Dépression de ma femme, mort de notre vie de famille...
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- Enregistré le : lundi 27 décembre 2010 14:42
Dépression de ma femme, mort de notre vie de famille...
Bonsoir à tous,
Ca y est je prends un peu de temps pour vous répondre et donner des nouvelles. Comme beaucoup d'entre nous je ne poste pas souvent mais ça ne m'empêche pas de venir consulter régulièrement ce qui se passe ici.
esperance c'est indispensable de parler à ta fille oui. Mes enfants avait été soulagés en début d'année quand j'avais eu une conversation avec eux. On ne peut pas tout dire bien sûr, mais expliquer les choses avec des mots simples et sans mentir leur a été d'une aide précieuse je crois. Et en tout cas ça a eu le mérite d'engager le dialogue avec eux et de leur montrer qu'ils pouvaient me parler de leurs soucis. Mon grand m'appelle souvent pour discuter, parfois même pour me confier d'autres choses que ses "problèmes" comme il dit (il a presque 9 ans), il m'a par exemple dit ce soir qu'il était amoureux, en rougissant un peu, c'était tellement mignon il est formidable ce bonhomme. Le plus jeune (qui va avoir 7 ans) est plus réservé mais il me parle tout de même un peu parfois. Parler franchement nous a rapprochés, sans aucun doute. J'attends avec impatience que ma petite princesse de 2 ans 1/2 puisse exprimer ses sentiments et que je puisse avoir des conversations aussi avec elle. Nous parlons déjà un peu, de sa maman parfois, elle est très courageuse je trouve et ne pleure presque jamais.
des espoirs ton histoire est vraiment incroyable, ce type est vraiment sans scrupule et absolument machiavélique. Je rejoins Mélina nous avons des lois qui ne permettent pas à n'importe qui de faire n'importe quoi. Renseigne-toi vite sur tes droits et ne le laisse surtout pas faire, l'argent n'est pas le plus important c'est sûr mais d'un point de vue moral aussi c'est lui qui doit payer maintenant et pas toi ! Tu regretterais plus tard si tu ne te battais pas maintenant pour faire respecter tes droits. Qu'il ait des projets ou pas ça ne change rien à ce qu'il te doit et ce n'est pas ton affaire.
De mon côté beaucoup de choses à dire, je vais essayer de ne pas noircir 10 pages de pixels mais je crois que ça va être difficile ;o) Il y a trois ou quatre semaines, lors du traditionnel échange des enfants du dimanche soir nous nous sommes pris le bec une énième fois. En partant, sans se retenir malgré la présence des enfants elle me dit qu'"elle sait très bien ce que je fais de mon temps libre, que j'ai une amie", et me sort le prénom d'une fille que j'avais rencontrée cet été et que j'avais vu quelques fois. Le fait qu'elle connaisse son prénom me laisse bouche bée, je ne sais quoi répondre, et surtout je me demande bien ce que ça peut lui faire. Jalousie ?
Une semaine plus tard, nouvelle prise de bec et elle part en claquant la porte une fois de plus, je me rends compte une fois qu'elle était partie qu'elle a oublié les cartables des garçons. Je l'appelle sur son portable et elle revient 10 minutes plus tard. Je sors alors à l'extérieur chercher les sacs afin que les enfants qui jouent à l'intérieur ne nous entendent pas. J'étais embêté que nous nous soyons encore fâchés et je lui dis que je n'aime pas quand on ne se respecte pas, et que je prends moi-aussi ma part de responsabilité dans ce qui arrive. Elle est très calme, nous pouvons nous ouvrir et parler plus directement que d'habitude. Je lui dis que je n'aime pas ma nouvelle vie, qu'elle me manque, et je la vois avoir les larmes aux yeux. Je lui dis à ce moment qu'elle me donne envie de la prendre dans mes bras, je n'en fais rien bien sûr, elle ne répond pas. Premier acte.
Jeudi dernier c'est l'audience de conciliation au tribunal, première audience du divorce. Au programme, définition des mesures temporaires pour la période entre les deux audiences (qui peut durer plusieurs mois voire des années) au niveau notamment de la garde des enfant et de la pension alimentaire pour eux. J'essaie depuis des mois de discuter avec elle de ce qu'elle voudrait, afin de nous mettre d'accord sans heurts et d'essayer de nous passer au maximum des onéreux avocats. Elle n'a jamais voulu me parler, me disant que nous ne vivons pas dans le monde des bisounours, qu'on ne sera jamais d'accord, et surtout que pour une fois elle ne veut pas que je décide de tout et qu'elle attend de voir un juge m'imposer une décision. Toujours cette impression que j'ai toujours décidé de tout et qu'elle a toujours du suivre, tellement faux au regard des faits...
J'arrive dans la salle d'attente du tribunal à l'heure indiquée, elle est déjà là, l'air sévère et habillée de façon très provocante, maquillée à l'extrème. Elle ne m'adresse pas un regard. Pendant l'attente (tout le monde est convoqué à la même heure et nous passons les uns après les autres devant la juge), mon avocat essaie de discuter avec le sien afin de trouver un accord, sans y parvenir. Il m'apporte le dossier de la "partie adverse", j'ai la surprise d'y trouver un certificat de son psy (qu'elle est allée revoir semble-t-il) disant qu'elle n'a pas de problème psychiatrique. Puis 4 témoignages écrits, de sa maman tout d'abord puis de trois de ses amis, décrivant à quelle point elle est une bonne mère et à quel point il serait injuste de ne pas lui laisser garder ses enfants. La dernière surprise est la somme demandée, alors qu'elle veut la garde alternée des enfants, une semaine chacun, elle réclame 300 euros par enfants et par mois !!! Quelques minutes plus tard elle entre dans le bureau de la juge, elle ressort au bout de trois minutes et c'est mon tour. La juge me demande si j'accepte le divorce, je lui réponds que ça n'est pas ma décision mais que je ne veux pas compliquer la procédure et que je ne peux pas la forcer à rester mariée, j'accepte donc la volonté de Madame. Elle fait alors rentrer ma femme et les deux avocats. Son avocat plaide en premier, explique que sa cliente veut échanger les enfants à l'école et non plus chez moi ou chez elle (un les amène le matin à l'école, l'autre va les chercher, impossible de parler des enfants entre nous) afin que nous ne nous voyions plus. En effet il explique que je harcèle ma femme et la mets plus bas que terre à chaque fois que je la vois, comme je l'ai toujours fait pendant notre mariage. Je n'en crois pas mes oreilles ! Mon avocat me fait signe de ne rien dire, que la juge n'en retiendra rien, et effectivement elle demande à l'avocat de ne pas entrer dans les détails et semble se désintéresser de ses dires. Le pauvre avocat s'emmêle les pinceaux et en vient à se ridiculiser tant il est confus dans ces propos. Il explique qu'il demande non pas la garde alternée mais la garde pour Madame, assortie d'un droit pour moi d'avoir les enfants chez moi une semaine sur deux. Ce qui en pratique revient à la même chose qu'une garde alternée classique, à la différence près qu'officiellement c'est Madame qui a la garde et que donc je dois payer plus, sans compter les parts fiscales des enfants qui vont toutes chez Madame. Il demande en conséquence la paiement de 300 euros par enfant et par mois ainsi que l'intégralité des allocations familiales. Mon avocat prend à son tour la parole, sa plaidoirie est construite et cohérente, il demande une garde alternée classique et demande à ce que je ne donne non pas de l'argent dont je ne sais pas comment il sera utilisé mais que je m'engage à payer l'école, le périscolaire, la crèche et les clubs de sports des enfants. C'est ce que nous avions convenu avec lui avant l'audience, leur maman étant maintenant étudiante infirmière elle n'a pas d'énormes revenus donc ça l'aidera, et en parallèle je saurai où va mon argent. La somme concernée représente à peu près la moitié de ce qui était demandée par l'avocat de ma femme. La juge met sa réponse en délibéré à la semaine d'après, c'est-à-dire jeudi prochain, je ne connais pas encore la réponse au moment où j'écris ces lignes.
Le plus intéressant est cependant après l'audience. Ma femme (elle l'est encore, officiellement) m'interpelle dans le couloir du tribunal et me demande de l'attendre parce qu'elle veut me parler. Elle parle à son avocat 5 minutes puis me rejoint dans la rue. Nous parlons pendant une heure, impensable ! Le début de la conversation est tendu, puis elle se détend petit à petit et moi aussi. Nous repassons plein de choses en revue, tant d'évènements passés plus ou moins lointains. Tout d'abord nous commençons par ce qui vient de se passer. Elle me dit qu'elle est désolée d'avoir demandé une somme aussi importante, que c'est son avocat qui a décidé de la somme et pas elle (comment a-t-elle pu accepter ça, mon avocat n'a fait que ce qui avait été convenu avec moi, elle dit tellement vouloir vivre sans influence et elle a encore laissé quelqu'un décider à sa place), que la somme demandée n'a été décidée que dans le but d'en obtenir la moitié. Elle me dit trouver la solution proposée par mon avocat très bonne, mais malheureusement c'est trop tard pour signifier notre accord à la juge et ça me fait pester. Elle me dit que l'histoire de la fausse garde alternée est aussi une idée de son avocat, mais par contre elle considère que je l'ai bel et bien harcelée et rabaissée, j'ai du mal à comprendre de quoi elle parle, je me suis défendu parfois c'est vrai, le ton est souvent monté et je ne suis pas toujours très fier de mes réactions, la tension était telle par moment. Je me suis très souvent excusé lorsque j'avais été trop loin, elle ne l'a jamais fait et pourtant elle ma mené la vie dure. Il reste que la vraie violence était de son côté. Quand je lui cite quelques exemples de cette violence elle ne répond jamais, semble s'en souvenir tout à coup, comprendre enfin à quel point elle a pu être injuste par moment. Je lui rappelle que celui qu'elle a accusé de harcèlement quelques minutes auparavant dans un tribunal est le même qui s'est mis en quatre pour elle pendant des mois, qui n'a plus pensé qu'à elle et a pris tellement de coups. Elle reste sans voix. Nous abordons le sujet des lettres de sa famille et de ses amis que j'ai trouvées dans son dossier, elle dit avoir voulu se défendre, persuadée que j'allais l'attaquer en disant qu'elle était une mauvaise mère, que j'allais demander la garde intégrale des enfants. Je lui répète que oui je lui ai parfois reproché de ne pas avoir été attentive aux enfants pendant les derniers mois où elle vivait à la maison, mais que ça fait des mois que je lui dis que je ne veux pas de conflit, que je ne veux pas éloigner les enfants de leur mère, qu'ils ont besoin d'elle et qu'une semaine sur deux c'est sans doute le moins mal. Je lui fais remarquer qu'elle avait tout fait pour se défendre mais qu'aucune attaque n'est venue comme je m'y étais engagé, mais que par contre c'est elle qui a attaqué. Elle ne dit rien. Nous abordons le sujet de nos vies actuelles, elle me dit qu'elle a une vie très difficile mais qu'elle est enfin libre, qu'elle ne doit rien à personne. Elle me dit que la vie de couple c'est fini pour elle, que jamais plus elle ne voudra vivre comme ça. Je lui dis que j'avais été prêt à tout pour la garder à la maison, que nous aurions pu changer tout ce qui était nécessaire, et que parler plus nous aurait aidés. Je lui dis que j'ai tout donné pour elle, elle me regarde et j'ai l'impression qu'elle s'en rend enfin compte. Lorsque nous nous quittons, sur le trottoir devant le tribunal, par 3 degrés, elle qui ne répond jamais quand je lui dit bonjour les dimanche s'approche de moi et me fait la bise. J'en reste bouche bée, les larmes aux yeux, et je vois bien qu'elle le remarque.
Trois jours plus tard, le dimanche, hier, je reviens d'un weekend à Paris chez mon frère. Je lui ai demandé quelques semaines auparavant si plutôt que le dimanche à 18h comme d'habitude je pouvais passer chercher les enfants chez elle le lundi matin pour les emmener à l'école. En effet mon train rentre à 21h et je ne pourrai pas être à l'heure, à moins de prendre un train beaucoup plus tôt et de sacrifier une partie de mon weekend. Elle m'a dit non dans un premier temps, elle n'a pas envie de m'aider en quoi que ce soit, puis finalement devant le tribunal elle m'a dit gentiment qu'elle serait en stage au bloc opératoire le lundi matin à partir de 5h du matin et que ma solution ne lui convenait pas. Par contre elle veut bien venir coucher les enfants chez moi le dimanche soir et attendre mon retour. C'est curieux qu'elle veuille entrer dans la maison, elle n'y est plus entrée depuis son départ, lorsqu'elle vient apporter les enfants elle reste toujours dans le garage et ne veut jamais entrer. Mais j'apprécie son aide et la remercie. Hier soir je rentre vers l'heure prévue, elle me fait à nouveau la bise, nous couchons les enfants ensemble comme il y a si longtemps, puis elle s'en va et les enfants sont très perturbés de voir maman à nouveau dans la maison mais qui va partir. Je les console puis je la rejoins au rez-de-chaussée. Nous parlons de nouveau un peu, je la remercie à nouveau et lui dis que comme les enfants j'aimais quand elle était ici. Elle me dit que rentrer à nouveau dans la maison ne lui a pas fait plaisir, que c'était trop tôt pour elle. Je la regarde, elle est comme apaisée, très différente de la femme froide et agressive qu'elle a été pendant tous ces mois si difficiles. J'ai envie de me confier à elle, de tomber le masque moi-aussi, je lui dis ce que je ressens à ce moment précis, qu'elle me manque et que les enfants me manquent aussi souvent lorsqu'ils sont chez elle. Elle me répond qu'elle sait que je suis un bon papa, et qu'elle est contente de ne pas avoir les enfants tous les jours, qu'elle a été trop maman par le passé, qu'elle a besoin de temp pour elle. Je continue à me confier, je ne sais pas qualifier ce que je ressens à ce moment-là, je lui dis que contrairement à elle j'aimerais à nouveau vivre en couple et que la solitude me pèse, et j'ajoute que dans cette perspective elle aurait toujours la priorité sur les éventuelles autres. Elle me répond qu'il existe beaucoup d'autres filles, j'ajoute qu'il y en a peu qui aient sa valeur, elle me regarde et me dit calmement "merci, c'est très gentil". Je m'enhardis et lui dis que si elle a à nouveau envie de vivre en couple un jour j'aimerais qu'elle envisage que ce soit avec moi, je m'attends à ce qu'elle me réponde "jamais de la vie, plutôt mourir", mais elle me regarde à nouveau gentiment et répond "pas maintenant, j'ai encore du chemin à parcourir", elle n'a pas dit non. Je lui dis la soutenir dans sa recherche d'elle-même, que je souhaite l'aider si possible et qu'en tout cas je saurai être discret et que je ne ferai rien pour entraver sa quête. Quand je lui dis au revoir, elle me répond tendrement "prends soin de toi". C'est la première fois depuis des mois, depuis janvier ou février peut-être, qu'elle a un mot gentil pour moi. Je me mets à pleurer mais elle ne me voit pas elle est partie. Mon grand qui ne dort pas encore m'appelle, nous parlons un peu et je fonds en larmes dans ses bras. Il me console et me dit que je ne devrais jamais me forcer à ne pas pleurer devant lui, que "même les garçons pleurent et que ça ne veut pas dire que ce sont des filles". Si mignon...
Comment expliquer ce changement de ton ? Est-ce le fait d'être maintenant presque divorcée qui l'apaise ? Est-ce d'avoir peut-être enfin compris que je ne lui veux pas de mal ? J'ai l'impression que ma lutte pour la garder à la maison au printemps et au début de l'été lui a donné la sensation que je voulais l'empêcher d'être heureuse, ai-je été égoiste de me battre comme ça ? De mon côté je ne sais plus quoi penser, ça fait plusieurs mois que j'ai l'impression d'avancer, que je suis persuadé d'être détaché, que je pense peu à elle, que j'essaie de rencontrer d'autres femmes, que j'en rencontre parfois, et je me retrouve devant elle en ayant l'impression, n'ayons pas peur de le dire, que je l'aime encore.
Une chose est sûre, je ne ferai rien pour entraver à sa liberté, je ne lui dirai rien de plus que ce que j'ai dit hier soir, le divorce ira jusqu'à son terme et c'est très bien comme ça, je crois qu'elle a besoin de ce divorce pour ne plus se sentir enchainée à celle qu'elle était et ne veut plus être. Et ensuite nous verrons bien ce qu'il se passera, divorcés ou pas divorcés ça n'a après tout aucune importance si nous devons nous retrouver nous nous retrouverons.
Voilà, j'espère que vous m'aurez lu jusqu'au bout. Je ne sais plus quoi penser mais j'ai été assez gai aujourd'hui. Je crois que ne suis plus un psychopathe dangereux à ses yeux et c'est déjà beaucoup. Pour le reste nous verrons, je me sens bien dans mes baskets et la voir enfin "humaine" m'a fait du bien.
A très bientôt, je vous embrasse.
Ca y est je prends un peu de temps pour vous répondre et donner des nouvelles. Comme beaucoup d'entre nous je ne poste pas souvent mais ça ne m'empêche pas de venir consulter régulièrement ce qui se passe ici.
esperance c'est indispensable de parler à ta fille oui. Mes enfants avait été soulagés en début d'année quand j'avais eu une conversation avec eux. On ne peut pas tout dire bien sûr, mais expliquer les choses avec des mots simples et sans mentir leur a été d'une aide précieuse je crois. Et en tout cas ça a eu le mérite d'engager le dialogue avec eux et de leur montrer qu'ils pouvaient me parler de leurs soucis. Mon grand m'appelle souvent pour discuter, parfois même pour me confier d'autres choses que ses "problèmes" comme il dit (il a presque 9 ans), il m'a par exemple dit ce soir qu'il était amoureux, en rougissant un peu, c'était tellement mignon il est formidable ce bonhomme. Le plus jeune (qui va avoir 7 ans) est plus réservé mais il me parle tout de même un peu parfois. Parler franchement nous a rapprochés, sans aucun doute. J'attends avec impatience que ma petite princesse de 2 ans 1/2 puisse exprimer ses sentiments et que je puisse avoir des conversations aussi avec elle. Nous parlons déjà un peu, de sa maman parfois, elle est très courageuse je trouve et ne pleure presque jamais.
des espoirs ton histoire est vraiment incroyable, ce type est vraiment sans scrupule et absolument machiavélique. Je rejoins Mélina nous avons des lois qui ne permettent pas à n'importe qui de faire n'importe quoi. Renseigne-toi vite sur tes droits et ne le laisse surtout pas faire, l'argent n'est pas le plus important c'est sûr mais d'un point de vue moral aussi c'est lui qui doit payer maintenant et pas toi ! Tu regretterais plus tard si tu ne te battais pas maintenant pour faire respecter tes droits. Qu'il ait des projets ou pas ça ne change rien à ce qu'il te doit et ce n'est pas ton affaire.
De mon côté beaucoup de choses à dire, je vais essayer de ne pas noircir 10 pages de pixels mais je crois que ça va être difficile ;o) Il y a trois ou quatre semaines, lors du traditionnel échange des enfants du dimanche soir nous nous sommes pris le bec une énième fois. En partant, sans se retenir malgré la présence des enfants elle me dit qu'"elle sait très bien ce que je fais de mon temps libre, que j'ai une amie", et me sort le prénom d'une fille que j'avais rencontrée cet été et que j'avais vu quelques fois. Le fait qu'elle connaisse son prénom me laisse bouche bée, je ne sais quoi répondre, et surtout je me demande bien ce que ça peut lui faire. Jalousie ?
Une semaine plus tard, nouvelle prise de bec et elle part en claquant la porte une fois de plus, je me rends compte une fois qu'elle était partie qu'elle a oublié les cartables des garçons. Je l'appelle sur son portable et elle revient 10 minutes plus tard. Je sors alors à l'extérieur chercher les sacs afin que les enfants qui jouent à l'intérieur ne nous entendent pas. J'étais embêté que nous nous soyons encore fâchés et je lui dis que je n'aime pas quand on ne se respecte pas, et que je prends moi-aussi ma part de responsabilité dans ce qui arrive. Elle est très calme, nous pouvons nous ouvrir et parler plus directement que d'habitude. Je lui dis que je n'aime pas ma nouvelle vie, qu'elle me manque, et je la vois avoir les larmes aux yeux. Je lui dis à ce moment qu'elle me donne envie de la prendre dans mes bras, je n'en fais rien bien sûr, elle ne répond pas. Premier acte.
Jeudi dernier c'est l'audience de conciliation au tribunal, première audience du divorce. Au programme, définition des mesures temporaires pour la période entre les deux audiences (qui peut durer plusieurs mois voire des années) au niveau notamment de la garde des enfant et de la pension alimentaire pour eux. J'essaie depuis des mois de discuter avec elle de ce qu'elle voudrait, afin de nous mettre d'accord sans heurts et d'essayer de nous passer au maximum des onéreux avocats. Elle n'a jamais voulu me parler, me disant que nous ne vivons pas dans le monde des bisounours, qu'on ne sera jamais d'accord, et surtout que pour une fois elle ne veut pas que je décide de tout et qu'elle attend de voir un juge m'imposer une décision. Toujours cette impression que j'ai toujours décidé de tout et qu'elle a toujours du suivre, tellement faux au regard des faits...
J'arrive dans la salle d'attente du tribunal à l'heure indiquée, elle est déjà là, l'air sévère et habillée de façon très provocante, maquillée à l'extrème. Elle ne m'adresse pas un regard. Pendant l'attente (tout le monde est convoqué à la même heure et nous passons les uns après les autres devant la juge), mon avocat essaie de discuter avec le sien afin de trouver un accord, sans y parvenir. Il m'apporte le dossier de la "partie adverse", j'ai la surprise d'y trouver un certificat de son psy (qu'elle est allée revoir semble-t-il) disant qu'elle n'a pas de problème psychiatrique. Puis 4 témoignages écrits, de sa maman tout d'abord puis de trois de ses amis, décrivant à quelle point elle est une bonne mère et à quel point il serait injuste de ne pas lui laisser garder ses enfants. La dernière surprise est la somme demandée, alors qu'elle veut la garde alternée des enfants, une semaine chacun, elle réclame 300 euros par enfants et par mois !!! Quelques minutes plus tard elle entre dans le bureau de la juge, elle ressort au bout de trois minutes et c'est mon tour. La juge me demande si j'accepte le divorce, je lui réponds que ça n'est pas ma décision mais que je ne veux pas compliquer la procédure et que je ne peux pas la forcer à rester mariée, j'accepte donc la volonté de Madame. Elle fait alors rentrer ma femme et les deux avocats. Son avocat plaide en premier, explique que sa cliente veut échanger les enfants à l'école et non plus chez moi ou chez elle (un les amène le matin à l'école, l'autre va les chercher, impossible de parler des enfants entre nous) afin que nous ne nous voyions plus. En effet il explique que je harcèle ma femme et la mets plus bas que terre à chaque fois que je la vois, comme je l'ai toujours fait pendant notre mariage. Je n'en crois pas mes oreilles ! Mon avocat me fait signe de ne rien dire, que la juge n'en retiendra rien, et effectivement elle demande à l'avocat de ne pas entrer dans les détails et semble se désintéresser de ses dires. Le pauvre avocat s'emmêle les pinceaux et en vient à se ridiculiser tant il est confus dans ces propos. Il explique qu'il demande non pas la garde alternée mais la garde pour Madame, assortie d'un droit pour moi d'avoir les enfants chez moi une semaine sur deux. Ce qui en pratique revient à la même chose qu'une garde alternée classique, à la différence près qu'officiellement c'est Madame qui a la garde et que donc je dois payer plus, sans compter les parts fiscales des enfants qui vont toutes chez Madame. Il demande en conséquence la paiement de 300 euros par enfant et par mois ainsi que l'intégralité des allocations familiales. Mon avocat prend à son tour la parole, sa plaidoirie est construite et cohérente, il demande une garde alternée classique et demande à ce que je ne donne non pas de l'argent dont je ne sais pas comment il sera utilisé mais que je m'engage à payer l'école, le périscolaire, la crèche et les clubs de sports des enfants. C'est ce que nous avions convenu avec lui avant l'audience, leur maman étant maintenant étudiante infirmière elle n'a pas d'énormes revenus donc ça l'aidera, et en parallèle je saurai où va mon argent. La somme concernée représente à peu près la moitié de ce qui était demandée par l'avocat de ma femme. La juge met sa réponse en délibéré à la semaine d'après, c'est-à-dire jeudi prochain, je ne connais pas encore la réponse au moment où j'écris ces lignes.
Le plus intéressant est cependant après l'audience. Ma femme (elle l'est encore, officiellement) m'interpelle dans le couloir du tribunal et me demande de l'attendre parce qu'elle veut me parler. Elle parle à son avocat 5 minutes puis me rejoint dans la rue. Nous parlons pendant une heure, impensable ! Le début de la conversation est tendu, puis elle se détend petit à petit et moi aussi. Nous repassons plein de choses en revue, tant d'évènements passés plus ou moins lointains. Tout d'abord nous commençons par ce qui vient de se passer. Elle me dit qu'elle est désolée d'avoir demandé une somme aussi importante, que c'est son avocat qui a décidé de la somme et pas elle (comment a-t-elle pu accepter ça, mon avocat n'a fait que ce qui avait été convenu avec moi, elle dit tellement vouloir vivre sans influence et elle a encore laissé quelqu'un décider à sa place), que la somme demandée n'a été décidée que dans le but d'en obtenir la moitié. Elle me dit trouver la solution proposée par mon avocat très bonne, mais malheureusement c'est trop tard pour signifier notre accord à la juge et ça me fait pester. Elle me dit que l'histoire de la fausse garde alternée est aussi une idée de son avocat, mais par contre elle considère que je l'ai bel et bien harcelée et rabaissée, j'ai du mal à comprendre de quoi elle parle, je me suis défendu parfois c'est vrai, le ton est souvent monté et je ne suis pas toujours très fier de mes réactions, la tension était telle par moment. Je me suis très souvent excusé lorsque j'avais été trop loin, elle ne l'a jamais fait et pourtant elle ma mené la vie dure. Il reste que la vraie violence était de son côté. Quand je lui cite quelques exemples de cette violence elle ne répond jamais, semble s'en souvenir tout à coup, comprendre enfin à quel point elle a pu être injuste par moment. Je lui rappelle que celui qu'elle a accusé de harcèlement quelques minutes auparavant dans un tribunal est le même qui s'est mis en quatre pour elle pendant des mois, qui n'a plus pensé qu'à elle et a pris tellement de coups. Elle reste sans voix. Nous abordons le sujet des lettres de sa famille et de ses amis que j'ai trouvées dans son dossier, elle dit avoir voulu se défendre, persuadée que j'allais l'attaquer en disant qu'elle était une mauvaise mère, que j'allais demander la garde intégrale des enfants. Je lui répète que oui je lui ai parfois reproché de ne pas avoir été attentive aux enfants pendant les derniers mois où elle vivait à la maison, mais que ça fait des mois que je lui dis que je ne veux pas de conflit, que je ne veux pas éloigner les enfants de leur mère, qu'ils ont besoin d'elle et qu'une semaine sur deux c'est sans doute le moins mal. Je lui fais remarquer qu'elle avait tout fait pour se défendre mais qu'aucune attaque n'est venue comme je m'y étais engagé, mais que par contre c'est elle qui a attaqué. Elle ne dit rien. Nous abordons le sujet de nos vies actuelles, elle me dit qu'elle a une vie très difficile mais qu'elle est enfin libre, qu'elle ne doit rien à personne. Elle me dit que la vie de couple c'est fini pour elle, que jamais plus elle ne voudra vivre comme ça. Je lui dis que j'avais été prêt à tout pour la garder à la maison, que nous aurions pu changer tout ce qui était nécessaire, et que parler plus nous aurait aidés. Je lui dis que j'ai tout donné pour elle, elle me regarde et j'ai l'impression qu'elle s'en rend enfin compte. Lorsque nous nous quittons, sur le trottoir devant le tribunal, par 3 degrés, elle qui ne répond jamais quand je lui dit bonjour les dimanche s'approche de moi et me fait la bise. J'en reste bouche bée, les larmes aux yeux, et je vois bien qu'elle le remarque.
Trois jours plus tard, le dimanche, hier, je reviens d'un weekend à Paris chez mon frère. Je lui ai demandé quelques semaines auparavant si plutôt que le dimanche à 18h comme d'habitude je pouvais passer chercher les enfants chez elle le lundi matin pour les emmener à l'école. En effet mon train rentre à 21h et je ne pourrai pas être à l'heure, à moins de prendre un train beaucoup plus tôt et de sacrifier une partie de mon weekend. Elle m'a dit non dans un premier temps, elle n'a pas envie de m'aider en quoi que ce soit, puis finalement devant le tribunal elle m'a dit gentiment qu'elle serait en stage au bloc opératoire le lundi matin à partir de 5h du matin et que ma solution ne lui convenait pas. Par contre elle veut bien venir coucher les enfants chez moi le dimanche soir et attendre mon retour. C'est curieux qu'elle veuille entrer dans la maison, elle n'y est plus entrée depuis son départ, lorsqu'elle vient apporter les enfants elle reste toujours dans le garage et ne veut jamais entrer. Mais j'apprécie son aide et la remercie. Hier soir je rentre vers l'heure prévue, elle me fait à nouveau la bise, nous couchons les enfants ensemble comme il y a si longtemps, puis elle s'en va et les enfants sont très perturbés de voir maman à nouveau dans la maison mais qui va partir. Je les console puis je la rejoins au rez-de-chaussée. Nous parlons de nouveau un peu, je la remercie à nouveau et lui dis que comme les enfants j'aimais quand elle était ici. Elle me dit que rentrer à nouveau dans la maison ne lui a pas fait plaisir, que c'était trop tôt pour elle. Je la regarde, elle est comme apaisée, très différente de la femme froide et agressive qu'elle a été pendant tous ces mois si difficiles. J'ai envie de me confier à elle, de tomber le masque moi-aussi, je lui dis ce que je ressens à ce moment précis, qu'elle me manque et que les enfants me manquent aussi souvent lorsqu'ils sont chez elle. Elle me répond qu'elle sait que je suis un bon papa, et qu'elle est contente de ne pas avoir les enfants tous les jours, qu'elle a été trop maman par le passé, qu'elle a besoin de temp pour elle. Je continue à me confier, je ne sais pas qualifier ce que je ressens à ce moment-là, je lui dis que contrairement à elle j'aimerais à nouveau vivre en couple et que la solitude me pèse, et j'ajoute que dans cette perspective elle aurait toujours la priorité sur les éventuelles autres. Elle me répond qu'il existe beaucoup d'autres filles, j'ajoute qu'il y en a peu qui aient sa valeur, elle me regarde et me dit calmement "merci, c'est très gentil". Je m'enhardis et lui dis que si elle a à nouveau envie de vivre en couple un jour j'aimerais qu'elle envisage que ce soit avec moi, je m'attends à ce qu'elle me réponde "jamais de la vie, plutôt mourir", mais elle me regarde à nouveau gentiment et répond "pas maintenant, j'ai encore du chemin à parcourir", elle n'a pas dit non. Je lui dis la soutenir dans sa recherche d'elle-même, que je souhaite l'aider si possible et qu'en tout cas je saurai être discret et que je ne ferai rien pour entraver sa quête. Quand je lui dis au revoir, elle me répond tendrement "prends soin de toi". C'est la première fois depuis des mois, depuis janvier ou février peut-être, qu'elle a un mot gentil pour moi. Je me mets à pleurer mais elle ne me voit pas elle est partie. Mon grand qui ne dort pas encore m'appelle, nous parlons un peu et je fonds en larmes dans ses bras. Il me console et me dit que je ne devrais jamais me forcer à ne pas pleurer devant lui, que "même les garçons pleurent et que ça ne veut pas dire que ce sont des filles". Si mignon...
Comment expliquer ce changement de ton ? Est-ce le fait d'être maintenant presque divorcée qui l'apaise ? Est-ce d'avoir peut-être enfin compris que je ne lui veux pas de mal ? J'ai l'impression que ma lutte pour la garder à la maison au printemps et au début de l'été lui a donné la sensation que je voulais l'empêcher d'être heureuse, ai-je été égoiste de me battre comme ça ? De mon côté je ne sais plus quoi penser, ça fait plusieurs mois que j'ai l'impression d'avancer, que je suis persuadé d'être détaché, que je pense peu à elle, que j'essaie de rencontrer d'autres femmes, que j'en rencontre parfois, et je me retrouve devant elle en ayant l'impression, n'ayons pas peur de le dire, que je l'aime encore.
Une chose est sûre, je ne ferai rien pour entraver à sa liberté, je ne lui dirai rien de plus que ce que j'ai dit hier soir, le divorce ira jusqu'à son terme et c'est très bien comme ça, je crois qu'elle a besoin de ce divorce pour ne plus se sentir enchainée à celle qu'elle était et ne veut plus être. Et ensuite nous verrons bien ce qu'il se passera, divorcés ou pas divorcés ça n'a après tout aucune importance si nous devons nous retrouver nous nous retrouverons.
Voilà, j'espère que vous m'aurez lu jusqu'au bout. Je ne sais plus quoi penser mais j'ai été assez gai aujourd'hui. Je crois que ne suis plus un psychopathe dangereux à ses yeux et c'est déjà beaucoup. Pour le reste nous verrons, je me sens bien dans mes baskets et la voir enfin "humaine" m'a fait du bien.
A très bientôt, je vous embrasse.
Modifié en dernier par Macbook le mardi 29 novembre 2011 10:42, modifié 1 fois.
- des... espoirs
- Messages : 48
- Enregistré le : lundi 11 juillet 2011 10:50
Dépression de ma femme, mort de notre vie de famille...
Bonjour à vous,
Mac book, je suis à la fois contente et inquiète de ce que tu vis en ce moment. Contente car des relations plus "sereines" entre vous deux ne seront que bénéfiques et surtout pour les enfants mais inquiète car comme tu l'écris, cela ressemble plus à une marche arrière dans ton processus de deuil, le déni est ici alimenté par son changement d'attitude à ton égard et tu sais comme le chemin du déni à l'acceptation est difficile !
Maintenant je ne te jetterai pas la pierre, car j'ai vécu la même chose, ces moments de doute, de profond désarroi, et puis un peu d'humanité de douceur et hop, le moral remonte en flèche et l'avenir nous parait plus radieux...
Mais tu connais son instabilité, et tu sais bien qu'elle peut tout aussi bien revenir à son agressivité et ce sans raison...
Maintenant dans vos échanges je reconnais un point important : sa propre reconnaissance de ce que tu as fait, de ton beau role de pere et de mari, et je suis certaine que cela doit t'ôter un poid important.
Je suis persuadée que lorsqu'on a vécu toutes ces années avec "l'autre", qu'on a fait des enfants qu'on a fabriqué des souvenirs à deux puis à 5 on ne peut pas se détacher définitivement de cet autre qui fait encore partie de nous même, car le faire reviens à se détacher d'une part de nous même. Mais pourtant "les faits sont têtus" et aujourdh'ui vous êtes dans une procédure de divorce dans laquelle à ce propos elle duplique exactement le même shéma "je ne suis pas responsable c'est mon avocat qui a voulu demander autant..." A ce propos, peut être pourriez-vous voir entre vos deux avocats si vous ne pourriez pas revenir sur une procédure amiable puisqu'aujourd'hui vous êtes d'accord.
Je ne veux surtout pas te mettre le moral dans les chaussettes mais tu connais maintenant cette autre dans ce qu'il peut être imprévisible, injuste, cruel et essaye tout de même de ne pas l'oublier histoire de te protéger un peu. Car les mois à venir ne seront pas faciles. Les jalons "d'habitudes" vont se révéler à toi, ( comme il y a quelques mois pour la fête des père), les anniversaires, Noel qui approche... toutes ces dates qui vont faire écho pour toi à un avant heureux et qui n'est plus.
Alors profite de cet élan d'énergie pour te reprendre en main, sport, sorties et surtout te créer de nouveaux repères parce que quoi qu'il arrive ni toi ni elle ne serez pareil désormais.
Je retiens dans tous les cas que si elle revient à une approche plus "normale" en ce qui concerne vos relations, c'est qu'aujourd'hui elle reconnaît ta "reliability" ( trouve pas le mot en français) et a besoin de toi pour pouvoir vivre sa vie d'aujourd'hui.
Enfin n'oublie pas que le fait qu'elle ai cité le nom de cette fille ( petit cachottier...) prouve qu'elle s'intéresse à toi mais peut être pas dans le sens que tu espére, peut être qu'il s'agit toujours d'une affaire de contrôle car jusqu'à présent c'est elle qui a décidé de ce qui allait se passer dans ta vie et celle des enfants... ET cela m'amène à des lectures que j'ai faite ces derniers temps pour essayer de mieux comprendre mon "autre", car, comme le dit Sun Zu dans l'Art de la Guerre, pour combattre son ennemi il faut le connaître mieux que lui même. Pervers narcissique est un terme qui lui correspond réellement, manipulateur, cruel, persuadé d'être dans son droit et se victimisant le plus souvent possible. Et je trouve que cela définit assez bien mon "autre" et surtout dans ces actes récents ( mais aussi dans ceux du passé que je commence à revoir et à "scanner" différemment), le PN s'aliment des qualités de l'autre car il sait qu'il ne les a pas, il choisit sa proie en optant pour une personne heureuse de vivre, aimant partager et "ma/paterner l'autre.
J'espère que tu comprendras encore une fois que je ne cherche pas te saper le moral ( même si encore une fois je suis heureuse que vos relations soient plus dans le respect et la compréhension car in fine vos enfants vont en profiter !)
Me concernant, non, les Lois dans le pays où je me trouve ne me donnent rien, il est d'usage d'accorder à la femme des montants minables. L'adultère, l'escroquerie financière, le harcèlement n'y changeront rien. Je m'engage donc dans une bataille perdue d'avance et j'ai beaucoup de mal à l'avaler moi qui suis d'habitude une "guérrière".
J'ai dénoncé la procédure à l'amiable et lancé une nouvelle procédure mais c'est juste pour tirer ma révérence avec un tout petit peu d'honneur...car je connais l'issu, la bête aura sa proie au prix qu'elle avait fixé depuis longtemps et surtout dans le délai qu'il cherche car il peut à force de reports faire durer cette procédure au mini un an...
Lorsqu'il appelle à la maison pour parler à son fils et que je décroche et bien il me raccroche au nez ! Un comble...
Mon petit continue d'annuler les visites ( nous sommes maintenant à 3 semaines qu'il ne l'a pas vu) mais m'a dit qu'il le verrait mercredi. J'ai intercepté une convesation entre eux ou l'autre lui disait de sa voix de faux c... "appelle moi mon fils, tu ne m'appelle jamais..." alors que justement ce que lui reproche mon petit c'est qu'il ait éteint ses téléphones pendant des jours et des jours pour qu'il ne puisse pas être joint : quel salopard, manipuler son fils ! Mais j'ai l'impression qu'il n'est pas dupe... j'essaye d'entamer le dialogue avec lui mais il refuse et ma psy me dit de le laisser venir et de continuer à l'entourer d'amour et de moments agréables ( je recois en moyenne 15 personnes chaque we pour que la maison soit empli de joies et d'enfants; ce we, atelier déco cupcake + déco Noel pour 8 enfants sans compter les adultes....)
C'est mon chemin de vie et je dois l'accepter, je deviens d'ailleurs de plus en plus croyante et ca m'aide à accepter toutes ces douleurs et ces injustices.
Pour l'instant, je me bats contre moi même car je sens que je sombre de plus en plus souvent, j'appelle ces moments "mes journées sans", peut être que des AD m'aideraient mais j'aimerai bien l'éviter car cela signifierait qu'il aurait vraiment réussi à me massacrer, à m'enlever toutes forces... Je voudrai éliminer en moi cette colère et accepter ( toujours ce fichu cycle de deuil) mais difficile avec cet autre machiavélique qui veut ma peau...
Mélina merci encore pour tes écrits que je relis et qui m'apaise tant tu sais si finement décrire les ressentis...
Espérance, dis nous si finalement tu as parlé à ta fille
Sergio, comment ont évolué les choses depuis cette balade dans la forêt ?
A tous je vous envoie mon amitié...
Mac book, je suis à la fois contente et inquiète de ce que tu vis en ce moment. Contente car des relations plus "sereines" entre vous deux ne seront que bénéfiques et surtout pour les enfants mais inquiète car comme tu l'écris, cela ressemble plus à une marche arrière dans ton processus de deuil, le déni est ici alimenté par son changement d'attitude à ton égard et tu sais comme le chemin du déni à l'acceptation est difficile !
Maintenant je ne te jetterai pas la pierre, car j'ai vécu la même chose, ces moments de doute, de profond désarroi, et puis un peu d'humanité de douceur et hop, le moral remonte en flèche et l'avenir nous parait plus radieux...
Mais tu connais son instabilité, et tu sais bien qu'elle peut tout aussi bien revenir à son agressivité et ce sans raison...
Maintenant dans vos échanges je reconnais un point important : sa propre reconnaissance de ce que tu as fait, de ton beau role de pere et de mari, et je suis certaine que cela doit t'ôter un poid important.
Je suis persuadée que lorsqu'on a vécu toutes ces années avec "l'autre", qu'on a fait des enfants qu'on a fabriqué des souvenirs à deux puis à 5 on ne peut pas se détacher définitivement de cet autre qui fait encore partie de nous même, car le faire reviens à se détacher d'une part de nous même. Mais pourtant "les faits sont têtus" et aujourdh'ui vous êtes dans une procédure de divorce dans laquelle à ce propos elle duplique exactement le même shéma "je ne suis pas responsable c'est mon avocat qui a voulu demander autant..." A ce propos, peut être pourriez-vous voir entre vos deux avocats si vous ne pourriez pas revenir sur une procédure amiable puisqu'aujourd'hui vous êtes d'accord.
Je ne veux surtout pas te mettre le moral dans les chaussettes mais tu connais maintenant cette autre dans ce qu'il peut être imprévisible, injuste, cruel et essaye tout de même de ne pas l'oublier histoire de te protéger un peu. Car les mois à venir ne seront pas faciles. Les jalons "d'habitudes" vont se révéler à toi, ( comme il y a quelques mois pour la fête des père), les anniversaires, Noel qui approche... toutes ces dates qui vont faire écho pour toi à un avant heureux et qui n'est plus.
Alors profite de cet élan d'énergie pour te reprendre en main, sport, sorties et surtout te créer de nouveaux repères parce que quoi qu'il arrive ni toi ni elle ne serez pareil désormais.
Je retiens dans tous les cas que si elle revient à une approche plus "normale" en ce qui concerne vos relations, c'est qu'aujourd'hui elle reconnaît ta "reliability" ( trouve pas le mot en français) et a besoin de toi pour pouvoir vivre sa vie d'aujourd'hui.
Enfin n'oublie pas que le fait qu'elle ai cité le nom de cette fille ( petit cachottier...) prouve qu'elle s'intéresse à toi mais peut être pas dans le sens que tu espére, peut être qu'il s'agit toujours d'une affaire de contrôle car jusqu'à présent c'est elle qui a décidé de ce qui allait se passer dans ta vie et celle des enfants... ET cela m'amène à des lectures que j'ai faite ces derniers temps pour essayer de mieux comprendre mon "autre", car, comme le dit Sun Zu dans l'Art de la Guerre, pour combattre son ennemi il faut le connaître mieux que lui même. Pervers narcissique est un terme qui lui correspond réellement, manipulateur, cruel, persuadé d'être dans son droit et se victimisant le plus souvent possible. Et je trouve que cela définit assez bien mon "autre" et surtout dans ces actes récents ( mais aussi dans ceux du passé que je commence à revoir et à "scanner" différemment), le PN s'aliment des qualités de l'autre car il sait qu'il ne les a pas, il choisit sa proie en optant pour une personne heureuse de vivre, aimant partager et "ma/paterner l'autre.
J'espère que tu comprendras encore une fois que je ne cherche pas te saper le moral ( même si encore une fois je suis heureuse que vos relations soient plus dans le respect et la compréhension car in fine vos enfants vont en profiter !)
Me concernant, non, les Lois dans le pays où je me trouve ne me donnent rien, il est d'usage d'accorder à la femme des montants minables. L'adultère, l'escroquerie financière, le harcèlement n'y changeront rien. Je m'engage donc dans une bataille perdue d'avance et j'ai beaucoup de mal à l'avaler moi qui suis d'habitude une "guérrière".
J'ai dénoncé la procédure à l'amiable et lancé une nouvelle procédure mais c'est juste pour tirer ma révérence avec un tout petit peu d'honneur...car je connais l'issu, la bête aura sa proie au prix qu'elle avait fixé depuis longtemps et surtout dans le délai qu'il cherche car il peut à force de reports faire durer cette procédure au mini un an...
Lorsqu'il appelle à la maison pour parler à son fils et que je décroche et bien il me raccroche au nez ! Un comble...
Mon petit continue d'annuler les visites ( nous sommes maintenant à 3 semaines qu'il ne l'a pas vu) mais m'a dit qu'il le verrait mercredi. J'ai intercepté une convesation entre eux ou l'autre lui disait de sa voix de faux c... "appelle moi mon fils, tu ne m'appelle jamais..." alors que justement ce que lui reproche mon petit c'est qu'il ait éteint ses téléphones pendant des jours et des jours pour qu'il ne puisse pas être joint : quel salopard, manipuler son fils ! Mais j'ai l'impression qu'il n'est pas dupe... j'essaye d'entamer le dialogue avec lui mais il refuse et ma psy me dit de le laisser venir et de continuer à l'entourer d'amour et de moments agréables ( je recois en moyenne 15 personnes chaque we pour que la maison soit empli de joies et d'enfants; ce we, atelier déco cupcake + déco Noel pour 8 enfants sans compter les adultes....)
C'est mon chemin de vie et je dois l'accepter, je deviens d'ailleurs de plus en plus croyante et ca m'aide à accepter toutes ces douleurs et ces injustices.
Pour l'instant, je me bats contre moi même car je sens que je sombre de plus en plus souvent, j'appelle ces moments "mes journées sans", peut être que des AD m'aideraient mais j'aimerai bien l'éviter car cela signifierait qu'il aurait vraiment réussi à me massacrer, à m'enlever toutes forces... Je voudrai éliminer en moi cette colère et accepter ( toujours ce fichu cycle de deuil) mais difficile avec cet autre machiavélique qui veut ma peau...
Mélina merci encore pour tes écrits que je relis et qui m'apaise tant tu sais si finement décrire les ressentis...
Espérance, dis nous si finalement tu as parlé à ta fille
Sergio, comment ont évolué les choses depuis cette balade dans la forêt ?
A tous je vous envoie mon amitié...
- Mélina
- Messages : 440
- Enregistré le : mardi 01 février 2011 21:08
Dépression de ma femme, mort de notre vie de famille...
Bonjour à tous,
Macbook, je comprends bien que tu sois bouleversé. Car après avoir avancé dans le sens d'une relation agressive, aujourd'hui les choses s'apaisent, et tu retrouves dans vos échanges cette part de chacun de vous et de votre couple qui vous a rapproché durant tant d'années. Et cette part retrouvée, ta femme semble la retrouver aussi.
Nul ne peut augurer de l'avenir d'une relation, quels que soient les destructions qu'elle subit, car l'être humain reste toujours libre et maître de ses choix.
Je suis d'accord avec des... espoirs sur certains points. Les psys appellent ça le "désinvestissement libidinal". Cette évolution affective ne se fait pas en ligne droite. Elle est cyclique. On refait sans cesse le chemin affectif accompli précédemment: de la colère à l'amour, du désir de séparation au désir de se rapprocher à nouveau, en fonction de ce que l'on vit.
La solitude quoiqu'on dise est une situation difficile à porter lorsqu'on a vécu à deux durant des années. Confronté à soi-même, on doute de ses choix.
De la même façon, lorsque les premières colères sont apaisées, lorsqu'on ne se sent plus "menacé" par la présence et la personnalité de l'autre, on revient à une perception plus "douce" de l'autre, et l'espoir de reformer un couple peut revenir. A cet égard, ta femme a montré une certaine sagesse: elle ne préjuge pas de l'avenir, mais elle sait qu'elle ne se ressent pas encore comme un individu à part entière pour pouvoir revenir vers toi, malgré cet apaisement qu'elle reconnait.
Je suis d'ailleurs contente de lire qu'elle semble se sentir moins menacée par ta personnalité, ce qui la conduit à être moins injuste et moins agressive à ton égard. Elle reconnait davantage ce que tu es, la façon dont tu te comportes, qu'auparavant. Ses craintes sur une emprise que tu pourrais avoir sur elle, dont elle est finalement seule responsable, semblent moins brouiller sa perception.
Car tu n'as pas été égoïste en faisant tout pour qu'elle ne parte pas. Ou plutôt, si tu l'as été, c'est de façon naturelle, et sans préjudice pour elle. Agir à l'inverse aurait juste voulu dire que tu étais masochiste. Mais comme tu es un être tout à fait normalement constitué, tu aimes ta femme, alors tu ne veux pas te séparer d'elle. Le préjudice qu'elle a pu subir de cette attitude de ta part ne relève que de sa seule responsabilité. Tu n'es pas responsable de ses sentiments, tu n'es pas responsable de la perception qu'elle a d'elle-même, tu n'es pas responsable des choix qu'elle fait.
Quant au fait de vouloir continuer à connaître la vie de l'autre, avoir une certaine forme d'emprise sur celle-ci, c'est parfaitement naturel lorsqu'on se sépare de quelqu'un dont on a partagé la vie si longtemps. De façon fantasmatique ou concrète, tout le monde le fait plus ou moins. Je ne crois pas que cela ait quelque chose avoir avec ce que l'on ressent vis à vis de la personne dont on se sépare. Je pense que c'est davantage fonction de l'intimité et du lien que l'on avait la personne dont on se sépare.
Que l'on soit encore amoureux ou pas de la personne dont on a décidé de se séparer, il est de toute façon généralement difficile de renoncer à être prioritaire dans son esprit, dans sa vie lorsqu'on a vécu durant des années sans se sentir un individu à part entière. L'amour et l'attention que donne l'autre remplace celui qu'on n'a pas réussi à se donner à soi-même. C'est apparemment ce que ressent ta femme.
De la même façon, que les relations tissées avec d'autres personnes depuis votre séparation semblent insignifiantes, cela aussi est tout à fait naturel. Un vécu commun de plusieurs années ne s'effacent pas comme ça, l'implication affective d'un tel vécu est trop importante pour être "remplacée" du jour au lendemain par une autre implication affective qui porte en elle autant de sentiments et de signification. Encore "habité" par la relation que l'on a vécu, chacun de nous est incapable d'être disponible pour une autre relation. Ce genre de choses prend beaucoup de temps et d'énergie.
Se séparer de quelqu'un avec qui on a vécu autant de choses, c'est aussi renoncer à une façon de se définir soi-même. C'est son propre rapport à monde que l'on remet en question, c'est soi-même que l'on tente de redéfinir. Et c'est aussi à soi-même, ou plutôt à une idée de soi que l'on est obligé de renoncer. Ta femme a choisi d'avoir une autre perception d'elle-même, c'est d'ailleurs a priori la raison fondamentale pour laquelle elle a désiré cette séparation. Toi tu subis ce changement, cette obligation.
Nul ne peut augurer de ce que deviendra votre relation. Mais il me semble aujourd'hui que ce retour à des sentiments plus apaisés est davantage lié au fait qu'elle se sent moins menacée par ta personnalité que par des sentiments purement amoureux. Et puis sans doute la jalousie qu'elle a dû ressentir de te savoir entretenir d'autres relations a-t-elle dû semer le doute dans son esprit quant à ses sentiments à ton égard.
Après avoir voulu se défendre de toi, elle prend la mesure de l'attachement qui est le vôtre, du lien qu'il y a entre vous. Encore amoureuse ou pas, ta femme est un être humain, et renoncer à cet attachement est douloureux pour elle aussi.
Quant à la contradiction qu'il y a entre les demandes de son avocat et son propre point de vue. Cela m'évoque plusieurs choses. Tout d'abord, quelqu'un ayant endossé le rôle du "méchant, agressif" à ton égard dans votre séparation, elle n'a plus à le faire. Quelqu'un est là, concrètement, pour la "protéger" de toi. Quand bien même cette protection est en soi inutile.
Et puis en regard des demandes de ton avocat, sans doute aussi a-t-elle dû prendre conscience du côté quelque peu disproportionné de son besoin de protection, ou de son désir d'agression. Ressentir un besoin de "faire la guerre" à l'autre n'est pas la même chose que que le voir se réaliser.
Enfin, effectivement, maintenant que la procédure de divorce est concrètement entamée, peut-être ressent-elle l'impression d'avoir passé un cap et d'être davantage "à l'abri" vis à vis de toi.
Il me semble aussi que tu as dû la toucher en exprimant la façon dont tu la vois. A priori, elle se sentait dévalorisée dans votre relation, et elle croyait que tu la voyais comme quelqu'un d'incapable de s'assumer, dénuée de qualités. Elle est seule responsable de cette idée, mais en lui disant à quel point tu la tenais en haute estime, elle a sans doute reçu quelque chose qu'elle ne pensait pas pouvoir recevoir de ta part: la reconnaissance.
Cette absence de reconnaissance est selon moi bien plus liée à la façon dont elle se perçoit elle-même que de ton fait. Cependant c'est toi qu'elle a tenu responsable jusque-là de cette absence de reconnaissance et elle a fait peser sur toi cette responsabilité imaginaire. Je suis contente qu'aujourd'hui elle revienne à une perception plus juste de ton comportement et du sien.
Tel que tu le racontes aujourd'hui, il semble que l'avenir de votre relation ne dépend que de ses décisions à elle, et que tu es prêt à attendre qu'elle revienne vers toi. En tout cas que tu l'espère. Et c'est à mes yeux totalement naturel que n'ayant pas voulu de cette séparation, aujourd'hui que tu vois des signes d'apaisement, tu espères qu'elle puisse finalement ne pas avoir lieu. Sans compter que tu as par moment pensé que, seule, elle n'y parviendrait pas.
De mon point de vue, cela me semble cependant d'abord un passage plus ou moins inéluctable dans la séparation d'un couple tel que vous l'avez formé. Selon moi, l'apaisement d'aujourd'hui ne signifie pas en soi que ta femme veuille reformer un couple avec toi. L'attente de l'autre et l'espoir sont plus ou moins inéluctables aussi dans ta situation. Comme je le disais plus haut, les décisions et les sentiments contradictoires dans une séparation se succèdent de façon cyclique.
Il me semble surtout, même si c'est sans doute très difficile au regard des bouleversements affectifs que tu vis aujourd'hui, qu'il est "urgent d'attendre". De laisser les choses se décanter. Même si je comprends bien que toute la souffrance vécue ces derniers mois est suffisamment insupportable pour désirer qu'elle ait enfin un terme.
Quel que soit l'avenir de votre relation, il me semble que ni toi ni elle n'avez suffisamment de recul pour apprécier ce qui se joue sur le long terme "en toile de fond" de toutes les évolutions de votre relation. Voilà pourquoi je trouvais aussi que d'une certaine façon, ta femme avait fait preuve d'une certaine sagesse en disant qu'elle avait besoin de temps. Voilà pourquoi je pense également que tu as raison de vouloir laisser les choses se mettre en place d'elles-mêmes, quels que soient les espoirs par ailleurs qui nourrissent cette volonté.
Bon, je vais m'arrêter là pour aujourd'hui, je ne sais pas si c'est que j'ai écrit là te sera d'une quelconque utilité. J'ai dans l'idée qu'il s'agit d'une volonté de ma part de donner une lecture distanciée de ce que tu viens de nous raconter, Macbook.
Je vous souhaite à tous beaucoup de courage. Je vous embrasse.
Macbook, je comprends bien que tu sois bouleversé. Car après avoir avancé dans le sens d'une relation agressive, aujourd'hui les choses s'apaisent, et tu retrouves dans vos échanges cette part de chacun de vous et de votre couple qui vous a rapproché durant tant d'années. Et cette part retrouvée, ta femme semble la retrouver aussi.
Nul ne peut augurer de l'avenir d'une relation, quels que soient les destructions qu'elle subit, car l'être humain reste toujours libre et maître de ses choix.
Je suis d'accord avec des... espoirs sur certains points. Les psys appellent ça le "désinvestissement libidinal". Cette évolution affective ne se fait pas en ligne droite. Elle est cyclique. On refait sans cesse le chemin affectif accompli précédemment: de la colère à l'amour, du désir de séparation au désir de se rapprocher à nouveau, en fonction de ce que l'on vit.
La solitude quoiqu'on dise est une situation difficile à porter lorsqu'on a vécu à deux durant des années. Confronté à soi-même, on doute de ses choix.
De la même façon, lorsque les premières colères sont apaisées, lorsqu'on ne se sent plus "menacé" par la présence et la personnalité de l'autre, on revient à une perception plus "douce" de l'autre, et l'espoir de reformer un couple peut revenir. A cet égard, ta femme a montré une certaine sagesse: elle ne préjuge pas de l'avenir, mais elle sait qu'elle ne se ressent pas encore comme un individu à part entière pour pouvoir revenir vers toi, malgré cet apaisement qu'elle reconnait.
Je suis d'ailleurs contente de lire qu'elle semble se sentir moins menacée par ta personnalité, ce qui la conduit à être moins injuste et moins agressive à ton égard. Elle reconnait davantage ce que tu es, la façon dont tu te comportes, qu'auparavant. Ses craintes sur une emprise que tu pourrais avoir sur elle, dont elle est finalement seule responsable, semblent moins brouiller sa perception.
Car tu n'as pas été égoïste en faisant tout pour qu'elle ne parte pas. Ou plutôt, si tu l'as été, c'est de façon naturelle, et sans préjudice pour elle. Agir à l'inverse aurait juste voulu dire que tu étais masochiste. Mais comme tu es un être tout à fait normalement constitué, tu aimes ta femme, alors tu ne veux pas te séparer d'elle. Le préjudice qu'elle a pu subir de cette attitude de ta part ne relève que de sa seule responsabilité. Tu n'es pas responsable de ses sentiments, tu n'es pas responsable de la perception qu'elle a d'elle-même, tu n'es pas responsable des choix qu'elle fait.
Quant au fait de vouloir continuer à connaître la vie de l'autre, avoir une certaine forme d'emprise sur celle-ci, c'est parfaitement naturel lorsqu'on se sépare de quelqu'un dont on a partagé la vie si longtemps. De façon fantasmatique ou concrète, tout le monde le fait plus ou moins. Je ne crois pas que cela ait quelque chose avoir avec ce que l'on ressent vis à vis de la personne dont on se sépare. Je pense que c'est davantage fonction de l'intimité et du lien que l'on avait la personne dont on se sépare.
Que l'on soit encore amoureux ou pas de la personne dont on a décidé de se séparer, il est de toute façon généralement difficile de renoncer à être prioritaire dans son esprit, dans sa vie lorsqu'on a vécu durant des années sans se sentir un individu à part entière. L'amour et l'attention que donne l'autre remplace celui qu'on n'a pas réussi à se donner à soi-même. C'est apparemment ce que ressent ta femme.
De la même façon, que les relations tissées avec d'autres personnes depuis votre séparation semblent insignifiantes, cela aussi est tout à fait naturel. Un vécu commun de plusieurs années ne s'effacent pas comme ça, l'implication affective d'un tel vécu est trop importante pour être "remplacée" du jour au lendemain par une autre implication affective qui porte en elle autant de sentiments et de signification. Encore "habité" par la relation que l'on a vécu, chacun de nous est incapable d'être disponible pour une autre relation. Ce genre de choses prend beaucoup de temps et d'énergie.
Se séparer de quelqu'un avec qui on a vécu autant de choses, c'est aussi renoncer à une façon de se définir soi-même. C'est son propre rapport à monde que l'on remet en question, c'est soi-même que l'on tente de redéfinir. Et c'est aussi à soi-même, ou plutôt à une idée de soi que l'on est obligé de renoncer. Ta femme a choisi d'avoir une autre perception d'elle-même, c'est d'ailleurs a priori la raison fondamentale pour laquelle elle a désiré cette séparation. Toi tu subis ce changement, cette obligation.
Nul ne peut augurer de ce que deviendra votre relation. Mais il me semble aujourd'hui que ce retour à des sentiments plus apaisés est davantage lié au fait qu'elle se sent moins menacée par ta personnalité que par des sentiments purement amoureux. Et puis sans doute la jalousie qu'elle a dû ressentir de te savoir entretenir d'autres relations a-t-elle dû semer le doute dans son esprit quant à ses sentiments à ton égard.
Après avoir voulu se défendre de toi, elle prend la mesure de l'attachement qui est le vôtre, du lien qu'il y a entre vous. Encore amoureuse ou pas, ta femme est un être humain, et renoncer à cet attachement est douloureux pour elle aussi.
Quant à la contradiction qu'il y a entre les demandes de son avocat et son propre point de vue. Cela m'évoque plusieurs choses. Tout d'abord, quelqu'un ayant endossé le rôle du "méchant, agressif" à ton égard dans votre séparation, elle n'a plus à le faire. Quelqu'un est là, concrètement, pour la "protéger" de toi. Quand bien même cette protection est en soi inutile.
Et puis en regard des demandes de ton avocat, sans doute aussi a-t-elle dû prendre conscience du côté quelque peu disproportionné de son besoin de protection, ou de son désir d'agression. Ressentir un besoin de "faire la guerre" à l'autre n'est pas la même chose que que le voir se réaliser.
Enfin, effectivement, maintenant que la procédure de divorce est concrètement entamée, peut-être ressent-elle l'impression d'avoir passé un cap et d'être davantage "à l'abri" vis à vis de toi.
Il me semble aussi que tu as dû la toucher en exprimant la façon dont tu la vois. A priori, elle se sentait dévalorisée dans votre relation, et elle croyait que tu la voyais comme quelqu'un d'incapable de s'assumer, dénuée de qualités. Elle est seule responsable de cette idée, mais en lui disant à quel point tu la tenais en haute estime, elle a sans doute reçu quelque chose qu'elle ne pensait pas pouvoir recevoir de ta part: la reconnaissance.
Cette absence de reconnaissance est selon moi bien plus liée à la façon dont elle se perçoit elle-même que de ton fait. Cependant c'est toi qu'elle a tenu responsable jusque-là de cette absence de reconnaissance et elle a fait peser sur toi cette responsabilité imaginaire. Je suis contente qu'aujourd'hui elle revienne à une perception plus juste de ton comportement et du sien.
Tel que tu le racontes aujourd'hui, il semble que l'avenir de votre relation ne dépend que de ses décisions à elle, et que tu es prêt à attendre qu'elle revienne vers toi. En tout cas que tu l'espère. Et c'est à mes yeux totalement naturel que n'ayant pas voulu de cette séparation, aujourd'hui que tu vois des signes d'apaisement, tu espères qu'elle puisse finalement ne pas avoir lieu. Sans compter que tu as par moment pensé que, seule, elle n'y parviendrait pas.
De mon point de vue, cela me semble cependant d'abord un passage plus ou moins inéluctable dans la séparation d'un couple tel que vous l'avez formé. Selon moi, l'apaisement d'aujourd'hui ne signifie pas en soi que ta femme veuille reformer un couple avec toi. L'attente de l'autre et l'espoir sont plus ou moins inéluctables aussi dans ta situation. Comme je le disais plus haut, les décisions et les sentiments contradictoires dans une séparation se succèdent de façon cyclique.
Il me semble surtout, même si c'est sans doute très difficile au regard des bouleversements affectifs que tu vis aujourd'hui, qu'il est "urgent d'attendre". De laisser les choses se décanter. Même si je comprends bien que toute la souffrance vécue ces derniers mois est suffisamment insupportable pour désirer qu'elle ait enfin un terme.
Quel que soit l'avenir de votre relation, il me semble que ni toi ni elle n'avez suffisamment de recul pour apprécier ce qui se joue sur le long terme "en toile de fond" de toutes les évolutions de votre relation. Voilà pourquoi je trouvais aussi que d'une certaine façon, ta femme avait fait preuve d'une certaine sagesse en disant qu'elle avait besoin de temps. Voilà pourquoi je pense également que tu as raison de vouloir laisser les choses se mettre en place d'elles-mêmes, quels que soient les espoirs par ailleurs qui nourrissent cette volonté.
Bon, je vais m'arrêter là pour aujourd'hui, je ne sais pas si c'est que j'ai écrit là te sera d'une quelconque utilité. J'ai dans l'idée qu'il s'agit d'une volonté de ma part de donner une lecture distanciée de ce que tu viens de nous raconter, Macbook.
Je vous souhaite à tous beaucoup de courage. Je vous embrasse.
- Macbook
- Messages : 67
- Enregistré le : lundi 27 décembre 2010 14:42
Dépression de ma femme, mort de notre vie de famille...
Coucou les filles, merci pour vos réponses.
@des...espoirs: j'oubliais que tu habitais à l'étranger, tu nous l'avais déjà laissé entendre. Effectivement les lois changent énormément selon les pays, en France tu aurais sans doute eu beaucoup plus de soutien légal, pour moi c'est l'inverse les lois françaises ne m'avantagent pas. Pas facile de tenir le coup, tout cela est vraiment violent. C'est bien si croire en Dieu t'aide, et il faut que tu restes une guerrière. Facile à dire... Je reçois moi aussi beaucoup de monde avec les enfants dès que c'est possible, et cela depuis que la maman n'est plus là. Ce sont des moments où ils pensent à autre chose, et moi aussi. Ça fait du travail c'est sur mais c'est tellement mieux que d'être seul.
@Melina: non non tu ne me refais pas le coup du "ce que j'écris ne sert à rien" ;o)
Vous vous inquiétez toutes les deux pour moi j'ai l'impression. Pourtant je ne me suis pas senti aussi bien depuis longtemps, et non je ne suis pas du tout dans l'attente de quoi que ce soit. La première chose comme je l'ai écrit c'est que je n'en pouvais plus qu'elle me considère comme elle l'a fait. Je suis redevenu humain pour elle, je me sens réhabilité et ça me fait vraiment du bien. La différence avec ton "autre" des...espoirs, c'est que lui a visiblement tout calculé, t'a caché des choses, a été volontairement mauvais vis-à-vis de toi, de "sang froid" en quelque sorte. Ma femme ne l'a jamais été volontairement, elle a été très dure mais tout cela était avant tout de la souffrance. Je pense qu'elle a souffert bien plus que moi depuis le début de cette histoire, énormément plus. Et de mon côté, la voir aller semble-t-il mieux et se trouver enfin (même si elle a encore du chemin à faire comme elle dit), trouver sa voie, ça me fait vraiment plaisir pour elle et ça indépendamment d'un quelconque espoir de quoi que ce soit. Les cycles d'humeur dont tu parles n'en ont pas été vraiment chez nous, ça a plutôt été crescendo et ça n'était jamais redescendu jusqu'ici, ça n'avait été que de pire en pire. Là ses paroles ont changé mais ses yeux aussi, et même si elle n'aimerait pas que je dise ça je la connais bien quand même depuis le temps, et ces yeux là je ne les avais pas vus depuis longtemps.
J'ai du mal à croire que le fait de lui avoir exprimé comme je la voyais ait pu avoir de l'effet mais cela semble tout de même être le cas. Pendant ces derniers mois à la maison je lui ai dit souvent toutes les qualités que je lui trouvais, mais rien ne l'atteignait. Je crois qu'elle n'était pas prête à entendre quoi que ce soit de ma part, elle était comme sourde à tout ce qui pouvait provenir de moi. Et maintenant elle semble m'entendre à nouveau un peu et le peu que je lui ai dit là l'a touchée. Tant mieux.
Alors vraiment non je n'attends rien et je ne ferai rien sinon attendre que tout ça se décante dans nos têtes. Je crois avoir juste enfin admis que sa vie seule telle qu'elle l'a souhaitée lui fait du bien. Je n'ai d'ailleurs jamais écrit qu'elle n'y arriverait pas, simplement que ce serait difficile et que je ne voyais pas ce que ça pourrait lui apporter de positif. Mais c'est dans cette difficulté là qu'elle semble se construire, c'est difficile à comprendre pour moi qui suis d'ordinaire bien dans ma tête et qui aspire plus à du confort qu'à de la difficulté mais c'est bien le cas.
Merci pour vos commentaires en tout cas, bises et à bientôt.
@des...espoirs: j'oubliais que tu habitais à l'étranger, tu nous l'avais déjà laissé entendre. Effectivement les lois changent énormément selon les pays, en France tu aurais sans doute eu beaucoup plus de soutien légal, pour moi c'est l'inverse les lois françaises ne m'avantagent pas. Pas facile de tenir le coup, tout cela est vraiment violent. C'est bien si croire en Dieu t'aide, et il faut que tu restes une guerrière. Facile à dire... Je reçois moi aussi beaucoup de monde avec les enfants dès que c'est possible, et cela depuis que la maman n'est plus là. Ce sont des moments où ils pensent à autre chose, et moi aussi. Ça fait du travail c'est sur mais c'est tellement mieux que d'être seul.
@Melina: non non tu ne me refais pas le coup du "ce que j'écris ne sert à rien" ;o)
Vous vous inquiétez toutes les deux pour moi j'ai l'impression. Pourtant je ne me suis pas senti aussi bien depuis longtemps, et non je ne suis pas du tout dans l'attente de quoi que ce soit. La première chose comme je l'ai écrit c'est que je n'en pouvais plus qu'elle me considère comme elle l'a fait. Je suis redevenu humain pour elle, je me sens réhabilité et ça me fait vraiment du bien. La différence avec ton "autre" des...espoirs, c'est que lui a visiblement tout calculé, t'a caché des choses, a été volontairement mauvais vis-à-vis de toi, de "sang froid" en quelque sorte. Ma femme ne l'a jamais été volontairement, elle a été très dure mais tout cela était avant tout de la souffrance. Je pense qu'elle a souffert bien plus que moi depuis le début de cette histoire, énormément plus. Et de mon côté, la voir aller semble-t-il mieux et se trouver enfin (même si elle a encore du chemin à faire comme elle dit), trouver sa voie, ça me fait vraiment plaisir pour elle et ça indépendamment d'un quelconque espoir de quoi que ce soit. Les cycles d'humeur dont tu parles n'en ont pas été vraiment chez nous, ça a plutôt été crescendo et ça n'était jamais redescendu jusqu'ici, ça n'avait été que de pire en pire. Là ses paroles ont changé mais ses yeux aussi, et même si elle n'aimerait pas que je dise ça je la connais bien quand même depuis le temps, et ces yeux là je ne les avais pas vus depuis longtemps.
J'ai du mal à croire que le fait de lui avoir exprimé comme je la voyais ait pu avoir de l'effet mais cela semble tout de même être le cas. Pendant ces derniers mois à la maison je lui ai dit souvent toutes les qualités que je lui trouvais, mais rien ne l'atteignait. Je crois qu'elle n'était pas prête à entendre quoi que ce soit de ma part, elle était comme sourde à tout ce qui pouvait provenir de moi. Et maintenant elle semble m'entendre à nouveau un peu et le peu que je lui ai dit là l'a touchée. Tant mieux.
Alors vraiment non je n'attends rien et je ne ferai rien sinon attendre que tout ça se décante dans nos têtes. Je crois avoir juste enfin admis que sa vie seule telle qu'elle l'a souhaitée lui fait du bien. Je n'ai d'ailleurs jamais écrit qu'elle n'y arriverait pas, simplement que ce serait difficile et que je ne voyais pas ce que ça pourrait lui apporter de positif. Mais c'est dans cette difficulté là qu'elle semble se construire, c'est difficile à comprendre pour moi qui suis d'ordinaire bien dans ma tête et qui aspire plus à du confort qu'à de la difficulté mais c'est bien le cas.
Merci pour vos commentaires en tout cas, bises et à bientôt.
- Mélina
- Messages : 440
- Enregistré le : mardi 01 février 2011 21:08
Dépression de ma femme, mort de notre vie de famille...
Bonsoir à tous,
Heureuse de lire que tu te sens relativement serein, heureuse de lire surtout que les dernières évolutions t'ont apporté un apaisement. C'est vrai que cela produit un certain équilibre en regard de ce que ta femme a pu te renvoyer jusque-là.
Je vous souhaite beaucoup de courage à tous. Je vous embrasse.
Heureuse de lire que tu te sens relativement serein, heureuse de lire surtout que les dernières évolutions t'ont apporté un apaisement. C'est vrai que cela produit un certain équilibre en regard de ce que ta femme a pu te renvoyer jusque-là.
Je vous souhaite beaucoup de courage à tous. Je vous embrasse.
- esperance
- Messages : 50
- Enregistré le : jeudi 19 mai 2011 14:52
Dépression de ma femme, mort de notre vie de famille...
Bonjour à tous,
je vous lis régulièrement et je vois que ce n'est facile pour personne...
De mon coté ce n'est pas facile non plus. Ma fille ainée est repartie pour quelques semaines dans notre village, la situation à la maison était devenue invivable avec elle. Elle n'a jamais voulu s'adapter à sa nouvelle région , a arrêter la fac et veut travailler en attendant de reprendre des études l'année prochaine mais pas ici...Nous ne faisions que la disputer et sa petite soeur en a souffert, se rendant malade avec des maux de tête ou de ventre imaginaires mais dont elle souffrait réellement. Le psychiatre m'a dit que à 13 ans un enfant avait très peur que ses parents divorcent. Notre ainée est donc partie chez ses grands parents pour "souffler" mais elle me manque et je sais que nous lui manquons aussi. Elle devra revenir dans Un mois environ et les disputes recommenceront...Elle nous a suivi parce qu'elle ne voulait pas que l'on divorce ...
Mon mari va un peu mieux je trouve, il se motive parce que ses enfants sont malheureux , il me dit que nous on verra après...
mais il suffit d'une contrariété et il replonge. En te lisant macbook ,j'ai pensé à lui qui me dit que je serais plus heureuse sans lui , que j'ai droit au bonheur . Il dit qu'il s'en veut de faire du mal à tout le monde, s'il n'y avait pas les enfants je pense qu'il partirait. je sais que moi aussi je lui en fait "baver", je n'arrive pas à surmonter cette peur qu'il recommence, j'interprete tout mal et il encaisse sans rien dire. je sais que c'est mal mais c'est plus fort que moi... en ce moment le truc c'est qu'il ne répond pas a son portable lorsqu'e le numéro est inconnu et c'est très souvent que cela arrive en ce moment, je lui dis "répond" en insistant et il ne veut pas, alors je pense qu'il ne veut pas que j'entende la conversation. Depuis 2 semaines j'arrive a ne rien dire car je sais que cela finira en pleurs pour nous deux, j'ai réalisé que je n'arriverais à rien comme cela, mais cette jalousie et le fait qu'il ne me témoigne pas l'amour que j'attends de lui me gache la vie.
Je ne pourrais peut être jamais lui pardonner et pourtant il me dit qu'il s'en veut tellement pour tout ce qu'il a fait.
Alors je ne dis plus rien, garde mes soupcons pour moi et je crois que cela fonctionne , je me calme et mes doutes s'attenuent. C'est une situation un peu difficile à exprimer, je ne la comprends pas moi même.
merci de m'avoir lu et bon courage à tous
je vous lis régulièrement et je vois que ce n'est facile pour personne...
De mon coté ce n'est pas facile non plus. Ma fille ainée est repartie pour quelques semaines dans notre village, la situation à la maison était devenue invivable avec elle. Elle n'a jamais voulu s'adapter à sa nouvelle région , a arrêter la fac et veut travailler en attendant de reprendre des études l'année prochaine mais pas ici...Nous ne faisions que la disputer et sa petite soeur en a souffert, se rendant malade avec des maux de tête ou de ventre imaginaires mais dont elle souffrait réellement. Le psychiatre m'a dit que à 13 ans un enfant avait très peur que ses parents divorcent. Notre ainée est donc partie chez ses grands parents pour "souffler" mais elle me manque et je sais que nous lui manquons aussi. Elle devra revenir dans Un mois environ et les disputes recommenceront...Elle nous a suivi parce qu'elle ne voulait pas que l'on divorce ...
Mon mari va un peu mieux je trouve, il se motive parce que ses enfants sont malheureux , il me dit que nous on verra après...
mais il suffit d'une contrariété et il replonge. En te lisant macbook ,j'ai pensé à lui qui me dit que je serais plus heureuse sans lui , que j'ai droit au bonheur . Il dit qu'il s'en veut de faire du mal à tout le monde, s'il n'y avait pas les enfants je pense qu'il partirait. je sais que moi aussi je lui en fait "baver", je n'arrive pas à surmonter cette peur qu'il recommence, j'interprete tout mal et il encaisse sans rien dire. je sais que c'est mal mais c'est plus fort que moi... en ce moment le truc c'est qu'il ne répond pas a son portable lorsqu'e le numéro est inconnu et c'est très souvent que cela arrive en ce moment, je lui dis "répond" en insistant et il ne veut pas, alors je pense qu'il ne veut pas que j'entende la conversation. Depuis 2 semaines j'arrive a ne rien dire car je sais que cela finira en pleurs pour nous deux, j'ai réalisé que je n'arriverais à rien comme cela, mais cette jalousie et le fait qu'il ne me témoigne pas l'amour que j'attends de lui me gache la vie.
Je ne pourrais peut être jamais lui pardonner et pourtant il me dit qu'il s'en veut tellement pour tout ce qu'il a fait.
Alors je ne dis plus rien, garde mes soupcons pour moi et je crois que cela fonctionne , je me calme et mes doutes s'attenuent. C'est une situation un peu difficile à exprimer, je ne la comprends pas moi même.
merci de m'avoir lu et bon courage à tous
- Macbook
- Messages : 67
- Enregistré le : lundi 27 décembre 2010 14:42
Dépression de ma femme, mort de notre vie de famille...
Bonsoir tout le monde,
Quelques nouvelles de ce bon vieux Macbook...
Le jugement de la conciliation est tombé. La garde alternée nous est accordée, mais à la surprise générale je vais devoir payer 300 euros par enfant et par mois comme l'avocat de ma femme l'avait demandé. Elle m'avait dit en sortant qu'elle en espérait la moitié, mon avocat m'avait dit aussi que la moitié serait sûrement retenue, j'avais moi-même proposé pendant l'audience de verser 150 euros par enfant pour l'aider (alors qu'au fond en y réfléchissant bien elle veut partir, elle veut reprendre des études, j'ai les gamins la moitié du temps pourquoi devrais-je payer quoi que ce soit ?) mais la juge a décidé de me faire payer plein pot. Les allocations familiales lui sont aussi accordées en intégralité, soient 300 euros de plus. Elle touche de l'argent du Fongecif pendant ses études, elle est loin d'être à la rue, elle n'avait pas besoin de me faire subir ça.
Bien sûr ce ne sont que des histoires d'argent et ça parait bien dérisoire après toutes ces pages de souffrance depuis bientôt un an. Mais ça veut dire pour moi que j'ai perdu sur toute la ligne: ma femme, la moitié de mes enfants, ma famille a éclaté et je ne sais pas vers quoi je vais... Et maintenant je suis condamné à verser une somme qui est énorme dans le cadre d'une garde alternée, au seul motif que j'ai bien réussi dans mon boulot (nous avons le même diplôme à la base, mais elle ne s'est jamais intéressée à son travail tandis que j'ai gravi les échelons). Elle a joué la pauvre petite étudiante sans le sou, mon avocat a eu beau expliquer que redevenir étudiante était un choix de sa part et que rien ne l'obligeait à le faire rien n'y a fait.
Je vais devoir vendre la maison pour pouvoir lui donner une telle somme chaque mois, je ne pourrai pas payer ces 900 euros et rembourser le prêt de la maison à la fois. Ca me fait mal pour moi mais aussi pour les enfants qui auraient voulu continuer à vivre ici et pour qui la maison constituait un repère fixe. Je l'ai eue au téléphone hier et je lui ai demandé de réduire ses prétentions, mais rien n'y a fait elle m'a dit qu'elle allait discuter avec son avocat mais je n'ai aucun espoir qu'elle renonce à quoi que ce soit.
Que nos lois sont mal faites...
Quelques nouvelles de ce bon vieux Macbook...
Le jugement de la conciliation est tombé. La garde alternée nous est accordée, mais à la surprise générale je vais devoir payer 300 euros par enfant et par mois comme l'avocat de ma femme l'avait demandé. Elle m'avait dit en sortant qu'elle en espérait la moitié, mon avocat m'avait dit aussi que la moitié serait sûrement retenue, j'avais moi-même proposé pendant l'audience de verser 150 euros par enfant pour l'aider (alors qu'au fond en y réfléchissant bien elle veut partir, elle veut reprendre des études, j'ai les gamins la moitié du temps pourquoi devrais-je payer quoi que ce soit ?) mais la juge a décidé de me faire payer plein pot. Les allocations familiales lui sont aussi accordées en intégralité, soient 300 euros de plus. Elle touche de l'argent du Fongecif pendant ses études, elle est loin d'être à la rue, elle n'avait pas besoin de me faire subir ça.
Bien sûr ce ne sont que des histoires d'argent et ça parait bien dérisoire après toutes ces pages de souffrance depuis bientôt un an. Mais ça veut dire pour moi que j'ai perdu sur toute la ligne: ma femme, la moitié de mes enfants, ma famille a éclaté et je ne sais pas vers quoi je vais... Et maintenant je suis condamné à verser une somme qui est énorme dans le cadre d'une garde alternée, au seul motif que j'ai bien réussi dans mon boulot (nous avons le même diplôme à la base, mais elle ne s'est jamais intéressée à son travail tandis que j'ai gravi les échelons). Elle a joué la pauvre petite étudiante sans le sou, mon avocat a eu beau expliquer que redevenir étudiante était un choix de sa part et que rien ne l'obligeait à le faire rien n'y a fait.
Je vais devoir vendre la maison pour pouvoir lui donner une telle somme chaque mois, je ne pourrai pas payer ces 900 euros et rembourser le prêt de la maison à la fois. Ca me fait mal pour moi mais aussi pour les enfants qui auraient voulu continuer à vivre ici et pour qui la maison constituait un repère fixe. Je l'ai eue au téléphone hier et je lui ai demandé de réduire ses prétentions, mais rien n'y a fait elle m'a dit qu'elle allait discuter avec son avocat mais je n'ai aucun espoir qu'elle renonce à quoi que ce soit.
Que nos lois sont mal faites...
- esperance
- Messages : 50
- Enregistré le : jeudi 19 mai 2011 14:52
Dépression de ma femme, mort de notre vie de famille...
bonjour
macbook, c'est désolant ce que tu dis, les lois sont mal faites, la vie , tout..., c'est injuste c'est toujours les mêmes qui "trinquent"...
j'ai réfléchi de mon coté et je crois que ce qui ne va pas chez moi, c'est que j'en ai marre!!! il est parti en déplacement toute la semaine et c'était dur pour moi. le fait de le savoir en formation a des Kms comme il y a un an... il ne comprend pas ce que je peux ressentir, il m'appelle juste avant d'aller au resto alors qu'il est à son hotel depuis 2 heures, lorsque je l'appelle il est dans un magasin à se ballader... moi j'attends que le téléphone sonne! je ne supporte plus son indifférence, en début de semaine il devait y avoir un changement important dans mon travail et jamais il ne m'a demandé si cela s'était bien passé, il s'en fout...hier il a senti que je ne me sentais pas bien et tout ce que j'ai ressenti c'est que cela l'énervait, quand je pense au nombre de fois ou j'ai étè là pour le soutenir quand il s'enfonçait, et moi je n'ai droit qu'a un "je te laisse tranquille" parce que je ne suis pas bien;
je vous embrasse
macbook, c'est désolant ce que tu dis, les lois sont mal faites, la vie , tout..., c'est injuste c'est toujours les mêmes qui "trinquent"...
j'ai réfléchi de mon coté et je crois que ce qui ne va pas chez moi, c'est que j'en ai marre!!! il est parti en déplacement toute la semaine et c'était dur pour moi. le fait de le savoir en formation a des Kms comme il y a un an... il ne comprend pas ce que je peux ressentir, il m'appelle juste avant d'aller au resto alors qu'il est à son hotel depuis 2 heures, lorsque je l'appelle il est dans un magasin à se ballader... moi j'attends que le téléphone sonne! je ne supporte plus son indifférence, en début de semaine il devait y avoir un changement important dans mon travail et jamais il ne m'a demandé si cela s'était bien passé, il s'en fout...hier il a senti que je ne me sentais pas bien et tout ce que j'ai ressenti c'est que cela l'énervait, quand je pense au nombre de fois ou j'ai étè là pour le soutenir quand il s'enfonçait, et moi je n'ai droit qu'a un "je te laisse tranquille" parce que je ne suis pas bien;
je vous embrasse
- Mélina
- Messages : 440
- Enregistré le : mardi 01 février 2011 21:08
Dépression de ma femme, mort de notre vie de famille...
Bonjour à tous,
Les nouvelles ne sont pas bonnes à ce que je vois...
Espérance, pardonne, peut-être, mon intransigeance. Mais ce que je lis du comportement de ton mari au travers de ton récit aurait tendance à m'agacer. Il me semble par moment exprimer des "remords à bon compte".
Que ton mari soit malheureux, c'est une chose. Que tu donnes de ton temps et de ton énergie pour le soutenir, cela me semble tout à fait légitime et naturel. Mais il serait peut-être bon aussi que tu songes à toi et à ton bonheur. Le soutien, l'affection, ça va dans les deux sens.
Je lis personnellement dans le comportement de ton mari une incapacité à assumer ses manques et ses désirs, une incapacité qui le fait souffrir, et cette souffrance, il semble qu'il te la fasse payer, même s'il ne s'en rend pas forcément compte. Peut-être cette incapacité à assumer ses désirs et ses manques est-elle liée à un désir de ne pas vous faire souffrir, vos enfants et toi. Résultat des courses: il souffre et vous souffrez, et vous vous faites du mal les uns aux autres.
Je m'énerve un peu, c'est vrai. Ce n'est peut-être entre vous qu'une question d'habitude et de défaut de communication. Comme il n'a pas l'habitude, a priori, de te venir en aide, peut-être n'y pense-t-il tout simplement pas et peut-être s'agit-il de lui demander, voire de lui dire comment te venir en aide, car il est possible aussi qu'il ne sache comment faire. Si ses remords de vous faire tous souffrir sont sincères, même de façon maladroite, il saura te donner les signes de cette volonté de t'aider. Mais d'après le portrait que tu dresses, ça ne l'intéresse pour l'instant pas plus que ça. Ce qui me semble également normal: lorsqu'on a vécu trop de tension avec quelqu'un, un temps généralement suit durant lequel on a besoin de "fuir" un peu pour abaisser les tensions émotionnelles. Tu n'en es pas fautive. Ca n'est peut-être que temporaire. Mais il est important selon moi que vous tentiez de mettre des mots là-dessus.
Que tu t'énerves et que tu perdes patience, et que tu en sois devenue par moment difficile avec lui, c'est à peu près inéluctable. Tout être humain est limité dans sa capacité à supporter la souffrance et la frustration, et c'est ce qui nous rend humains, justement. Ce qui compte, c'est la capacité à le reconnaître vis à vis de l'autre, et la volonté de changer ce comportement à l'égard de l'autre. Mais là encore, cela ne peut avoir lieu, porter ses fruits, que dans le cadre d'un accord entre les deux personnes pour aller vers une meilleure façon de communiquer, d'assumer et d'exprimer ses manques et ses envies. Il est naturel que tu attendes de lui un peu de soutien. As-tu pensé -ou osé? je ne sais pas- à lui demander?
Mais tout cela, il faut l'exprimer. Souvent, cela se fait de façon douloureuse et un peu violente, car les frustrations accumulées chargent l'expression de ce que l'on ressent d'une tension émotionnelle très forte. Mais une fois que les choses sont dites, on peut avancer. Il faut le vouloir cependant, et il faut être deux à le vouloir.
Je crois surtout, qu'au lieu de penser à lui, peut-être devrais-tu davantage penser à toi, à ton propre bien-être. Ce n'est que par ce chemin que tu seras en mesure d'exprimer tes désirs et tes manques le plus simplement du monde. Il lui appartiendra ensuite de te dire s'il se sent en mesure, s'il a envie d'essayer de t'apporter ce que tu demandes. Tes désirs et tes manques, tes choix sont de ta propre responsabilité, les siens, de sa propre responsabilité. Tu dis qu'il te donne l'impression de ne rester que pour les enfants. Ce n'est peut-être qu'une impression. Mais il est important que tu puisses exprimer lui dire que tu te sens délaissée, seule avec ton angoisse. Et qu'en réaction à cela, il puisse exprimer ce qu'il ressent lui aussi, et ce qu'il est prêt à changer, à donner, pour que la situation évolue entre vous.
Mais ce n'est pas à toi à tenter de deviner, ni à t'angoisser sans connaître le fin mot de son comportement. A cet égard, tu es en droit de demander des éclaircissements. Je pense d'ailleurs que c'est le seul chemin pour que tu puisses faire tes choix pour souffrir un peu moins.
Je suis désolée de lire à quel point tu souffres pour tes enfants. Mais, même si elle est difficile à supporter, je pense que la réaction de ta fille est assez saine: elle se protège. Et elle vous signifie son besoin que vous fassiez le nécessaire pour sortir de cette situation difficile pour tout le monde. C'est vrai que cela peut être culpabilisant aussi. J'espère que tu parviendras, malgré ta souffrance, à lire cela comme un appel à une progression, un refus du statu quo.
Macbook, je conçois à quel point l'idée de te séparer de ta maison peut être douloureuse. Je trouve aussi que le jugement de conciliation semble un peu raide et à première vue pas vraiment équitable. Je ne pense pas que la loi française sur le divorce soit injuste. Elle est cependant générale, et ne peut s'adapter à toutes les situations de façon à être équitable à coup sûr. Et puis il y a bien entendu des juges un peu expéditifs et qui ne prennent pas toujours les bonnes décisions. C'est vrai aussi que souvent, en matière de prestation compensatoire et de pension alimentaire, on accorde moins que ce qui est demandé.
Je vais peut-être remuer le couteau dans la plaie et me faire l'avocat, non pas de ton ex-femme, mais du diable. Mais quid de la prestation compensatoire? De la répartition du patrimoine immobilier? est-ce que le jugement précise la répartition de la prise en charge des frais des enfants? Qui prendra les parts des enfants sur la déclaration de revenus? Ce sont tous ces éléments mis bout à bout que le juge est censé évaluer. Et peut-être qu'au regard de tous ces éléments la pension alimentaire qui t'es demandée n'est pas si injuste que ça?
Sans compter que les bénéficiaires de cet argent, ce sont tes enfants. Le juge a peut-être pris cette décision pour éviter qu'ils ne subissent des écarts de niveau de vie trop importants entre celui de ton ex-femme et le tien?
Le juge a peut-être pris aussi cette décision en regard d'une absence de demande financière importante de la part de ta femme pour elle-même?
S'agissant de ton ex-femme, en dehors de l'aspect matériel, de la charge financière que cela représente pour toi, avez-vous parlé du fait que pour les enfants cela puisse être aussi un changement difficile, une souffrance supplémentaire à leur faire endurer? Ne crois-tu pas que ton ex-femme puisse se montrer compréhensive face à cet argument-là? Ce sont ses enfants, après tout, elle n'a sûrement pas envie de les faire souffrir davantage.
Avez-vous discuté, si le jugement ne le précise pas, de la répartition des frais pour les enfants (cantine, habits, activités, etc.)? Vous pourriez peut-être trouver un arrangement?
Si tel n'est pas le cas, songes-tu éventuellement à faire appel de la décision concernant les conséquences du divorce? En as-tu parlé avec ton avocat? est-ce que ça vaudrait la peine? Car peut-être es-tu las de toute cette situation, et parfois il est préférable de tourner la page pour aller mieux, malgré le sentiment d'injustice présent.
Bon, j'm'arrête là. Je vous souhaite à tous beaucoup de courage et de patience. Je vous embrasse.
Les nouvelles ne sont pas bonnes à ce que je vois...
Espérance, pardonne, peut-être, mon intransigeance. Mais ce que je lis du comportement de ton mari au travers de ton récit aurait tendance à m'agacer. Il me semble par moment exprimer des "remords à bon compte".
Que ton mari soit malheureux, c'est une chose. Que tu donnes de ton temps et de ton énergie pour le soutenir, cela me semble tout à fait légitime et naturel. Mais il serait peut-être bon aussi que tu songes à toi et à ton bonheur. Le soutien, l'affection, ça va dans les deux sens.
Je lis personnellement dans le comportement de ton mari une incapacité à assumer ses manques et ses désirs, une incapacité qui le fait souffrir, et cette souffrance, il semble qu'il te la fasse payer, même s'il ne s'en rend pas forcément compte. Peut-être cette incapacité à assumer ses désirs et ses manques est-elle liée à un désir de ne pas vous faire souffrir, vos enfants et toi. Résultat des courses: il souffre et vous souffrez, et vous vous faites du mal les uns aux autres.
Je m'énerve un peu, c'est vrai. Ce n'est peut-être entre vous qu'une question d'habitude et de défaut de communication. Comme il n'a pas l'habitude, a priori, de te venir en aide, peut-être n'y pense-t-il tout simplement pas et peut-être s'agit-il de lui demander, voire de lui dire comment te venir en aide, car il est possible aussi qu'il ne sache comment faire. Si ses remords de vous faire tous souffrir sont sincères, même de façon maladroite, il saura te donner les signes de cette volonté de t'aider. Mais d'après le portrait que tu dresses, ça ne l'intéresse pour l'instant pas plus que ça. Ce qui me semble également normal: lorsqu'on a vécu trop de tension avec quelqu'un, un temps généralement suit durant lequel on a besoin de "fuir" un peu pour abaisser les tensions émotionnelles. Tu n'en es pas fautive. Ca n'est peut-être que temporaire. Mais il est important selon moi que vous tentiez de mettre des mots là-dessus.
Que tu t'énerves et que tu perdes patience, et que tu en sois devenue par moment difficile avec lui, c'est à peu près inéluctable. Tout être humain est limité dans sa capacité à supporter la souffrance et la frustration, et c'est ce qui nous rend humains, justement. Ce qui compte, c'est la capacité à le reconnaître vis à vis de l'autre, et la volonté de changer ce comportement à l'égard de l'autre. Mais là encore, cela ne peut avoir lieu, porter ses fruits, que dans le cadre d'un accord entre les deux personnes pour aller vers une meilleure façon de communiquer, d'assumer et d'exprimer ses manques et ses envies. Il est naturel que tu attendes de lui un peu de soutien. As-tu pensé -ou osé? je ne sais pas- à lui demander?
Mais tout cela, il faut l'exprimer. Souvent, cela se fait de façon douloureuse et un peu violente, car les frustrations accumulées chargent l'expression de ce que l'on ressent d'une tension émotionnelle très forte. Mais une fois que les choses sont dites, on peut avancer. Il faut le vouloir cependant, et il faut être deux à le vouloir.
Je crois surtout, qu'au lieu de penser à lui, peut-être devrais-tu davantage penser à toi, à ton propre bien-être. Ce n'est que par ce chemin que tu seras en mesure d'exprimer tes désirs et tes manques le plus simplement du monde. Il lui appartiendra ensuite de te dire s'il se sent en mesure, s'il a envie d'essayer de t'apporter ce que tu demandes. Tes désirs et tes manques, tes choix sont de ta propre responsabilité, les siens, de sa propre responsabilité. Tu dis qu'il te donne l'impression de ne rester que pour les enfants. Ce n'est peut-être qu'une impression. Mais il est important que tu puisses exprimer lui dire que tu te sens délaissée, seule avec ton angoisse. Et qu'en réaction à cela, il puisse exprimer ce qu'il ressent lui aussi, et ce qu'il est prêt à changer, à donner, pour que la situation évolue entre vous.
Mais ce n'est pas à toi à tenter de deviner, ni à t'angoisser sans connaître le fin mot de son comportement. A cet égard, tu es en droit de demander des éclaircissements. Je pense d'ailleurs que c'est le seul chemin pour que tu puisses faire tes choix pour souffrir un peu moins.
Je suis désolée de lire à quel point tu souffres pour tes enfants. Mais, même si elle est difficile à supporter, je pense que la réaction de ta fille est assez saine: elle se protège. Et elle vous signifie son besoin que vous fassiez le nécessaire pour sortir de cette situation difficile pour tout le monde. C'est vrai que cela peut être culpabilisant aussi. J'espère que tu parviendras, malgré ta souffrance, à lire cela comme un appel à une progression, un refus du statu quo.
Macbook, je conçois à quel point l'idée de te séparer de ta maison peut être douloureuse. Je trouve aussi que le jugement de conciliation semble un peu raide et à première vue pas vraiment équitable. Je ne pense pas que la loi française sur le divorce soit injuste. Elle est cependant générale, et ne peut s'adapter à toutes les situations de façon à être équitable à coup sûr. Et puis il y a bien entendu des juges un peu expéditifs et qui ne prennent pas toujours les bonnes décisions. C'est vrai aussi que souvent, en matière de prestation compensatoire et de pension alimentaire, on accorde moins que ce qui est demandé.
Je vais peut-être remuer le couteau dans la plaie et me faire l'avocat, non pas de ton ex-femme, mais du diable. Mais quid de la prestation compensatoire? De la répartition du patrimoine immobilier? est-ce que le jugement précise la répartition de la prise en charge des frais des enfants? Qui prendra les parts des enfants sur la déclaration de revenus? Ce sont tous ces éléments mis bout à bout que le juge est censé évaluer. Et peut-être qu'au regard de tous ces éléments la pension alimentaire qui t'es demandée n'est pas si injuste que ça?
Sans compter que les bénéficiaires de cet argent, ce sont tes enfants. Le juge a peut-être pris cette décision pour éviter qu'ils ne subissent des écarts de niveau de vie trop importants entre celui de ton ex-femme et le tien?
Le juge a peut-être pris aussi cette décision en regard d'une absence de demande financière importante de la part de ta femme pour elle-même?
S'agissant de ton ex-femme, en dehors de l'aspect matériel, de la charge financière que cela représente pour toi, avez-vous parlé du fait que pour les enfants cela puisse être aussi un changement difficile, une souffrance supplémentaire à leur faire endurer? Ne crois-tu pas que ton ex-femme puisse se montrer compréhensive face à cet argument-là? Ce sont ses enfants, après tout, elle n'a sûrement pas envie de les faire souffrir davantage.
Avez-vous discuté, si le jugement ne le précise pas, de la répartition des frais pour les enfants (cantine, habits, activités, etc.)? Vous pourriez peut-être trouver un arrangement?
Si tel n'est pas le cas, songes-tu éventuellement à faire appel de la décision concernant les conséquences du divorce? En as-tu parlé avec ton avocat? est-ce que ça vaudrait la peine? Car peut-être es-tu las de toute cette situation, et parfois il est préférable de tourner la page pour aller mieux, malgré le sentiment d'injustice présent.
Bon, j'm'arrête là. Je vous souhaite à tous beaucoup de courage et de patience. Je vous embrasse.
- Macbook
- Messages : 67
- Enregistré le : lundi 27 décembre 2010 14:42
Dépression de ma femme, mort de notre vie de famille...
Bonjour tout le monde,
Mélina une fois de plus tu as tout bon. Je crois que je vais commencer chacun de mes posts comme ça d'ailleurs ;o) Que ce soit pour comprendre ce qui se passe dans la tête des gens ou que ce soient des questions légales tu es toujours aussi perspicace. Effectivement la loi n'est pas injuste mais générale, c'est exactement ça. Le juge ne peut pas savoir ce qui se passe chez les gens: ma femme est-elle partie parce qu'elle voulait une autre vie sans contrainte et être libre de faire tout ce que bon lui semble (c'est la vérité, et c'est même elle qui le dit dans ces mots), ou alors ai-je été un mari tellement insupportable qu'elle a bien raison de partir et qu'elle aurait même du le faire avant ? Le juge ne peut pas le savoir et se base donc dans son jugement sur ce qui est concret: mon salaire et le sien. Je trouve que c'est ensuite à chacun d'entre nous, qui avons vécu l'histoire de l'intérieur, de savoir ce qui est juste et ne l'est pas. Elle sait bien que je ne suis pas responsable de grand chose et qu'elle a tout décidé seule, si j'étais elle je suppose que j'aurais été assez honnête pour dire "non tu ne me dois rien puisque c'est mon choix et que je n'ai rien à te reprocher". Là où ça devient fou c'est que le fait qu'elle soit une "pauvre petite étudiante" alors qu'elle était ingénieur et a choisi elle-même de devenir infirmière a joué en sa faveur. Je l'ai souvent dit ici je n'ai sans doute pas été un mari parfait mais je lui ai donné tout ce que j'ai pu et vous en avez été témoins ici depuis bientôt un an. Mais au final je dois verser une somme faramineuse (sans compter la prestation compensatoire qui ne sera au menu que de la prochaine audience, de même que la répartition de la maison mais là il n'y aurait pas de problème je lui paie sa part et c'est réglé). Les frais des enfants sont partagés dans le jugement actuel, mais avec la somme qu'elle touche elle n'aurait aucun soucis il lui resterait même pas mal d'argent après avoir tout payé et c'est là que ça m'embête. Les parts fiscales sont partagées actuellement, je n'ai rien pu négocier même si ça m'aurait bien arrangé. Après avoir discuté avec mon avocat (qui n'en revient pas non plus de la somme fixée), il semble que l'avocat de ma femme est connu pour ne pas aimer trouver d'accord à l'amiable et envenimer les choses au maximum. Elle m'a toujours laissé entendre qu'elle n'exagérerait pas sur la prestation compensatoire mais cet avocat aime le sang, je m'inquiète déjà pour la suite, d'autant plus qu'elle est toujours aussi influençable.
Je lui ai parlé un peu hier soir, elle considère que ce serait très bien que je sois en appartement, afin que les enfants ne soient pas mieux chez moi que chez elle. Elle trouve aussi normal que je paie la nounou qui garde les enfants pendant qu'elle est en stage à l'hôpital (je préférerais moi qu'elle s'occupe elle-même de ses enfants qui en ont déjà marre des nounous). Enfin elle me rappelle qu'étant mariés je lui avais dit que je voulais bien m'occuper de tout pendant qu'elle ferait ses études, et elle ne voit pas pourquoi il y aurait une différence maintenant que nous ne sommes plus mariés. Elle ne voit pas la différence, dingue non ? Ce qui me rend malade c'est qu'au moment de son bilan de compétences en juin dernier, quand elle a décidé de changer de métier, à aucun moment son futur salaire n'a été considéré pour prendre sa décision. Elle a choisi un métier sans même regarder si ce métier lui permettrait de vivre de son travail, pourquoi le faire puisqu'à la fin elle savait que je paierais ce qu'il manque ? Et là je trouve que c'est injuste ! N'aurait-elle pas pu prendre en compte dans son choix de métier qu'elle avait trois enfants et que c'était de son devoir de leur assurer un bon niveau de vie, et que c'est autant son job que le mien ? Encore une fois elle était ingénieur, en devenant infirmière elle perd beaucoup d'argent, c'est évidemment son choix et il est respectable mais pourquoi devrais-je compenser ce manque à gagner ?
J'envisage de faire appel bien sûr, j'en ai parlé avec mon avocat. Mais surtout si elle ne veut pas discuter et qu'il y a appel je ne serai pas aussi gentil que la première fois. Elle montre bien que ses enfants ne sont pas la priorité, le plus jeune garçon (7 ans bientôt) me dit souvent qu'il ne peut pas parler avec maman, qu'elle n'a pas le temps. Je pourrais trouver beaucoup de choses qui la disqualifient comme mère et qui pourraient me permettre d'en obtenir la garde complète. Je n'ai jamais voulu attaquer mais la prochaine fois ça ne se passera pas comme ça, d'autant plus que lors de la première audience elle m'a attaqué comme quelqu'un qui la harcèle et la rabaisse depuis toujours (délire total). Enfin comme elle l'a dit ce n'est pas elle qui a attaqué c'est son avocat, de même que c'est son avocat qui a demandé une grosse somme et pas elle, il faut toujours qu'elle se cache derrière quelqu'un.
A part ça elle m'a laissé entendre plusieurs fois dernièrement qu'elle avait besoin d'être seule mais que sa vie actuelle n'était pas plus agréable que celle qu'elle avait à la maison au moment où elle est partie, elle a beaucoup à faire et beaucoup de soucis. Elle pense néanmoins que ça lui est nécessaire pour s'accomplir (je pense aussi qu'elle en a besoin). Mais ensuite même si elle ne le dit pas aussi directement, elle pense qu'elle serait heureuse de vivre à nouveau en couple et pourquoi pas en famille. Mais à côté de ça ça ne la dérange pas de me plumer, c'est paradoxal non ?
Encore un mot sur le plus jeune garçon, il est très triste depuis quelques mois et ne rit presque plus. La semaine dernière, à un repas de famille où tout le monde était content, il a pris une ardoise et a écrit "François con" (c'est lui François, il est au CP et est toujours fier de montrer qu'il apprend à écrire, mais là c'était autre chose). Il avait les larmes aux yeux. Nous avons parlé tous les deux et il m'a dit qu'il se trouvait sans intérêt et "très nul". Il m'a dit à un autre moment qu'il en avait marre que maman passe son temps sur son ordinateur. Le pauvre petit bonhomme ne va pas bien, il sent bien qu'il n'est plus la priorité de sa maman et sa vie de petit bonhomme est bien difficile coincé entre papa et maman. J'ai pris un rendez-vous avec lui chez le pédopsychiatre que j'avais vu moi-même il y a quelques mois, nous y allons jeudi. Je ne sais pas ce qu'il en sortira mais ça me rassurera qu'il soit suivi. Une petite question pour ceux qui auraient des idées: comment lui-dire où nous allons quand je l'emmène ? J'ai lu sur un autre site quelqu'un qui avait expliqué à son enfant qu'on l'emmenait chez le "médecin des soucis", qu'en pensez-vous ?
Je vous souhaite une bonne semaine, bises.
Mélina une fois de plus tu as tout bon. Je crois que je vais commencer chacun de mes posts comme ça d'ailleurs ;o) Que ce soit pour comprendre ce qui se passe dans la tête des gens ou que ce soient des questions légales tu es toujours aussi perspicace. Effectivement la loi n'est pas injuste mais générale, c'est exactement ça. Le juge ne peut pas savoir ce qui se passe chez les gens: ma femme est-elle partie parce qu'elle voulait une autre vie sans contrainte et être libre de faire tout ce que bon lui semble (c'est la vérité, et c'est même elle qui le dit dans ces mots), ou alors ai-je été un mari tellement insupportable qu'elle a bien raison de partir et qu'elle aurait même du le faire avant ? Le juge ne peut pas le savoir et se base donc dans son jugement sur ce qui est concret: mon salaire et le sien. Je trouve que c'est ensuite à chacun d'entre nous, qui avons vécu l'histoire de l'intérieur, de savoir ce qui est juste et ne l'est pas. Elle sait bien que je ne suis pas responsable de grand chose et qu'elle a tout décidé seule, si j'étais elle je suppose que j'aurais été assez honnête pour dire "non tu ne me dois rien puisque c'est mon choix et que je n'ai rien à te reprocher". Là où ça devient fou c'est que le fait qu'elle soit une "pauvre petite étudiante" alors qu'elle était ingénieur et a choisi elle-même de devenir infirmière a joué en sa faveur. Je l'ai souvent dit ici je n'ai sans doute pas été un mari parfait mais je lui ai donné tout ce que j'ai pu et vous en avez été témoins ici depuis bientôt un an. Mais au final je dois verser une somme faramineuse (sans compter la prestation compensatoire qui ne sera au menu que de la prochaine audience, de même que la répartition de la maison mais là il n'y aurait pas de problème je lui paie sa part et c'est réglé). Les frais des enfants sont partagés dans le jugement actuel, mais avec la somme qu'elle touche elle n'aurait aucun soucis il lui resterait même pas mal d'argent après avoir tout payé et c'est là que ça m'embête. Les parts fiscales sont partagées actuellement, je n'ai rien pu négocier même si ça m'aurait bien arrangé. Après avoir discuté avec mon avocat (qui n'en revient pas non plus de la somme fixée), il semble que l'avocat de ma femme est connu pour ne pas aimer trouver d'accord à l'amiable et envenimer les choses au maximum. Elle m'a toujours laissé entendre qu'elle n'exagérerait pas sur la prestation compensatoire mais cet avocat aime le sang, je m'inquiète déjà pour la suite, d'autant plus qu'elle est toujours aussi influençable.
Je lui ai parlé un peu hier soir, elle considère que ce serait très bien que je sois en appartement, afin que les enfants ne soient pas mieux chez moi que chez elle. Elle trouve aussi normal que je paie la nounou qui garde les enfants pendant qu'elle est en stage à l'hôpital (je préférerais moi qu'elle s'occupe elle-même de ses enfants qui en ont déjà marre des nounous). Enfin elle me rappelle qu'étant mariés je lui avais dit que je voulais bien m'occuper de tout pendant qu'elle ferait ses études, et elle ne voit pas pourquoi il y aurait une différence maintenant que nous ne sommes plus mariés. Elle ne voit pas la différence, dingue non ? Ce qui me rend malade c'est qu'au moment de son bilan de compétences en juin dernier, quand elle a décidé de changer de métier, à aucun moment son futur salaire n'a été considéré pour prendre sa décision. Elle a choisi un métier sans même regarder si ce métier lui permettrait de vivre de son travail, pourquoi le faire puisqu'à la fin elle savait que je paierais ce qu'il manque ? Et là je trouve que c'est injuste ! N'aurait-elle pas pu prendre en compte dans son choix de métier qu'elle avait trois enfants et que c'était de son devoir de leur assurer un bon niveau de vie, et que c'est autant son job que le mien ? Encore une fois elle était ingénieur, en devenant infirmière elle perd beaucoup d'argent, c'est évidemment son choix et il est respectable mais pourquoi devrais-je compenser ce manque à gagner ?
J'envisage de faire appel bien sûr, j'en ai parlé avec mon avocat. Mais surtout si elle ne veut pas discuter et qu'il y a appel je ne serai pas aussi gentil que la première fois. Elle montre bien que ses enfants ne sont pas la priorité, le plus jeune garçon (7 ans bientôt) me dit souvent qu'il ne peut pas parler avec maman, qu'elle n'a pas le temps. Je pourrais trouver beaucoup de choses qui la disqualifient comme mère et qui pourraient me permettre d'en obtenir la garde complète. Je n'ai jamais voulu attaquer mais la prochaine fois ça ne se passera pas comme ça, d'autant plus que lors de la première audience elle m'a attaqué comme quelqu'un qui la harcèle et la rabaisse depuis toujours (délire total). Enfin comme elle l'a dit ce n'est pas elle qui a attaqué c'est son avocat, de même que c'est son avocat qui a demandé une grosse somme et pas elle, il faut toujours qu'elle se cache derrière quelqu'un.
A part ça elle m'a laissé entendre plusieurs fois dernièrement qu'elle avait besoin d'être seule mais que sa vie actuelle n'était pas plus agréable que celle qu'elle avait à la maison au moment où elle est partie, elle a beaucoup à faire et beaucoup de soucis. Elle pense néanmoins que ça lui est nécessaire pour s'accomplir (je pense aussi qu'elle en a besoin). Mais ensuite même si elle ne le dit pas aussi directement, elle pense qu'elle serait heureuse de vivre à nouveau en couple et pourquoi pas en famille. Mais à côté de ça ça ne la dérange pas de me plumer, c'est paradoxal non ?
Encore un mot sur le plus jeune garçon, il est très triste depuis quelques mois et ne rit presque plus. La semaine dernière, à un repas de famille où tout le monde était content, il a pris une ardoise et a écrit "François con" (c'est lui François, il est au CP et est toujours fier de montrer qu'il apprend à écrire, mais là c'était autre chose). Il avait les larmes aux yeux. Nous avons parlé tous les deux et il m'a dit qu'il se trouvait sans intérêt et "très nul". Il m'a dit à un autre moment qu'il en avait marre que maman passe son temps sur son ordinateur. Le pauvre petit bonhomme ne va pas bien, il sent bien qu'il n'est plus la priorité de sa maman et sa vie de petit bonhomme est bien difficile coincé entre papa et maman. J'ai pris un rendez-vous avec lui chez le pédopsychiatre que j'avais vu moi-même il y a quelques mois, nous y allons jeudi. Je ne sais pas ce qu'il en sortira mais ça me rassurera qu'il soit suivi. Une petite question pour ceux qui auraient des idées: comment lui-dire où nous allons quand je l'emmène ? J'ai lu sur un autre site quelqu'un qui avait expliqué à son enfant qu'on l'emmenait chez le "médecin des soucis", qu'en pensez-vous ?
Je vous souhaite une bonne semaine, bises.
- esperance
- Messages : 50
- Enregistré le : jeudi 19 mai 2011 14:52
Dépression de ma femme, mort de notre vie de famille...
Je suis tout a fait de l'avis de macbook! melina a tout à fait raison et a véritablement saisi ce qui ce passait.
J'étais très mal après cette semaine éprouvante, habituellement j'arrive à surmonter cette "solitude", cette indifférence mais nous avons fait l'achat d'un petit chiot de 2 mois, pour notre plus jeune fille surtout, et le pipi à ramasser, les courses poursuites dans le jardin pour le faire rentrer alors qu'il veut jouer, l'attention qu'un chiot de 2 mois qui fait plein de bétises peux demander, m'a épuisé moralement et je n'ai pas réussi à gerer la situation. à son retour,j'ai fini par craquer en lui faisant des reproches, lui disant que j'avais besoin d'être rassurée, qu'il m'appellait 3 mn par jour, ne m'envoyait jamais de message ""bonjour", "bonne nuit" , c'est pas grand chose mais cela me rassure...il le sait tout ça je lui ai déja dis ce que j'attendais , il fera des efforts quelques jours, puis cela redeviendra comme avant. il s'est mis en colère, me disant qu'il en avait marre de me faire souffrir qu'il fallait mieux que l'on se quitte, que les enfants allaient passer un drole de noël...je l'ai écouté parler en pleurant et 20 mn plus tard il m'a demandé ce que l'on faisait. Je lui ai dis que je n'avais rien décidé, c'était lui qui avait parlé de séparation . Il m'a dit que ce n'était pas ce qu'il voulait et j'ai répondu que moi non plus...
voila aujourd'hui il est gentil mais pour combien de temps? je crois que la prochaine dispute sera la "bonne", elles sont de plus en plus terribles.
A coté de ça je pense que je suis injuste avec lui, il m'a dit avoir passé 2 jours a faire les magasins pour me trouver un cadeau que j'ai à peine regardé , j'étais si en colère après lui...il m'a dit n'avoir pas dormi pendant 2 jours parce qu'il s'inquiètait de me voir si distante et si mal...et il m'a dit avoir pris un rendez vous chez la conseillère conjugal depuis 1 mois...Si je n'arrive pas a géré tout cela, nous allons droit dans le mur...
Parfois je pense que nous séparer quelques temps pourrais nous aider mais je suis dans une impasse.
Si je retourne dans ma maison à 450 km je dois quitter un boulot alors que le 1er janvier je suis titularisée...
Ici je n'ai pas les moyens d'avoir un logement et cela ne pourrait se faire dans l'immédiat
Si j'attends quelques mois pour repartir, je serais titularisé et devrais démissionner, donc pas de chomage.
Voila , c'est pas simple et pour couronner le tout, ma fille qui me cause tant de souci, a eu un accident de voiture hier, elle a raté un virage alors qu'elle rentrait d'une "soirée". La voiture est bonne pour la casse mais heureusement elle n'a rien.
Je voudrais savoir quand tout cela va s'arrêter...il nous reste un peu de chance puisque les policiers ont dit que cela aurait pu être plus grave, puisque à la place du talus elle aurait pu taper dans les arbres qu'ils y avaient partout...
merci de votre soutien, je vais me coucher à coté de mon mari qui doit dormir puisqu'il prend des cachets pour cela, et je vais faire un calin à mon petit chien qui est tout mignon et qui ne pense qu'a me les rendre avec des gros coups de langue , c'est toujours mieux que rien! lol!
J'étais très mal après cette semaine éprouvante, habituellement j'arrive à surmonter cette "solitude", cette indifférence mais nous avons fait l'achat d'un petit chiot de 2 mois, pour notre plus jeune fille surtout, et le pipi à ramasser, les courses poursuites dans le jardin pour le faire rentrer alors qu'il veut jouer, l'attention qu'un chiot de 2 mois qui fait plein de bétises peux demander, m'a épuisé moralement et je n'ai pas réussi à gerer la situation. à son retour,j'ai fini par craquer en lui faisant des reproches, lui disant que j'avais besoin d'être rassurée, qu'il m'appellait 3 mn par jour, ne m'envoyait jamais de message ""bonjour", "bonne nuit" , c'est pas grand chose mais cela me rassure...il le sait tout ça je lui ai déja dis ce que j'attendais , il fera des efforts quelques jours, puis cela redeviendra comme avant. il s'est mis en colère, me disant qu'il en avait marre de me faire souffrir qu'il fallait mieux que l'on se quitte, que les enfants allaient passer un drole de noël...je l'ai écouté parler en pleurant et 20 mn plus tard il m'a demandé ce que l'on faisait. Je lui ai dis que je n'avais rien décidé, c'était lui qui avait parlé de séparation . Il m'a dit que ce n'était pas ce qu'il voulait et j'ai répondu que moi non plus...
voila aujourd'hui il est gentil mais pour combien de temps? je crois que la prochaine dispute sera la "bonne", elles sont de plus en plus terribles.
A coté de ça je pense que je suis injuste avec lui, il m'a dit avoir passé 2 jours a faire les magasins pour me trouver un cadeau que j'ai à peine regardé , j'étais si en colère après lui...il m'a dit n'avoir pas dormi pendant 2 jours parce qu'il s'inquiètait de me voir si distante et si mal...et il m'a dit avoir pris un rendez vous chez la conseillère conjugal depuis 1 mois...Si je n'arrive pas a géré tout cela, nous allons droit dans le mur...
Parfois je pense que nous séparer quelques temps pourrais nous aider mais je suis dans une impasse.
Si je retourne dans ma maison à 450 km je dois quitter un boulot alors que le 1er janvier je suis titularisée...
Ici je n'ai pas les moyens d'avoir un logement et cela ne pourrait se faire dans l'immédiat
Si j'attends quelques mois pour repartir, je serais titularisé et devrais démissionner, donc pas de chomage.
Voila , c'est pas simple et pour couronner le tout, ma fille qui me cause tant de souci, a eu un accident de voiture hier, elle a raté un virage alors qu'elle rentrait d'une "soirée". La voiture est bonne pour la casse mais heureusement elle n'a rien.
Je voudrais savoir quand tout cela va s'arrêter...il nous reste un peu de chance puisque les policiers ont dit que cela aurait pu être plus grave, puisque à la place du talus elle aurait pu taper dans les arbres qu'ils y avaient partout...
merci de votre soutien, je vais me coucher à coté de mon mari qui doit dormir puisqu'il prend des cachets pour cela, et je vais faire un calin à mon petit chien qui est tout mignon et qui ne pense qu'a me les rendre avec des gros coups de langue , c'est toujours mieux que rien! lol!
- des... espoirs
- Messages : 48
- Enregistré le : lundi 11 juillet 2011 10:50
Dépression de ma femme, mort de notre vie de famille...
Bonjour à vous,
Espérance, malheureusement les agissements de ton homme ressemblent de plus en plus à ceux de mon ex à l'époque où il était à la maison. Il te pousse à bout par son comportement inadmissible, puis redevient doux comme un agneaux, mais toi à ce moment là tu ES A BOUT et n'arrive pas à redevenir la bonne petite femme compréhensive et douce. Alors, au final c'est toi la fautive, j'appelle cela de la manipulation...
Le rdv avec le conseiller conjugal pourrait effectivement vous faire du bien mais encore faut-il qu'il soit honnête vis à vis de lui même et de toi !
Prends soin de toi Espérance et de tes enfants, tu n'as pas la solution à SON problème, il doit gérer sa culpabilité et ses autres problèmes existentiels et surtout se mettre réellement face à son vrai lui même. Tu semble être une épouse merveilleuse mais t'es tu posé la question "pourquoi est-ce que je subis tout cela ? Suis-je toujours amoureuse de lui ou est-ce de cette relation qui me rassure ?"
L'effet yoyo qu'il te fait vivre devient chaque jour plus insupportable et injuste, à toi de voir quel est le prix que tu es prête à payer pour préserver cette relation et surtout si tu en as les capacités physique et morales.
Je suis désolée pour toi car je sais combien il est dur de vivre toute cette m.... On oscille entre espoir et désarroi, petites joies rares, infimes signes auxquels on se raccroche et brimades flagrantes qu'on essaye de ne plus voir. Tu es une personne à part entière, ne le laisse pas entamer ton intégrité, personne ne mérite cela et personne n'a le droit de le faire à l'autre.
Décidément cette année a été dure pour les tiens mais heureusement ta fille s'en est sortie indemne, grâce à Dieu ! Mais cet accident va certainement t'aider à replacer les pions sur les bonnes cases à comme disent les américains "you have to Keep important what's important". Ton chien va certainement t'apporter du réconfort, mais c'est un pansement sur une plaie béante et tu le sais, le problème de fond est ailleurs et tu es la seule à pouvoir décider ce qui est bon pour toi et les tiens.
Rappelle toi, tu as le droit au bonheur Espérance !
Mac BOOK BATS TOI !!!!!!!!!! Il ne s'agit pas d'être gentil ou non mais d'être JUSTE et d'abord pour les enfants. Alors s'il y a encore un moyen pour sauver la maison, fais le. Ce que fait ta femme n'est pas seulement injuste c'est malhonnete, alors puisque vos Lois semblent tout de même plus "claires" chez vous, utilise les à fond, quitte à changer d'avocat si tu pense que le tien n'est pas assez "pushy". Ton ex est hypocrite et surtout trés influencable tu n'obtiendras rien d'elle car elle se cachera derrière son avocat, et puis ça l'arrange bien de ne plus avoir de soucis d'argent et de pouvoir vivre son caprice sans avoir de problème de fin de mois. Le problème c'est qu'elle ne pense pas aux enfants : elle pense à elle "comme ça les enfants ne pourront pas dire que la maison de PApa est plus jolie que celle de Maman" alors qu'elle devrait être heureuse que ces enfants soient heureux d'être dans leur maison !!!!! C'est un comble et cela prouve une nouvelle fois que tu ne peux argumenter avec elle car elle n'a pas la même échelle de valeurs que toi. Alors réveille toi et agis, revois point par point ton dossier, décortique facture par facture et surtout commence à t'intéresser aux lois, consulte plusieurs avocats s'il le faut car l'enjeu est important et ca en vaut la peine.
Prépare tout de même ton "plan B" car en matière de négo ( et croies moi suis bien placée pour en parler en ce moment) il vaut mieux se préparer aussi à l'échec histoire d'en amoindrir les "effets secondaires" et de mieux l'apprivoiser just in case.
Mais tu dois garder en tête que la bataille n'est pas finie et que tu te dois de la mener jusqu'au bout !
Pour ton petit, j'avais dit au mien qu'il existait des personnes qui savaient trés bien écouter d'autres et que parfois on avait des idées dans la tête qu'on ne voulait pas partager avec ses parents ou qu'on ne comprenait pas et que ces personnes savaient le faire. J'évite de parler "bébé" à mon fils depuis toujours alors le plus simple c'est la vérité simple avec des mots simples....
de mon côté et bien j'ai pris connaissance de sa demande de divorce ( nous sommes maintenant à 3 procédures pour le même mariage) qu'il a lancé "en cachette" pour essayer de faire prononcer le jugement en mon absence, mais heureusement, nous avons pu découvrir le pot aux roses. Donc sa demande et bien elle est pleine de gentillesses du style "ma femme m'a fait vivre un véritable enfer, ne remplissait aucun de ses devoirs d'épouse, mes agissements et disputes ont rendu impossible le fait qu'il puisse rester...." et, cerise sur le gateau, c'est lui qui demande des dédommagements et que je prenne en charge tous les frais de justice.... Sympa non ?
Le résultat ? et bien comme d'hab avec moi, d'abord anéantie puis en colère, trés en colère mais cette fois, çi j'utilise ma colère pour me défendre et j'espère que je vais y arriver comme toi Mac Book ce serait trop injuste s'ils arrivaient à gagner le beurre, l'argent du beurre, et toute la ferme....
Il a fini par venir voir son fils dimanche ( cela faisait 5 semaines...) mais mon petit m'a appelé 2h plus tard pour me dire qu'il voulait rentrer à la maison car il était fatigué, je lui ai proposé de me rejoindre à une fête où j'étais il a accepté et a joué toute l'aprés-midi : plus fatigué du tout le gamin je pense qu'il s'emm.... avec son père c'est tout... Il faut dire que quand je l'ai vu il n'avait pas sa tête des meilleurs jours loin de là... Et moi ? et bien à la fête un homme m'a fait quelques avances (en tout bien tout honneur) que j'ai décliné ( pas la tête à ça...) mes amis ne cessent de dire que j'embellis, cela peut paraitre prétentieux mais c'est vrai que je suis d'accord avec eux ( il faut dire que je suis à 15 kg perdus ca aide même si maintenant, il faudrait pas que descende à moins que la taille 34...) alors je me sens mieux, je prends mes marques et me bats comme je peux, le reste, c'est du mektoub !
Bon courage à tous !
Espérance, malheureusement les agissements de ton homme ressemblent de plus en plus à ceux de mon ex à l'époque où il était à la maison. Il te pousse à bout par son comportement inadmissible, puis redevient doux comme un agneaux, mais toi à ce moment là tu ES A BOUT et n'arrive pas à redevenir la bonne petite femme compréhensive et douce. Alors, au final c'est toi la fautive, j'appelle cela de la manipulation...
Le rdv avec le conseiller conjugal pourrait effectivement vous faire du bien mais encore faut-il qu'il soit honnête vis à vis de lui même et de toi !
Prends soin de toi Espérance et de tes enfants, tu n'as pas la solution à SON problème, il doit gérer sa culpabilité et ses autres problèmes existentiels et surtout se mettre réellement face à son vrai lui même. Tu semble être une épouse merveilleuse mais t'es tu posé la question "pourquoi est-ce que je subis tout cela ? Suis-je toujours amoureuse de lui ou est-ce de cette relation qui me rassure ?"
L'effet yoyo qu'il te fait vivre devient chaque jour plus insupportable et injuste, à toi de voir quel est le prix que tu es prête à payer pour préserver cette relation et surtout si tu en as les capacités physique et morales.
Je suis désolée pour toi car je sais combien il est dur de vivre toute cette m.... On oscille entre espoir et désarroi, petites joies rares, infimes signes auxquels on se raccroche et brimades flagrantes qu'on essaye de ne plus voir. Tu es une personne à part entière, ne le laisse pas entamer ton intégrité, personne ne mérite cela et personne n'a le droit de le faire à l'autre.
Décidément cette année a été dure pour les tiens mais heureusement ta fille s'en est sortie indemne, grâce à Dieu ! Mais cet accident va certainement t'aider à replacer les pions sur les bonnes cases à comme disent les américains "you have to Keep important what's important". Ton chien va certainement t'apporter du réconfort, mais c'est un pansement sur une plaie béante et tu le sais, le problème de fond est ailleurs et tu es la seule à pouvoir décider ce qui est bon pour toi et les tiens.
Rappelle toi, tu as le droit au bonheur Espérance !
Mac BOOK BATS TOI !!!!!!!!!! Il ne s'agit pas d'être gentil ou non mais d'être JUSTE et d'abord pour les enfants. Alors s'il y a encore un moyen pour sauver la maison, fais le. Ce que fait ta femme n'est pas seulement injuste c'est malhonnete, alors puisque vos Lois semblent tout de même plus "claires" chez vous, utilise les à fond, quitte à changer d'avocat si tu pense que le tien n'est pas assez "pushy". Ton ex est hypocrite et surtout trés influencable tu n'obtiendras rien d'elle car elle se cachera derrière son avocat, et puis ça l'arrange bien de ne plus avoir de soucis d'argent et de pouvoir vivre son caprice sans avoir de problème de fin de mois. Le problème c'est qu'elle ne pense pas aux enfants : elle pense à elle "comme ça les enfants ne pourront pas dire que la maison de PApa est plus jolie que celle de Maman" alors qu'elle devrait être heureuse que ces enfants soient heureux d'être dans leur maison !!!!! C'est un comble et cela prouve une nouvelle fois que tu ne peux argumenter avec elle car elle n'a pas la même échelle de valeurs que toi. Alors réveille toi et agis, revois point par point ton dossier, décortique facture par facture et surtout commence à t'intéresser aux lois, consulte plusieurs avocats s'il le faut car l'enjeu est important et ca en vaut la peine.
Prépare tout de même ton "plan B" car en matière de négo ( et croies moi suis bien placée pour en parler en ce moment) il vaut mieux se préparer aussi à l'échec histoire d'en amoindrir les "effets secondaires" et de mieux l'apprivoiser just in case.
Mais tu dois garder en tête que la bataille n'est pas finie et que tu te dois de la mener jusqu'au bout !
Pour ton petit, j'avais dit au mien qu'il existait des personnes qui savaient trés bien écouter d'autres et que parfois on avait des idées dans la tête qu'on ne voulait pas partager avec ses parents ou qu'on ne comprenait pas et que ces personnes savaient le faire. J'évite de parler "bébé" à mon fils depuis toujours alors le plus simple c'est la vérité simple avec des mots simples....
de mon côté et bien j'ai pris connaissance de sa demande de divorce ( nous sommes maintenant à 3 procédures pour le même mariage) qu'il a lancé "en cachette" pour essayer de faire prononcer le jugement en mon absence, mais heureusement, nous avons pu découvrir le pot aux roses. Donc sa demande et bien elle est pleine de gentillesses du style "ma femme m'a fait vivre un véritable enfer, ne remplissait aucun de ses devoirs d'épouse, mes agissements et disputes ont rendu impossible le fait qu'il puisse rester...." et, cerise sur le gateau, c'est lui qui demande des dédommagements et que je prenne en charge tous les frais de justice.... Sympa non ?
Le résultat ? et bien comme d'hab avec moi, d'abord anéantie puis en colère, trés en colère mais cette fois, çi j'utilise ma colère pour me défendre et j'espère que je vais y arriver comme toi Mac Book ce serait trop injuste s'ils arrivaient à gagner le beurre, l'argent du beurre, et toute la ferme....
Il a fini par venir voir son fils dimanche ( cela faisait 5 semaines...) mais mon petit m'a appelé 2h plus tard pour me dire qu'il voulait rentrer à la maison car il était fatigué, je lui ai proposé de me rejoindre à une fête où j'étais il a accepté et a joué toute l'aprés-midi : plus fatigué du tout le gamin je pense qu'il s'emm.... avec son père c'est tout... Il faut dire que quand je l'ai vu il n'avait pas sa tête des meilleurs jours loin de là... Et moi ? et bien à la fête un homme m'a fait quelques avances (en tout bien tout honneur) que j'ai décliné ( pas la tête à ça...) mes amis ne cessent de dire que j'embellis, cela peut paraitre prétentieux mais c'est vrai que je suis d'accord avec eux ( il faut dire que je suis à 15 kg perdus ca aide même si maintenant, il faudrait pas que descende à moins que la taille 34...) alors je me sens mieux, je prends mes marques et me bats comme je peux, le reste, c'est du mektoub !
Bon courage à tous !
- Mélina
- Messages : 440
- Enregistré le : mardi 01 février 2011 21:08
Dépression de ma femme, mort de notre vie de famille...
Bonjour à tous,
Juste un petit mot pour dire que je partage en quelque sorte le point de vue de Des...espoirs, même si je ne suis pas dans la même humeur qu'elle. Je trouve cependant ta colère assez salutaire, Des... espoirs, étant donné ce que tu vis. C'est vrai que les procédures juridiques françaises fonctionnent moins sur le mode "accusatoire", "frontal" que les procédures à l'anglo-saxonne, et je vois au travers de ton récit l'ampleur que cela peut prendre, même si en France non plus nul n'est à l'abri d'accusations fallacieuses et d'une justice qui aquiesce.
Espérance, il semblerait en effet que ton mari fasse tout pour que vous vous sépariez sans parvenir à l'assumer. Il te demande de prendre une décision à sa place, par rapport à une situation qui a largement contribué à créer. Une chose est sûre en tout cas, il semble y avoir beaucoup de confusion dans vos rapports. Et vous semblez mélanger un peu les rancunes d'hier avec les déconvenues d'aujourd'hui, l'espoir d'une issue positive s'amenuisant, tout se mélange, et on a parfois envie de "jeter le bébé avec l'eau du bain". Quelle que soit l'issue de votre relation, quels que soient les choix que vous faîtes en dernier ressort, aller chez une conseillère conjugale peut aussi aider à faire le tri, à avoir certaines prises de conscience. Et puis ça fait un intermédiaire entre les membres du couple: ça évite de se jeter les choses directement à la figure. Ce sont des points de vue que je te donne, car tu restes seule maîtresse de tes décisions adéquates pour ton bien-être, et de cela, il me semble qu'il est primordial que tu en aies pleinement conscience.
Je suis contente que l'accident de ta fille n'ait pas été dramatique. Peut-être l'occasion de lui dire que tu sais que la situation est très difficile à supporter, douloureuse, mais que tu tiens à elle et que tu l'aimes? Et que tu espère de tout ton coeur que les choses vont s'améliorer, même si tu ne sais pas encore de quelle façon cette amélioration va se faire. Ca peut peut-être déjà apaiser certaines tensions ou souffrances?
Par rapport au boulot, en dehors de la situation avec ton mari, qu'est-ce que tu souhaites, toi?
Quelle que soit l'évolution de votre relation qu'est-ce qui te conviendrait a priori le plus? En dehors de toute question relative à ton mari? C'est cette perspective-là que tu dois avoir. Car il s'agit de ton boulot, et de ta vie. Tu ne vas quand même pas sacrifier ton boulot pour te séparer de lui, et ce d'autant plus, si cette séparation est temporaire? Il doit y avoir d'autres façons de procéder.
Tu es injuste? Oui, peut-être. Les sentiments font souvent fi de la morale. En tout cas les sentiments qui penchent du côté de la souffrance.
Il reste que tu attendais de sa part du soutien et de l'attention, et il t'a donné un objet. C'est injuste dans la mesure où il y a passé du temps. Mais ce n'est pas injuste dans la mesure où ce n'est pas ce que tu attends de lui, ce n'est pas ce que tu demandes, c'est tout. Et ce que tu demandes n'est pas illégitime. Il s'est trompé sur tes attentes, ou il ne les a pas entendues. Se tromper, ce n'est pas grave, ça arrive "on fera mieux la prochaine fois". S'il ne les a pas entendues, alors là, tu pourrais aussi dire que "c'est injuste".
En fait, je crois que la justice a parfois peu à voir avec les sentiments et les désirs. La justice et la morale sont les repères qui nous permettent de les vivre, de les ressentir de façon à nous sentir heureux et de façon à apporter du bonheur à l'autre. Mais tout cela ne coïncide pas toujours. Et lorsque les attentes de l'autre ne correspondent pas à ce que l'autre veut ou peut donner, ça coince. C'est douloureux. Il y a sentiment d'injustice à partir du moment où on se sent lésé. Se montrer "injuste", parfois malheureusement, c'est aussi reconnaître ce dont on a besoin, reconnaître ses propres limites.
Je voulais également ajouter, Mac book, au cas où tu aies peur que ton fils ait l'impression que tu te "débarrasses" de lui en l'envoyant chez quelqu'un, ou que tu aies peur qu'il pense que c'est lui qui a un problème, qui est malade, ce qui n'est pas le cas, tu pourrais aussi lui dire que toi-même tu es allé voir un "médecin des soucis" (j'aime bien l'expression), que cela ne veut pas dire qu'on est malade, ni que c'est grave, juste que ça aide quand on vit des choses un peu compliquées, un peu tristes. Et puis fais-lui voir le bon côté des choses: c'est quelqu'un à qui il pourra tout dire, même des choses "méchantes", même quand si il est en colère, non seulement il ne le grondera pas, mais en plus il ne le dira à personne. Parce que c'est son métier. Tu peux aussi tout simplement lui dire que tu t'inquiète un peu et que s'il pense qu'il est "con" alors qu'il ne l'est pas, tu crois que d'aller chez ce spécialiste lui aidera à comprendre qu'il n'est pas "con", justement. (Il se peut d'ailleurs qu'il se sente en partie responsable de ce qu'il se passe, étant donné que ton ex-femme montre a priori moins d'intérêt à son égard, peut-être se dit-il qu'il na pas été à la hauteur)
Et puis peut-être que pour lui, ce sera moins délicat d'y aller, que pour toi de lui demander d'y aller: il n'a pas tes représentations d'adulte par rapport à ce genre de choses. Son regard est plus neuf.
Je crois que plus on est simple et vrai, et mieux c'est. Moins on porte de jugement et mieux c'est.
Enfin, tu peux aussi demander au pédopsychiatre, comment tu dois, tu peux le formuler, comment tu peux demander à ton fils s'il veut bien essayer.
Quant au reste de la procédure, que te dire, sinon, au regard des choix "stratégiques" que font ta femme et son avocat, que de te "border" au maximum, et de faire peser dans la balance tout ce que tu peux faire peser. Mais cela il me semble que tu n'as pas besoin qu'on te le dise, tu sembles avoir bien mesurer tes limites quant à ce que tu peux accepter ou pas, ce pour quoi tu veux te battre ou pas.
C'est regrettable d'avoir à livrer bataille ainsi contre quelqu'un après avoir donné tout ce que l'on pouvait à cette personne. J'espère qu'avec le temps, une fois que la procédure sera derrière vous, et quelles que soient les décisions rendues, que les choses vont s'apaiser, que ta femme parviendra à prendre du recul, à assumer davantage ses choix et que vous parviendrez à mieux partager les responsabilités et charges (matérielles et morales). En attendant, il importe de faire ton maximum pour préserver ce que tu veux préserver, quels que soient ses désirs de destructions.
L'argument de ton ex-femme quant à la maison est pour le moins surprenant, et je dois dire, au-delà de son côté un peu "délirant", complètement stupide. Et si elle était obligée de ne donner qu'un repas par jour à ses enfants, tu devrais en faire de même pour ne pas qu'ils fassent de différence?
Je pense qu'elle le sait, que cet argument ne vaut pas tripette, mais elle devait être à court d'arguments, et peut-être est-ce aussi une façon de dire que pour l'instant, elle se sent encore "lésée" par rapport à toi, une façon de dire aussi que pour l'instant elle ne se sent pas encore à la hauteur par rapport à tout ce qu'elle a à assumer. Enfin, il y a toujours cette idée qui semble affleurer sans cesse, qui semble insister, malgré les dernières décisions qu'elle a prises, de te faire "payer" ce qu'elle a vécu avec toi: son absence d'autonomie, son sentiment d'enfermement. Alors qu'elle en était seule responsable, et que tu croyais qu'elle était entièrement volontaire et désireuse de vivre ce que vous avez vécu, alors que tu ne l'as jamais empêché de rien. S'il y a une certaine forme de "servitude", elle se l'est imposée toute seule à elle-même. Elle est sans doute victime de quelque chose, quand bien même ce ne serait qu'une "prison intérieure". Mais le "bourreau" c'est elle-même, ce n'est pas toi. Mais cela elle ne le comprendra sans doute vraiment que plus tard.
Je m'arrête là pour aujourd'hui. (Pfff.. j'ai commencé par "juste un petit mot", et j'ai fait un pavé... incorrigible...) Je vous souhaite à tous vraiment beaucoup de courage. Je vous embrasse.
Juste un petit mot pour dire que je partage en quelque sorte le point de vue de Des...espoirs, même si je ne suis pas dans la même humeur qu'elle. Je trouve cependant ta colère assez salutaire, Des... espoirs, étant donné ce que tu vis. C'est vrai que les procédures juridiques françaises fonctionnent moins sur le mode "accusatoire", "frontal" que les procédures à l'anglo-saxonne, et je vois au travers de ton récit l'ampleur que cela peut prendre, même si en France non plus nul n'est à l'abri d'accusations fallacieuses et d'une justice qui aquiesce.
Espérance, il semblerait en effet que ton mari fasse tout pour que vous vous sépariez sans parvenir à l'assumer. Il te demande de prendre une décision à sa place, par rapport à une situation qui a largement contribué à créer. Une chose est sûre en tout cas, il semble y avoir beaucoup de confusion dans vos rapports. Et vous semblez mélanger un peu les rancunes d'hier avec les déconvenues d'aujourd'hui, l'espoir d'une issue positive s'amenuisant, tout se mélange, et on a parfois envie de "jeter le bébé avec l'eau du bain". Quelle que soit l'issue de votre relation, quels que soient les choix que vous faîtes en dernier ressort, aller chez une conseillère conjugale peut aussi aider à faire le tri, à avoir certaines prises de conscience. Et puis ça fait un intermédiaire entre les membres du couple: ça évite de se jeter les choses directement à la figure. Ce sont des points de vue que je te donne, car tu restes seule maîtresse de tes décisions adéquates pour ton bien-être, et de cela, il me semble qu'il est primordial que tu en aies pleinement conscience.
Je suis contente que l'accident de ta fille n'ait pas été dramatique. Peut-être l'occasion de lui dire que tu sais que la situation est très difficile à supporter, douloureuse, mais que tu tiens à elle et que tu l'aimes? Et que tu espère de tout ton coeur que les choses vont s'améliorer, même si tu ne sais pas encore de quelle façon cette amélioration va se faire. Ca peut peut-être déjà apaiser certaines tensions ou souffrances?
Par rapport au boulot, en dehors de la situation avec ton mari, qu'est-ce que tu souhaites, toi?
Quelle que soit l'évolution de votre relation qu'est-ce qui te conviendrait a priori le plus? En dehors de toute question relative à ton mari? C'est cette perspective-là que tu dois avoir. Car il s'agit de ton boulot, et de ta vie. Tu ne vas quand même pas sacrifier ton boulot pour te séparer de lui, et ce d'autant plus, si cette séparation est temporaire? Il doit y avoir d'autres façons de procéder.
Tu es injuste? Oui, peut-être. Les sentiments font souvent fi de la morale. En tout cas les sentiments qui penchent du côté de la souffrance.
Il reste que tu attendais de sa part du soutien et de l'attention, et il t'a donné un objet. C'est injuste dans la mesure où il y a passé du temps. Mais ce n'est pas injuste dans la mesure où ce n'est pas ce que tu attends de lui, ce n'est pas ce que tu demandes, c'est tout. Et ce que tu demandes n'est pas illégitime. Il s'est trompé sur tes attentes, ou il ne les a pas entendues. Se tromper, ce n'est pas grave, ça arrive "on fera mieux la prochaine fois". S'il ne les a pas entendues, alors là, tu pourrais aussi dire que "c'est injuste".
En fait, je crois que la justice a parfois peu à voir avec les sentiments et les désirs. La justice et la morale sont les repères qui nous permettent de les vivre, de les ressentir de façon à nous sentir heureux et de façon à apporter du bonheur à l'autre. Mais tout cela ne coïncide pas toujours. Et lorsque les attentes de l'autre ne correspondent pas à ce que l'autre veut ou peut donner, ça coince. C'est douloureux. Il y a sentiment d'injustice à partir du moment où on se sent lésé. Se montrer "injuste", parfois malheureusement, c'est aussi reconnaître ce dont on a besoin, reconnaître ses propres limites.
Je voulais également ajouter, Mac book, au cas où tu aies peur que ton fils ait l'impression que tu te "débarrasses" de lui en l'envoyant chez quelqu'un, ou que tu aies peur qu'il pense que c'est lui qui a un problème, qui est malade, ce qui n'est pas le cas, tu pourrais aussi lui dire que toi-même tu es allé voir un "médecin des soucis" (j'aime bien l'expression), que cela ne veut pas dire qu'on est malade, ni que c'est grave, juste que ça aide quand on vit des choses un peu compliquées, un peu tristes. Et puis fais-lui voir le bon côté des choses: c'est quelqu'un à qui il pourra tout dire, même des choses "méchantes", même quand si il est en colère, non seulement il ne le grondera pas, mais en plus il ne le dira à personne. Parce que c'est son métier. Tu peux aussi tout simplement lui dire que tu t'inquiète un peu et que s'il pense qu'il est "con" alors qu'il ne l'est pas, tu crois que d'aller chez ce spécialiste lui aidera à comprendre qu'il n'est pas "con", justement. (Il se peut d'ailleurs qu'il se sente en partie responsable de ce qu'il se passe, étant donné que ton ex-femme montre a priori moins d'intérêt à son égard, peut-être se dit-il qu'il na pas été à la hauteur)
Et puis peut-être que pour lui, ce sera moins délicat d'y aller, que pour toi de lui demander d'y aller: il n'a pas tes représentations d'adulte par rapport à ce genre de choses. Son regard est plus neuf.
Je crois que plus on est simple et vrai, et mieux c'est. Moins on porte de jugement et mieux c'est.
Enfin, tu peux aussi demander au pédopsychiatre, comment tu dois, tu peux le formuler, comment tu peux demander à ton fils s'il veut bien essayer.
Quant au reste de la procédure, que te dire, sinon, au regard des choix "stratégiques" que font ta femme et son avocat, que de te "border" au maximum, et de faire peser dans la balance tout ce que tu peux faire peser. Mais cela il me semble que tu n'as pas besoin qu'on te le dise, tu sembles avoir bien mesurer tes limites quant à ce que tu peux accepter ou pas, ce pour quoi tu veux te battre ou pas.
C'est regrettable d'avoir à livrer bataille ainsi contre quelqu'un après avoir donné tout ce que l'on pouvait à cette personne. J'espère qu'avec le temps, une fois que la procédure sera derrière vous, et quelles que soient les décisions rendues, que les choses vont s'apaiser, que ta femme parviendra à prendre du recul, à assumer davantage ses choix et que vous parviendrez à mieux partager les responsabilités et charges (matérielles et morales). En attendant, il importe de faire ton maximum pour préserver ce que tu veux préserver, quels que soient ses désirs de destructions.
L'argument de ton ex-femme quant à la maison est pour le moins surprenant, et je dois dire, au-delà de son côté un peu "délirant", complètement stupide. Et si elle était obligée de ne donner qu'un repas par jour à ses enfants, tu devrais en faire de même pour ne pas qu'ils fassent de différence?
Je pense qu'elle le sait, que cet argument ne vaut pas tripette, mais elle devait être à court d'arguments, et peut-être est-ce aussi une façon de dire que pour l'instant, elle se sent encore "lésée" par rapport à toi, une façon de dire aussi que pour l'instant elle ne se sent pas encore à la hauteur par rapport à tout ce qu'elle a à assumer. Enfin, il y a toujours cette idée qui semble affleurer sans cesse, qui semble insister, malgré les dernières décisions qu'elle a prises, de te faire "payer" ce qu'elle a vécu avec toi: son absence d'autonomie, son sentiment d'enfermement. Alors qu'elle en était seule responsable, et que tu croyais qu'elle était entièrement volontaire et désireuse de vivre ce que vous avez vécu, alors que tu ne l'as jamais empêché de rien. S'il y a une certaine forme de "servitude", elle se l'est imposée toute seule à elle-même. Elle est sans doute victime de quelque chose, quand bien même ce ne serait qu'une "prison intérieure". Mais le "bourreau" c'est elle-même, ce n'est pas toi. Mais cela elle ne le comprendra sans doute vraiment que plus tard.
Je m'arrête là pour aujourd'hui. (Pfff.. j'ai commencé par "juste un petit mot", et j'ai fait un pavé... incorrigible...) Je vous souhaite à tous vraiment beaucoup de courage. Je vous embrasse.
- guirlande
- Messages : 1
- Enregistré le : mardi 20 décembre 2011 7:05
Dépression de ma femme, mort de notre vie de famille...
Bonjour à tous,
je me suis inscrite sur ce forum pour répondre à un post qui m'a beaucoup interpellé. Je cherchais des infos sur le millepertuis dont un ami m'a dit le plus grand bien, notamment d'en consommer l'hiver pour palier au manque de soleil, et je tombe votre forum et ce post. bonjour à vous tous.
Bonjour MAC BOOK,
J’ai lu presque tout... des 15 pages de ce post, et je vous souhaite beaucoup de courage.
Je me suis inscrite sur ce forum pour vous répondre, en lisant les deux mots écrits par votre dernier fils. C'était bouleversant de lire ces mots là. Selon ce que vous décrivez, il est possible (mais seuls les médecins peuvent vous confirmer cela) que votre épouse souffre du syndrome de l’histrion, lié au narcissisme. Effectivement cela n’a sans doute pas grand-chose à voir avec une dépression. J’ai été très étonnée que ce mot ne soit pas prononcé pendant toutes ces pages, et encore moins prononcé par les médecins qui suivent votre épouse.
Les pistes que je vous donne sont les suivantes ;
- Que vous n’êtes pas la cible de ses attaques, mais le bouc émissaire, le transfert. Il est très facile de dire que le feu brûle par là, alors que la maison vient d’exploser, c’est une manœuvre de diversion ne vous y trompez pas. Si tel est le cas, la technique à adopter n’est certainement pas de se culpabiliser, mais de lui montrer que vous n’êtes pas dupe, que vous n’êtes pas « LE » responsable, (comme c’est facile) , mais que d’autres facteurs sont bien antérieurs (et que vous avez décrits) à votre arrivée dans sa vie. Pour résumer sa haine est ailleurs mais elle se focalise sur vous. Peut-être parce qu’elle vous aime, et qu’elle a confiance en vous, qu’elle s’appuie sur vous.
- Le coup du psy (chiatre ?) n’est pas à prendre à la légère. D’abord parce que cela a sans doute fragilisé votre femme, et que même si les transferts peuvent se produire, cela ne finit pas forcément au lit.... S’il y a intimité la moindre des choses c’est qu’il ne la soigne plus.
- En acceptant de la perdre, comme vous l’avez fait, il est probable que vous la perdiez moins que vous ne pensez.
- Si l’histrionisme est confirmé, c’est une pathologie, il faut vraiment des traitements et des thérapies spécifiques.
- Pour l’histoire du divorce et la pension alimentaire, j’ai connu des cas d’amis, qui se sont retrouvés sur la paille.. Saisissez ce juge en expliquant qu’elle vous force à vendre cette maison qui est le point d’ancrage de vos enfants, que ceux-ci sont fragilisés, qu’il ne peut y avoir non plus une garde alternée plus une pension....Vous pouvez aussi demander la garde des enfants, son état de santé pouvant justifier une telle démarche de votre part.
- Pour les petits, sans doute il faudrait leur expliquer, mais que disent les médecins de cela, que leur maman est bien malade, mais qu’elle les aime très fort, mais que sa maladie lui empêche de le montrer comme elle le voudrait. Et que donc, c’est vous, le papa, qui avez du chagrin parce que maman est malade, qui va leur dire combien VOUS (les deux) les aimez. Cela permet peut-être de rester dans une logique de structure familiale, même éclatée. Et surtout insister (là encore qu’en disent les médecins), sur le fait qu’elle n’est pas malade à cause d’eux, qu’ils ne sont pas responsables de sa maladie, car le message de votre petit tend à montrer cela.
- Qu’un centre où elle serait soignée, serait sans doute plus efficace qu’un appartement où elle risque de perdre davantage pied
- Ce don d’ovocyte (bravo ! mais quel poids symbolique) et ce métier d’infirmière sont un paradoxe puissant à observer avec attention. On peut l’interpréter de différentes façons : Tout d’abord, et plus simplement, une forme de déculpabilisation de ce qu’elle fait subir, une sorte de donner aux autres ce dont elle ne sent plus capable de donner aux siens, pour se dire que malgré tout, elle est quelqu’un de bien, c’est alors une sorte de revalorisation. L’autre angle d’approche, plus intime, consisterait à montrer, mais non à dire, regarde ce que je fais là c’est moi, c’est vraiment moi, et ce que je fais avec vous ce n’est pas moi, cela serait une forme subtile et indirecte d’exprimer son immense désarroi SANS mettre le mot de maladie, qui peut être la conduirait vers des abîmes de souffrance.
Toutes ces pistes, ne sont que de biens modestes idées, et sans doute sont elles à prendre avec beaucoup de prudence, car bien sûr, le net, rend les choses lisses et moins complexes qu’elles ne sont en réalité.
Cher Monsieur, en espérant que mes pistes vous seront utiles, je vous souhaite bon courage à vous cinq, et au plaisir de vous lire.
quelques trouvailles sur le net:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Trouble_de ... strionique
guirlande
je me suis inscrite sur ce forum pour répondre à un post qui m'a beaucoup interpellé. Je cherchais des infos sur le millepertuis dont un ami m'a dit le plus grand bien, notamment d'en consommer l'hiver pour palier au manque de soleil, et je tombe votre forum et ce post. bonjour à vous tous.
Bonjour MAC BOOK,
J’ai lu presque tout... des 15 pages de ce post, et je vous souhaite beaucoup de courage.
Je me suis inscrite sur ce forum pour vous répondre, en lisant les deux mots écrits par votre dernier fils. C'était bouleversant de lire ces mots là. Selon ce que vous décrivez, il est possible (mais seuls les médecins peuvent vous confirmer cela) que votre épouse souffre du syndrome de l’histrion, lié au narcissisme. Effectivement cela n’a sans doute pas grand-chose à voir avec une dépression. J’ai été très étonnée que ce mot ne soit pas prononcé pendant toutes ces pages, et encore moins prononcé par les médecins qui suivent votre épouse.
Les pistes que je vous donne sont les suivantes ;
- Que vous n’êtes pas la cible de ses attaques, mais le bouc émissaire, le transfert. Il est très facile de dire que le feu brûle par là, alors que la maison vient d’exploser, c’est une manœuvre de diversion ne vous y trompez pas. Si tel est le cas, la technique à adopter n’est certainement pas de se culpabiliser, mais de lui montrer que vous n’êtes pas dupe, que vous n’êtes pas « LE » responsable, (comme c’est facile) , mais que d’autres facteurs sont bien antérieurs (et que vous avez décrits) à votre arrivée dans sa vie. Pour résumer sa haine est ailleurs mais elle se focalise sur vous. Peut-être parce qu’elle vous aime, et qu’elle a confiance en vous, qu’elle s’appuie sur vous.
- Le coup du psy (chiatre ?) n’est pas à prendre à la légère. D’abord parce que cela a sans doute fragilisé votre femme, et que même si les transferts peuvent se produire, cela ne finit pas forcément au lit.... S’il y a intimité la moindre des choses c’est qu’il ne la soigne plus.
- En acceptant de la perdre, comme vous l’avez fait, il est probable que vous la perdiez moins que vous ne pensez.
- Si l’histrionisme est confirmé, c’est une pathologie, il faut vraiment des traitements et des thérapies spécifiques.
- Pour l’histoire du divorce et la pension alimentaire, j’ai connu des cas d’amis, qui se sont retrouvés sur la paille.. Saisissez ce juge en expliquant qu’elle vous force à vendre cette maison qui est le point d’ancrage de vos enfants, que ceux-ci sont fragilisés, qu’il ne peut y avoir non plus une garde alternée plus une pension....Vous pouvez aussi demander la garde des enfants, son état de santé pouvant justifier une telle démarche de votre part.
- Pour les petits, sans doute il faudrait leur expliquer, mais que disent les médecins de cela, que leur maman est bien malade, mais qu’elle les aime très fort, mais que sa maladie lui empêche de le montrer comme elle le voudrait. Et que donc, c’est vous, le papa, qui avez du chagrin parce que maman est malade, qui va leur dire combien VOUS (les deux) les aimez. Cela permet peut-être de rester dans une logique de structure familiale, même éclatée. Et surtout insister (là encore qu’en disent les médecins), sur le fait qu’elle n’est pas malade à cause d’eux, qu’ils ne sont pas responsables de sa maladie, car le message de votre petit tend à montrer cela.
- Qu’un centre où elle serait soignée, serait sans doute plus efficace qu’un appartement où elle risque de perdre davantage pied
- Ce don d’ovocyte (bravo ! mais quel poids symbolique) et ce métier d’infirmière sont un paradoxe puissant à observer avec attention. On peut l’interpréter de différentes façons : Tout d’abord, et plus simplement, une forme de déculpabilisation de ce qu’elle fait subir, une sorte de donner aux autres ce dont elle ne sent plus capable de donner aux siens, pour se dire que malgré tout, elle est quelqu’un de bien, c’est alors une sorte de revalorisation. L’autre angle d’approche, plus intime, consisterait à montrer, mais non à dire, regarde ce que je fais là c’est moi, c’est vraiment moi, et ce que je fais avec vous ce n’est pas moi, cela serait une forme subtile et indirecte d’exprimer son immense désarroi SANS mettre le mot de maladie, qui peut être la conduirait vers des abîmes de souffrance.
Toutes ces pistes, ne sont que de biens modestes idées, et sans doute sont elles à prendre avec beaucoup de prudence, car bien sûr, le net, rend les choses lisses et moins complexes qu’elles ne sont en réalité.
Cher Monsieur, en espérant que mes pistes vous seront utiles, je vous souhaite bon courage à vous cinq, et au plaisir de vous lire.
quelques trouvailles sur le net:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Trouble_de ... strionique
guirlande
- Mélina
- Messages : 440
- Enregistré le : mardi 01 février 2011 21:08
Dépression de ma femme, mort de notre vie de famille...
bonjour à tous,
Je comprends tout à fait votre désir d'aider, guirlande, et je respecte tout à fait votre désir de donner des pistes ainsi que votre point de vue. Mon intention n'est pas de vous blesser. Ce n'est peut-être pas à moi d'intervenir à ce sujet, et je te présente également mes excuses Macbook si j'outrepasse ma "zone d'intervention", et si d'une certaine façon je "réponds à ta place".
J'émets cependant de très fortes réserves sur le fait de proposer des pistes de diagnostic, en particulier un trouble de la personnalité, quel qu'il soit par ailleurs.
J'ai personnellement assez souvent croisé des cas de diagnostics très différents sur une même personne, atteinte de façon certaine d'un trouble grave et manifeste, et à l'heure actuelle, ces questions de diagnostic soulèvent de telles polémiques au sein des spécialistes, que je trouve assez hasardeux aujourd'hui que d'aller dans ce sens.
C'est vrai que la personnalité histrionique est un trouble relativement bien cerné et défini par rapport à d'autres (pour ceux qui ne connaissent pas, ce sont, en gros, les "bonnes vieilles" "hystériques" de Charcot et Freud, même si la classification a largement évolué depuis-"bonnes vieilles", ce n'est pas péjoratif, c'est juste que l'observation de ces malades est le point de départ de la psychanalyse européenne-)
Cependant je ne peux m'empêcher de trouver cela dangereux de proposer ce type de pistes à partir du récit qu'en a fait Macbook. Même les professionnels ne se risquent pas à ce type de spéculations (enfin, on va dire, un professionnel digne de ce nom, parce qu'y a aussi des charlatans et des incompétents).
Que chacun, et même les individus les plus "normaux", ait à un moment donné de sa vie, dans des périodes de remise en question, des difficultés avec l'image de soi et la perception de soi qui conduisent à des comportements inhabituels, provocants, que cette personne prenne des décisions soudaines et importantes, ou vive des moments de "dépression", ou devienne agressif, c'est une chose. Proposer un diagnostic en est une autre.
A la base, nous avons tous un "trouble narcissique", cela fait partie du processus d'individuation et de socialisation, c'est notamment ce qui donne nos défauts et nos qualités en tant qu'être humain, c'est ce qui donne notre caractère, notre "personnalité", justement.
A partir de la liste des symptômes de toute pathologie de la personnalité, il est donc très tentant et très aisé de trouver une pathologie déterminée pour toute personne, et j'ai envie de dire pour tout le monde.
Par ailleurs, que l'ex-femme de Mac book souffre d'une pathologie ou pas, chose sur laquelle seul un professionnel compétent l'ayant suffisamment suivi puisse se prononcer, cela ne change rien, me semble-t-il, à l'affaire.
Se faire soigner si elle est malade ne relève que de ses décisions à elle, elle ne présente aujourd'hui pas de troubles qui la rendent dangereuse pour les autres ou elle-même au point d'être contrainte par un tiers. Ce qui ne signifie pas qu'elle ne fasse pas souffrir ses proches, ni qu'elle ne souffre pas elle-même.
Macbook n'est pas psychiatre, il ne peut malheureusement rien à tout cela (et "Dieu sait" s'il a tout tenté) et le juge prendra ses décisions en fonction du patrimoine et des ressources de chacun.
Arguer d'une personnalité malade, que ce soit histrionique ou autre, devant un juge risquerait à mon avis de porter davantage tort à Macbook qu'autre chose. Je n'ose imaginer les développements possibles de ce type de démarche assez hasardeuse.
Dans le meilleur des cas selon moi, cette tentative resterait lettre morte: les juges voient défiler tellement de cas, et il y a de telles horreurs dans certaines familles, à côté, le divorce de Macbook ne présente pas d'après ce que j'en sais de difficultés particulières, ce qui n'a rien à voir avec le fait qu'il soit éminemment douloureux à vivre.
Quant à ce qu'il s'est passé entre la personne qui a suivi l'ex-femme de Macbook et celle-ci, nul ne le sait. Et je pense qu'il est important de ne pas faire ce type de spéculations.
Voilà, j'espère n'avoir blessé personne, et je comprends votre désir d'apporter un éclairage supplémentaire qui vous a semblé nécessaire, guirlande. Je le partage. Mais je ne saurais qu'insister sur la prudence dont nous devons tous faire preuve, et moi la première, sur ce type de sujets.
Je vous souhaite à tous beaucoup de courage. Je vous embrasse.
Je comprends tout à fait votre désir d'aider, guirlande, et je respecte tout à fait votre désir de donner des pistes ainsi que votre point de vue. Mon intention n'est pas de vous blesser. Ce n'est peut-être pas à moi d'intervenir à ce sujet, et je te présente également mes excuses Macbook si j'outrepasse ma "zone d'intervention", et si d'une certaine façon je "réponds à ta place".
J'émets cependant de très fortes réserves sur le fait de proposer des pistes de diagnostic, en particulier un trouble de la personnalité, quel qu'il soit par ailleurs.
J'ai personnellement assez souvent croisé des cas de diagnostics très différents sur une même personne, atteinte de façon certaine d'un trouble grave et manifeste, et à l'heure actuelle, ces questions de diagnostic soulèvent de telles polémiques au sein des spécialistes, que je trouve assez hasardeux aujourd'hui que d'aller dans ce sens.
C'est vrai que la personnalité histrionique est un trouble relativement bien cerné et défini par rapport à d'autres (pour ceux qui ne connaissent pas, ce sont, en gros, les "bonnes vieilles" "hystériques" de Charcot et Freud, même si la classification a largement évolué depuis-"bonnes vieilles", ce n'est pas péjoratif, c'est juste que l'observation de ces malades est le point de départ de la psychanalyse européenne-)
Cependant je ne peux m'empêcher de trouver cela dangereux de proposer ce type de pistes à partir du récit qu'en a fait Macbook. Même les professionnels ne se risquent pas à ce type de spéculations (enfin, on va dire, un professionnel digne de ce nom, parce qu'y a aussi des charlatans et des incompétents).
Que chacun, et même les individus les plus "normaux", ait à un moment donné de sa vie, dans des périodes de remise en question, des difficultés avec l'image de soi et la perception de soi qui conduisent à des comportements inhabituels, provocants, que cette personne prenne des décisions soudaines et importantes, ou vive des moments de "dépression", ou devienne agressif, c'est une chose. Proposer un diagnostic en est une autre.
A la base, nous avons tous un "trouble narcissique", cela fait partie du processus d'individuation et de socialisation, c'est notamment ce qui donne nos défauts et nos qualités en tant qu'être humain, c'est ce qui donne notre caractère, notre "personnalité", justement.
A partir de la liste des symptômes de toute pathologie de la personnalité, il est donc très tentant et très aisé de trouver une pathologie déterminée pour toute personne, et j'ai envie de dire pour tout le monde.
Par ailleurs, que l'ex-femme de Mac book souffre d'une pathologie ou pas, chose sur laquelle seul un professionnel compétent l'ayant suffisamment suivi puisse se prononcer, cela ne change rien, me semble-t-il, à l'affaire.
Se faire soigner si elle est malade ne relève que de ses décisions à elle, elle ne présente aujourd'hui pas de troubles qui la rendent dangereuse pour les autres ou elle-même au point d'être contrainte par un tiers. Ce qui ne signifie pas qu'elle ne fasse pas souffrir ses proches, ni qu'elle ne souffre pas elle-même.
Macbook n'est pas psychiatre, il ne peut malheureusement rien à tout cela (et "Dieu sait" s'il a tout tenté) et le juge prendra ses décisions en fonction du patrimoine et des ressources de chacun.
Arguer d'une personnalité malade, que ce soit histrionique ou autre, devant un juge risquerait à mon avis de porter davantage tort à Macbook qu'autre chose. Je n'ose imaginer les développements possibles de ce type de démarche assez hasardeuse.
Dans le meilleur des cas selon moi, cette tentative resterait lettre morte: les juges voient défiler tellement de cas, et il y a de telles horreurs dans certaines familles, à côté, le divorce de Macbook ne présente pas d'après ce que j'en sais de difficultés particulières, ce qui n'a rien à voir avec le fait qu'il soit éminemment douloureux à vivre.
Quant à ce qu'il s'est passé entre la personne qui a suivi l'ex-femme de Macbook et celle-ci, nul ne le sait. Et je pense qu'il est important de ne pas faire ce type de spéculations.
Voilà, j'espère n'avoir blessé personne, et je comprends votre désir d'apporter un éclairage supplémentaire qui vous a semblé nécessaire, guirlande. Je le partage. Mais je ne saurais qu'insister sur la prudence dont nous devons tous faire preuve, et moi la première, sur ce type de sujets.
Je vous souhaite à tous beaucoup de courage. Je vous embrasse.
- Macbook
- Messages : 67
- Enregistré le : lundi 27 décembre 2010 14:42
Dépression de ma femme, mort de notre vie de famille...
Bonjour à tous, et en particulier à Guirlande. Bienvenue ici.
Tout d'abord merci d'avoir lu toutes ces pages, et de porter autant d'attention à mon histoire. Votre post tente d'expliquer ce qui arrive à mon ex-femme, met le nom d'une "maladie" sur son mal-être et son comportement, avance une explication rationnelle. C'est exactement ce que j'ai cherché à faire pendant des mois, j'ai retourné internet dans tous les sens, ai parlé à des médecins, j'ai essayé d'analyser tout ce qui pouvait l'être. Et surtout je me suis demandé pendant des mois si elle était "malade" (et qui indique qu'une guérison est possible) ou si elle était simplement devenue autre que ce qu'elle avait toujours été. Je n'avais jamais entendu parler du syndrome de l’histrion.
Je dois avouer (ne le prenez pas mal) que je ne me pose plus ces questions aujourd'hui, ou en tout cas beaucoup moins, et cela même si je n'ai jamais eu les réponses que j'attendais. Je n'ai pas compris tout ce qui s'est passé, elle encore moins j'ai l'impression (et ça ne l'intéresse pas de comprendre elle veut "avancer"). Je ne pourrai pas comprendre seul il faudrait pour ça qu'elle entreprenne une vraie thérapie et elle ne le veut pas. Et surtout je ne crois pas que ce soit aussi simple que je l'aurais espéré et qu'il suffise de trouver le bon nom de "maladie" pour expliquer l'ensemble (je caricature bien sûr). J'ai cependant lu les liens sur le syndrome de l'histrion, et je dois reconnaître que je ne la reconnais pas dans la description qui est faite des victimes de cette maladie, ni de quelqu'un qui voudrait forcément attirer l'attention des autres. Elle est mal dans sa peau et j'explique comme ça son besoin d'excentricité. Elle dit sans arrêt qu'elle se cherche et ne s'aime pas.
Concernant les pistes fournies, je suis assez d'accord sur certaines d'entre elles. Je pense bien être le transfert de ses problèmes oui, un punching-ball à bas prix, ça doit quelque part lui faire du bien de me faire du mal, ou tout du moins ça ne lui fait rien du tout. Concernant son psy je ne sais pas ce qui s'est réellement passé entre eux mais je doute beaucoup qu'ils soient ensemble à l'heure actuelle, on est heureux quand on est amoureux et elle est tout sauf heureuse. Concernant ma situation financière, elle va essayer d'en tirer le maximum et a encore confirmé dimanche qu'elle ne voulait absolument rien négocier. Ça m'obligera à vendre la maison, je ne vivrai plus de la même façon qu'avant (et je dois reconnaître sans rougir que j'aime le train de vie très confortable que j'ai depuis un moment - et surtout que je gagne par moi-même sans rien devoir à personne - , et que ça va beaucoup m'embêter d'en changer), mais je vivrai toujours beaucoup mieux que la plupart des gens je ne suis pas à plaindre dans l'absolu. C'est surtout pour les enfants que je suis inquiet, quitter la maison sera une épreuve de plus, ils n'ont pas besoin de ça. Je leur dis souvent ce que vous expliquez là, mais je n'emploie plus le mot "malade" à propos de leur maman depuis longtemps, je ne veux pas que comme moi il y a quelques mois ils attendent une "guérison", il n'y en aura pas. Au mieux elle sera plus heureuse et ils en bénéficieront mais elle ne sera jamais plus comme avant. Demander la garde des enfants est impossible si je ne peux pas montrer qu'elle est dangereuse, et elle n'est pas dangereuse, tout au plus très négligente parfois.
Quant à toi Mélina, nous sommes de vieux amis maintenant, alors pour la dernière fois tu ne t'excuses plus tu n'as jamais blessé personne ! Tu m'as beaucoup aidée, très souvent, tu peux être fière de toi, et je te donne le droit illimité de commenter tout ce qui me concerne ;o)
Quelques nouvelles tant que je suis là. L'heure est toujours à la procédure judiciaire. L'appel est toujours une option, mais il y a semble-t-il peu d'espoir que la somme soit révisée à la baisse. D'autant plus qu'elle n'a rien demandé pour elle et qu'elle pourrait le faire, ce ne serait pas forcément à mon avantage. Et même si je gagnais quelque chose en appel je risquerais de la voir vouloir se rattraper sur la prestation compensatoire lors du divorce (la dernière audience). Je suis cerné, coincé, il n'y a malheureusement pas grand chose à y faire. Je ne sais pas encore si je ferai appel ou pas du premier jugement.
La meilleure solution eut été qu'elle accepte par elle-même de réduire le montant, que nous arrivions à un accord équitable pour tout le monde, je lui ai fait des propositions honnêtes dans ce sens, mais bien sûr après avoir parlé à son avocat elle m'a dit qu'"ils ne feraient pas appel". Joliment dit non pour quelqu'un qui a obtenu une décision de justice très favorable ? Elle m'a annoncé ça dimanche soir au moment de l'échange des enfants, j'ai voulu discuter calmement avec elle, lui expliquer tout ce que ça signifiait et toutes les conséquences que ça avait pour moi et les enfants de devoir lui payer une somme pareille, mais elle a refusé de parler "parce que les avocats c'est fait pour ça". Elle a juste ajouté que si les enfants n'étaient pas bien c'était "à cause de moi", je ne sais pas concrètement pourquoi mais c'est sûrement encore une manière de se cacher. Elle a ajouté qu'elle trouvait très bien que je paie beaucoup parce que les nounous qu'elle doit engager lors de ses stages de nuit sont très chères et que c'est "à moi de les payer", je ne sais pas non plus pourquoi. Je n'étais pas bien dimanche soir, fatigué, triste de devoir quitter les enfants à nouveau pour une semaine, frustré par ce que je considère comme un vol, et mon jeune garçon pleurait toutes les larmes de son corps une fois de plus. J'ai très mal réagi et j'ai crié devant les enfants, je me suis mis devant leur mère pour qu'elle ne parte pas et qu'elle accepte de discuter, j'ai fermé la porte du garage pour qu'elle ne puisse pas sortir... Tout cela s'est passé très vite, j'ai vu que j'étais allé trop loin et les enfants m'ont vu très énervé et en pleurs, ils ont pleuré eux-aussi. J'ai ouvert la porte et elle est donc partie avec eux, mais depuis je m'en veux énormément d'avoir réagi comme ça. C'est contre-productif et surtout ça a fait de la peine aux enfants, il m'était arrivé une ou deux fois en avril-mai de ne pas réussir à me contrôler lorsqu'elle était trop méchante ou injuste, je m'en suis toujours voulu ensuite...
Nous sommes bien allés dans la semaine voir le pédopsychiatre avec mon fils, le "médecin des soucis". J'ai été présent pendant l'entretien, ça ne sera plus comme ça à l'avenir (ça me convient très bien). Le petit ne s'est pas beaucoup dévoilé, il a fait un peu le malin, a rit bien grassement, ... Il s'agissait d'une prise de contacts, le psy a montré qu'il connaissait tous les jouets à la mode du moment, ce qui a surpris le petit garçon et du coup le dialogue s'est très bien engagé entre eux. A propos de ses sentiments, il a dit que "la semaine chez maman il était heureux et triste, et chez papa il est aussi heureux et triste, mais qu'à la fin c'est toujours le triste qui gagne". C'est vraiment mignon comme il a dit ça, mais affreux à entendre pour le papa que je suis... Nous irons à nouveau après les fêtes, le psy pense que c'est nécessaire.
Nous avons parlé deux minutes de la séance du bonhomme avec sa maman, elle m'a encore dit trouver ça inutile, qu'elle n'irait pas parce qu'elle n'en a pas le temps, que c'est mon problème. Tout ça devant lui bien sûr... Mon grand garçon qui a bientôt 9 ans m'a dit que maman pleurait beaucoup à la maison, qu'elle allait toujours s'enfermer dans le bureau "pour téléphoner". Il a ajouté qu'il savait bien que maman n'allait pas téléphoner mais qu'elle allait pleurer. Le pauvre était tout triste pour sa maman. Elle n'est vraiment pas bien, toujours pas, et il est loin le temps où elle disait qu'une fois partie "elle serait heureuse et que du coup les enfants le seraient aussi". Mais je ne comprends toujours pas pourquoi le fait d'être malheureuse comme ça ne la rend pas un peu plus gentille avec moi. Je serais ravie de lui rendre service si je le peux, d'avoir des relations apaisées avec elle comme il y a quelques semaines, ça doit bien lui faire du bien à elle-aussi. Mais au lieu de ça elle préfère être ignoble et injuste, et s'isoler encore plus (son père et quelques amis communs avec qui elle avait encore contact prennent très très mal qu'elle cherche à me prendre autant d'argent et que ça nous pousse dehors de la maison). Je trouve que réussir à divorcer sans frustrer personne, que nous puissions garder des relations cordiales, vaut de perdre un peu d'argent. Un accord équitable dans lequel personne n'est frustré serait la meilleure solution, mais actuellement - et sans doute poussée en ce sens par son avocat - elle cherche à en obtenir le maximum d'argent et le reste ne compte pas. C'est une erreur je pense, nous allons nous voir encore pendant 15 ou 20 ans, nous avons des enfants en commun, ce serait tellement plus agréable pour tout le monde...
Voilà c'est tout pour ce soir, suite au prochain épisode. Je vous souhaite à tous de bonnes fêtes, ce sera en tout cas mon premier Noël sans mes enfants, ça va être bizarre. Je fêterai à nouveau Noël avec eux la semaine prochaine quand ils seront à nouveau avec moi.
Je vous embrasse.
Tout d'abord merci d'avoir lu toutes ces pages, et de porter autant d'attention à mon histoire. Votre post tente d'expliquer ce qui arrive à mon ex-femme, met le nom d'une "maladie" sur son mal-être et son comportement, avance une explication rationnelle. C'est exactement ce que j'ai cherché à faire pendant des mois, j'ai retourné internet dans tous les sens, ai parlé à des médecins, j'ai essayé d'analyser tout ce qui pouvait l'être. Et surtout je me suis demandé pendant des mois si elle était "malade" (et qui indique qu'une guérison est possible) ou si elle était simplement devenue autre que ce qu'elle avait toujours été. Je n'avais jamais entendu parler du syndrome de l’histrion.
Je dois avouer (ne le prenez pas mal) que je ne me pose plus ces questions aujourd'hui, ou en tout cas beaucoup moins, et cela même si je n'ai jamais eu les réponses que j'attendais. Je n'ai pas compris tout ce qui s'est passé, elle encore moins j'ai l'impression (et ça ne l'intéresse pas de comprendre elle veut "avancer"). Je ne pourrai pas comprendre seul il faudrait pour ça qu'elle entreprenne une vraie thérapie et elle ne le veut pas. Et surtout je ne crois pas que ce soit aussi simple que je l'aurais espéré et qu'il suffise de trouver le bon nom de "maladie" pour expliquer l'ensemble (je caricature bien sûr). J'ai cependant lu les liens sur le syndrome de l'histrion, et je dois reconnaître que je ne la reconnais pas dans la description qui est faite des victimes de cette maladie, ni de quelqu'un qui voudrait forcément attirer l'attention des autres. Elle est mal dans sa peau et j'explique comme ça son besoin d'excentricité. Elle dit sans arrêt qu'elle se cherche et ne s'aime pas.
Concernant les pistes fournies, je suis assez d'accord sur certaines d'entre elles. Je pense bien être le transfert de ses problèmes oui, un punching-ball à bas prix, ça doit quelque part lui faire du bien de me faire du mal, ou tout du moins ça ne lui fait rien du tout. Concernant son psy je ne sais pas ce qui s'est réellement passé entre eux mais je doute beaucoup qu'ils soient ensemble à l'heure actuelle, on est heureux quand on est amoureux et elle est tout sauf heureuse. Concernant ma situation financière, elle va essayer d'en tirer le maximum et a encore confirmé dimanche qu'elle ne voulait absolument rien négocier. Ça m'obligera à vendre la maison, je ne vivrai plus de la même façon qu'avant (et je dois reconnaître sans rougir que j'aime le train de vie très confortable que j'ai depuis un moment - et surtout que je gagne par moi-même sans rien devoir à personne - , et que ça va beaucoup m'embêter d'en changer), mais je vivrai toujours beaucoup mieux que la plupart des gens je ne suis pas à plaindre dans l'absolu. C'est surtout pour les enfants que je suis inquiet, quitter la maison sera une épreuve de plus, ils n'ont pas besoin de ça. Je leur dis souvent ce que vous expliquez là, mais je n'emploie plus le mot "malade" à propos de leur maman depuis longtemps, je ne veux pas que comme moi il y a quelques mois ils attendent une "guérison", il n'y en aura pas. Au mieux elle sera plus heureuse et ils en bénéficieront mais elle ne sera jamais plus comme avant. Demander la garde des enfants est impossible si je ne peux pas montrer qu'elle est dangereuse, et elle n'est pas dangereuse, tout au plus très négligente parfois.
Quant à toi Mélina, nous sommes de vieux amis maintenant, alors pour la dernière fois tu ne t'excuses plus tu n'as jamais blessé personne ! Tu m'as beaucoup aidée, très souvent, tu peux être fière de toi, et je te donne le droit illimité de commenter tout ce qui me concerne ;o)
Quelques nouvelles tant que je suis là. L'heure est toujours à la procédure judiciaire. L'appel est toujours une option, mais il y a semble-t-il peu d'espoir que la somme soit révisée à la baisse. D'autant plus qu'elle n'a rien demandé pour elle et qu'elle pourrait le faire, ce ne serait pas forcément à mon avantage. Et même si je gagnais quelque chose en appel je risquerais de la voir vouloir se rattraper sur la prestation compensatoire lors du divorce (la dernière audience). Je suis cerné, coincé, il n'y a malheureusement pas grand chose à y faire. Je ne sais pas encore si je ferai appel ou pas du premier jugement.
La meilleure solution eut été qu'elle accepte par elle-même de réduire le montant, que nous arrivions à un accord équitable pour tout le monde, je lui ai fait des propositions honnêtes dans ce sens, mais bien sûr après avoir parlé à son avocat elle m'a dit qu'"ils ne feraient pas appel". Joliment dit non pour quelqu'un qui a obtenu une décision de justice très favorable ? Elle m'a annoncé ça dimanche soir au moment de l'échange des enfants, j'ai voulu discuter calmement avec elle, lui expliquer tout ce que ça signifiait et toutes les conséquences que ça avait pour moi et les enfants de devoir lui payer une somme pareille, mais elle a refusé de parler "parce que les avocats c'est fait pour ça". Elle a juste ajouté que si les enfants n'étaient pas bien c'était "à cause de moi", je ne sais pas concrètement pourquoi mais c'est sûrement encore une manière de se cacher. Elle a ajouté qu'elle trouvait très bien que je paie beaucoup parce que les nounous qu'elle doit engager lors de ses stages de nuit sont très chères et que c'est "à moi de les payer", je ne sais pas non plus pourquoi. Je n'étais pas bien dimanche soir, fatigué, triste de devoir quitter les enfants à nouveau pour une semaine, frustré par ce que je considère comme un vol, et mon jeune garçon pleurait toutes les larmes de son corps une fois de plus. J'ai très mal réagi et j'ai crié devant les enfants, je me suis mis devant leur mère pour qu'elle ne parte pas et qu'elle accepte de discuter, j'ai fermé la porte du garage pour qu'elle ne puisse pas sortir... Tout cela s'est passé très vite, j'ai vu que j'étais allé trop loin et les enfants m'ont vu très énervé et en pleurs, ils ont pleuré eux-aussi. J'ai ouvert la porte et elle est donc partie avec eux, mais depuis je m'en veux énormément d'avoir réagi comme ça. C'est contre-productif et surtout ça a fait de la peine aux enfants, il m'était arrivé une ou deux fois en avril-mai de ne pas réussir à me contrôler lorsqu'elle était trop méchante ou injuste, je m'en suis toujours voulu ensuite...
Nous sommes bien allés dans la semaine voir le pédopsychiatre avec mon fils, le "médecin des soucis". J'ai été présent pendant l'entretien, ça ne sera plus comme ça à l'avenir (ça me convient très bien). Le petit ne s'est pas beaucoup dévoilé, il a fait un peu le malin, a rit bien grassement, ... Il s'agissait d'une prise de contacts, le psy a montré qu'il connaissait tous les jouets à la mode du moment, ce qui a surpris le petit garçon et du coup le dialogue s'est très bien engagé entre eux. A propos de ses sentiments, il a dit que "la semaine chez maman il était heureux et triste, et chez papa il est aussi heureux et triste, mais qu'à la fin c'est toujours le triste qui gagne". C'est vraiment mignon comme il a dit ça, mais affreux à entendre pour le papa que je suis... Nous irons à nouveau après les fêtes, le psy pense que c'est nécessaire.
Nous avons parlé deux minutes de la séance du bonhomme avec sa maman, elle m'a encore dit trouver ça inutile, qu'elle n'irait pas parce qu'elle n'en a pas le temps, que c'est mon problème. Tout ça devant lui bien sûr... Mon grand garçon qui a bientôt 9 ans m'a dit que maman pleurait beaucoup à la maison, qu'elle allait toujours s'enfermer dans le bureau "pour téléphoner". Il a ajouté qu'il savait bien que maman n'allait pas téléphoner mais qu'elle allait pleurer. Le pauvre était tout triste pour sa maman. Elle n'est vraiment pas bien, toujours pas, et il est loin le temps où elle disait qu'une fois partie "elle serait heureuse et que du coup les enfants le seraient aussi". Mais je ne comprends toujours pas pourquoi le fait d'être malheureuse comme ça ne la rend pas un peu plus gentille avec moi. Je serais ravie de lui rendre service si je le peux, d'avoir des relations apaisées avec elle comme il y a quelques semaines, ça doit bien lui faire du bien à elle-aussi. Mais au lieu de ça elle préfère être ignoble et injuste, et s'isoler encore plus (son père et quelques amis communs avec qui elle avait encore contact prennent très très mal qu'elle cherche à me prendre autant d'argent et que ça nous pousse dehors de la maison). Je trouve que réussir à divorcer sans frustrer personne, que nous puissions garder des relations cordiales, vaut de perdre un peu d'argent. Un accord équitable dans lequel personne n'est frustré serait la meilleure solution, mais actuellement - et sans doute poussée en ce sens par son avocat - elle cherche à en obtenir le maximum d'argent et le reste ne compte pas. C'est une erreur je pense, nous allons nous voir encore pendant 15 ou 20 ans, nous avons des enfants en commun, ce serait tellement plus agréable pour tout le monde...
Voilà c'est tout pour ce soir, suite au prochain épisode. Je vous souhaite à tous de bonnes fêtes, ce sera en tout cas mon premier Noël sans mes enfants, ça va être bizarre. Je fêterai à nouveau Noël avec eux la semaine prochaine quand ils seront à nouveau avec moi.
Je vous embrasse.
- Mélina
- Messages : 440
- Enregistré le : mardi 01 février 2011 21:08
Dépression de ma femme, mort de notre vie de famille...
Bonsoir à tous,
(Ouai... t'as raison, Macbook, faut qu' j'arrête de m'excuser de penser ce que je pense. Ca va être ma résolution de l'année 2012, on va dire, le temps que je m'y "prépare psychologiquement"...)
Vraiment désolée de lire ce qu'il s'est passé avec tes enfants. Ce type de moments est malheureusement souvent inévitable, mais je conçois bien à quel point tu dois t'en vouloir d'être sorti de tes gonds devant tes enfants. Je sais que ce genre de choses est difficile à se pardonner à soi-même. Malheureusement parfois, et heureusement d'autres fois, chacun a ses limites, et il est important de les connaître aussi. Le chagrin et la souffrance ne peuvent pas toujours se contrôler.
En as-tu parlé à tes enfants? Leur as-tu dit que tu étais désolé, que tu leur demandais pardon de leur avoir fait peur, de les avoir fait souffrir? Leur as-tu dit que tu ferais tout pour que ça n'arrive plus, que tu regrettais? Je sais que cela n'effacera pas ce qui a eu lieu. Mais ça leur montrera au moins que tu te rends compte de ce que cela a pu provoquer chez eux, cela montrera que si tu as perdu ton sang-froid, tu l'as maintenant retrouvé. Ca peut les rassurer.
La prise de contact entre ton fils et le pédopsy semble s'être bien déroulée, c'est déjà une bonne chose.
Quant à la réaction de ta femme à ce sujet, j'ai envie de dire, comme pour beaucoup de choses d'ailleurs: j'espère que vous pourrez à nouveau en parler quand elle aura "retoucher terre". Je ne la juge pas, d'après ce que tu racontes, elle traverse elle-même une période de souffrance importante, mais il reste que cela doit être d'autant plus difficile pour toi d'une part de raison garder, d'autre part de préserver le plus possible vos enfants.
Sans doute elle affronte des choses aujourd'hui lourdes pour elle. Elle est, semble-t-il, dans une telle confusion vis à vis d'elle-même, de toi, de votre passé et du présent qu'elle risque d'être agressive longtemps, tout au moins assez fluctuante dans vos rapports. De ce point de vue, peut-être qu'une fois que la procédure sera terminée, elle sera un peu plus posée, en tout cas je l'espère. Rien ne dit en tout cas qu'à l'avenir, elle ne retrouvera pas davantage ses esprits, en tout cas un minimum de lucidité et de calme. En attendant, il est important que tu puisses te préserver et préserver tes enfants le mieux possible, mais cela tu le sais.
Je comprends enfin que son comportement aujourd'hui puisse te sembler aberrant et blessant au regard de ce que vous avez vécu et partagé ensemble, et au regard de l'image que tu avais d'elle.
Quant à la procédure elle-même, je ne suis pas avocate, ni même juriste, mais c'est bien à la prestation compensatoire que je pensais lorsque je te parlais d'évaluer la pension alimentaire au regard de l'ensemble de votre patrimoine commun, de la baisse du niveau de vie de ta femme consécutive au divorce, et partant, de la prestation compensatoire. Parce que je connais bien des cas où la prestation compensatoire a été "sanglante", si je peux me permettre. Malgré des pensions alimentaires tout à fait correctes par ailleurs. Mais c'est la loi française que de considérer que le divorce ne doit pas être préjudiciable à celui des deux qui a le moins de revenus, même si c'est lui qui est à l'initiative du divorce.
Il me semble cependant tout à fait légitime que tu tiennes à garder le confort qui est le tien, il me semble tout à fait légitime que tu tiennes à ne pas subir outre mesure les décisions de ta femme. J'espère surtout que le juge ne prendra pas de décisions qui t'abattent davantage moralement.
Reste le fait de digérer la perte de la maison, pour toi, pour tes enfants. Et je me doute bien que cela ne sera pas chose facile: une perte de repères évidemment pour les enfants mais pour toi aussi. Avec sans doute un temps d'adaptation qui sera long pour tout le monde, comme sera sans doute longue l'adaptation à un nouveau mode de vie avec des parents divorcés pour les enfants.
Il me semble que je t'en avais déjà parlé, la première fois que la nécessité de te séparer de ta maison avait été évoquée: tu peux aussi apprendre à le voir comme une façon de démarrer quelque chose de nouveau avec tes enfants. Mais peut-être est-ce un peu tôt pour te parler de ce genre de choses. Car je conçois bien qu'au-delà de la perte du bien, c'est aussi la matérialisation de votre divorce, avec la nécessité matérielle de laisser partir ce passé, la preuve matérielle que cette période-là de votre existence est révolue, même si nul ne connaît l'avenir par ailleurs.
Quand tu dis que tu seras seul pour Noël: tu seras complètement seul ou bien avec tes proches mais sans les enfants?
J'espère que tu seras au moins avec tes proches. Je sais, c'est une piètre consolation, et ce sera sans doute douloureux ce premier Noël depuis votre séparation avec ta femme, et pour tes enfants cela risque aussi d'être assez violent au point de vue émotionnel (j'étais personnellement déjà grande au premier Noël sans mon père, mais c'était quand même bien douloureux), mais il vaut quand même mieux si c'est possible que tu ne sois pas entièrement seul.
Je m'arrête pour ce soir, en demandant de vos nouvelles, Sergio, Des...espoirs, Espérance, où en êtes-vous? Comment allez-vous?
Je vous souhaite à tous beaucoup de courage. Je vous embrasse.
(Ouai... t'as raison, Macbook, faut qu' j'arrête de m'excuser de penser ce que je pense. Ca va être ma résolution de l'année 2012, on va dire, le temps que je m'y "prépare psychologiquement"...)
Vraiment désolée de lire ce qu'il s'est passé avec tes enfants. Ce type de moments est malheureusement souvent inévitable, mais je conçois bien à quel point tu dois t'en vouloir d'être sorti de tes gonds devant tes enfants. Je sais que ce genre de choses est difficile à se pardonner à soi-même. Malheureusement parfois, et heureusement d'autres fois, chacun a ses limites, et il est important de les connaître aussi. Le chagrin et la souffrance ne peuvent pas toujours se contrôler.
En as-tu parlé à tes enfants? Leur as-tu dit que tu étais désolé, que tu leur demandais pardon de leur avoir fait peur, de les avoir fait souffrir? Leur as-tu dit que tu ferais tout pour que ça n'arrive plus, que tu regrettais? Je sais que cela n'effacera pas ce qui a eu lieu. Mais ça leur montrera au moins que tu te rends compte de ce que cela a pu provoquer chez eux, cela montrera que si tu as perdu ton sang-froid, tu l'as maintenant retrouvé. Ca peut les rassurer.
La prise de contact entre ton fils et le pédopsy semble s'être bien déroulée, c'est déjà une bonne chose.
Quant à la réaction de ta femme à ce sujet, j'ai envie de dire, comme pour beaucoup de choses d'ailleurs: j'espère que vous pourrez à nouveau en parler quand elle aura "retoucher terre". Je ne la juge pas, d'après ce que tu racontes, elle traverse elle-même une période de souffrance importante, mais il reste que cela doit être d'autant plus difficile pour toi d'une part de raison garder, d'autre part de préserver le plus possible vos enfants.
Sans doute elle affronte des choses aujourd'hui lourdes pour elle. Elle est, semble-t-il, dans une telle confusion vis à vis d'elle-même, de toi, de votre passé et du présent qu'elle risque d'être agressive longtemps, tout au moins assez fluctuante dans vos rapports. De ce point de vue, peut-être qu'une fois que la procédure sera terminée, elle sera un peu plus posée, en tout cas je l'espère. Rien ne dit en tout cas qu'à l'avenir, elle ne retrouvera pas davantage ses esprits, en tout cas un minimum de lucidité et de calme. En attendant, il est important que tu puisses te préserver et préserver tes enfants le mieux possible, mais cela tu le sais.
Je comprends enfin que son comportement aujourd'hui puisse te sembler aberrant et blessant au regard de ce que vous avez vécu et partagé ensemble, et au regard de l'image que tu avais d'elle.
Quant à la procédure elle-même, je ne suis pas avocate, ni même juriste, mais c'est bien à la prestation compensatoire que je pensais lorsque je te parlais d'évaluer la pension alimentaire au regard de l'ensemble de votre patrimoine commun, de la baisse du niveau de vie de ta femme consécutive au divorce, et partant, de la prestation compensatoire. Parce que je connais bien des cas où la prestation compensatoire a été "sanglante", si je peux me permettre. Malgré des pensions alimentaires tout à fait correctes par ailleurs. Mais c'est la loi française que de considérer que le divorce ne doit pas être préjudiciable à celui des deux qui a le moins de revenus, même si c'est lui qui est à l'initiative du divorce.
Il me semble cependant tout à fait légitime que tu tiennes à garder le confort qui est le tien, il me semble tout à fait légitime que tu tiennes à ne pas subir outre mesure les décisions de ta femme. J'espère surtout que le juge ne prendra pas de décisions qui t'abattent davantage moralement.
Reste le fait de digérer la perte de la maison, pour toi, pour tes enfants. Et je me doute bien que cela ne sera pas chose facile: une perte de repères évidemment pour les enfants mais pour toi aussi. Avec sans doute un temps d'adaptation qui sera long pour tout le monde, comme sera sans doute longue l'adaptation à un nouveau mode de vie avec des parents divorcés pour les enfants.
Il me semble que je t'en avais déjà parlé, la première fois que la nécessité de te séparer de ta maison avait été évoquée: tu peux aussi apprendre à le voir comme une façon de démarrer quelque chose de nouveau avec tes enfants. Mais peut-être est-ce un peu tôt pour te parler de ce genre de choses. Car je conçois bien qu'au-delà de la perte du bien, c'est aussi la matérialisation de votre divorce, avec la nécessité matérielle de laisser partir ce passé, la preuve matérielle que cette période-là de votre existence est révolue, même si nul ne connaît l'avenir par ailleurs.
Quand tu dis que tu seras seul pour Noël: tu seras complètement seul ou bien avec tes proches mais sans les enfants?
J'espère que tu seras au moins avec tes proches. Je sais, c'est une piètre consolation, et ce sera sans doute douloureux ce premier Noël depuis votre séparation avec ta femme, et pour tes enfants cela risque aussi d'être assez violent au point de vue émotionnel (j'étais personnellement déjà grande au premier Noël sans mon père, mais c'était quand même bien douloureux), mais il vaut quand même mieux si c'est possible que tu ne sois pas entièrement seul.
Je m'arrête pour ce soir, en demandant de vos nouvelles, Sergio, Des...espoirs, Espérance, où en êtes-vous? Comment allez-vous?
Je vous souhaite à tous beaucoup de courage. Je vous embrasse.
- des... espoirs
- Messages : 48
- Enregistré le : lundi 11 juillet 2011 10:50
Dépression de ma femme, mort de notre vie de famille...
Mac Book, le soir de Noêl, à 21h, je vais allumer une bougie en pensant trés fort à toi et en t'envoyant toutes mes pensées je sais que ca n'est pas grand chose, mais de mon petit pays du soleil, sache que je penserai à toi et si nous avions le droit de donner nos adresses dans ce forum je t'aurai inviter sans hésitations car s'il y a bien une chose que j'ai apprise de ces histoires de divorce, c'est qu'à mesure que la famille se désintègre une autre "communauté" se construit, celle des amis, des personnes qui partagent avec nous ces moments si desespérant et si injustes !
Ton ex est à mes yeux inexcusable de faire ce qu'elle fait et je trouve que tu as été bien patient, bien gentleman de rester calme, de garder le contrôle sur tes émotions avec toutes les galères qu'elle te fait endurer. Si tu as craqué, et que tu l'as fait devant tes enfants c'est que tu ne pouvais faire autrement et je suis certaine que tes enfants ne t'en tiendront pas rigueur car les enfants savent, ressentent profondément la vérité, la justesse des sentiments et des actes. Alors oui, leur parler, leur expliquer que tu regrette d'avoir craqué devant eux, mais ne t'en veux pas plus que ca, d'autres hommes auraient depuis longtemps jeté l'éponge et développé encore plus, beaucoup plus d'agressivité.
Si tu dois perdre la maison, alors tu dois te projeter rapidement dans l'avenir, évalue ce qui te restera et le budget dont tu disposeras pour te lancer dans un nouvel achat dans lequel tu pourras impliquer les enfants. Ce sera votre projet commun de vie, d'avenir, tu le sais je suis de plus en plus croyante, et je me dis que tout ce qui nous arrive trouvera sa justification un jour, c'est une histoire de "mektoub" ( ce ki est écrit) et nous ne pouvons y changer grand chose. Ce qui ne veut pas dire que nous ne devons rien faire, tenter, se battre mais en gardant à l'esprit que sur une optique de 10 ans, les choses prendront beaucoup moins d'importance qu'on ne n'en a accordé sur le moment....
La solution est en toi, et non en une hypothétique prise de conscience de ton ex que ce qu'elle fait est malhonnête et injuste... Crois moi, tout cet argent, résultat notamment de la vente de votre maison ne la rendra pas plus heureuse, à la limite cela ne fera qu'accentuer sa culpabilité. Du courage Mac Book,
De mon côté et bien je continue dans le cauchemard, nous avions une audience hier, ( nous avons attendu plus d'une heure avant de passer et lui se cachait dans un coin pour que je ne le vois pas...)dans laquelle il a fait dire par son avocat que cela faisait 8 ans que nous n'avions plus du tout de vie commune et que cela ne servait à rien de reporter la décision du divorce, il a dit aussi que cela faisait 2 mois que j'avais abandonné le domicile conjugal ( je me demande dans ce cas avec qui vit mon fils ???) ce qui est le comble et puis la séance a été reporté et lui a littéralmement courru pour fuir la salle et éviter toute confrontation avec moi ( quel courage...) je suis sortie de là effondrée par tant de malhonneteté et d'agressivité, envie de baisser les bras puis me suis reprise un peu, sauf que maintenant rebelote, pas faim et dormir même avec des somnifères relève de mission impossible. Ce mec est un démon et je me dis que maintenant qu'il n'a plus à se cacher il se montre tel qu'il est ( c'est comme les égouts, ca remonte...). je ne sais pas quelle sera l'issue de cette procédure, et surtout je me demande comment les années futures vont se dérouler avec lui puisqu'il va bien falloir continuer à être un minimum en contact vu notre petit...Je me pose sans cesse la question du pourquoi et du comment il réfléchit mais bien sur je n'ai pas de réponse, puisqu'il fait ses saloperies et se cache derrière son avocat. Il est celui qui a tout mal fait, le fautif et c'est pourtant lui qui attaque et se veut le rôle de la victime qui a ( selon ce qui est écrit sur les motifs du divorce qu'il demande) vécu un véritable enfer avec sa femme laquelle n'a rempli aucun de ses rôles d'épouse etc.... Exactement ce que j'aurai pu écrire le concernant !
Mon petit va comme il peut, son Père a encore annulé sa visite cette semaine mais il n'en a pas fait "un fromage" je ne sais pas s'il a réagit comme cela car "il se fait une raison" ou s'il a voulu en minimiser l'impact à mes yeux par fierté.
Cet homme est un cauchemard, ma punition sur terre et j'ai hate d'en être débarrassé sur les papiers au moins, à quel prix ? Ca je ne le sais pas...
Bonnes fêtes à tous !
Ton ex est à mes yeux inexcusable de faire ce qu'elle fait et je trouve que tu as été bien patient, bien gentleman de rester calme, de garder le contrôle sur tes émotions avec toutes les galères qu'elle te fait endurer. Si tu as craqué, et que tu l'as fait devant tes enfants c'est que tu ne pouvais faire autrement et je suis certaine que tes enfants ne t'en tiendront pas rigueur car les enfants savent, ressentent profondément la vérité, la justesse des sentiments et des actes. Alors oui, leur parler, leur expliquer que tu regrette d'avoir craqué devant eux, mais ne t'en veux pas plus que ca, d'autres hommes auraient depuis longtemps jeté l'éponge et développé encore plus, beaucoup plus d'agressivité.
Si tu dois perdre la maison, alors tu dois te projeter rapidement dans l'avenir, évalue ce qui te restera et le budget dont tu disposeras pour te lancer dans un nouvel achat dans lequel tu pourras impliquer les enfants. Ce sera votre projet commun de vie, d'avenir, tu le sais je suis de plus en plus croyante, et je me dis que tout ce qui nous arrive trouvera sa justification un jour, c'est une histoire de "mektoub" ( ce ki est écrit) et nous ne pouvons y changer grand chose. Ce qui ne veut pas dire que nous ne devons rien faire, tenter, se battre mais en gardant à l'esprit que sur une optique de 10 ans, les choses prendront beaucoup moins d'importance qu'on ne n'en a accordé sur le moment....
La solution est en toi, et non en une hypothétique prise de conscience de ton ex que ce qu'elle fait est malhonnête et injuste... Crois moi, tout cet argent, résultat notamment de la vente de votre maison ne la rendra pas plus heureuse, à la limite cela ne fera qu'accentuer sa culpabilité. Du courage Mac Book,
De mon côté et bien je continue dans le cauchemard, nous avions une audience hier, ( nous avons attendu plus d'une heure avant de passer et lui se cachait dans un coin pour que je ne le vois pas...)dans laquelle il a fait dire par son avocat que cela faisait 8 ans que nous n'avions plus du tout de vie commune et que cela ne servait à rien de reporter la décision du divorce, il a dit aussi que cela faisait 2 mois que j'avais abandonné le domicile conjugal ( je me demande dans ce cas avec qui vit mon fils ???) ce qui est le comble et puis la séance a été reporté et lui a littéralmement courru pour fuir la salle et éviter toute confrontation avec moi ( quel courage...) je suis sortie de là effondrée par tant de malhonneteté et d'agressivité, envie de baisser les bras puis me suis reprise un peu, sauf que maintenant rebelote, pas faim et dormir même avec des somnifères relève de mission impossible. Ce mec est un démon et je me dis que maintenant qu'il n'a plus à se cacher il se montre tel qu'il est ( c'est comme les égouts, ca remonte...). je ne sais pas quelle sera l'issue de cette procédure, et surtout je me demande comment les années futures vont se dérouler avec lui puisqu'il va bien falloir continuer à être un minimum en contact vu notre petit...Je me pose sans cesse la question du pourquoi et du comment il réfléchit mais bien sur je n'ai pas de réponse, puisqu'il fait ses saloperies et se cache derrière son avocat. Il est celui qui a tout mal fait, le fautif et c'est pourtant lui qui attaque et se veut le rôle de la victime qui a ( selon ce qui est écrit sur les motifs du divorce qu'il demande) vécu un véritable enfer avec sa femme laquelle n'a rempli aucun de ses rôles d'épouse etc.... Exactement ce que j'aurai pu écrire le concernant !
Mon petit va comme il peut, son Père a encore annulé sa visite cette semaine mais il n'en a pas fait "un fromage" je ne sais pas s'il a réagit comme cela car "il se fait une raison" ou s'il a voulu en minimiser l'impact à mes yeux par fierté.
Cet homme est un cauchemard, ma punition sur terre et j'ai hate d'en être débarrassé sur les papiers au moins, à quel prix ? Ca je ne le sais pas...
Bonnes fêtes à tous !
- Macbook
- Messages : 67
- Enregistré le : lundi 27 décembre 2010 14:42
Dépression de ma femme, mort de notre vie de famille...
Coucou tout le monde,
Je suis au boulot, je viens de faire 5 minutes de pause pour lire vos réponses et je m'aperçois que j'ai du mal m'exprimer et que je vous ai inquiétés. Je prends donc 10 minutes supplémentaires pour vous répondre. Non je ne serai pas tout seul à Noël, ne vous inquiétez pas ! Ma maman habite dans la même ville que moi, et mon frère viendra de Paris pour les fêtes. Mais merci pour la bougie des...espoirs ça me touche, je penserai à vous moi-aussi promis. Ça va d'ailleurs faire un an que j'avais commencé ce post, c'était entre Noël et Nouvel-An l'an dernier, je me souviens m'être dit à ce moment-là que j'aimerais savoir où nous en serions dans un an. Ben là je me demande aussi où j'en serai dans un an, et vous aussi je suppose. Je ressens aussi ce que tu dis des...espoirs, une autre communauté naît de tous ces problèmes (il y en a une ici notamment), je l'ai souvent dit je suis très entouré j'ai beaucoup de chance, j'espère que c'est la même chose pour chacun d'entre vous.
Je n'ai pas parlé à mes enfants non, la "scène" s'est passée au moment de leur départ pour passer la semaine chez maman et nous ne nous appelons malheureusement pas dans la semaine. Mais je le ferai, c'est sûr, et je leur présenterai des excuses. Je leur dirai que c'est difficile pour moi et que bien qu'étant leur papa je ne suis pour autant pas parfait (loin de là). J'ai hâte de les revoir, ils m'ont manqué cette semaine, vivement dimanche.
Concernant la procédure, je n'ai toujours pas été notifié par huissier du jugement de la conciliation et donc le délai de 15 jours pour faire appel n'a pas commencé. D'après mon avocat rien ne se passera probablement avant janvier, ce qui va permettre de passer les fêtes en essayant de penser à autre chose: des activités avec les enfants, prendre le temps de discuter avec eux, de nous retrouver et j'espère d'avoir le sentiment d'être à nouveau une famille même si maman n'est plus là. Je suis en congé toute la semaine prochaine. Tu as raison des...espoirs tout ce malheur se diluera dans le temps, et ce n'est pas de l'argent qui va la combler de bonheur. Mais de mon côté j'aime cette maison et ça me fera du mal de la quitter.
Ton homme est décidément quelqu'un de courageux des...espoirs. Ma femme m'avait aussi fui du regard lors de l'attente au tribunal, puis de l'audience. Mais à la fin elle était tout de même venue me parler. Tu te poses la même question que moi: nous devrons encore nous voir donc à quoi ça sert de se faire la guerre comme ça ? Ce serait tellement plus intelligent de régler les choses de manière à ne frustrer personne, il y a forcément un terrain d'entente. Mais pour ça il ne faut pas se cacher derrière des procédures et des avocats, il faut discuter et avoir envie de voir les problèmes se résoudre. Ton ex n'en est pas là et la mienne non plus malheureusement... Il fuit visiblement ses responsabilités, tout est de ta faute, le pauvre petit n'a rien fait. Ça me rappelle quelqu'un... Je me souviens qu'elle m'avait dit avant de partir en juin qu'elle avait la conscience tranquille, que son psy lui avait dit que "dans la vie on peut tout faire, il faut par contre assumer ses choix et leurs conséquences", et donc elle allait assumer. Les faits ont montré qu'elle n'assumait rien du tout, qu'elle se cachait toujours derrière quelque chose ou quelqu'un. Apparemment ton ex réagit de la même façon et c'est très difficile à accepter. J'espère que tu pourras passer de bonnes fêtes avec ton petit malgré tout.
Bon je retourne à mon travail, nous sommes le 22 décembre et je ne suis pas le plus motivé du monde pour travailler mais il faut bien un peu quand même.
Bises à vous tous.
Je suis au boulot, je viens de faire 5 minutes de pause pour lire vos réponses et je m'aperçois que j'ai du mal m'exprimer et que je vous ai inquiétés. Je prends donc 10 minutes supplémentaires pour vous répondre. Non je ne serai pas tout seul à Noël, ne vous inquiétez pas ! Ma maman habite dans la même ville que moi, et mon frère viendra de Paris pour les fêtes. Mais merci pour la bougie des...espoirs ça me touche, je penserai à vous moi-aussi promis. Ça va d'ailleurs faire un an que j'avais commencé ce post, c'était entre Noël et Nouvel-An l'an dernier, je me souviens m'être dit à ce moment-là que j'aimerais savoir où nous en serions dans un an. Ben là je me demande aussi où j'en serai dans un an, et vous aussi je suppose. Je ressens aussi ce que tu dis des...espoirs, une autre communauté naît de tous ces problèmes (il y en a une ici notamment), je l'ai souvent dit je suis très entouré j'ai beaucoup de chance, j'espère que c'est la même chose pour chacun d'entre vous.
Je n'ai pas parlé à mes enfants non, la "scène" s'est passée au moment de leur départ pour passer la semaine chez maman et nous ne nous appelons malheureusement pas dans la semaine. Mais je le ferai, c'est sûr, et je leur présenterai des excuses. Je leur dirai que c'est difficile pour moi et que bien qu'étant leur papa je ne suis pour autant pas parfait (loin de là). J'ai hâte de les revoir, ils m'ont manqué cette semaine, vivement dimanche.
Concernant la procédure, je n'ai toujours pas été notifié par huissier du jugement de la conciliation et donc le délai de 15 jours pour faire appel n'a pas commencé. D'après mon avocat rien ne se passera probablement avant janvier, ce qui va permettre de passer les fêtes en essayant de penser à autre chose: des activités avec les enfants, prendre le temps de discuter avec eux, de nous retrouver et j'espère d'avoir le sentiment d'être à nouveau une famille même si maman n'est plus là. Je suis en congé toute la semaine prochaine. Tu as raison des...espoirs tout ce malheur se diluera dans le temps, et ce n'est pas de l'argent qui va la combler de bonheur. Mais de mon côté j'aime cette maison et ça me fera du mal de la quitter.
Ton homme est décidément quelqu'un de courageux des...espoirs. Ma femme m'avait aussi fui du regard lors de l'attente au tribunal, puis de l'audience. Mais à la fin elle était tout de même venue me parler. Tu te poses la même question que moi: nous devrons encore nous voir donc à quoi ça sert de se faire la guerre comme ça ? Ce serait tellement plus intelligent de régler les choses de manière à ne frustrer personne, il y a forcément un terrain d'entente. Mais pour ça il ne faut pas se cacher derrière des procédures et des avocats, il faut discuter et avoir envie de voir les problèmes se résoudre. Ton ex n'en est pas là et la mienne non plus malheureusement... Il fuit visiblement ses responsabilités, tout est de ta faute, le pauvre petit n'a rien fait. Ça me rappelle quelqu'un... Je me souviens qu'elle m'avait dit avant de partir en juin qu'elle avait la conscience tranquille, que son psy lui avait dit que "dans la vie on peut tout faire, il faut par contre assumer ses choix et leurs conséquences", et donc elle allait assumer. Les faits ont montré qu'elle n'assumait rien du tout, qu'elle se cachait toujours derrière quelque chose ou quelqu'un. Apparemment ton ex réagit de la même façon et c'est très difficile à accepter. J'espère que tu pourras passer de bonnes fêtes avec ton petit malgré tout.
Bon je retourne à mon travail, nous sommes le 22 décembre et je ne suis pas le plus motivé du monde pour travailler mais il faut bien un peu quand même.
Bises à vous tous.
- des... espoirs
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- Enregistré le : lundi 11 juillet 2011 10:50
Dépression de ma femme, mort de notre vie de famille...
bonjour a vous
je passais juste par ici pour vous souhaiter a tous de joyeuses fetes, avec ou sans conjoint, Noel decale pour Macbook, mais fetes tout de meme. j'apprehendais un peu mais finalement mon petit n'a pas formule de mal etre pour l'absence de son pere pendant noel.
de mon cote je prepare mon dossier de defense pour ma prochaine audience en janvier, je dois apporter des preuves pour demolir ses mensonges c'est absurd mais c'est comme ca...
Mac book, nos ex se ressemblent effectivement dans leur relation a eux memes et a nous, ils ne savent pas geres les situations compliques dont ils sont pourtant responsables. et c'est a nous de prendre les choses en main, d'etre dans la raison face au deraisonnable, d'etre dans le respect face a la malhonnetete,
le seul bon cote des choses c'est qu'il recommence a voir plus regulierement son fils meme si c'est pour seulement 3 heures c'est deja ca et cela semble suffire a mon petit.
le besoin d'avoir une explication avec lui tourne parfois a l'obsession mais je me soigne du moins j'essaye. je me suis remise un peu au boulot un peu plus on va dire et c'est pas du luxe par les temps qui courrent.
je voudrai me le sortir de mes pensees mais il faut croire qu'il va encore me polluer la vie encore un moment. en tout cas je ne baisserai pas la garde je me battrai car il n'est pas question que sa perfidie gagne
esperance j'espere que ces periodes de fetes t'apportent un peu de douceur au sein de ta famille et que ton homme avance dans le bon sens dans ses reflexions
melina merci encore pour la finesse, la grande delicatesse de tes ecrits
sergio pas de nouvelles bonnes nouvelles j'espere !
je vous embrasse
je passais juste par ici pour vous souhaiter a tous de joyeuses fetes, avec ou sans conjoint, Noel decale pour Macbook, mais fetes tout de meme. j'apprehendais un peu mais finalement mon petit n'a pas formule de mal etre pour l'absence de son pere pendant noel.
de mon cote je prepare mon dossier de defense pour ma prochaine audience en janvier, je dois apporter des preuves pour demolir ses mensonges c'est absurd mais c'est comme ca...
Mac book, nos ex se ressemblent effectivement dans leur relation a eux memes et a nous, ils ne savent pas geres les situations compliques dont ils sont pourtant responsables. et c'est a nous de prendre les choses en main, d'etre dans la raison face au deraisonnable, d'etre dans le respect face a la malhonnetete,
le seul bon cote des choses c'est qu'il recommence a voir plus regulierement son fils meme si c'est pour seulement 3 heures c'est deja ca et cela semble suffire a mon petit.
le besoin d'avoir une explication avec lui tourne parfois a l'obsession mais je me soigne du moins j'essaye. je me suis remise un peu au boulot un peu plus on va dire et c'est pas du luxe par les temps qui courrent.
je voudrai me le sortir de mes pensees mais il faut croire qu'il va encore me polluer la vie encore un moment. en tout cas je ne baisserai pas la garde je me battrai car il n'est pas question que sa perfidie gagne
esperance j'espere que ces periodes de fetes t'apportent un peu de douceur au sein de ta famille et que ton homme avance dans le bon sens dans ses reflexions
melina merci encore pour la finesse, la grande delicatesse de tes ecrits
sergio pas de nouvelles bonnes nouvelles j'espere !
je vous embrasse
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