui j'ai l'impression de ne pas être moi même.
bon courage .
j'espère que sergio et macbook nous donnerons de meilleures nouvelles...
- Macbook
- Messages : 67
- Enregistré le : lundi 27 décembre 2010 14:42
Dépression de ma femme, mort de notre vie de famille...
Bonjour à tous,
des...espoirs, c'est vraiment incroyable ce que tu racontes là. Il t'aura menti sur toute la ligne. Mais es-tu vraiment sûre qu'il voulait te faire du mal sciemment, ne crois-tu pas que la culpabilité l'a vraiment rongé pendant tout ce temps et aura pu l'amener à être vraiment très mal. Dans tous les cas tu as de vraies raisons de lui en vouloir, et c'est peut-être la meilleure chose à faire d'ailleurs. Si j'en avais voulu plus à la mère de mes gamins je m'en serais sans doute sorti plus vite. Mais même à l'heure actuelle je ne réussis pas à lui en vouloir pleinement. Le chantage à propos de votre fils est proprement honteux, quelle sorte de père est-il, es-tu sûre de devoir abandonner les démarches pour renégocier votre accord ? S'il ne tient pas à son bonhomme plus que ça il finira par le laisser tomber un jour ou l'autre alors à quoi bon, si tu as droit à quelque chose vas-y à fond non ? Encore une histoire qui s'éloigne bien du sujet d'origine qui était la dépression en tout cas, un peu comme chez moi...
imansara ton histoire est très touchante elle-aussi, ton mari a du trouver votre séparation terriblement injuste mais c'est bien cette maladie qui l'est. Le dialogue est indispensable dans un couple oui, sous peine de voir arriver ce qui vous est arrivé. Je ne suis pas sûr qu'il se soit passé la même chose chez nous, je crois qu'elle-même ne s'est aperçu de rien alors que toi tu étais consciente de tes problèmes. Chez nous elle a été véritablement et sincèrement heureuse, aucun doute là-dessus, et les problèmes sont apparus (ou réapparus) très brusquement. Son agressivité vient je pense en partie du fait que l'entourage ne comprend rien à ce qu'elle fait et qu'elle se sent isolée. De plus comme l'écrit Mélina elle n'assume rien et ne se reconnaît aucune responsabilité, elle n'a jamais eu le début d'un peu de clairvoyance par rapport à la situation. Ses séances de psy, et ça j'en suis certain, n'ont jamais eu pour but de chercher le pourquoi de son mal-être, l'objectif y a toujours été de chercher à résoudre les problèmes du quotidien, au jour le jour. Aucun travail de fond. Et comme elle n'en suit plus à l'heure actuelle...
Mélina je ne jette rien et je prends tout, comme toujours avec toi. Ca va devenir une blague récurrente entre nous je crois, il va falloir que tu réussisses un jour à écrire ce que tu penses (et qui m'intéresse toujours beaucoup) sans t'excuser à la fin de l'avoir fait ;o) Blague à part tu vises juste je pense oui, elle n'assume rien et choisit comme elle le fait depuis le début la solution la plus facile en me mettant tout sur le dos. Je ne sais pas trop où elle en est actuellement, les derniers "échanges" des enfants se sont passés sans heurts ils ont duré une minute trente à chaque fois. Ca prendra du temps (si ça se passe un jour) pour qu'elle s'apaise et voie la situation d'une façon plus objective. J'aimerais qu'elle prenne du recul par rapport à tous ces mois passés, par rapport à tout ce qui est arrivé, non pas pour qu'elle se sente coupable ou encore moins qu'elle revienne mais juste pour qu'elle se rende compte que j'ai fait tellement pour elle et que je ne mérite pas qu'elle me traite comme ça. Je ne réussis pas à savoir si elle sait déjà tout ça mais qu'elle l'évacue pour ne pas se sentir coupable ou si elle n'a rien compris à ce qui est arrivé. Il est vrai que si elle voit un jour vraiment les choses en face il y a de quoi tomber très bas en pensant à tout ce qu'elle a cassé, je ne lui souhaite pas ça non plus.
Sergio j'espère que les choses avancent chez toi et que vous réussissez à vous parler. Nous pensons tous bien à toi ici.
Ici la vie continue, toujours sur le même rythme. J'ai été convoqué à l'école après que mon grand s'est battu avec un de ses camarades. Le plus jeune est parait-il insupportable, alors qu'il a toujours été plutôt calme. Bien sûr j'ai tendance à lier ces choses-là avec ce qu'ils vivent au milieu de papa et maman. Pas facile pour eux de changer de maison chaque semaine, et ils ont l'impression (justifiée) de ne plus avoir la priorité pour rien. Ils doivent toujours suivre la vie des grands, notre vie ne s'adapte plus à eux. De mon côté à moi il y a des périodes plus difficiles que d'autres, et le retour du froid et des jours très courts n'aide pas je crois. Je me sens aussi souvent très seul, je sors moins qu'il y a quelques temps et les soirées seul à la maison sont parfois longues. Le célibat me pèse aussi, je crois que j'aimerais rencontrer quelqu'un mais pas facile avec trois enfants, je suis encore jeune (35 ans) et je ne crois pas être trop moche mais je suis papa. J'ai l'impression que du coup je ne peux plus intéresser personne, et même si je rencontrais quelqu'un je ne sais pas ce qui est de l'ordre du possible et ce qui ne l'est pas. Je m'imagine souvent finir ma vie célibataire, et ça me déprime de penser comme ça...
A bientôt ici, bises à tous.
des...espoirs, c'est vraiment incroyable ce que tu racontes là. Il t'aura menti sur toute la ligne. Mais es-tu vraiment sûre qu'il voulait te faire du mal sciemment, ne crois-tu pas que la culpabilité l'a vraiment rongé pendant tout ce temps et aura pu l'amener à être vraiment très mal. Dans tous les cas tu as de vraies raisons de lui en vouloir, et c'est peut-être la meilleure chose à faire d'ailleurs. Si j'en avais voulu plus à la mère de mes gamins je m'en serais sans doute sorti plus vite. Mais même à l'heure actuelle je ne réussis pas à lui en vouloir pleinement. Le chantage à propos de votre fils est proprement honteux, quelle sorte de père est-il, es-tu sûre de devoir abandonner les démarches pour renégocier votre accord ? S'il ne tient pas à son bonhomme plus que ça il finira par le laisser tomber un jour ou l'autre alors à quoi bon, si tu as droit à quelque chose vas-y à fond non ? Encore une histoire qui s'éloigne bien du sujet d'origine qui était la dépression en tout cas, un peu comme chez moi...
imansara ton histoire est très touchante elle-aussi, ton mari a du trouver votre séparation terriblement injuste mais c'est bien cette maladie qui l'est. Le dialogue est indispensable dans un couple oui, sous peine de voir arriver ce qui vous est arrivé. Je ne suis pas sûr qu'il se soit passé la même chose chez nous, je crois qu'elle-même ne s'est aperçu de rien alors que toi tu étais consciente de tes problèmes. Chez nous elle a été véritablement et sincèrement heureuse, aucun doute là-dessus, et les problèmes sont apparus (ou réapparus) très brusquement. Son agressivité vient je pense en partie du fait que l'entourage ne comprend rien à ce qu'elle fait et qu'elle se sent isolée. De plus comme l'écrit Mélina elle n'assume rien et ne se reconnaît aucune responsabilité, elle n'a jamais eu le début d'un peu de clairvoyance par rapport à la situation. Ses séances de psy, et ça j'en suis certain, n'ont jamais eu pour but de chercher le pourquoi de son mal-être, l'objectif y a toujours été de chercher à résoudre les problèmes du quotidien, au jour le jour. Aucun travail de fond. Et comme elle n'en suit plus à l'heure actuelle...
Mélina je ne jette rien et je prends tout, comme toujours avec toi. Ca va devenir une blague récurrente entre nous je crois, il va falloir que tu réussisses un jour à écrire ce que tu penses (et qui m'intéresse toujours beaucoup) sans t'excuser à la fin de l'avoir fait ;o) Blague à part tu vises juste je pense oui, elle n'assume rien et choisit comme elle le fait depuis le début la solution la plus facile en me mettant tout sur le dos. Je ne sais pas trop où elle en est actuellement, les derniers "échanges" des enfants se sont passés sans heurts ils ont duré une minute trente à chaque fois. Ca prendra du temps (si ça se passe un jour) pour qu'elle s'apaise et voie la situation d'une façon plus objective. J'aimerais qu'elle prenne du recul par rapport à tous ces mois passés, par rapport à tout ce qui est arrivé, non pas pour qu'elle se sente coupable ou encore moins qu'elle revienne mais juste pour qu'elle se rende compte que j'ai fait tellement pour elle et que je ne mérite pas qu'elle me traite comme ça. Je ne réussis pas à savoir si elle sait déjà tout ça mais qu'elle l'évacue pour ne pas se sentir coupable ou si elle n'a rien compris à ce qui est arrivé. Il est vrai que si elle voit un jour vraiment les choses en face il y a de quoi tomber très bas en pensant à tout ce qu'elle a cassé, je ne lui souhaite pas ça non plus.
Sergio j'espère que les choses avancent chez toi et que vous réussissez à vous parler. Nous pensons tous bien à toi ici.
Ici la vie continue, toujours sur le même rythme. J'ai été convoqué à l'école après que mon grand s'est battu avec un de ses camarades. Le plus jeune est parait-il insupportable, alors qu'il a toujours été plutôt calme. Bien sûr j'ai tendance à lier ces choses-là avec ce qu'ils vivent au milieu de papa et maman. Pas facile pour eux de changer de maison chaque semaine, et ils ont l'impression (justifiée) de ne plus avoir la priorité pour rien. Ils doivent toujours suivre la vie des grands, notre vie ne s'adapte plus à eux. De mon côté à moi il y a des périodes plus difficiles que d'autres, et le retour du froid et des jours très courts n'aide pas je crois. Je me sens aussi souvent très seul, je sors moins qu'il y a quelques temps et les soirées seul à la maison sont parfois longues. Le célibat me pèse aussi, je crois que j'aimerais rencontrer quelqu'un mais pas facile avec trois enfants, je suis encore jeune (35 ans) et je ne crois pas être trop moche mais je suis papa. J'ai l'impression que du coup je ne peux plus intéresser personne, et même si je rencontrais quelqu'un je ne sais pas ce qui est de l'ordre du possible et ce qui ne l'est pas. Je m'imagine souvent finir ma vie célibataire, et ça me déprime de penser comme ça...
A bientôt ici, bises à tous.
- des... espoirs
- Messages : 48
- Enregistré le : lundi 11 juillet 2011 10:50
Dépression de ma femme, mort de notre vie de famille...
Mac Book,
Oui c'est incroyable tout cela mais vrai ! Aprés m'être sentie méprisé par cet imbécile ( ce qui est vraiment le comble) je commence enfin à me détacher et à me dire qu'en fait j'ai de la chance de ne plus avoir à partager ma vie avec lui. Même si il a pu être touché par de la culpabilité et être "mal" cela n'excuse en rien tout ce qu'il a fait, me voir bosser 15h par jour pour faire bouillir la marmite est impardonnable quand on sait ses revenus et ce qu'il en a fait. D'autant qu'entre temps il menait la belle vie avec sa nana, ce qui n'est pas logique avec une dépression, tout ceci n'était que mensonge, méchanceté et lâcheté, c'est tout. Je fais mon chemin vers l'indifférence et hier, première nuit complète et SANS somnifère, mon corps recommence enfin à me répondre et j'ai même retrouvé l'appétit ! C'est un signe la vie reprend le dessus. J'emmène mon petit la semaine prochaine à Paris, nous allons partager de jolies moments ensemble, des rires, de la découverte ( il adore les musées), de jeux ( Disney est inévitable) des marches sous la pluie LA VIE QUOI ! Et je suis persuadée qu'elle sera bien plus belle sans lui. Je sais Mac Book je pourrai me battre plus sur les conditions financières mais je ne veux pas que mon petit en paye le prix ( s'il y a une chance qu'il prenne en charge son rôle de père) et puis, je n'ai jamais compté sur son fric pour vivre et mener ma barque alors ce n'est pas une fois divorcée que je le ferai, parfois il y a plus d'honneur à perdre qu'à gagner et même si j'ai perdu sur un volet je gagne la liberté de vivre avec mes valeurs !
Concernant ton ex je pense que tu représente son inconscient le plus noir, le miroir de ses contradictions, méchancetés et dérives et c'est sans doute pour cela qu'elle se comporte de cette manière avec toi, avec violence et agressivité ! De plus elle doit bien voir que tu gagne de plus en plus en sérénité, que tu te détache d'elle alors qu'elle même ne va pas si bien que cela, et pire elle se rend compte que tous ses projets ne sont pas si évidents et faciles que cela comme tu le lui disais. Alors même pour ses choix de "femme célibataire" ( divorce et pro) elle continue à dupliquer le même process : c'est de ta faute pas la sienne. De plus tu avais pris beaucoup de choses en charge cette dernière année, et là, elle se retrouve en front avec ses responsabilités, et notamment vos enfants et cela doit lui permettre aussi de se rendre compte combien ta présence était en fait utile et bienveillante, encore un effet miroir sans doute insupportable pour elle. Et puis, tu sais les enfants sont trés lucides et ils SAVENT, ils comprennent tout, je suis convaincue qu'ils doivent lui dire ou lui faire ressentir leur désapprobations à son égard ( mon petit m'a demandé si j'allais me remarier un jour, lui ai répondu que pour l'instant non mais on ne sait jamais et ai enchaîné sur le fait que son père allait peut être le faire -histoire de le "préparer" et sa réponse a été cinglante "Ah oui, il va faire comme d'habitude il va se marier faire un enfant et partir") et cela doit encore plus l'énerver. Ton chemin a démarré dans les ténèbres et se dirige vers la lumière, car tu t'es toujours comporté avec amour et valeurs. Et je suis certaine qu'un "mec pas trop moche de 35 ans" comme toi finira par rencontrer LA bonne personne,celle qui saura te redonner envie de partager et d'aimer, et cette personne t'aimant elle aimera aussi tes petits bouts, alors chasse les idées noires de l'automne, reprends tes sorties, offre toi quelques jours au soleil, et laisse le "mektoub" faire son travail !
Espérance, je reste convaincue que ton mari a envie de se battre parce qu'il t'aime et heureusement que tous les hommes ne sont pas comme mon ex ! Lui t'as avoué sa tromperie, le mien l'a dissimulée pendant 3 ANS, aujourd'hui, tu es plus forte pour affronter tout cela, tes séances avec le psy, ton nouveau job et surtout ton cheminement de pensées de plus en plus serein et fort. Je suis d'accord avec toi quand tu dis qu'il faut penser plus à soi, être généreux AUSSI avec nous même et j'espère que tu commence à le faire et surtout sans culpabilité. J'espère de tout coeur que les choses vont s'arranger pour toi car tu le mérite et tu semble vraiment aimer beaucoup ton homme, écoute ton coeur Espérance.
Bisous !
Oui c'est incroyable tout cela mais vrai ! Aprés m'être sentie méprisé par cet imbécile ( ce qui est vraiment le comble) je commence enfin à me détacher et à me dire qu'en fait j'ai de la chance de ne plus avoir à partager ma vie avec lui. Même si il a pu être touché par de la culpabilité et être "mal" cela n'excuse en rien tout ce qu'il a fait, me voir bosser 15h par jour pour faire bouillir la marmite est impardonnable quand on sait ses revenus et ce qu'il en a fait. D'autant qu'entre temps il menait la belle vie avec sa nana, ce qui n'est pas logique avec une dépression, tout ceci n'était que mensonge, méchanceté et lâcheté, c'est tout. Je fais mon chemin vers l'indifférence et hier, première nuit complète et SANS somnifère, mon corps recommence enfin à me répondre et j'ai même retrouvé l'appétit ! C'est un signe la vie reprend le dessus. J'emmène mon petit la semaine prochaine à Paris, nous allons partager de jolies moments ensemble, des rires, de la découverte ( il adore les musées), de jeux ( Disney est inévitable) des marches sous la pluie LA VIE QUOI ! Et je suis persuadée qu'elle sera bien plus belle sans lui. Je sais Mac Book je pourrai me battre plus sur les conditions financières mais je ne veux pas que mon petit en paye le prix ( s'il y a une chance qu'il prenne en charge son rôle de père) et puis, je n'ai jamais compté sur son fric pour vivre et mener ma barque alors ce n'est pas une fois divorcée que je le ferai, parfois il y a plus d'honneur à perdre qu'à gagner et même si j'ai perdu sur un volet je gagne la liberté de vivre avec mes valeurs !
Concernant ton ex je pense que tu représente son inconscient le plus noir, le miroir de ses contradictions, méchancetés et dérives et c'est sans doute pour cela qu'elle se comporte de cette manière avec toi, avec violence et agressivité ! De plus elle doit bien voir que tu gagne de plus en plus en sérénité, que tu te détache d'elle alors qu'elle même ne va pas si bien que cela, et pire elle se rend compte que tous ses projets ne sont pas si évidents et faciles que cela comme tu le lui disais. Alors même pour ses choix de "femme célibataire" ( divorce et pro) elle continue à dupliquer le même process : c'est de ta faute pas la sienne. De plus tu avais pris beaucoup de choses en charge cette dernière année, et là, elle se retrouve en front avec ses responsabilités, et notamment vos enfants et cela doit lui permettre aussi de se rendre compte combien ta présence était en fait utile et bienveillante, encore un effet miroir sans doute insupportable pour elle. Et puis, tu sais les enfants sont trés lucides et ils SAVENT, ils comprennent tout, je suis convaincue qu'ils doivent lui dire ou lui faire ressentir leur désapprobations à son égard ( mon petit m'a demandé si j'allais me remarier un jour, lui ai répondu que pour l'instant non mais on ne sait jamais et ai enchaîné sur le fait que son père allait peut être le faire -histoire de le "préparer" et sa réponse a été cinglante "Ah oui, il va faire comme d'habitude il va se marier faire un enfant et partir") et cela doit encore plus l'énerver. Ton chemin a démarré dans les ténèbres et se dirige vers la lumière, car tu t'es toujours comporté avec amour et valeurs. Et je suis certaine qu'un "mec pas trop moche de 35 ans" comme toi finira par rencontrer LA bonne personne,celle qui saura te redonner envie de partager et d'aimer, et cette personne t'aimant elle aimera aussi tes petits bouts, alors chasse les idées noires de l'automne, reprends tes sorties, offre toi quelques jours au soleil, et laisse le "mektoub" faire son travail !
Espérance, je reste convaincue que ton mari a envie de se battre parce qu'il t'aime et heureusement que tous les hommes ne sont pas comme mon ex ! Lui t'as avoué sa tromperie, le mien l'a dissimulée pendant 3 ANS, aujourd'hui, tu es plus forte pour affronter tout cela, tes séances avec le psy, ton nouveau job et surtout ton cheminement de pensées de plus en plus serein et fort. Je suis d'accord avec toi quand tu dis qu'il faut penser plus à soi, être généreux AUSSI avec nous même et j'espère que tu commence à le faire et surtout sans culpabilité. J'espère de tout coeur que les choses vont s'arranger pour toi car tu le mérite et tu semble vraiment aimer beaucoup ton homme, écoute ton coeur Espérance.
Bisous !
- imansara
- Messages : 12
- Enregistré le : mardi 20 septembre 2011 14:01
Dépression de ma femme, mort de notre vie de famille...
Macbook,
Après le conflit, quand tout est fini, qu'on se retrouve seul dans cette maison ou on a vécu une vraie vie de famille, quand on a fait à manger aux enfants, qu'on leur a lu une histoire, qu'on les a couché, là c'est une autre paire de manche... Cette solitude qui nous envahi c'est telment dur.
Oui en fait je suis en plein dedans, il est minuit et "avant" j'aurais sans doute été devant la fin d'un film ou d'une émission ininterressante, tenant la main de mon amoureux.
Ce soir je suis devans mon ordi. (je connais une magnifique chanson de Barbara sur la solitude, je vous la conseille pour vous donner encore plus le cafard )
Il faut TOUT reconstruire alors qu'on avait déjà tout fait, et c'est dur, vraiment dur.
Je te comprends Macbook, ainsi que vous autres qui avez vécu la même histoire.
Je pense que tu ne vas pas te laisser allez ! Tu iras de l'avant, tu retrouveras quelqu'un c'est sûr !! Et puis tu sais les papas attentionnés ça a toujours fait fondre les femmes !! alors ne t'inquiète pas !!
Bon courage à vous tous, bonne nuit.
Après le conflit, quand tout est fini, qu'on se retrouve seul dans cette maison ou on a vécu une vraie vie de famille, quand on a fait à manger aux enfants, qu'on leur a lu une histoire, qu'on les a couché, là c'est une autre paire de manche... Cette solitude qui nous envahi c'est telment dur.
Oui en fait je suis en plein dedans, il est minuit et "avant" j'aurais sans doute été devant la fin d'un film ou d'une émission ininterressante, tenant la main de mon amoureux.
Il faut TOUT reconstruire alors qu'on avait déjà tout fait, et c'est dur, vraiment dur.
Je te comprends Macbook, ainsi que vous autres qui avez vécu la même histoire.
Je pense que tu ne vas pas te laisser allez ! Tu iras de l'avant, tu retrouveras quelqu'un c'est sûr !! Et puis tu sais les papas attentionnés ça a toujours fait fondre les femmes !! alors ne t'inquiète pas !!
Bon courage à vous tous, bonne nuit.
- Mélina
- Messages : 440
- Enregistré le : mardi 01 février 2011 21:08
Dépression de ma femme, mort de notre vie de famille...
Bonsoir à tous,
Que de douleur dans ce que chacun de vous traverse. Que de douleur et de courage aussi.
Des... espoirs, très sincèrement, je ne donne pas cher du bonheur de ton futur ex-mari, pour employer une métaphore qui doit plus ou moins correspondre à son système de valeurs... Comment envisage-t-on l'intimité, et partant soi-même, si son propre bonheur repose sur la dissimulation de tout un pan de sa propre vie? Quelle épaisseur et quel sens donne-t-on à sa propre existence si elle repose sur une intimité éclatée? Je n'aimerais pas être dans sa tête.
Tes démarches et tes choix aujourd'hui, Des... espoirs, bien que plus difficiles et plus lourds à porter à court terme, vont dans le sens d'une justesse par rapport à toi-même, tes ressentis, une justesse quant à la voie à suivre pour te protéger, te retrouver, et être à nouveau capable de te projeter, d'aimer et d'être aimée, de donner et de recevoir.
Il y a bien entendu la douleur de la trahison, le sentiment de ne pas avoir reçu comme on aurait dû, et puis parfois une part de culpabilité aussi de n'avoir pas su se protéger avant, plus tôt, mieux. Tout cela il faut le traverser, le vivre, et c'est difficile.
Mais je lis que déjà, tu te sens légitime dans ta démarche de protection, et tu envisages de ne plus le laisser te blesser, tu envisages de trouver ton bonheur avec ton fils, en attendant sans doute d'avoir évacué les ressentis liés à votre histoire, de te sentir suffisamment sereine pour partir sur d'autres choses. J'espère que tu passeras de très agréables moments avec ton fils.
Je crois que je comprends ce que tu traverses Espérance. J'ai personnellement vécu une relation de 9 ans avec une personne malade. Dans mon cas, la maladie a eu raison de notre relation. Mais il avait des épisodes psychotiques, et c'était une maladie qui ne se soigne pas. On maintient seulement les patients, pour les patients pour lesquels c'est possible. Ca ne l'était a priori pas. Je suis partie quand j'ai compris qu'il m'entraînait dans sa confusion, que je ne parvenais pas à prendre du recul, et que je vivais dans une tension totale et constante vers lui, attendant une nouvelle blessure, le tenant debout malgré alors qu'il ne le voulait pas ou ne le pouvait pas pour lui-même. Car à chaque fois qu'il avait besoin d'exprimer une douleur, il l'exprimait, sans s'en rendre compte, en me blessant. Et j'ai vécu longtemps dans l'idée d'un couple où le don était réciproque, je m'accrochais à cette illusion. Parce que nous nous aimions. Nous nous sommes quittés nous aimant encore. Mais que devient l'amour et quel sens prend-il lorsqu'il n'y a plus que souffrance dans la relation?
Je trouve que c'est une bonne chose que tu commences à prendre conscience de tes propres besoins, à voir la nécessité de te regarder, de t'occuper de toi. C'est un premier pas fondamental à mes yeux.
Imansara, Macbook, oui, la solitude à l'issue d'une relation qui a été le centre de notre existence est très lourde à porter. Elle est synonyme d'isolement. Elle est faite de douleur et d'incertitude, de sentiment de coupure du monde, de repli sur soi. Elle est lourde de silence, cette solitude.
En soi, pourtant, c'est aussi un signe de progression: on n'est plus dans le dialogue, le vis-à-vis imaginaire de celui ou celle dont on s'est séparé. C'est le signe que la séparation s'ancre, s'imprime dans le corps et l'esprit. C'est un premier pas vers l'autonomie. Mais c'est aussi le temps de la séparation affective réelle. Celui où on commence à être seul avec soi-même. C'est le moment où on se sent comme déséquilibré, décentré. Et comme tout le vécu, les ressentis liés à la relation qui vient de se terminer ne sont pas encore évacuée, on n'est pas capable encore de se projeter vers autre chose.
C'est un moment de repli sur soi, parce qu'on n'a pas l'énergie, et un repli sur soi douloureux, l'autre étant devenu absent, il est remplacé par un manque. Un manque dont on se demande si on parviendra un jour à nouveau à le combler. On est encore tout plein cependant de ce que l'on a vécu, et dont on a à se "remettre", et pourtant ce "trop plein" appartient au passé dans notre perception, si bien que l'on n'a pas l'énergie, la disponibilité pour vivre autre chose. C'est malheureusement un passage incontournable.
Macbook, tes enfants auront sans aucun doute besoin tout comme ta femme et toi besoin de temps avant de parvenir à évacuer, canaliser, tout ce qu'ils ont vécu ces derniers mois. Il y a bien sûr le fait que ta femme et toi ayez été absorbés par vos difficultés relationnelles, les changements de comportement de ta femme, qui ont dû les déstabiliser et puis toute l'agressivité, la violence qu'ils ont subi durant ces mois. Enfin, c'est un moment fortement perturbant que la disparition du "temple protecteur" que représente le couple parental. Je dis "temple protecteur" parce qu'enfant, lorsque mes parents ont divorcés, et dieu sait pourtant que nous l'avons voulu ce divorce, mes soeurs et moi, tout à coup je me suis rendue compte que j'avais toujours ma famille, le couple de mes parents comme un lieu sûr protégé, sacré, inviolable, indestructible. Et la séparation des parents, c'est d'abord pour l'enfant l'anéantissement de cette protection, de ce mur sur lequel s'adosser. Au départ, c'est un vertige immense, un énorme sentiment de perte. Mais les choses se remettent en place petit à petit. On prend d'autres repères, on reconstruit dans son imaginaire, ses représentations, un autre temple protecteur.
Mais tout cela dans un premier temps, c'est de la souffrance, de la douleur, de l'agressivité non canalisée. Au début, on est dépassé. Mais ça se remet en place petit à petit.
Le chemin que suivent les enfants ressemblent beaucoup à celui que suivent les parents dans leur séparation. Toi-même au fur et à mesure, tu prendras de nouveaux repères, et cela t'aidera aussi à leur en donner. ensembles vous en créerez de nouveaux.
Tout cela est éminemment douloureux, bouleversant, terrible et criblé d'incertitudes dans notre perception du présent et de l'avenir. Mais ce n'est pas irrémédiable.
Quant à ta femme Macbook, qui peut savoir ce qu'elle pense, ce qu'elle ressent? Le sait-elle-même?
Se sent-elle coupable? Est-elle consciente de ce que tu as donné? Consciente que tu n'as pas mérité tout cela?
J'ai tendance à croire que l'agressivité a deux sources principales: le désir de protection et le sentiment de culpabilité.
Sans doute, comme l'a écrit l'un d'entre nous y' a-t-il chez elle de nombreuses contradictions: un sentiment de culpabilité dont le revers est un sentiment de légitimité, la très grande majorité de nos sentiments sont ambivalents. Mais au sortir d'une relation comme la vôtre, sans doute vos émotions sont-elles comme un papier froissé roulé en boule: pour comprendre, voir, faire la part des choses de nos ressentis, il faut prendre le temps de le déplier ce papier, s'en sentir la force aussi, et savoir comment le faire. il faut aussi s'en sentir émotionnellement capable.
Ta femme n'en est sans doute pas là aujourd'hui, elle est dans la confusion encore, et cette confusion d'ailleurs semble avoir participé de son agressivité. Bien qu'elle semble s'être assagie, ce dont je suis je suis contente pour toi. Et sans doute utilise-t-elle l'énergie qu'elle a sa disposition pour avancer concrètement au quotidien, avant de prendre le temps de l'introspection.
Car je suis d'accord avec toi pour dire que le temps qu'elle a passé en psychothérapie ne peut pas lui avoir permis de régler ses problématiques fondamentales. Personnellement, je suis soignée depuis presque 10 mois à raison de 3 séances par semaine. Et si je ne présente plus de "dysfonctionnements psychiques", je sais que je ne suis qu'au début du chemin. On met du temps à "sortir tous ses lapins du chapeau", à déplier tous les papiers qu'on a mis dans sa poche en faisant comme s'ils n'existaient pas, sans jamais vouloir s'en occuper, les déplier, les trier.
Cela dit, si elle fait ce chemin, pour autant, elle ne te rendra pas, même symboliquement, tout ce que tu as pu donner pour elle, quand bien même elle en ressentirait de la culpabilité. La souffrance liée à cette injustice que tu ressens, au gâchis que tu ressens ne pourra pas être compensée. Mais cette souffrance est d'abord une émotion. En tant que telle, elle mourra un jour. En attendant, il faut la traverser, vivre avec celle-ci et c'est douloureux.
Sans compter que le regret doit sans doute de temps en temps faire peser son ombre. Mais n'oublie pas, n'oubliez pas, car vous êtes tous dans ce cas, que vous avez tous faits ce que vous pensiez juste, en fonction de vos ressentis, de vos sentiments, et c'était la seule chose à faire, la seule chose que vous pouviez faire. Le reste ne dépendait pas de vous.
Bon, je vais m'arrêter, sinon, ça va devenir indigeste, ce message.
Je vous souhaite à tous beaucoup de courage et de patience. Je vous embrasse.
Que de douleur dans ce que chacun de vous traverse. Que de douleur et de courage aussi.
Des... espoirs, très sincèrement, je ne donne pas cher du bonheur de ton futur ex-mari, pour employer une métaphore qui doit plus ou moins correspondre à son système de valeurs... Comment envisage-t-on l'intimité, et partant soi-même, si son propre bonheur repose sur la dissimulation de tout un pan de sa propre vie? Quelle épaisseur et quel sens donne-t-on à sa propre existence si elle repose sur une intimité éclatée? Je n'aimerais pas être dans sa tête.
Tes démarches et tes choix aujourd'hui, Des... espoirs, bien que plus difficiles et plus lourds à porter à court terme, vont dans le sens d'une justesse par rapport à toi-même, tes ressentis, une justesse quant à la voie à suivre pour te protéger, te retrouver, et être à nouveau capable de te projeter, d'aimer et d'être aimée, de donner et de recevoir.
Il y a bien entendu la douleur de la trahison, le sentiment de ne pas avoir reçu comme on aurait dû, et puis parfois une part de culpabilité aussi de n'avoir pas su se protéger avant, plus tôt, mieux. Tout cela il faut le traverser, le vivre, et c'est difficile.
Mais je lis que déjà, tu te sens légitime dans ta démarche de protection, et tu envisages de ne plus le laisser te blesser, tu envisages de trouver ton bonheur avec ton fils, en attendant sans doute d'avoir évacué les ressentis liés à votre histoire, de te sentir suffisamment sereine pour partir sur d'autres choses. J'espère que tu passeras de très agréables moments avec ton fils.
Je crois que je comprends ce que tu traverses Espérance. J'ai personnellement vécu une relation de 9 ans avec une personne malade. Dans mon cas, la maladie a eu raison de notre relation. Mais il avait des épisodes psychotiques, et c'était une maladie qui ne se soigne pas. On maintient seulement les patients, pour les patients pour lesquels c'est possible. Ca ne l'était a priori pas. Je suis partie quand j'ai compris qu'il m'entraînait dans sa confusion, que je ne parvenais pas à prendre du recul, et que je vivais dans une tension totale et constante vers lui, attendant une nouvelle blessure, le tenant debout malgré alors qu'il ne le voulait pas ou ne le pouvait pas pour lui-même. Car à chaque fois qu'il avait besoin d'exprimer une douleur, il l'exprimait, sans s'en rendre compte, en me blessant. Et j'ai vécu longtemps dans l'idée d'un couple où le don était réciproque, je m'accrochais à cette illusion. Parce que nous nous aimions. Nous nous sommes quittés nous aimant encore. Mais que devient l'amour et quel sens prend-il lorsqu'il n'y a plus que souffrance dans la relation?
Je trouve que c'est une bonne chose que tu commences à prendre conscience de tes propres besoins, à voir la nécessité de te regarder, de t'occuper de toi. C'est un premier pas fondamental à mes yeux.
Imansara, Macbook, oui, la solitude à l'issue d'une relation qui a été le centre de notre existence est très lourde à porter. Elle est synonyme d'isolement. Elle est faite de douleur et d'incertitude, de sentiment de coupure du monde, de repli sur soi. Elle est lourde de silence, cette solitude.
En soi, pourtant, c'est aussi un signe de progression: on n'est plus dans le dialogue, le vis-à-vis imaginaire de celui ou celle dont on s'est séparé. C'est le signe que la séparation s'ancre, s'imprime dans le corps et l'esprit. C'est un premier pas vers l'autonomie. Mais c'est aussi le temps de la séparation affective réelle. Celui où on commence à être seul avec soi-même. C'est le moment où on se sent comme déséquilibré, décentré. Et comme tout le vécu, les ressentis liés à la relation qui vient de se terminer ne sont pas encore évacuée, on n'est pas capable encore de se projeter vers autre chose.
C'est un moment de repli sur soi, parce qu'on n'a pas l'énergie, et un repli sur soi douloureux, l'autre étant devenu absent, il est remplacé par un manque. Un manque dont on se demande si on parviendra un jour à nouveau à le combler. On est encore tout plein cependant de ce que l'on a vécu, et dont on a à se "remettre", et pourtant ce "trop plein" appartient au passé dans notre perception, si bien que l'on n'a pas l'énergie, la disponibilité pour vivre autre chose. C'est malheureusement un passage incontournable.
Macbook, tes enfants auront sans aucun doute besoin tout comme ta femme et toi besoin de temps avant de parvenir à évacuer, canaliser, tout ce qu'ils ont vécu ces derniers mois. Il y a bien sûr le fait que ta femme et toi ayez été absorbés par vos difficultés relationnelles, les changements de comportement de ta femme, qui ont dû les déstabiliser et puis toute l'agressivité, la violence qu'ils ont subi durant ces mois. Enfin, c'est un moment fortement perturbant que la disparition du "temple protecteur" que représente le couple parental. Je dis "temple protecteur" parce qu'enfant, lorsque mes parents ont divorcés, et dieu sait pourtant que nous l'avons voulu ce divorce, mes soeurs et moi, tout à coup je me suis rendue compte que j'avais toujours ma famille, le couple de mes parents comme un lieu sûr protégé, sacré, inviolable, indestructible. Et la séparation des parents, c'est d'abord pour l'enfant l'anéantissement de cette protection, de ce mur sur lequel s'adosser. Au départ, c'est un vertige immense, un énorme sentiment de perte. Mais les choses se remettent en place petit à petit. On prend d'autres repères, on reconstruit dans son imaginaire, ses représentations, un autre temple protecteur.
Mais tout cela dans un premier temps, c'est de la souffrance, de la douleur, de l'agressivité non canalisée. Au début, on est dépassé. Mais ça se remet en place petit à petit.
Le chemin que suivent les enfants ressemblent beaucoup à celui que suivent les parents dans leur séparation. Toi-même au fur et à mesure, tu prendras de nouveaux repères, et cela t'aidera aussi à leur en donner. ensembles vous en créerez de nouveaux.
Tout cela est éminemment douloureux, bouleversant, terrible et criblé d'incertitudes dans notre perception du présent et de l'avenir. Mais ce n'est pas irrémédiable.
Quant à ta femme Macbook, qui peut savoir ce qu'elle pense, ce qu'elle ressent? Le sait-elle-même?
Se sent-elle coupable? Est-elle consciente de ce que tu as donné? Consciente que tu n'as pas mérité tout cela?
J'ai tendance à croire que l'agressivité a deux sources principales: le désir de protection et le sentiment de culpabilité.
Sans doute, comme l'a écrit l'un d'entre nous y' a-t-il chez elle de nombreuses contradictions: un sentiment de culpabilité dont le revers est un sentiment de légitimité, la très grande majorité de nos sentiments sont ambivalents. Mais au sortir d'une relation comme la vôtre, sans doute vos émotions sont-elles comme un papier froissé roulé en boule: pour comprendre, voir, faire la part des choses de nos ressentis, il faut prendre le temps de le déplier ce papier, s'en sentir la force aussi, et savoir comment le faire. il faut aussi s'en sentir émotionnellement capable.
Ta femme n'en est sans doute pas là aujourd'hui, elle est dans la confusion encore, et cette confusion d'ailleurs semble avoir participé de son agressivité. Bien qu'elle semble s'être assagie, ce dont je suis je suis contente pour toi. Et sans doute utilise-t-elle l'énergie qu'elle a sa disposition pour avancer concrètement au quotidien, avant de prendre le temps de l'introspection.
Car je suis d'accord avec toi pour dire que le temps qu'elle a passé en psychothérapie ne peut pas lui avoir permis de régler ses problématiques fondamentales. Personnellement, je suis soignée depuis presque 10 mois à raison de 3 séances par semaine. Et si je ne présente plus de "dysfonctionnements psychiques", je sais que je ne suis qu'au début du chemin. On met du temps à "sortir tous ses lapins du chapeau", à déplier tous les papiers qu'on a mis dans sa poche en faisant comme s'ils n'existaient pas, sans jamais vouloir s'en occuper, les déplier, les trier.
Cela dit, si elle fait ce chemin, pour autant, elle ne te rendra pas, même symboliquement, tout ce que tu as pu donner pour elle, quand bien même elle en ressentirait de la culpabilité. La souffrance liée à cette injustice que tu ressens, au gâchis que tu ressens ne pourra pas être compensée. Mais cette souffrance est d'abord une émotion. En tant que telle, elle mourra un jour. En attendant, il faut la traverser, vivre avec celle-ci et c'est douloureux.
Sans compter que le regret doit sans doute de temps en temps faire peser son ombre. Mais n'oublie pas, n'oubliez pas, car vous êtes tous dans ce cas, que vous avez tous faits ce que vous pensiez juste, en fonction de vos ressentis, de vos sentiments, et c'était la seule chose à faire, la seule chose que vous pouviez faire. Le reste ne dépendait pas de vous.
Bon, je vais m'arrêter, sinon, ça va devenir indigeste, ce message.
Je vous souhaite à tous beaucoup de courage et de patience. Je vous embrasse.
- des... espoirs
- Messages : 48
- Enregistré le : lundi 11 juillet 2011 10:50
Dépression de ma femme, mort de notre vie de famille...
Melina,
Comme tes mots sonnent juste dans ma tête et mon coeur, et pour une fois, quelquechose qui ne fait pas mal dans ce moment de ma vie où j'ai l'impression de souffrir en continu !
C'est vrai, c'est une traversée, avec des doutes, des peurs et tant de questions !
Je dois me faire à l'idée que je n'aurai pas de réponse, il me fuit, m'évite et ne veut pas m'affronter. Je me dis qu'en fait c'est lui qui se fuit, tant de noirceur en lui, c'est effrayant.
J'avoue ne pas trop savoir où donner de la tête, j'ai un "embouteillage d'émotions", et je suis face au vide aux mystères de cet "homme" que je ne connais pas et avec qui j'ai pourtant vécu 14 années. Et lui refuse tout contact toute explication !
Nous nous organisons avec mon petit de plus en plus. Nous entamons notre "nouvelle vie", et j'essaye de faire de mon mieux pour y mettre de la joie et surtout des tonnes d'amour. La maison est plus "légère", comme nettoyée de cette chape de mensonges qui l'étouffait. Mon petit a appelé son père pour lui dire qu'il ne voulait pas le voir ( alors qu'il ne l'a pas vu depuis 10 jours) car fatigué et occupé à d'autres choses pour ce mercredi ( il l'a fait alors que je n'étais pas çà ses côtés). Je me dis que c'est bon signe, car cela veut dire qu'il ne lui manque pas plus que cela. Il m'a fait la remarque il y a quelques jours que j'étais triste ( décidément, cet enfant voit tout ! et ce malgré tous mes efforts !!!) et il a rajouté papa lui il n'est pas triste. Et oui, l'autre, vit sa vie et a déjà fait le deuil depuis bien longtemps de cette relation mais moi j'ai pris le mur à 200 à l'heure et suis encore sous le choc. On me dit qu'il faut du temps mais j'ai peur quand je vois comme je trinque alors si cela doit durer encore OUAAAUU c'est pas cool !
Il va falloir trouver la force et le courage mais j'ai plus grand chose en stock et en attendant, il faut travailler, faire le "mariole" et "performer" !
Mon audience au Tribunal a lieu lundi, j'espère que cela se passera comme prévu car avec l'autre je m'attends à tout maintenant. et puis comment un divorce peut-il se passe au mieux ?
J'ai hâte d'être dans quelques mois, quand cette tempête d'émotions se sera calmée enfin et que je pourrai penser à autre chose qu'à l'autre
Sergio, j'espère que tout va bien pour toi !
A tous, courage et sourires !
Comme tes mots sonnent juste dans ma tête et mon coeur, et pour une fois, quelquechose qui ne fait pas mal dans ce moment de ma vie où j'ai l'impression de souffrir en continu !
C'est vrai, c'est une traversée, avec des doutes, des peurs et tant de questions !
Je dois me faire à l'idée que je n'aurai pas de réponse, il me fuit, m'évite et ne veut pas m'affronter. Je me dis qu'en fait c'est lui qui se fuit, tant de noirceur en lui, c'est effrayant.
J'avoue ne pas trop savoir où donner de la tête, j'ai un "embouteillage d'émotions", et je suis face au vide aux mystères de cet "homme" que je ne connais pas et avec qui j'ai pourtant vécu 14 années. Et lui refuse tout contact toute explication !
Nous nous organisons avec mon petit de plus en plus. Nous entamons notre "nouvelle vie", et j'essaye de faire de mon mieux pour y mettre de la joie et surtout des tonnes d'amour. La maison est plus "légère", comme nettoyée de cette chape de mensonges qui l'étouffait. Mon petit a appelé son père pour lui dire qu'il ne voulait pas le voir ( alors qu'il ne l'a pas vu depuis 10 jours) car fatigué et occupé à d'autres choses pour ce mercredi ( il l'a fait alors que je n'étais pas çà ses côtés). Je me dis que c'est bon signe, car cela veut dire qu'il ne lui manque pas plus que cela. Il m'a fait la remarque il y a quelques jours que j'étais triste ( décidément, cet enfant voit tout ! et ce malgré tous mes efforts !!!) et il a rajouté papa lui il n'est pas triste. Et oui, l'autre, vit sa vie et a déjà fait le deuil depuis bien longtemps de cette relation mais moi j'ai pris le mur à 200 à l'heure et suis encore sous le choc. On me dit qu'il faut du temps mais j'ai peur quand je vois comme je trinque alors si cela doit durer encore OUAAAUU c'est pas cool !
Il va falloir trouver la force et le courage mais j'ai plus grand chose en stock et en attendant, il faut travailler, faire le "mariole" et "performer" !
Mon audience au Tribunal a lieu lundi, j'espère que cela se passera comme prévu car avec l'autre je m'attends à tout maintenant. et puis comment un divorce peut-il se passe au mieux ?
J'ai hâte d'être dans quelques mois, quand cette tempête d'émotions se sera calmée enfin et que je pourrai penser à autre chose qu'à l'autre
Sergio, j'espère que tout va bien pour toi !
A tous, courage et sourires !
- Mélina
- Messages : 440
- Enregistré le : mardi 01 février 2011 21:08
Dépression de ma femme, mort de notre vie de famille...
Bonjour Des...espoirs,
Je comprends toutes ces interrogations et ces douleurs qui doivent te traverser à découvrir le visage d'un homme que tu connaissais pas et pour lequel tu as pourtant éprouvé des sentiments durant des années. Cette prise de conscience est souvent difficile et impressionnante.
Quant à l'énergie, je comprends que tu te sentes épuisée, parce que c'est épuisant toutes ces émotions, si bouleversantes. Et sans doute y a-t-il une part d'anxiété aussi à cause des prochaines étapes de ta séparation et vis à vis d'un futur dont tu ne connais pas la teneur, et que sans doute tu as des difficultés à imaginer, visualiser, tant ce que tu traverses aujourd'hui est "prenant".
Je ne sais pas si l'on parvient finalement à avoir des réponses sur la "vérité" d'un être, d'une personne que l'on a aimé. J'ai tendance à penser qu'une fois les émotions passées, on n'a plus besoin de ces réponses, ou plutôt on finit par se les donner à soi-même.
Mais cela ne doit pas selon moi empêcher non plus de dire ce que l'on ressent, que ce soit le sentiment de trahison, d'injustice, de gâchis, que sais-je... Ca défoule, ça aide à avancer parfois. Pas toujours, car parfois cela peut conduire au ressassement.
J'ai également tendance à penser que plus le temps passe, moins on souffre de ce que l'on a vécu, j'ai aussi tendance à penser que dans ce type d'évolution, les choses de façon cyclique: les émotions reviennent de façon cyclique, se transformant et surtout s'apaisant petit à petit. Si bien que par moment, on a l'impression d'être débarrassé, et puis ça revient. Ou bien cela laisse place à une autre émotion douloureuse. Dans ces moments-là, on désespère de s'en sortir un jour. Mais avec le recul on se rend compte que malgré tout, petit à petit, notre regard sur le présent et sur le futur s'est éclairci. Les progrès sont lents, intermittents en apparence, mais réels.
Je suis contente de lire que ton gamin et toi commençait à vous organiser. A chercher des moyens de vous protéger. Je ne doute pas que sans doute tu attends la semaine prochaine avec des sentiments mêlés de peur et d'impatience, de colère et de tristesse. J'espère que tu ne t'angoisses pas trop, j'espère que cela ne se passera pas trop mal.
En attendant, essaie de passer un week-end relativement tranquille. Je t'embrasse.
Je comprends toutes ces interrogations et ces douleurs qui doivent te traverser à découvrir le visage d'un homme que tu connaissais pas et pour lequel tu as pourtant éprouvé des sentiments durant des années. Cette prise de conscience est souvent difficile et impressionnante.
Quant à l'énergie, je comprends que tu te sentes épuisée, parce que c'est épuisant toutes ces émotions, si bouleversantes. Et sans doute y a-t-il une part d'anxiété aussi à cause des prochaines étapes de ta séparation et vis à vis d'un futur dont tu ne connais pas la teneur, et que sans doute tu as des difficultés à imaginer, visualiser, tant ce que tu traverses aujourd'hui est "prenant".
Je ne sais pas si l'on parvient finalement à avoir des réponses sur la "vérité" d'un être, d'une personne que l'on a aimé. J'ai tendance à penser qu'une fois les émotions passées, on n'a plus besoin de ces réponses, ou plutôt on finit par se les donner à soi-même.
Mais cela ne doit pas selon moi empêcher non plus de dire ce que l'on ressent, que ce soit le sentiment de trahison, d'injustice, de gâchis, que sais-je... Ca défoule, ça aide à avancer parfois. Pas toujours, car parfois cela peut conduire au ressassement.
J'ai également tendance à penser que plus le temps passe, moins on souffre de ce que l'on a vécu, j'ai aussi tendance à penser que dans ce type d'évolution, les choses de façon cyclique: les émotions reviennent de façon cyclique, se transformant et surtout s'apaisant petit à petit. Si bien que par moment, on a l'impression d'être débarrassé, et puis ça revient. Ou bien cela laisse place à une autre émotion douloureuse. Dans ces moments-là, on désespère de s'en sortir un jour. Mais avec le recul on se rend compte que malgré tout, petit à petit, notre regard sur le présent et sur le futur s'est éclairci. Les progrès sont lents, intermittents en apparence, mais réels.
Je suis contente de lire que ton gamin et toi commençait à vous organiser. A chercher des moyens de vous protéger. Je ne doute pas que sans doute tu attends la semaine prochaine avec des sentiments mêlés de peur et d'impatience, de colère et de tristesse. J'espère que tu ne t'angoisses pas trop, j'espère que cela ne se passera pas trop mal.
En attendant, essaie de passer un week-end relativement tranquille. Je t'embrasse.
- des... espoirs
- Messages : 48
- Enregistré le : lundi 11 juillet 2011 10:50
Dépression de ma femme, mort de notre vie de famille...
bonsoir
il n'est pas venu au tribunal et a demande un report par son avocate -il n'est pas non plus venu voir son fils dimanche qui l'a attendu l'a appele en vain car ses telephones sont eteints. j
j'ai reussi a l'avoir au telephone et il m'a dit qu'il nz'etait pas presse de divorcer que cela pouvait durer au moins un an, kil ne verrait son fils qu'a ses conditions, cad il sonne, mon fils sort et idem pour le retour. kil prendrait un abonnemet special pour k mon fils puisse le joindre a ce numero et moi l'appeler qund il sera avec lui. kil etait pret a revenir sur le contrat amiablebk nous avions signe "kil y avait des Lois dans ce pays" sic...
lui ai dit aue ce n'etait pas normal de couper les ponts avec mon fils et kil commencait a se poser des questions, etla il m'a acheve en me repondrant qu'il lui dirait que c'etait a cause de moi, que c'etait moi qui voulait l'empecher de le voir...
je suis par terre, je n'ai plus envie de me battre, plus la force, pas de divorce tout de suite, pas de contrat, si ca se trouve il va lui m'attaquer. je ne peux pas comprendre pourquoi mon bourreau s'acharne comme cela sur moi. donc je dois lui obeir, rabaisser le peu de fierte qui me restait et je n'ai de toutes facons plus envie de rien, plus de ressort, il veut ma peau en fait il n'avait pas termine le travail mais l'execution est bien trop lente, kon en finisse !!!
il n'est pas venu au tribunal et a demande un report par son avocate -il n'est pas non plus venu voir son fils dimanche qui l'a attendu l'a appele en vain car ses telephones sont eteints. j
j'ai reussi a l'avoir au telephone et il m'a dit qu'il nz'etait pas presse de divorcer que cela pouvait durer au moins un an, kil ne verrait son fils qu'a ses conditions, cad il sonne, mon fils sort et idem pour le retour. kil prendrait un abonnemet special pour k mon fils puisse le joindre a ce numero et moi l'appeler qund il sera avec lui. kil etait pret a revenir sur le contrat amiablebk nous avions signe "kil y avait des Lois dans ce pays" sic...
lui ai dit aue ce n'etait pas normal de couper les ponts avec mon fils et kil commencait a se poser des questions, etla il m'a acheve en me repondrant qu'il lui dirait que c'etait a cause de moi, que c'etait moi qui voulait l'empecher de le voir...
je suis par terre, je n'ai plus envie de me battre, plus la force, pas de divorce tout de suite, pas de contrat, si ca se trouve il va lui m'attaquer. je ne peux pas comprendre pourquoi mon bourreau s'acharne comme cela sur moi. donc je dois lui obeir, rabaisser le peu de fierte qui me restait et je n'ai de toutes facons plus envie de rien, plus de ressort, il veut ma peau en fait il n'avait pas termine le travail mais l'execution est bien trop lente, kon en finisse !!!
- esperance
- Messages : 50
- Enregistré le : jeudi 19 mai 2011 14:52
Dépression de ma femme, mort de notre vie de famille...
Tiens bon des espoirs, nous sommes de tout coeur avec toi! dit toi qu'il ne vaut pas la peine que tu te mette dans ces états, parle à ton fils dis lui que tu l'aime et que tu feras tout pour lui, il comprendra que tu es la pour lui, les enfants sentent tous...
je n'ai pas beaucoup de temps pour écrire mais tu as l'air si désespérée...
comme tu le sais j'essaie depuis des mois de sauver ce que je peux et je découvre que ma fille souffre de cette situation, elle sent que quelque chose ne va pas et pourtant nous ne lui disons rien...je t'embrasse
je n'ai pas beaucoup de temps pour écrire mais tu as l'air si désespérée...
comme tu le sais j'essaie depuis des mois de sauver ce que je peux et je découvre que ma fille souffre de cette situation, elle sent que quelque chose ne va pas et pourtant nous ne lui disons rien...je t'embrasse
- Macbook
- Messages : 67
- Enregistré le : lundi 27 décembre 2010 14:42
Dépression de ma femme, mort de notre vie de famille...
des... espoirs je n'ai pas beaucoup de temps pour te répondre non plus, je le ferai plus longuement plus tard, mais comme esperance je voudrais t'assurer de mon soutien. Concernant les lois dont parle "l'autre", va peut-être voir un avocat qui pourrait te rassurer sur tes droits et te conseiller. Ca te permettrait de rester droite dans tes bottes quand il te dit ce genre de chose. Et bien sûr reste proche de ton fils et parle-lui beaucoup, il a sans doute plein de choses à te dire sur son ressenti lui-aussi.
Courage...
Courage...
- des... espoirs
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- Enregistré le : lundi 11 juillet 2011 10:50
Dépression de ma femme, mort de notre vie de famille...
mersi merci pour vos gentils messages ca fait du bien
Esperance oui je sais qu'il n'en vaut pas le coup mais je ne peux arriver a ne pas me sentir impacter par sa malhonnetete et sa mechancete. et je voulais surtout te dire que mon fils a commence a aller mieux lorsque je lui ai expkique la situation avec des mots comprehensibles pour lui et pas tout lui dire bien sur, aussi je pense sincement que ta fille n'est pas bien car elle sent q qqchose d'anormal se passe et que vous lui cachez des choses maissi vous lui parliez elle comprendrait mieux et serait surment moins angoissee.
Mac book oui j'ai une avocate mais face a cet "autre" la partie est loin d'etre gagnee, elle vient de m'apprendre par son avocat avec qui elle s'est entretenu qu'il souhaitait denoncer le contrat a l'amiable que nous avons signe, et il divise par deux la pension et par 5 mon dedodamagemet sous pretexte et la ca devient du grand art qu'il souhaite se remariere et doit avoir des sous pour cela, donc meme son mariage il veut que je le lui finance !
alors au lieu de confirmer notre contrat et d'avancer vite cela va prendre des mois. ent temps il a recommence ses silences et absences vis a vis de mon fils mais aujourd'hui je m''en fiche car ca n'est pas une perte pour lui je ne chercherai plus a ce qu'il le voit ou lui parle c'est son probleme.
mon petit va bien, j'essaye de lui faire passer un max de temps sympas avec les copains, et notr sejour a Paris etait d'apres lui "top miss mum" ( c'est mon niuveau surnom du moment)
je dois rassembler mes forces pour une longue bataille qui s'annonce car je ne veux pas le laisser aussi facilement s'en sortir il y va de mon integrite maintenant, j'en ai marr de devoir m'inclinef devant ce minable.
alors je vais essayer mais pour cela il faut que je soies forte tres forte car en face de moi j'ai un cruel, implacable, malhonnete, manipulateur de "mec"
merci encore vos messages sont importants et me touchent
Esperance oui je sais qu'il n'en vaut pas le coup mais je ne peux arriver a ne pas me sentir impacter par sa malhonnetete et sa mechancete. et je voulais surtout te dire que mon fils a commence a aller mieux lorsque je lui ai expkique la situation avec des mots comprehensibles pour lui et pas tout lui dire bien sur, aussi je pense sincement que ta fille n'est pas bien car elle sent q qqchose d'anormal se passe et que vous lui cachez des choses maissi vous lui parliez elle comprendrait mieux et serait surment moins angoissee.
Mac book oui j'ai une avocate mais face a cet "autre" la partie est loin d'etre gagnee, elle vient de m'apprendre par son avocat avec qui elle s'est entretenu qu'il souhaitait denoncer le contrat a l'amiable que nous avons signe, et il divise par deux la pension et par 5 mon dedodamagemet sous pretexte et la ca devient du grand art qu'il souhaite se remariere et doit avoir des sous pour cela, donc meme son mariage il veut que je le lui finance !
alors au lieu de confirmer notre contrat et d'avancer vite cela va prendre des mois. ent temps il a recommence ses silences et absences vis a vis de mon fils mais aujourd'hui je m''en fiche car ca n'est pas une perte pour lui je ne chercherai plus a ce qu'il le voit ou lui parle c'est son probleme.
mon petit va bien, j'essaye de lui faire passer un max de temps sympas avec les copains, et notr sejour a Paris etait d'apres lui "top miss mum" ( c'est mon niuveau surnom du moment)
je dois rassembler mes forces pour une longue bataille qui s'annonce car je ne veux pas le laisser aussi facilement s'en sortir il y va de mon integrite maintenant, j'en ai marr de devoir m'inclinef devant ce minable.
alors je vais essayer mais pour cela il faut que je soies forte tres forte car en face de moi j'ai un cruel, implacable, malhonnete, manipulateur de "mec"
merci encore vos messages sont importants et me touchent
- sergio
- Messages : 24
- Enregistré le : dimanche 20 mars 2011 22:15
Dépression de ma femme, mort de notre vie de famille...
Bonsoir à tous,
Il est déjà plus d'une heure du matin ... et je suis attendu chez mon client demain matin à 8h15 (oui chez ce client, "l'heure c'est l'heure").
Cela fait un moment que je n'ai pas pris le temps d'écrire, mais je viens au moins deux fois par semaine prendre de vos nouvelles.
Je tombe de sommeil mais je voulais, à ceux/celles d'entre vous qui en ont peut-être le plus besoin en ce moment - et je pense malheureusement en particulier à toi Des...espoirs - vous dire que je pense bien à vous, et vous envoyer quelques pensées de chaleureux soutien.
Des...espoirs, j'ai peur qu'il n'y ait plus grand chose à attendre, ni pour toi ni pour ton fils, de ton mari. Pas tant qu'il sera aussi instable qu'il l'est actuellement.
Ne pas venir au tribunal, vouloir dénoncer le contrat amiable sur lequel vous étiez pourtant tombé d'accord ... autant de signes d'instabilité et peut-être bien aussi d'une volonté à peine masquée de vouloir te manipuler et te déstabiliser à ton tour, sur le principe que "si l'autre est plus erratique ou instable que moi, alors c'est que je ne suis ni erratique ni instable".
Nous l'avons tous certainement déjà écrit 100 fois ici, mais encore une fois il faut te protéger et penser à toi, c'est le seul moyen d'être suffisamment bien pour protéger ton fiston et penser à lui (mais de toute évidence ton nouveau surnom prouve que tu t'en sors plus que bien
). Je te souhaite encore beaucoup de courage.
Espérance, je suis d'accord avec Des...espoirs : les enfants comprennent tout, nous avons déjà abordé ce sujet ici même. Ne pas jouer "la transparence" avec eux au motif de vouloir les protéger ne fait qu'entretenir, voire transposer sur eux, le malaise, quelque soit sa cause (dépressive ou non). De ma propre (et douloureuse) expérience de cette année je retiens sur ce sujet qu'il vaut mieux leur parler spontanément, non seulement ils verront cela comme une marque de confiance de ta part mais ils sauront aussi te faire savoir si le moment est mal choisi lorsque tu t'ouvriras à eux. En même temps, chaque fois que tu parleras à ta fille, tu lui donneras une occasion de s'exprimer à son tour, ce qui ne peut être que bénéfique. Je t'envoie aussi beaucoup de courage et de soutient.
Encore 2 lignes avant de me coucher : Merci encore à Melina pour ses interventions toujours pertinentes, et ses mots à la fois révélateurs et bienfaisants. Macbook, je vois que tu es pour ainsi dire aussi absent que moi ces derniers temps, j'imagine que ton quotidien doit être au moins aussi chargé que le mien. Je vais essayer de prendre le temps de réagir un peu plus longuement et vous donner quelques nouvelles ce week-end, j'espère que tu pourras en faire autant.
Je pense bien à vous ... à tous, portez vous bien et à très bientôt.
Sergio
"I am upon the hill and not six feet under, so this is gonna' be a good day".
"Be happy or die trying"
Il est déjà plus d'une heure du matin ... et je suis attendu chez mon client demain matin à 8h15 (oui chez ce client, "l'heure c'est l'heure").
Cela fait un moment que je n'ai pas pris le temps d'écrire, mais je viens au moins deux fois par semaine prendre de vos nouvelles.
Je tombe de sommeil mais je voulais, à ceux/celles d'entre vous qui en ont peut-être le plus besoin en ce moment - et je pense malheureusement en particulier à toi Des...espoirs - vous dire que je pense bien à vous, et vous envoyer quelques pensées de chaleureux soutien.
Des...espoirs, j'ai peur qu'il n'y ait plus grand chose à attendre, ni pour toi ni pour ton fils, de ton mari. Pas tant qu'il sera aussi instable qu'il l'est actuellement.
Ne pas venir au tribunal, vouloir dénoncer le contrat amiable sur lequel vous étiez pourtant tombé d'accord ... autant de signes d'instabilité et peut-être bien aussi d'une volonté à peine masquée de vouloir te manipuler et te déstabiliser à ton tour, sur le principe que "si l'autre est plus erratique ou instable que moi, alors c'est que je ne suis ni erratique ni instable".
Nous l'avons tous certainement déjà écrit 100 fois ici, mais encore une fois il faut te protéger et penser à toi, c'est le seul moyen d'être suffisamment bien pour protéger ton fiston et penser à lui (mais de toute évidence ton nouveau surnom prouve que tu t'en sors plus que bien
Espérance, je suis d'accord avec Des...espoirs : les enfants comprennent tout, nous avons déjà abordé ce sujet ici même. Ne pas jouer "la transparence" avec eux au motif de vouloir les protéger ne fait qu'entretenir, voire transposer sur eux, le malaise, quelque soit sa cause (dépressive ou non). De ma propre (et douloureuse) expérience de cette année je retiens sur ce sujet qu'il vaut mieux leur parler spontanément, non seulement ils verront cela comme une marque de confiance de ta part mais ils sauront aussi te faire savoir si le moment est mal choisi lorsque tu t'ouvriras à eux. En même temps, chaque fois que tu parleras à ta fille, tu lui donneras une occasion de s'exprimer à son tour, ce qui ne peut être que bénéfique. Je t'envoie aussi beaucoup de courage et de soutient.
Encore 2 lignes avant de me coucher : Merci encore à Melina pour ses interventions toujours pertinentes, et ses mots à la fois révélateurs et bienfaisants. Macbook, je vois que tu es pour ainsi dire aussi absent que moi ces derniers temps, j'imagine que ton quotidien doit être au moins aussi chargé que le mien. Je vais essayer de prendre le temps de réagir un peu plus longuement et vous donner quelques nouvelles ce week-end, j'espère que tu pourras en faire autant.
Je pense bien à vous ... à tous, portez vous bien et à très bientôt.
Sergio
"I am upon the hill and not six feet under, so this is gonna' be a good day".
"Be happy or die trying"
- Mélina
- Messages : 440
- Enregistré le : mardi 01 février 2011 21:08
Dépression de ma femme, mort de notre vie de famille...
Bonjour à tous,
Cela va te sembler paradoxal peut-être Des..espoirs mais je suis contente de lire que tu es passée à une humeur plus agressive, malgré l'abattement que le comportement de ton mari a provoqué.
Ce dernier multiplie les faux-fuyants, les échappatoires à ce que je vois, et rajoute une dose d'égocentrisme déplacé et destructeur par dessus. Je suis assez d'accord d'ailleurs avec la lecture que donne Sergio de son comportement. Cet homme semble en outre guidé par la jalousie et l'envie, le désir de possession. Sans doute pour combler un vide intérieur, une absence de confiance en soi. A cet égard, tu m'apparais bien plus solide et entière que lui. Même si cela implique de souffrir dans tout son être des situations telles que celles que vous vivez. Même si les apparences semblent dire l'inverse. A long terme, c'est de bon augure pour toi, quant à ta capacité à être heureuse, plus tard.
Je comprends ta peine de savoir que votre divorce va être plus compliqué, plus long que prévu. Mais j'aurais tendance à penser que là-dessus la justice, l'institution, pourrait mettre court aux revendications de ton futur ex-mari.
La liquidation du patrimoine conjugal se fait selon des critères objectifs. Si quelqu'un a les moyens de payer, les juges lui demandent de payer, quelles que soient ses projets par ailleurs. Sans compter que la tendance générale est de vouloir raccourcir les délais, éviter les guerres longues et intestines entre les couples en procédure de séparation. Les juges préfèrent un accord sur le patrimoine par consentement mutuel plutôt que trancher, question de gain de temps. Le changement de "stratégie", du consentement mutuel à la procédure litigieuse est peut-être courant (je n'en sais rien...) mais de ce que m'ont raconté les spécialistes du droit que je connais, ils n'enchantent pas les juges. Ces derniers n'hésitent pas à trancher non plus s'ils se rendent compte que l'un des deux fait durer juste pour tenter de grapiller un peu plus. D'autant plus que le nombre de fois où un couple en procédure de divorce se présentent devant le juge sans être parvenu à un accord sur le patrimoine est limité par le droit.
Désolée de rester longtemps sur ce thème, éminemment lourd, et rébarbatif. Mais il semble que tu sois face à quelqu'un qui va tenter de transposer sur le plan juridique les prérogatives qu'il a perdu dans votre couple, son pouvoir à ton égard.
Difficile de garder la tête froide et de l'énergie dans ces périodes-là, entre agressivité, mesquinerie et deuil des sentiments positifs, des attentes que l'on avait à l'égard de l'autre. Et puis il y a un côté tellement moche là-dedans qu'on aimerait pouvoir passer à autre chose. Car se battre sur le plan matériel parait parfois un peu sordide par rapport aux sentiments qu'on a pu nourrir à l'égard de quelqu'un.
Mais la façon dont un divorce se passe, et les litiges sur le plan matériel, financier, ne sont finalement que le miroir des sentiments respectifs, c'est aussi une façon de les mettre en jeu. De liquider le patrimoine affectif, de "régler les comptes" sur le plan affectif.
Enfin, je ne sais pas si ce que j'écris là t'est bien utile... Ca ne change pas les difficultés de ce que tu traverses aujourd'hui...
Sergio, Macbook, contente de lire des signes de votre part.
J'espère que vous gardez tous courage. Je vous embrasse.
Cela va te sembler paradoxal peut-être Des..espoirs mais je suis contente de lire que tu es passée à une humeur plus agressive, malgré l'abattement que le comportement de ton mari a provoqué.
Ce dernier multiplie les faux-fuyants, les échappatoires à ce que je vois, et rajoute une dose d'égocentrisme déplacé et destructeur par dessus. Je suis assez d'accord d'ailleurs avec la lecture que donne Sergio de son comportement. Cet homme semble en outre guidé par la jalousie et l'envie, le désir de possession. Sans doute pour combler un vide intérieur, une absence de confiance en soi. A cet égard, tu m'apparais bien plus solide et entière que lui. Même si cela implique de souffrir dans tout son être des situations telles que celles que vous vivez. Même si les apparences semblent dire l'inverse. A long terme, c'est de bon augure pour toi, quant à ta capacité à être heureuse, plus tard.
Je comprends ta peine de savoir que votre divorce va être plus compliqué, plus long que prévu. Mais j'aurais tendance à penser que là-dessus la justice, l'institution, pourrait mettre court aux revendications de ton futur ex-mari.
La liquidation du patrimoine conjugal se fait selon des critères objectifs. Si quelqu'un a les moyens de payer, les juges lui demandent de payer, quelles que soient ses projets par ailleurs. Sans compter que la tendance générale est de vouloir raccourcir les délais, éviter les guerres longues et intestines entre les couples en procédure de séparation. Les juges préfèrent un accord sur le patrimoine par consentement mutuel plutôt que trancher, question de gain de temps. Le changement de "stratégie", du consentement mutuel à la procédure litigieuse est peut-être courant (je n'en sais rien...) mais de ce que m'ont raconté les spécialistes du droit que je connais, ils n'enchantent pas les juges. Ces derniers n'hésitent pas à trancher non plus s'ils se rendent compte que l'un des deux fait durer juste pour tenter de grapiller un peu plus. D'autant plus que le nombre de fois où un couple en procédure de divorce se présentent devant le juge sans être parvenu à un accord sur le patrimoine est limité par le droit.
Désolée de rester longtemps sur ce thème, éminemment lourd, et rébarbatif. Mais il semble que tu sois face à quelqu'un qui va tenter de transposer sur le plan juridique les prérogatives qu'il a perdu dans votre couple, son pouvoir à ton égard.
Difficile de garder la tête froide et de l'énergie dans ces périodes-là, entre agressivité, mesquinerie et deuil des sentiments positifs, des attentes que l'on avait à l'égard de l'autre. Et puis il y a un côté tellement moche là-dedans qu'on aimerait pouvoir passer à autre chose. Car se battre sur le plan matériel parait parfois un peu sordide par rapport aux sentiments qu'on a pu nourrir à l'égard de quelqu'un.
Mais la façon dont un divorce se passe, et les litiges sur le plan matériel, financier, ne sont finalement que le miroir des sentiments respectifs, c'est aussi une façon de les mettre en jeu. De liquider le patrimoine affectif, de "régler les comptes" sur le plan affectif.
Enfin, je ne sais pas si ce que j'écris là t'est bien utile... Ca ne change pas les difficultés de ce que tu traverses aujourd'hui...
Sergio, Macbook, contente de lire des signes de votre part.
J'espère que vous gardez tous courage. Je vous embrasse.
- Macbook
- Messages : 67
- Enregistré le : lundi 27 décembre 2010 14:42
Dépression de ma femme, mort de notre vie de famille...
Bonsoir à tous,
Ca y est je prends un peu de temps pour vous répondre et donner des nouvelles. Comme beaucoup d'entre nous je ne poste pas souvent mais ça ne m'empêche pas de venir consulter régulièrement ce qui se passe ici.
esperance c'est indispensable de parler à ta fille oui. Mes enfants avait été soulagés en début d'année quand j'avais eu une conversation avec eux. On ne peut pas tout dire bien sûr, mais expliquer les choses avec des mots simples et sans mentir leur a été d'une aide précieuse je crois. Et en tout cas ça a eu le mérite d'engager le dialogue avec eux et de leur montrer qu'ils pouvaient me parler de leurs soucis. Mon grand m'appelle souvent pour discuter, parfois même pour me confier d'autres choses que ses "problèmes" comme il dit (il a presque 9 ans), il m'a par exemple dit ce soir qu'il était amoureux, en rougissant un peu, c'était tellement mignon il est formidable ce bonhomme. Le plus jeune (qui va avoir 7 ans) est plus réservé mais il me parle tout de même un peu parfois. Parler franchement nous a rapprochés, sans aucun doute. J'attends avec impatience que ma petite princesse de 2 ans 1/2 puisse exprimer ses sentiments et que je puisse avoir des conversations aussi avec elle. Nous parlons déjà un peu, de sa maman parfois, elle est très courageuse je trouve et ne pleure presque jamais.
des espoirs ton histoire est vraiment incroyable, ce type est vraiment sans scrupule et absolument machiavélique. Je rejoins Mélina nous avons des lois qui ne permettent pas à n'importe qui de faire n'importe quoi. Renseigne-toi vite sur tes droits et ne le laisse surtout pas faire, l'argent n'est pas le plus important c'est sûr mais d'un point de vue moral aussi c'est lui qui doit payer maintenant et pas toi ! Tu regretterais plus tard si tu ne te battais pas maintenant pour faire respecter tes droits. Qu'il ait des projets ou pas ça ne change rien à ce qu'il te doit et ce n'est pas ton affaire.
De mon côté beaucoup de choses à dire, je vais essayer de ne pas noircir 10 pages de pixels mais je crois que ça va être difficile ;o) Il y a trois ou quatre semaines, lors du traditionnel échange des enfants du dimanche soir nous nous sommes pris le bec une énième fois. En partant, sans se retenir malgré la présence des enfants elle me dit qu'"elle sait très bien ce que je fais de mon temps libre, que j'ai une amie", et me sort le prénom d'une fille que j'avais rencontrée cet été et que j'avais vu quelques fois. Le fait qu'elle connaisse son prénom me laisse bouche bée, je ne sais quoi répondre, et surtout je me demande bien ce que ça peut lui faire. Jalousie ?
Une semaine plus tard, nouvelle prise de bec et elle part en claquant la porte une fois de plus, je me rends compte une fois qu'elle était partie qu'elle a oublié les cartables des garçons. Je l'appelle sur son portable et elle revient 10 minutes plus tard. Je sors alors à l'extérieur chercher les sacs afin que les enfants qui jouent à l'intérieur ne nous entendent pas. J'étais embêté que nous nous soyons encore fâchés et je lui dis que je n'aime pas quand on ne se respecte pas, et que je prends moi-aussi ma part de responsabilité dans ce qui arrive. Elle est très calme, nous pouvons nous ouvrir et parler plus directement que d'habitude. Je lui dis que je n'aime pas ma nouvelle vie, qu'elle me manque, et je la vois avoir les larmes aux yeux. Je lui dis à ce moment qu'elle me donne envie de la prendre dans mes bras, je n'en fais rien bien sûr, elle ne répond pas. Premier acte.
Jeudi dernier c'est l'audience de conciliation au tribunal, première audience du divorce. Au programme, définition des mesures temporaires pour la période entre les deux audiences (qui peut durer plusieurs mois voire des années) au niveau notamment de la garde des enfant et de la pension alimentaire pour eux. J'essaie depuis des mois de discuter avec elle de ce qu'elle voudrait, afin de nous mettre d'accord sans heurts et d'essayer de nous passer au maximum des onéreux avocats. Elle n'a jamais voulu me parler, me disant que nous ne vivons pas dans le monde des bisounours, qu'on ne sera jamais d'accord, et surtout que pour une fois elle ne veut pas que je décide de tout et qu'elle attend de voir un juge m'imposer une décision. Toujours cette impression que j'ai toujours décidé de tout et qu'elle a toujours du suivre, tellement faux au regard des faits...
J'arrive dans la salle d'attente du tribunal à l'heure indiquée, elle est déjà là, l'air sévère et habillée de façon très provocante, maquillée à l'extrème. Elle ne m'adresse pas un regard. Pendant l'attente (tout le monde est convoqué à la même heure et nous passons les uns après les autres devant la juge), mon avocat essaie de discuter avec le sien afin de trouver un accord, sans y parvenir. Il m'apporte le dossier de la "partie adverse", j'ai la surprise d'y trouver un certificat de son psy (qu'elle est allée revoir semble-t-il) disant qu'elle n'a pas de problème psychiatrique. Puis 4 témoignages écrits, de sa maman tout d'abord puis de trois de ses amis, décrivant à quelle point elle est une bonne mère et à quel point il serait injuste de ne pas lui laisser garder ses enfants. La dernière surprise est la somme demandée, alors qu'elle veut la garde alternée des enfants, une semaine chacun, elle réclame 300 euros par enfants et par mois !!! Quelques minutes plus tard elle entre dans le bureau de la juge, elle ressort au bout de trois minutes et c'est mon tour. La juge me demande si j'accepte le divorce, je lui réponds que ça n'est pas ma décision mais que je ne veux pas compliquer la procédure et que je ne peux pas la forcer à rester mariée, j'accepte donc la volonté de Madame. Elle fait alors rentrer ma femme et les deux avocats. Son avocat plaide en premier, explique que sa cliente veut échanger les enfants à l'école et non plus chez moi ou chez elle (un les amène le matin à l'école, l'autre va les chercher, impossible de parler des enfants entre nous) afin que nous ne nous voyions plus. En effet il explique que je harcèle ma femme et la mets plus bas que terre à chaque fois que je la vois, comme je l'ai toujours fait pendant notre mariage. Je n'en crois pas mes oreilles ! Mon avocat me fait signe de ne rien dire, que la juge n'en retiendra rien, et effectivement elle demande à l'avocat de ne pas entrer dans les détails et semble se désintéresser de ses dires. Le pauvre avocat s'emmêle les pinceaux et en vient à se ridiculiser tant il est confus dans ces propos. Il explique qu'il demande non pas la garde alternée mais la garde pour Madame, assortie d'un droit pour moi d'avoir les enfants chez moi une semaine sur deux. Ce qui en pratique revient à la même chose qu'une garde alternée classique, à la différence près qu'officiellement c'est Madame qui a la garde et que donc je dois payer plus, sans compter les parts fiscales des enfants qui vont toutes chez Madame. Il demande en conséquence la paiement de 300 euros par enfant et par mois ainsi que l'intégralité des allocations familiales. Mon avocat prend à son tour la parole, sa plaidoirie est construite et cohérente, il demande une garde alternée classique et demande à ce que je ne donne non pas de l'argent dont je ne sais pas comment il sera utilisé mais que je m'engage à payer l'école, le périscolaire, la crèche et les clubs de sports des enfants. C'est ce que nous avions convenu avec lui avant l'audience, leur maman étant maintenant étudiante infirmière elle n'a pas d'énormes revenus donc ça l'aidera, et en parallèle je saurai où va mon argent. La somme concernée représente à peu près la moitié de ce qui était demandée par l'avocat de ma femme. La juge met sa réponse en délibéré à la semaine d'après, c'est-à-dire jeudi prochain, je ne connais pas encore la réponse au moment où j'écris ces lignes.
Le plus intéressant est cependant après l'audience. Ma femme (elle l'est encore, officiellement) m'interpelle dans le couloir du tribunal et me demande de l'attendre parce qu'elle veut me parler. Elle parle à son avocat 5 minutes puis me rejoint dans la rue. Nous parlons pendant une heure, impensable ! Le début de la conversation est tendu, puis elle se détend petit à petit et moi aussi. Nous repassons plein de choses en revue, tant d'évènements passés plus ou moins lointains. Tout d'abord nous commençons par ce qui vient de se passer. Elle me dit qu'elle est désolée d'avoir demandé une somme aussi importante, que c'est son avocat qui a décidé de la somme et pas elle (comment a-t-elle pu accepter ça, mon avocat n'a fait que ce qui avait été convenu avec moi, elle dit tellement vouloir vivre sans influence et elle a encore laissé quelqu'un décider à sa place), que la somme demandée n'a été décidée que dans le but d'en obtenir la moitié. Elle me dit trouver la solution proposée par mon avocat très bonne, mais malheureusement c'est trop tard pour signifier notre accord à la juge et ça me fait pester. Elle me dit que l'histoire de la fausse garde alternée est aussi une idée de son avocat, mais par contre elle considère que je l'ai bel et bien harcelée et rabaissée, j'ai du mal à comprendre de quoi elle parle, je me suis défendu parfois c'est vrai, le ton est souvent monté et je ne suis pas toujours très fier de mes réactions, la tension était telle par moment. Je me suis très souvent excusé lorsque j'avais été trop loin, elle ne l'a jamais fait et pourtant elle ma mené la vie dure. Il reste que la vraie violence était de son côté. Quand je lui cite quelques exemples de cette violence elle ne répond jamais, semble s'en souvenir tout à coup, comprendre enfin à quel point elle a pu être injuste par moment. Je lui rappelle que celui qu'elle a accusé de harcèlement quelques minutes auparavant dans un tribunal est le même qui s'est mis en quatre pour elle pendant des mois, qui n'a plus pensé qu'à elle et a pris tellement de coups. Elle reste sans voix. Nous abordons le sujet des lettres de sa famille et de ses amis que j'ai trouvées dans son dossier, elle dit avoir voulu se défendre, persuadée que j'allais l'attaquer en disant qu'elle était une mauvaise mère, que j'allais demander la garde intégrale des enfants. Je lui répète que oui je lui ai parfois reproché de ne pas avoir été attentive aux enfants pendant les derniers mois où elle vivait à la maison, mais que ça fait des mois que je lui dis que je ne veux pas de conflit, que je ne veux pas éloigner les enfants de leur mère, qu'ils ont besoin d'elle et qu'une semaine sur deux c'est sans doute le moins mal. Je lui fais remarquer qu'elle avait tout fait pour se défendre mais qu'aucune attaque n'est venue comme je m'y étais engagé, mais que par contre c'est elle qui a attaqué. Elle ne dit rien. Nous abordons le sujet de nos vies actuelles, elle me dit qu'elle a une vie très difficile mais qu'elle est enfin libre, qu'elle ne doit rien à personne. Elle me dit que la vie de couple c'est fini pour elle, que jamais plus elle ne voudra vivre comme ça. Je lui dis que j'avais été prêt à tout pour la garder à la maison, que nous aurions pu changer tout ce qui était nécessaire, et que parler plus nous aurait aidés. Je lui dis que j'ai tout donné pour elle, elle me regarde et j'ai l'impression qu'elle s'en rend enfin compte. Lorsque nous nous quittons, sur le trottoir devant le tribunal, par 3 degrés, elle qui ne répond jamais quand je lui dit bonjour les dimanche s'approche de moi et me fait la bise. J'en reste bouche bée, les larmes aux yeux, et je vois bien qu'elle le remarque.
Trois jours plus tard, le dimanche, hier, je reviens d'un weekend à Paris chez mon frère. Je lui ai demandé quelques semaines auparavant si plutôt que le dimanche à 18h comme d'habitude je pouvais passer chercher les enfants chez elle le lundi matin pour les emmener à l'école. En effet mon train rentre à 21h et je ne pourrai pas être à l'heure, à moins de prendre un train beaucoup plus tôt et de sacrifier une partie de mon weekend. Elle m'a dit non dans un premier temps, elle n'a pas envie de m'aider en quoi que ce soit, puis finalement devant le tribunal elle m'a dit gentiment qu'elle serait en stage au bloc opératoire le lundi matin à partir de 5h du matin et que ma solution ne lui convenait pas. Par contre elle veut bien venir coucher les enfants chez moi le dimanche soir et attendre mon retour. C'est curieux qu'elle veuille entrer dans la maison, elle n'y est plus entrée depuis son départ, lorsqu'elle vient apporter les enfants elle reste toujours dans le garage et ne veut jamais entrer. Mais j'apprécie son aide et la remercie. Hier soir je rentre vers l'heure prévue, elle me fait à nouveau la bise, nous couchons les enfants ensemble comme il y a si longtemps, puis elle s'en va et les enfants sont très perturbés de voir maman à nouveau dans la maison mais qui va partir. Je les console puis je la rejoins au rez-de-chaussée. Nous parlons de nouveau un peu, je la remercie à nouveau et lui dis que comme les enfants j'aimais quand elle était ici. Elle me dit que rentrer à nouveau dans la maison ne lui a pas fait plaisir, que c'était trop tôt pour elle. Je la regarde, elle est comme apaisée, très différente de la femme froide et agressive qu'elle a été pendant tous ces mois si difficiles. J'ai envie de me confier à elle, de tomber le masque moi-aussi, je lui dis ce que je ressens à ce moment précis, qu'elle me manque et que les enfants me manquent aussi souvent lorsqu'ils sont chez elle. Elle me répond qu'elle sait que je suis un bon papa, et qu'elle est contente de ne pas avoir les enfants tous les jours, qu'elle a été trop maman par le passé, qu'elle a besoin de temp pour elle. Je continue à me confier, je ne sais pas qualifier ce que je ressens à ce moment-là, je lui dis que contrairement à elle j'aimerais à nouveau vivre en couple et que la solitude me pèse, et j'ajoute que dans cette perspective elle aurait toujours la priorité sur les éventuelles autres. Elle me répond qu'il existe beaucoup d'autres filles, j'ajoute qu'il y en a peu qui aient sa valeur, elle me regarde et me dit calmement "merci, c'est très gentil". Je m'enhardis et lui dis que si elle a à nouveau envie de vivre en couple un jour j'aimerais qu'elle envisage que ce soit avec moi, je m'attends à ce qu'elle me réponde "jamais de la vie, plutôt mourir", mais elle me regarde à nouveau gentiment et répond "pas maintenant, j'ai encore du chemin à parcourir", elle n'a pas dit non. Je lui dis la soutenir dans sa recherche d'elle-même, que je souhaite l'aider si possible et qu'en tout cas je saurai être discret et que je ne ferai rien pour entraver sa quête. Quand je lui dis au revoir, elle me répond tendrement "prends soin de toi". C'est la première fois depuis des mois, depuis janvier ou février peut-être, qu'elle a un mot gentil pour moi. Je me mets à pleurer mais elle ne me voit pas elle est partie. Mon grand qui ne dort pas encore m'appelle, nous parlons un peu et je fonds en larmes dans ses bras. Il me console et me dit que je ne devrais jamais me forcer à ne pas pleurer devant lui, que "même les garçons pleurent et que ça ne veut pas dire que ce sont des filles". Si mignon...
Comment expliquer ce changement de ton ? Est-ce le fait d'être maintenant presque divorcée qui l'apaise ? Est-ce d'avoir peut-être enfin compris que je ne lui veux pas de mal ? J'ai l'impression que ma lutte pour la garder à la maison au printemps et au début de l'été lui a donné la sensation que je voulais l'empêcher d'être heureuse, ai-je été égoiste de me battre comme ça ? De mon côté je ne sais plus quoi penser, ça fait plusieurs mois que j'ai l'impression d'avancer, que je suis persuadé d'être détaché, que je pense peu à elle, que j'essaie de rencontrer d'autres femmes, que j'en rencontre parfois, et je me retrouve devant elle en ayant l'impression, n'ayons pas peur de le dire, que je l'aime encore.
Une chose est sûre, je ne ferai rien pour entraver à sa liberté, je ne lui dirai rien de plus que ce que j'ai dit hier soir, le divorce ira jusqu'à son terme et c'est très bien comme ça, je crois qu'elle a besoin de ce divorce pour ne plus se sentir enchainée à celle qu'elle était et ne veut plus être. Et ensuite nous verrons bien ce qu'il se passera, divorcés ou pas divorcés ça n'a après tout aucune importance si nous devons nous retrouver nous nous retrouverons.
Voilà, j'espère que vous m'aurez lu jusqu'au bout. Je ne sais plus quoi penser mais j'ai été assez gai aujourd'hui. Je crois que ne suis plus un psychopathe dangereux à ses yeux et c'est déjà beaucoup. Pour le reste nous verrons, je me sens bien dans mes baskets et la voir enfin "humaine" m'a fait du bien.
A très bientôt, je vous embrasse.
Ca y est je prends un peu de temps pour vous répondre et donner des nouvelles. Comme beaucoup d'entre nous je ne poste pas souvent mais ça ne m'empêche pas de venir consulter régulièrement ce qui se passe ici.
esperance c'est indispensable de parler à ta fille oui. Mes enfants avait été soulagés en début d'année quand j'avais eu une conversation avec eux. On ne peut pas tout dire bien sûr, mais expliquer les choses avec des mots simples et sans mentir leur a été d'une aide précieuse je crois. Et en tout cas ça a eu le mérite d'engager le dialogue avec eux et de leur montrer qu'ils pouvaient me parler de leurs soucis. Mon grand m'appelle souvent pour discuter, parfois même pour me confier d'autres choses que ses "problèmes" comme il dit (il a presque 9 ans), il m'a par exemple dit ce soir qu'il était amoureux, en rougissant un peu, c'était tellement mignon il est formidable ce bonhomme. Le plus jeune (qui va avoir 7 ans) est plus réservé mais il me parle tout de même un peu parfois. Parler franchement nous a rapprochés, sans aucun doute. J'attends avec impatience que ma petite princesse de 2 ans 1/2 puisse exprimer ses sentiments et que je puisse avoir des conversations aussi avec elle. Nous parlons déjà un peu, de sa maman parfois, elle est très courageuse je trouve et ne pleure presque jamais.
des espoirs ton histoire est vraiment incroyable, ce type est vraiment sans scrupule et absolument machiavélique. Je rejoins Mélina nous avons des lois qui ne permettent pas à n'importe qui de faire n'importe quoi. Renseigne-toi vite sur tes droits et ne le laisse surtout pas faire, l'argent n'est pas le plus important c'est sûr mais d'un point de vue moral aussi c'est lui qui doit payer maintenant et pas toi ! Tu regretterais plus tard si tu ne te battais pas maintenant pour faire respecter tes droits. Qu'il ait des projets ou pas ça ne change rien à ce qu'il te doit et ce n'est pas ton affaire.
De mon côté beaucoup de choses à dire, je vais essayer de ne pas noircir 10 pages de pixels mais je crois que ça va être difficile ;o) Il y a trois ou quatre semaines, lors du traditionnel échange des enfants du dimanche soir nous nous sommes pris le bec une énième fois. En partant, sans se retenir malgré la présence des enfants elle me dit qu'"elle sait très bien ce que je fais de mon temps libre, que j'ai une amie", et me sort le prénom d'une fille que j'avais rencontrée cet été et que j'avais vu quelques fois. Le fait qu'elle connaisse son prénom me laisse bouche bée, je ne sais quoi répondre, et surtout je me demande bien ce que ça peut lui faire. Jalousie ?
Une semaine plus tard, nouvelle prise de bec et elle part en claquant la porte une fois de plus, je me rends compte une fois qu'elle était partie qu'elle a oublié les cartables des garçons. Je l'appelle sur son portable et elle revient 10 minutes plus tard. Je sors alors à l'extérieur chercher les sacs afin que les enfants qui jouent à l'intérieur ne nous entendent pas. J'étais embêté que nous nous soyons encore fâchés et je lui dis que je n'aime pas quand on ne se respecte pas, et que je prends moi-aussi ma part de responsabilité dans ce qui arrive. Elle est très calme, nous pouvons nous ouvrir et parler plus directement que d'habitude. Je lui dis que je n'aime pas ma nouvelle vie, qu'elle me manque, et je la vois avoir les larmes aux yeux. Je lui dis à ce moment qu'elle me donne envie de la prendre dans mes bras, je n'en fais rien bien sûr, elle ne répond pas. Premier acte.
Jeudi dernier c'est l'audience de conciliation au tribunal, première audience du divorce. Au programme, définition des mesures temporaires pour la période entre les deux audiences (qui peut durer plusieurs mois voire des années) au niveau notamment de la garde des enfant et de la pension alimentaire pour eux. J'essaie depuis des mois de discuter avec elle de ce qu'elle voudrait, afin de nous mettre d'accord sans heurts et d'essayer de nous passer au maximum des onéreux avocats. Elle n'a jamais voulu me parler, me disant que nous ne vivons pas dans le monde des bisounours, qu'on ne sera jamais d'accord, et surtout que pour une fois elle ne veut pas que je décide de tout et qu'elle attend de voir un juge m'imposer une décision. Toujours cette impression que j'ai toujours décidé de tout et qu'elle a toujours du suivre, tellement faux au regard des faits...
J'arrive dans la salle d'attente du tribunal à l'heure indiquée, elle est déjà là, l'air sévère et habillée de façon très provocante, maquillée à l'extrème. Elle ne m'adresse pas un regard. Pendant l'attente (tout le monde est convoqué à la même heure et nous passons les uns après les autres devant la juge), mon avocat essaie de discuter avec le sien afin de trouver un accord, sans y parvenir. Il m'apporte le dossier de la "partie adverse", j'ai la surprise d'y trouver un certificat de son psy (qu'elle est allée revoir semble-t-il) disant qu'elle n'a pas de problème psychiatrique. Puis 4 témoignages écrits, de sa maman tout d'abord puis de trois de ses amis, décrivant à quelle point elle est une bonne mère et à quel point il serait injuste de ne pas lui laisser garder ses enfants. La dernière surprise est la somme demandée, alors qu'elle veut la garde alternée des enfants, une semaine chacun, elle réclame 300 euros par enfants et par mois !!! Quelques minutes plus tard elle entre dans le bureau de la juge, elle ressort au bout de trois minutes et c'est mon tour. La juge me demande si j'accepte le divorce, je lui réponds que ça n'est pas ma décision mais que je ne veux pas compliquer la procédure et que je ne peux pas la forcer à rester mariée, j'accepte donc la volonté de Madame. Elle fait alors rentrer ma femme et les deux avocats. Son avocat plaide en premier, explique que sa cliente veut échanger les enfants à l'école et non plus chez moi ou chez elle (un les amène le matin à l'école, l'autre va les chercher, impossible de parler des enfants entre nous) afin que nous ne nous voyions plus. En effet il explique que je harcèle ma femme et la mets plus bas que terre à chaque fois que je la vois, comme je l'ai toujours fait pendant notre mariage. Je n'en crois pas mes oreilles ! Mon avocat me fait signe de ne rien dire, que la juge n'en retiendra rien, et effectivement elle demande à l'avocat de ne pas entrer dans les détails et semble se désintéresser de ses dires. Le pauvre avocat s'emmêle les pinceaux et en vient à se ridiculiser tant il est confus dans ces propos. Il explique qu'il demande non pas la garde alternée mais la garde pour Madame, assortie d'un droit pour moi d'avoir les enfants chez moi une semaine sur deux. Ce qui en pratique revient à la même chose qu'une garde alternée classique, à la différence près qu'officiellement c'est Madame qui a la garde et que donc je dois payer plus, sans compter les parts fiscales des enfants qui vont toutes chez Madame. Il demande en conséquence la paiement de 300 euros par enfant et par mois ainsi que l'intégralité des allocations familiales. Mon avocat prend à son tour la parole, sa plaidoirie est construite et cohérente, il demande une garde alternée classique et demande à ce que je ne donne non pas de l'argent dont je ne sais pas comment il sera utilisé mais que je m'engage à payer l'école, le périscolaire, la crèche et les clubs de sports des enfants. C'est ce que nous avions convenu avec lui avant l'audience, leur maman étant maintenant étudiante infirmière elle n'a pas d'énormes revenus donc ça l'aidera, et en parallèle je saurai où va mon argent. La somme concernée représente à peu près la moitié de ce qui était demandée par l'avocat de ma femme. La juge met sa réponse en délibéré à la semaine d'après, c'est-à-dire jeudi prochain, je ne connais pas encore la réponse au moment où j'écris ces lignes.
Le plus intéressant est cependant après l'audience. Ma femme (elle l'est encore, officiellement) m'interpelle dans le couloir du tribunal et me demande de l'attendre parce qu'elle veut me parler. Elle parle à son avocat 5 minutes puis me rejoint dans la rue. Nous parlons pendant une heure, impensable ! Le début de la conversation est tendu, puis elle se détend petit à petit et moi aussi. Nous repassons plein de choses en revue, tant d'évènements passés plus ou moins lointains. Tout d'abord nous commençons par ce qui vient de se passer. Elle me dit qu'elle est désolée d'avoir demandé une somme aussi importante, que c'est son avocat qui a décidé de la somme et pas elle (comment a-t-elle pu accepter ça, mon avocat n'a fait que ce qui avait été convenu avec moi, elle dit tellement vouloir vivre sans influence et elle a encore laissé quelqu'un décider à sa place), que la somme demandée n'a été décidée que dans le but d'en obtenir la moitié. Elle me dit trouver la solution proposée par mon avocat très bonne, mais malheureusement c'est trop tard pour signifier notre accord à la juge et ça me fait pester. Elle me dit que l'histoire de la fausse garde alternée est aussi une idée de son avocat, mais par contre elle considère que je l'ai bel et bien harcelée et rabaissée, j'ai du mal à comprendre de quoi elle parle, je me suis défendu parfois c'est vrai, le ton est souvent monté et je ne suis pas toujours très fier de mes réactions, la tension était telle par moment. Je me suis très souvent excusé lorsque j'avais été trop loin, elle ne l'a jamais fait et pourtant elle ma mené la vie dure. Il reste que la vraie violence était de son côté. Quand je lui cite quelques exemples de cette violence elle ne répond jamais, semble s'en souvenir tout à coup, comprendre enfin à quel point elle a pu être injuste par moment. Je lui rappelle que celui qu'elle a accusé de harcèlement quelques minutes auparavant dans un tribunal est le même qui s'est mis en quatre pour elle pendant des mois, qui n'a plus pensé qu'à elle et a pris tellement de coups. Elle reste sans voix. Nous abordons le sujet des lettres de sa famille et de ses amis que j'ai trouvées dans son dossier, elle dit avoir voulu se défendre, persuadée que j'allais l'attaquer en disant qu'elle était une mauvaise mère, que j'allais demander la garde intégrale des enfants. Je lui répète que oui je lui ai parfois reproché de ne pas avoir été attentive aux enfants pendant les derniers mois où elle vivait à la maison, mais que ça fait des mois que je lui dis que je ne veux pas de conflit, que je ne veux pas éloigner les enfants de leur mère, qu'ils ont besoin d'elle et qu'une semaine sur deux c'est sans doute le moins mal. Je lui fais remarquer qu'elle avait tout fait pour se défendre mais qu'aucune attaque n'est venue comme je m'y étais engagé, mais que par contre c'est elle qui a attaqué. Elle ne dit rien. Nous abordons le sujet de nos vies actuelles, elle me dit qu'elle a une vie très difficile mais qu'elle est enfin libre, qu'elle ne doit rien à personne. Elle me dit que la vie de couple c'est fini pour elle, que jamais plus elle ne voudra vivre comme ça. Je lui dis que j'avais été prêt à tout pour la garder à la maison, que nous aurions pu changer tout ce qui était nécessaire, et que parler plus nous aurait aidés. Je lui dis que j'ai tout donné pour elle, elle me regarde et j'ai l'impression qu'elle s'en rend enfin compte. Lorsque nous nous quittons, sur le trottoir devant le tribunal, par 3 degrés, elle qui ne répond jamais quand je lui dit bonjour les dimanche s'approche de moi et me fait la bise. J'en reste bouche bée, les larmes aux yeux, et je vois bien qu'elle le remarque.
Trois jours plus tard, le dimanche, hier, je reviens d'un weekend à Paris chez mon frère. Je lui ai demandé quelques semaines auparavant si plutôt que le dimanche à 18h comme d'habitude je pouvais passer chercher les enfants chez elle le lundi matin pour les emmener à l'école. En effet mon train rentre à 21h et je ne pourrai pas être à l'heure, à moins de prendre un train beaucoup plus tôt et de sacrifier une partie de mon weekend. Elle m'a dit non dans un premier temps, elle n'a pas envie de m'aider en quoi que ce soit, puis finalement devant le tribunal elle m'a dit gentiment qu'elle serait en stage au bloc opératoire le lundi matin à partir de 5h du matin et que ma solution ne lui convenait pas. Par contre elle veut bien venir coucher les enfants chez moi le dimanche soir et attendre mon retour. C'est curieux qu'elle veuille entrer dans la maison, elle n'y est plus entrée depuis son départ, lorsqu'elle vient apporter les enfants elle reste toujours dans le garage et ne veut jamais entrer. Mais j'apprécie son aide et la remercie. Hier soir je rentre vers l'heure prévue, elle me fait à nouveau la bise, nous couchons les enfants ensemble comme il y a si longtemps, puis elle s'en va et les enfants sont très perturbés de voir maman à nouveau dans la maison mais qui va partir. Je les console puis je la rejoins au rez-de-chaussée. Nous parlons de nouveau un peu, je la remercie à nouveau et lui dis que comme les enfants j'aimais quand elle était ici. Elle me dit que rentrer à nouveau dans la maison ne lui a pas fait plaisir, que c'était trop tôt pour elle. Je la regarde, elle est comme apaisée, très différente de la femme froide et agressive qu'elle a été pendant tous ces mois si difficiles. J'ai envie de me confier à elle, de tomber le masque moi-aussi, je lui dis ce que je ressens à ce moment précis, qu'elle me manque et que les enfants me manquent aussi souvent lorsqu'ils sont chez elle. Elle me répond qu'elle sait que je suis un bon papa, et qu'elle est contente de ne pas avoir les enfants tous les jours, qu'elle a été trop maman par le passé, qu'elle a besoin de temp pour elle. Je continue à me confier, je ne sais pas qualifier ce que je ressens à ce moment-là, je lui dis que contrairement à elle j'aimerais à nouveau vivre en couple et que la solitude me pèse, et j'ajoute que dans cette perspective elle aurait toujours la priorité sur les éventuelles autres. Elle me répond qu'il existe beaucoup d'autres filles, j'ajoute qu'il y en a peu qui aient sa valeur, elle me regarde et me dit calmement "merci, c'est très gentil". Je m'enhardis et lui dis que si elle a à nouveau envie de vivre en couple un jour j'aimerais qu'elle envisage que ce soit avec moi, je m'attends à ce qu'elle me réponde "jamais de la vie, plutôt mourir", mais elle me regarde à nouveau gentiment et répond "pas maintenant, j'ai encore du chemin à parcourir", elle n'a pas dit non. Je lui dis la soutenir dans sa recherche d'elle-même, que je souhaite l'aider si possible et qu'en tout cas je saurai être discret et que je ne ferai rien pour entraver sa quête. Quand je lui dis au revoir, elle me répond tendrement "prends soin de toi". C'est la première fois depuis des mois, depuis janvier ou février peut-être, qu'elle a un mot gentil pour moi. Je me mets à pleurer mais elle ne me voit pas elle est partie. Mon grand qui ne dort pas encore m'appelle, nous parlons un peu et je fonds en larmes dans ses bras. Il me console et me dit que je ne devrais jamais me forcer à ne pas pleurer devant lui, que "même les garçons pleurent et que ça ne veut pas dire que ce sont des filles". Si mignon...
Comment expliquer ce changement de ton ? Est-ce le fait d'être maintenant presque divorcée qui l'apaise ? Est-ce d'avoir peut-être enfin compris que je ne lui veux pas de mal ? J'ai l'impression que ma lutte pour la garder à la maison au printemps et au début de l'été lui a donné la sensation que je voulais l'empêcher d'être heureuse, ai-je été égoiste de me battre comme ça ? De mon côté je ne sais plus quoi penser, ça fait plusieurs mois que j'ai l'impression d'avancer, que je suis persuadé d'être détaché, que je pense peu à elle, que j'essaie de rencontrer d'autres femmes, que j'en rencontre parfois, et je me retrouve devant elle en ayant l'impression, n'ayons pas peur de le dire, que je l'aime encore.
Une chose est sûre, je ne ferai rien pour entraver à sa liberté, je ne lui dirai rien de plus que ce que j'ai dit hier soir, le divorce ira jusqu'à son terme et c'est très bien comme ça, je crois qu'elle a besoin de ce divorce pour ne plus se sentir enchainée à celle qu'elle était et ne veut plus être. Et ensuite nous verrons bien ce qu'il se passera, divorcés ou pas divorcés ça n'a après tout aucune importance si nous devons nous retrouver nous nous retrouverons.
Voilà, j'espère que vous m'aurez lu jusqu'au bout. Je ne sais plus quoi penser mais j'ai été assez gai aujourd'hui. Je crois que ne suis plus un psychopathe dangereux à ses yeux et c'est déjà beaucoup. Pour le reste nous verrons, je me sens bien dans mes baskets et la voir enfin "humaine" m'a fait du bien.
A très bientôt, je vous embrasse.
Modifié en dernier par Macbook le mardi 29 novembre 2011 10:42, modifié 1 fois.
- des... espoirs
- Messages : 48
- Enregistré le : lundi 11 juillet 2011 10:50
Dépression de ma femme, mort de notre vie de famille...
Bonjour à vous,
Mac book, je suis à la fois contente et inquiète de ce que tu vis en ce moment. Contente car des relations plus "sereines" entre vous deux ne seront que bénéfiques et surtout pour les enfants mais inquiète car comme tu l'écris, cela ressemble plus à une marche arrière dans ton processus de deuil, le déni est ici alimenté par son changement d'attitude à ton égard et tu sais comme le chemin du déni à l'acceptation est difficile !
Maintenant je ne te jetterai pas la pierre, car j'ai vécu la même chose, ces moments de doute, de profond désarroi, et puis un peu d'humanité de douceur et hop, le moral remonte en flèche et l'avenir nous parait plus radieux...
Mais tu connais son instabilité, et tu sais bien qu'elle peut tout aussi bien revenir à son agressivité et ce sans raison...
Maintenant dans vos échanges je reconnais un point important : sa propre reconnaissance de ce que tu as fait, de ton beau role de pere et de mari, et je suis certaine que cela doit t'ôter un poid important.
Je suis persuadée que lorsqu'on a vécu toutes ces années avec "l'autre", qu'on a fait des enfants qu'on a fabriqué des souvenirs à deux puis à 5 on ne peut pas se détacher définitivement de cet autre qui fait encore partie de nous même, car le faire reviens à se détacher d'une part de nous même. Mais pourtant "les faits sont têtus" et aujourdh'ui vous êtes dans une procédure de divorce dans laquelle à ce propos elle duplique exactement le même shéma "je ne suis pas responsable c'est mon avocat qui a voulu demander autant..." A ce propos, peut être pourriez-vous voir entre vos deux avocats si vous ne pourriez pas revenir sur une procédure amiable puisqu'aujourd'hui vous êtes d'accord.
Je ne veux surtout pas te mettre le moral dans les chaussettes mais tu connais maintenant cette autre dans ce qu'il peut être imprévisible, injuste, cruel et essaye tout de même de ne pas l'oublier histoire de te protéger un peu. Car les mois à venir ne seront pas faciles. Les jalons "d'habitudes" vont se révéler à toi, ( comme il y a quelques mois pour la fête des père), les anniversaires, Noel qui approche... toutes ces dates qui vont faire écho pour toi à un avant heureux et qui n'est plus.
Alors profite de cet élan d'énergie pour te reprendre en main, sport, sorties et surtout te créer de nouveaux repères parce que quoi qu'il arrive ni toi ni elle ne serez pareil désormais.
Je retiens dans tous les cas que si elle revient à une approche plus "normale" en ce qui concerne vos relations, c'est qu'aujourd'hui elle reconnaît ta "reliability" ( trouve pas le mot en français) et a besoin de toi pour pouvoir vivre sa vie d'aujourd'hui.
Enfin n'oublie pas que le fait qu'elle ai cité le nom de cette fille ( petit cachottier...) prouve qu'elle s'intéresse à toi mais peut être pas dans le sens que tu espére, peut être qu'il s'agit toujours d'une affaire de contrôle car jusqu'à présent c'est elle qui a décidé de ce qui allait se passer dans ta vie et celle des enfants... ET cela m'amène à des lectures que j'ai faite ces derniers temps pour essayer de mieux comprendre mon "autre", car, comme le dit Sun Zu dans l'Art de la Guerre, pour combattre son ennemi il faut le connaître mieux que lui même. Pervers narcissique est un terme qui lui correspond réellement, manipulateur, cruel, persuadé d'être dans son droit et se victimisant le plus souvent possible. Et je trouve que cela définit assez bien mon "autre" et surtout dans ces actes récents ( mais aussi dans ceux du passé que je commence à revoir et à "scanner" différemment), le PN s'aliment des qualités de l'autre car il sait qu'il ne les a pas, il choisit sa proie en optant pour une personne heureuse de vivre, aimant partager et "ma/paterner l'autre.
J'espère que tu comprendras encore une fois que je ne cherche pas te saper le moral ( même si encore une fois je suis heureuse que vos relations soient plus dans le respect et la compréhension car in fine vos enfants vont en profiter !)
Me concernant, non, les Lois dans le pays où je me trouve ne me donnent rien, il est d'usage d'accorder à la femme des montants minables. L'adultère, l'escroquerie financière, le harcèlement n'y changeront rien. Je m'engage donc dans une bataille perdue d'avance et j'ai beaucoup de mal à l'avaler moi qui suis d'habitude une "guérrière".
J'ai dénoncé la procédure à l'amiable et lancé une nouvelle procédure mais c'est juste pour tirer ma révérence avec un tout petit peu d'honneur...car je connais l'issu, la bête aura sa proie au prix qu'elle avait fixé depuis longtemps et surtout dans le délai qu'il cherche car il peut à force de reports faire durer cette procédure au mini un an...
Lorsqu'il appelle à la maison pour parler à son fils et que je décroche et bien il me raccroche au nez ! Un comble...
Mon petit continue d'annuler les visites ( nous sommes maintenant à 3 semaines qu'il ne l'a pas vu) mais m'a dit qu'il le verrait mercredi. J'ai intercepté une convesation entre eux ou l'autre lui disait de sa voix de faux c... "appelle moi mon fils, tu ne m'appelle jamais..." alors que justement ce que lui reproche mon petit c'est qu'il ait éteint ses téléphones pendant des jours et des jours pour qu'il ne puisse pas être joint : quel salopard, manipuler son fils ! Mais j'ai l'impression qu'il n'est pas dupe... j'essaye d'entamer le dialogue avec lui mais il refuse et ma psy me dit de le laisser venir et de continuer à l'entourer d'amour et de moments agréables ( je recois en moyenne 15 personnes chaque we pour que la maison soit empli de joies et d'enfants; ce we, atelier déco cupcake + déco Noel pour 8 enfants sans compter les adultes....)
C'est mon chemin de vie et je dois l'accepter, je deviens d'ailleurs de plus en plus croyante et ca m'aide à accepter toutes ces douleurs et ces injustices.
Pour l'instant, je me bats contre moi même car je sens que je sombre de plus en plus souvent, j'appelle ces moments "mes journées sans", peut être que des AD m'aideraient mais j'aimerai bien l'éviter car cela signifierait qu'il aurait vraiment réussi à me massacrer, à m'enlever toutes forces... Je voudrai éliminer en moi cette colère et accepter ( toujours ce fichu cycle de deuil) mais difficile avec cet autre machiavélique qui veut ma peau...
Mélina merci encore pour tes écrits que je relis et qui m'apaise tant tu sais si finement décrire les ressentis...
Espérance, dis nous si finalement tu as parlé à ta fille
Sergio, comment ont évolué les choses depuis cette balade dans la forêt ?
A tous je vous envoie mon amitié...
Mac book, je suis à la fois contente et inquiète de ce que tu vis en ce moment. Contente car des relations plus "sereines" entre vous deux ne seront que bénéfiques et surtout pour les enfants mais inquiète car comme tu l'écris, cela ressemble plus à une marche arrière dans ton processus de deuil, le déni est ici alimenté par son changement d'attitude à ton égard et tu sais comme le chemin du déni à l'acceptation est difficile !
Maintenant je ne te jetterai pas la pierre, car j'ai vécu la même chose, ces moments de doute, de profond désarroi, et puis un peu d'humanité de douceur et hop, le moral remonte en flèche et l'avenir nous parait plus radieux...
Mais tu connais son instabilité, et tu sais bien qu'elle peut tout aussi bien revenir à son agressivité et ce sans raison...
Maintenant dans vos échanges je reconnais un point important : sa propre reconnaissance de ce que tu as fait, de ton beau role de pere et de mari, et je suis certaine que cela doit t'ôter un poid important.
Je suis persuadée que lorsqu'on a vécu toutes ces années avec "l'autre", qu'on a fait des enfants qu'on a fabriqué des souvenirs à deux puis à 5 on ne peut pas se détacher définitivement de cet autre qui fait encore partie de nous même, car le faire reviens à se détacher d'une part de nous même. Mais pourtant "les faits sont têtus" et aujourdh'ui vous êtes dans une procédure de divorce dans laquelle à ce propos elle duplique exactement le même shéma "je ne suis pas responsable c'est mon avocat qui a voulu demander autant..." A ce propos, peut être pourriez-vous voir entre vos deux avocats si vous ne pourriez pas revenir sur une procédure amiable puisqu'aujourd'hui vous êtes d'accord.
Je ne veux surtout pas te mettre le moral dans les chaussettes mais tu connais maintenant cette autre dans ce qu'il peut être imprévisible, injuste, cruel et essaye tout de même de ne pas l'oublier histoire de te protéger un peu. Car les mois à venir ne seront pas faciles. Les jalons "d'habitudes" vont se révéler à toi, ( comme il y a quelques mois pour la fête des père), les anniversaires, Noel qui approche... toutes ces dates qui vont faire écho pour toi à un avant heureux et qui n'est plus.
Alors profite de cet élan d'énergie pour te reprendre en main, sport, sorties et surtout te créer de nouveaux repères parce que quoi qu'il arrive ni toi ni elle ne serez pareil désormais.
Je retiens dans tous les cas que si elle revient à une approche plus "normale" en ce qui concerne vos relations, c'est qu'aujourd'hui elle reconnaît ta "reliability" ( trouve pas le mot en français) et a besoin de toi pour pouvoir vivre sa vie d'aujourd'hui.
Enfin n'oublie pas que le fait qu'elle ai cité le nom de cette fille ( petit cachottier...) prouve qu'elle s'intéresse à toi mais peut être pas dans le sens que tu espére, peut être qu'il s'agit toujours d'une affaire de contrôle car jusqu'à présent c'est elle qui a décidé de ce qui allait se passer dans ta vie et celle des enfants... ET cela m'amène à des lectures que j'ai faite ces derniers temps pour essayer de mieux comprendre mon "autre", car, comme le dit Sun Zu dans l'Art de la Guerre, pour combattre son ennemi il faut le connaître mieux que lui même. Pervers narcissique est un terme qui lui correspond réellement, manipulateur, cruel, persuadé d'être dans son droit et se victimisant le plus souvent possible. Et je trouve que cela définit assez bien mon "autre" et surtout dans ces actes récents ( mais aussi dans ceux du passé que je commence à revoir et à "scanner" différemment), le PN s'aliment des qualités de l'autre car il sait qu'il ne les a pas, il choisit sa proie en optant pour une personne heureuse de vivre, aimant partager et "ma/paterner l'autre.
J'espère que tu comprendras encore une fois que je ne cherche pas te saper le moral ( même si encore une fois je suis heureuse que vos relations soient plus dans le respect et la compréhension car in fine vos enfants vont en profiter !)
Me concernant, non, les Lois dans le pays où je me trouve ne me donnent rien, il est d'usage d'accorder à la femme des montants minables. L'adultère, l'escroquerie financière, le harcèlement n'y changeront rien. Je m'engage donc dans une bataille perdue d'avance et j'ai beaucoup de mal à l'avaler moi qui suis d'habitude une "guérrière".
J'ai dénoncé la procédure à l'amiable et lancé une nouvelle procédure mais c'est juste pour tirer ma révérence avec un tout petit peu d'honneur...car je connais l'issu, la bête aura sa proie au prix qu'elle avait fixé depuis longtemps et surtout dans le délai qu'il cherche car il peut à force de reports faire durer cette procédure au mini un an...
Lorsqu'il appelle à la maison pour parler à son fils et que je décroche et bien il me raccroche au nez ! Un comble...
Mon petit continue d'annuler les visites ( nous sommes maintenant à 3 semaines qu'il ne l'a pas vu) mais m'a dit qu'il le verrait mercredi. J'ai intercepté une convesation entre eux ou l'autre lui disait de sa voix de faux c... "appelle moi mon fils, tu ne m'appelle jamais..." alors que justement ce que lui reproche mon petit c'est qu'il ait éteint ses téléphones pendant des jours et des jours pour qu'il ne puisse pas être joint : quel salopard, manipuler son fils ! Mais j'ai l'impression qu'il n'est pas dupe... j'essaye d'entamer le dialogue avec lui mais il refuse et ma psy me dit de le laisser venir et de continuer à l'entourer d'amour et de moments agréables ( je recois en moyenne 15 personnes chaque we pour que la maison soit empli de joies et d'enfants; ce we, atelier déco cupcake + déco Noel pour 8 enfants sans compter les adultes....)
C'est mon chemin de vie et je dois l'accepter, je deviens d'ailleurs de plus en plus croyante et ca m'aide à accepter toutes ces douleurs et ces injustices.
Pour l'instant, je me bats contre moi même car je sens que je sombre de plus en plus souvent, j'appelle ces moments "mes journées sans", peut être que des AD m'aideraient mais j'aimerai bien l'éviter car cela signifierait qu'il aurait vraiment réussi à me massacrer, à m'enlever toutes forces... Je voudrai éliminer en moi cette colère et accepter ( toujours ce fichu cycle de deuil) mais difficile avec cet autre machiavélique qui veut ma peau...
Mélina merci encore pour tes écrits que je relis et qui m'apaise tant tu sais si finement décrire les ressentis...
Espérance, dis nous si finalement tu as parlé à ta fille
Sergio, comment ont évolué les choses depuis cette balade dans la forêt ?
A tous je vous envoie mon amitié...
- Mélina
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- Enregistré le : mardi 01 février 2011 21:08
Dépression de ma femme, mort de notre vie de famille...
Bonjour à tous,
Macbook, je comprends bien que tu sois bouleversé. Car après avoir avancé dans le sens d'une relation agressive, aujourd'hui les choses s'apaisent, et tu retrouves dans vos échanges cette part de chacun de vous et de votre couple qui vous a rapproché durant tant d'années. Et cette part retrouvée, ta femme semble la retrouver aussi.
Nul ne peut augurer de l'avenir d'une relation, quels que soient les destructions qu'elle subit, car l'être humain reste toujours libre et maître de ses choix.
Je suis d'accord avec des... espoirs sur certains points. Les psys appellent ça le "désinvestissement libidinal". Cette évolution affective ne se fait pas en ligne droite. Elle est cyclique. On refait sans cesse le chemin affectif accompli précédemment: de la colère à l'amour, du désir de séparation au désir de se rapprocher à nouveau, en fonction de ce que l'on vit.
La solitude quoiqu'on dise est une situation difficile à porter lorsqu'on a vécu à deux durant des années. Confronté à soi-même, on doute de ses choix.
De la même façon, lorsque les premières colères sont apaisées, lorsqu'on ne se sent plus "menacé" par la présence et la personnalité de l'autre, on revient à une perception plus "douce" de l'autre, et l'espoir de reformer un couple peut revenir. A cet égard, ta femme a montré une certaine sagesse: elle ne préjuge pas de l'avenir, mais elle sait qu'elle ne se ressent pas encore comme un individu à part entière pour pouvoir revenir vers toi, malgré cet apaisement qu'elle reconnait.
Je suis d'ailleurs contente de lire qu'elle semble se sentir moins menacée par ta personnalité, ce qui la conduit à être moins injuste et moins agressive à ton égard. Elle reconnait davantage ce que tu es, la façon dont tu te comportes, qu'auparavant. Ses craintes sur une emprise que tu pourrais avoir sur elle, dont elle est finalement seule responsable, semblent moins brouiller sa perception.
Car tu n'as pas été égoïste en faisant tout pour qu'elle ne parte pas. Ou plutôt, si tu l'as été, c'est de façon naturelle, et sans préjudice pour elle. Agir à l'inverse aurait juste voulu dire que tu étais masochiste. Mais comme tu es un être tout à fait normalement constitué, tu aimes ta femme, alors tu ne veux pas te séparer d'elle. Le préjudice qu'elle a pu subir de cette attitude de ta part ne relève que de sa seule responsabilité. Tu n'es pas responsable de ses sentiments, tu n'es pas responsable de la perception qu'elle a d'elle-même, tu n'es pas responsable des choix qu'elle fait.
Quant au fait de vouloir continuer à connaître la vie de l'autre, avoir une certaine forme d'emprise sur celle-ci, c'est parfaitement naturel lorsqu'on se sépare de quelqu'un dont on a partagé la vie si longtemps. De façon fantasmatique ou concrète, tout le monde le fait plus ou moins. Je ne crois pas que cela ait quelque chose avoir avec ce que l'on ressent vis à vis de la personne dont on se sépare. Je pense que c'est davantage fonction de l'intimité et du lien que l'on avait la personne dont on se sépare.
Que l'on soit encore amoureux ou pas de la personne dont on a décidé de se séparer, il est de toute façon généralement difficile de renoncer à être prioritaire dans son esprit, dans sa vie lorsqu'on a vécu durant des années sans se sentir un individu à part entière. L'amour et l'attention que donne l'autre remplace celui qu'on n'a pas réussi à se donner à soi-même. C'est apparemment ce que ressent ta femme.
De la même façon, que les relations tissées avec d'autres personnes depuis votre séparation semblent insignifiantes, cela aussi est tout à fait naturel. Un vécu commun de plusieurs années ne s'effacent pas comme ça, l'implication affective d'un tel vécu est trop importante pour être "remplacée" du jour au lendemain par une autre implication affective qui porte en elle autant de sentiments et de signification. Encore "habité" par la relation que l'on a vécu, chacun de nous est incapable d'être disponible pour une autre relation. Ce genre de choses prend beaucoup de temps et d'énergie.
Se séparer de quelqu'un avec qui on a vécu autant de choses, c'est aussi renoncer à une façon de se définir soi-même. C'est son propre rapport à monde que l'on remet en question, c'est soi-même que l'on tente de redéfinir. Et c'est aussi à soi-même, ou plutôt à une idée de soi que l'on est obligé de renoncer. Ta femme a choisi d'avoir une autre perception d'elle-même, c'est d'ailleurs a priori la raison fondamentale pour laquelle elle a désiré cette séparation. Toi tu subis ce changement, cette obligation.
Nul ne peut augurer de ce que deviendra votre relation. Mais il me semble aujourd'hui que ce retour à des sentiments plus apaisés est davantage lié au fait qu'elle se sent moins menacée par ta personnalité que par des sentiments purement amoureux. Et puis sans doute la jalousie qu'elle a dû ressentir de te savoir entretenir d'autres relations a-t-elle dû semer le doute dans son esprit quant à ses sentiments à ton égard.
Après avoir voulu se défendre de toi, elle prend la mesure de l'attachement qui est le vôtre, du lien qu'il y a entre vous. Encore amoureuse ou pas, ta femme est un être humain, et renoncer à cet attachement est douloureux pour elle aussi.
Quant à la contradiction qu'il y a entre les demandes de son avocat et son propre point de vue. Cela m'évoque plusieurs choses. Tout d'abord, quelqu'un ayant endossé le rôle du "méchant, agressif" à ton égard dans votre séparation, elle n'a plus à le faire. Quelqu'un est là, concrètement, pour la "protéger" de toi. Quand bien même cette protection est en soi inutile.
Et puis en regard des demandes de ton avocat, sans doute aussi a-t-elle dû prendre conscience du côté quelque peu disproportionné de son besoin de protection, ou de son désir d'agression. Ressentir un besoin de "faire la guerre" à l'autre n'est pas la même chose que que le voir se réaliser.
Enfin, effectivement, maintenant que la procédure de divorce est concrètement entamée, peut-être ressent-elle l'impression d'avoir passé un cap et d'être davantage "à l'abri" vis à vis de toi.
Il me semble aussi que tu as dû la toucher en exprimant la façon dont tu la vois. A priori, elle se sentait dévalorisée dans votre relation, et elle croyait que tu la voyais comme quelqu'un d'incapable de s'assumer, dénuée de qualités. Elle est seule responsable de cette idée, mais en lui disant à quel point tu la tenais en haute estime, elle a sans doute reçu quelque chose qu'elle ne pensait pas pouvoir recevoir de ta part: la reconnaissance.
Cette absence de reconnaissance est selon moi bien plus liée à la façon dont elle se perçoit elle-même que de ton fait. Cependant c'est toi qu'elle a tenu responsable jusque-là de cette absence de reconnaissance et elle a fait peser sur toi cette responsabilité imaginaire. Je suis contente qu'aujourd'hui elle revienne à une perception plus juste de ton comportement et du sien.
Tel que tu le racontes aujourd'hui, il semble que l'avenir de votre relation ne dépend que de ses décisions à elle, et que tu es prêt à attendre qu'elle revienne vers toi. En tout cas que tu l'espère. Et c'est à mes yeux totalement naturel que n'ayant pas voulu de cette séparation, aujourd'hui que tu vois des signes d'apaisement, tu espères qu'elle puisse finalement ne pas avoir lieu. Sans compter que tu as par moment pensé que, seule, elle n'y parviendrait pas.
De mon point de vue, cela me semble cependant d'abord un passage plus ou moins inéluctable dans la séparation d'un couple tel que vous l'avez formé. Selon moi, l'apaisement d'aujourd'hui ne signifie pas en soi que ta femme veuille reformer un couple avec toi. L'attente de l'autre et l'espoir sont plus ou moins inéluctables aussi dans ta situation. Comme je le disais plus haut, les décisions et les sentiments contradictoires dans une séparation se succèdent de façon cyclique.
Il me semble surtout, même si c'est sans doute très difficile au regard des bouleversements affectifs que tu vis aujourd'hui, qu'il est "urgent d'attendre". De laisser les choses se décanter. Même si je comprends bien que toute la souffrance vécue ces derniers mois est suffisamment insupportable pour désirer qu'elle ait enfin un terme.
Quel que soit l'avenir de votre relation, il me semble que ni toi ni elle n'avez suffisamment de recul pour apprécier ce qui se joue sur le long terme "en toile de fond" de toutes les évolutions de votre relation. Voilà pourquoi je trouvais aussi que d'une certaine façon, ta femme avait fait preuve d'une certaine sagesse en disant qu'elle avait besoin de temps. Voilà pourquoi je pense également que tu as raison de vouloir laisser les choses se mettre en place d'elles-mêmes, quels que soient les espoirs par ailleurs qui nourrissent cette volonté.
Bon, je vais m'arrêter là pour aujourd'hui, je ne sais pas si c'est que j'ai écrit là te sera d'une quelconque utilité. J'ai dans l'idée qu'il s'agit d'une volonté de ma part de donner une lecture distanciée de ce que tu viens de nous raconter, Macbook.
Je vous souhaite à tous beaucoup de courage. Je vous embrasse.
Macbook, je comprends bien que tu sois bouleversé. Car après avoir avancé dans le sens d'une relation agressive, aujourd'hui les choses s'apaisent, et tu retrouves dans vos échanges cette part de chacun de vous et de votre couple qui vous a rapproché durant tant d'années. Et cette part retrouvée, ta femme semble la retrouver aussi.
Nul ne peut augurer de l'avenir d'une relation, quels que soient les destructions qu'elle subit, car l'être humain reste toujours libre et maître de ses choix.
Je suis d'accord avec des... espoirs sur certains points. Les psys appellent ça le "désinvestissement libidinal". Cette évolution affective ne se fait pas en ligne droite. Elle est cyclique. On refait sans cesse le chemin affectif accompli précédemment: de la colère à l'amour, du désir de séparation au désir de se rapprocher à nouveau, en fonction de ce que l'on vit.
La solitude quoiqu'on dise est une situation difficile à porter lorsqu'on a vécu à deux durant des années. Confronté à soi-même, on doute de ses choix.
De la même façon, lorsque les premières colères sont apaisées, lorsqu'on ne se sent plus "menacé" par la présence et la personnalité de l'autre, on revient à une perception plus "douce" de l'autre, et l'espoir de reformer un couple peut revenir. A cet égard, ta femme a montré une certaine sagesse: elle ne préjuge pas de l'avenir, mais elle sait qu'elle ne se ressent pas encore comme un individu à part entière pour pouvoir revenir vers toi, malgré cet apaisement qu'elle reconnait.
Je suis d'ailleurs contente de lire qu'elle semble se sentir moins menacée par ta personnalité, ce qui la conduit à être moins injuste et moins agressive à ton égard. Elle reconnait davantage ce que tu es, la façon dont tu te comportes, qu'auparavant. Ses craintes sur une emprise que tu pourrais avoir sur elle, dont elle est finalement seule responsable, semblent moins brouiller sa perception.
Car tu n'as pas été égoïste en faisant tout pour qu'elle ne parte pas. Ou plutôt, si tu l'as été, c'est de façon naturelle, et sans préjudice pour elle. Agir à l'inverse aurait juste voulu dire que tu étais masochiste. Mais comme tu es un être tout à fait normalement constitué, tu aimes ta femme, alors tu ne veux pas te séparer d'elle. Le préjudice qu'elle a pu subir de cette attitude de ta part ne relève que de sa seule responsabilité. Tu n'es pas responsable de ses sentiments, tu n'es pas responsable de la perception qu'elle a d'elle-même, tu n'es pas responsable des choix qu'elle fait.
Quant au fait de vouloir continuer à connaître la vie de l'autre, avoir une certaine forme d'emprise sur celle-ci, c'est parfaitement naturel lorsqu'on se sépare de quelqu'un dont on a partagé la vie si longtemps. De façon fantasmatique ou concrète, tout le monde le fait plus ou moins. Je ne crois pas que cela ait quelque chose avoir avec ce que l'on ressent vis à vis de la personne dont on se sépare. Je pense que c'est davantage fonction de l'intimité et du lien que l'on avait la personne dont on se sépare.
Que l'on soit encore amoureux ou pas de la personne dont on a décidé de se séparer, il est de toute façon généralement difficile de renoncer à être prioritaire dans son esprit, dans sa vie lorsqu'on a vécu durant des années sans se sentir un individu à part entière. L'amour et l'attention que donne l'autre remplace celui qu'on n'a pas réussi à se donner à soi-même. C'est apparemment ce que ressent ta femme.
De la même façon, que les relations tissées avec d'autres personnes depuis votre séparation semblent insignifiantes, cela aussi est tout à fait naturel. Un vécu commun de plusieurs années ne s'effacent pas comme ça, l'implication affective d'un tel vécu est trop importante pour être "remplacée" du jour au lendemain par une autre implication affective qui porte en elle autant de sentiments et de signification. Encore "habité" par la relation que l'on a vécu, chacun de nous est incapable d'être disponible pour une autre relation. Ce genre de choses prend beaucoup de temps et d'énergie.
Se séparer de quelqu'un avec qui on a vécu autant de choses, c'est aussi renoncer à une façon de se définir soi-même. C'est son propre rapport à monde que l'on remet en question, c'est soi-même que l'on tente de redéfinir. Et c'est aussi à soi-même, ou plutôt à une idée de soi que l'on est obligé de renoncer. Ta femme a choisi d'avoir une autre perception d'elle-même, c'est d'ailleurs a priori la raison fondamentale pour laquelle elle a désiré cette séparation. Toi tu subis ce changement, cette obligation.
Nul ne peut augurer de ce que deviendra votre relation. Mais il me semble aujourd'hui que ce retour à des sentiments plus apaisés est davantage lié au fait qu'elle se sent moins menacée par ta personnalité que par des sentiments purement amoureux. Et puis sans doute la jalousie qu'elle a dû ressentir de te savoir entretenir d'autres relations a-t-elle dû semer le doute dans son esprit quant à ses sentiments à ton égard.
Après avoir voulu se défendre de toi, elle prend la mesure de l'attachement qui est le vôtre, du lien qu'il y a entre vous. Encore amoureuse ou pas, ta femme est un être humain, et renoncer à cet attachement est douloureux pour elle aussi.
Quant à la contradiction qu'il y a entre les demandes de son avocat et son propre point de vue. Cela m'évoque plusieurs choses. Tout d'abord, quelqu'un ayant endossé le rôle du "méchant, agressif" à ton égard dans votre séparation, elle n'a plus à le faire. Quelqu'un est là, concrètement, pour la "protéger" de toi. Quand bien même cette protection est en soi inutile.
Et puis en regard des demandes de ton avocat, sans doute aussi a-t-elle dû prendre conscience du côté quelque peu disproportionné de son besoin de protection, ou de son désir d'agression. Ressentir un besoin de "faire la guerre" à l'autre n'est pas la même chose que que le voir se réaliser.
Enfin, effectivement, maintenant que la procédure de divorce est concrètement entamée, peut-être ressent-elle l'impression d'avoir passé un cap et d'être davantage "à l'abri" vis à vis de toi.
Il me semble aussi que tu as dû la toucher en exprimant la façon dont tu la vois. A priori, elle se sentait dévalorisée dans votre relation, et elle croyait que tu la voyais comme quelqu'un d'incapable de s'assumer, dénuée de qualités. Elle est seule responsable de cette idée, mais en lui disant à quel point tu la tenais en haute estime, elle a sans doute reçu quelque chose qu'elle ne pensait pas pouvoir recevoir de ta part: la reconnaissance.
Cette absence de reconnaissance est selon moi bien plus liée à la façon dont elle se perçoit elle-même que de ton fait. Cependant c'est toi qu'elle a tenu responsable jusque-là de cette absence de reconnaissance et elle a fait peser sur toi cette responsabilité imaginaire. Je suis contente qu'aujourd'hui elle revienne à une perception plus juste de ton comportement et du sien.
Tel que tu le racontes aujourd'hui, il semble que l'avenir de votre relation ne dépend que de ses décisions à elle, et que tu es prêt à attendre qu'elle revienne vers toi. En tout cas que tu l'espère. Et c'est à mes yeux totalement naturel que n'ayant pas voulu de cette séparation, aujourd'hui que tu vois des signes d'apaisement, tu espères qu'elle puisse finalement ne pas avoir lieu. Sans compter que tu as par moment pensé que, seule, elle n'y parviendrait pas.
De mon point de vue, cela me semble cependant d'abord un passage plus ou moins inéluctable dans la séparation d'un couple tel que vous l'avez formé. Selon moi, l'apaisement d'aujourd'hui ne signifie pas en soi que ta femme veuille reformer un couple avec toi. L'attente de l'autre et l'espoir sont plus ou moins inéluctables aussi dans ta situation. Comme je le disais plus haut, les décisions et les sentiments contradictoires dans une séparation se succèdent de façon cyclique.
Il me semble surtout, même si c'est sans doute très difficile au regard des bouleversements affectifs que tu vis aujourd'hui, qu'il est "urgent d'attendre". De laisser les choses se décanter. Même si je comprends bien que toute la souffrance vécue ces derniers mois est suffisamment insupportable pour désirer qu'elle ait enfin un terme.
Quel que soit l'avenir de votre relation, il me semble que ni toi ni elle n'avez suffisamment de recul pour apprécier ce qui se joue sur le long terme "en toile de fond" de toutes les évolutions de votre relation. Voilà pourquoi je trouvais aussi que d'une certaine façon, ta femme avait fait preuve d'une certaine sagesse en disant qu'elle avait besoin de temps. Voilà pourquoi je pense également que tu as raison de vouloir laisser les choses se mettre en place d'elles-mêmes, quels que soient les espoirs par ailleurs qui nourrissent cette volonté.
Bon, je vais m'arrêter là pour aujourd'hui, je ne sais pas si c'est que j'ai écrit là te sera d'une quelconque utilité. J'ai dans l'idée qu'il s'agit d'une volonté de ma part de donner une lecture distanciée de ce que tu viens de nous raconter, Macbook.
Je vous souhaite à tous beaucoup de courage. Je vous embrasse.
- Macbook
- Messages : 67
- Enregistré le : lundi 27 décembre 2010 14:42
Dépression de ma femme, mort de notre vie de famille...
Coucou les filles, merci pour vos réponses.
@des...espoirs: j'oubliais que tu habitais à l'étranger, tu nous l'avais déjà laissé entendre. Effectivement les lois changent énormément selon les pays, en France tu aurais sans doute eu beaucoup plus de soutien légal, pour moi c'est l'inverse les lois françaises ne m'avantagent pas. Pas facile de tenir le coup, tout cela est vraiment violent. C'est bien si croire en Dieu t'aide, et il faut que tu restes une guerrière. Facile à dire... Je reçois moi aussi beaucoup de monde avec les enfants dès que c'est possible, et cela depuis que la maman n'est plus là. Ce sont des moments où ils pensent à autre chose, et moi aussi. Ça fait du travail c'est sur mais c'est tellement mieux que d'être seul.
@Melina: non non tu ne me refais pas le coup du "ce que j'écris ne sert à rien" ;o)
Vous vous inquiétez toutes les deux pour moi j'ai l'impression. Pourtant je ne me suis pas senti aussi bien depuis longtemps, et non je ne suis pas du tout dans l'attente de quoi que ce soit. La première chose comme je l'ai écrit c'est que je n'en pouvais plus qu'elle me considère comme elle l'a fait. Je suis redevenu humain pour elle, je me sens réhabilité et ça me fait vraiment du bien. La différence avec ton "autre" des...espoirs, c'est que lui a visiblement tout calculé, t'a caché des choses, a été volontairement mauvais vis-à-vis de toi, de "sang froid" en quelque sorte. Ma femme ne l'a jamais été volontairement, elle a été très dure mais tout cela était avant tout de la souffrance. Je pense qu'elle a souffert bien plus que moi depuis le début de cette histoire, énormément plus. Et de mon côté, la voir aller semble-t-il mieux et se trouver enfin (même si elle a encore du chemin à faire comme elle dit), trouver sa voie, ça me fait vraiment plaisir pour elle et ça indépendamment d'un quelconque espoir de quoi que ce soit. Les cycles d'humeur dont tu parles n'en ont pas été vraiment chez nous, ça a plutôt été crescendo et ça n'était jamais redescendu jusqu'ici, ça n'avait été que de pire en pire. Là ses paroles ont changé mais ses yeux aussi, et même si elle n'aimerait pas que je dise ça je la connais bien quand même depuis le temps, et ces yeux là je ne les avais pas vus depuis longtemps.
J'ai du mal à croire que le fait de lui avoir exprimé comme je la voyais ait pu avoir de l'effet mais cela semble tout de même être le cas. Pendant ces derniers mois à la maison je lui ai dit souvent toutes les qualités que je lui trouvais, mais rien ne l'atteignait. Je crois qu'elle n'était pas prête à entendre quoi que ce soit de ma part, elle était comme sourde à tout ce qui pouvait provenir de moi. Et maintenant elle semble m'entendre à nouveau un peu et le peu que je lui ai dit là l'a touchée. Tant mieux.
Alors vraiment non je n'attends rien et je ne ferai rien sinon attendre que tout ça se décante dans nos têtes. Je crois avoir juste enfin admis que sa vie seule telle qu'elle l'a souhaitée lui fait du bien. Je n'ai d'ailleurs jamais écrit qu'elle n'y arriverait pas, simplement que ce serait difficile et que je ne voyais pas ce que ça pourrait lui apporter de positif. Mais c'est dans cette difficulté là qu'elle semble se construire, c'est difficile à comprendre pour moi qui suis d'ordinaire bien dans ma tête et qui aspire plus à du confort qu'à de la difficulté mais c'est bien le cas.
Merci pour vos commentaires en tout cas, bises et à bientôt.
@des...espoirs: j'oubliais que tu habitais à l'étranger, tu nous l'avais déjà laissé entendre. Effectivement les lois changent énormément selon les pays, en France tu aurais sans doute eu beaucoup plus de soutien légal, pour moi c'est l'inverse les lois françaises ne m'avantagent pas. Pas facile de tenir le coup, tout cela est vraiment violent. C'est bien si croire en Dieu t'aide, et il faut que tu restes une guerrière. Facile à dire... Je reçois moi aussi beaucoup de monde avec les enfants dès que c'est possible, et cela depuis que la maman n'est plus là. Ce sont des moments où ils pensent à autre chose, et moi aussi. Ça fait du travail c'est sur mais c'est tellement mieux que d'être seul.
@Melina: non non tu ne me refais pas le coup du "ce que j'écris ne sert à rien" ;o)
Vous vous inquiétez toutes les deux pour moi j'ai l'impression. Pourtant je ne me suis pas senti aussi bien depuis longtemps, et non je ne suis pas du tout dans l'attente de quoi que ce soit. La première chose comme je l'ai écrit c'est que je n'en pouvais plus qu'elle me considère comme elle l'a fait. Je suis redevenu humain pour elle, je me sens réhabilité et ça me fait vraiment du bien. La différence avec ton "autre" des...espoirs, c'est que lui a visiblement tout calculé, t'a caché des choses, a été volontairement mauvais vis-à-vis de toi, de "sang froid" en quelque sorte. Ma femme ne l'a jamais été volontairement, elle a été très dure mais tout cela était avant tout de la souffrance. Je pense qu'elle a souffert bien plus que moi depuis le début de cette histoire, énormément plus. Et de mon côté, la voir aller semble-t-il mieux et se trouver enfin (même si elle a encore du chemin à faire comme elle dit), trouver sa voie, ça me fait vraiment plaisir pour elle et ça indépendamment d'un quelconque espoir de quoi que ce soit. Les cycles d'humeur dont tu parles n'en ont pas été vraiment chez nous, ça a plutôt été crescendo et ça n'était jamais redescendu jusqu'ici, ça n'avait été que de pire en pire. Là ses paroles ont changé mais ses yeux aussi, et même si elle n'aimerait pas que je dise ça je la connais bien quand même depuis le temps, et ces yeux là je ne les avais pas vus depuis longtemps.
J'ai du mal à croire que le fait de lui avoir exprimé comme je la voyais ait pu avoir de l'effet mais cela semble tout de même être le cas. Pendant ces derniers mois à la maison je lui ai dit souvent toutes les qualités que je lui trouvais, mais rien ne l'atteignait. Je crois qu'elle n'était pas prête à entendre quoi que ce soit de ma part, elle était comme sourde à tout ce qui pouvait provenir de moi. Et maintenant elle semble m'entendre à nouveau un peu et le peu que je lui ai dit là l'a touchée. Tant mieux.
Alors vraiment non je n'attends rien et je ne ferai rien sinon attendre que tout ça se décante dans nos têtes. Je crois avoir juste enfin admis que sa vie seule telle qu'elle l'a souhaitée lui fait du bien. Je n'ai d'ailleurs jamais écrit qu'elle n'y arriverait pas, simplement que ce serait difficile et que je ne voyais pas ce que ça pourrait lui apporter de positif. Mais c'est dans cette difficulté là qu'elle semble se construire, c'est difficile à comprendre pour moi qui suis d'ordinaire bien dans ma tête et qui aspire plus à du confort qu'à de la difficulté mais c'est bien le cas.
Merci pour vos commentaires en tout cas, bises et à bientôt.
- Mélina
- Messages : 440
- Enregistré le : mardi 01 février 2011 21:08
Dépression de ma femme, mort de notre vie de famille...
Bonsoir à tous,
Heureuse de lire que tu te sens relativement serein, heureuse de lire surtout que les dernières évolutions t'ont apporté un apaisement. C'est vrai que cela produit un certain équilibre en regard de ce que ta femme a pu te renvoyer jusque-là.
Je vous souhaite beaucoup de courage à tous. Je vous embrasse.
Heureuse de lire que tu te sens relativement serein, heureuse de lire surtout que les dernières évolutions t'ont apporté un apaisement. C'est vrai que cela produit un certain équilibre en regard de ce que ta femme a pu te renvoyer jusque-là.
Je vous souhaite beaucoup de courage à tous. Je vous embrasse.
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