Trouble de la personnalité limite (Borderline)
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ehelp
- Messages : 7
- Enregistré le : mercredi 16 avril 2008 13:15
Ben écoute pas besoin d'être dans le creux de la vague et d'aller très mal pour aller voir un psy... c'est un travail de fond que tu es censée faire avec eux, donc c'est pas juste "le mal" ur lequel on discute...
puis parfois dans les périodes où on se sent mieux, on a plus de recul sur les comportements qui nous font du mal, qu'on aimerait changer, ou les trucs qui vont pas quoi en général, donc bon...
K, jusque là, je suis d'accord
Sinon... tu sais il ne s'agit pas que les psy ressentent ce que tu ressens, ça personne peut le savoir, le ressentir à part toi, ils sont pas là pour partager ta souffrance, mais t'aider à aller mieux. Et bien sûr qu'ils ne peuvent pas te rendre les gens qui te manquent, par contre ils peuvent t'aider à mieux vivre avec ton deuil.
Je n'aime pas trop les termes "aider à vivre mieux un deuil"... je ne vois pas trop comment une personne qui na pas le même vécu et qui ne peut pas ramener les personnes à la vie peuvent m'aider sur ce coup là de quelques manières que ce soit... Le psy n'est ni un magicien, ni un surhumain, quand certaines choses de la vie ne vont pas... et bien, elles ne vont pas et il n'y a pas forcément toujours une recette miracle. J'avoue que cette phrase "aider à mieux vivre avec ton deuil" m'énerve au plus haut point.
Heu, là... pas sûr... les vrais amis ne jugent pas, mais les psys...Puis les pys ne jugent pas, ils sont neutre, c'est ça qui est agréable par rapport à si tu parles avec un proche, un ami...
Bien sûr, les psy appuient où ça fait mal, mais tu dois pas voir ça comme une intrusion, en fait quand tu vas voir un psy, il y a le secret médical, et rien de ce que tu diras ne sortira de la pièce.
Sauf que le psy est un humain et que je n'ai aucune envi de tout lui dire, même pas à lui, certaines choses m'appartiennent et n'appartiennent qu'à moi et oui, je vis cela comme une très grande intrusion.
Sauf que je sais parfaitement le pourquoi de mes souffrances, je n'ai pas besoin de miroir pour cela. Encore une fois, il y a certaines choses sur lesquelles personne ne peut agir...Le psy est censé être comme une sorte de miroir, le but c'est pas que tu lui parles à lui, mais que tu te parles à toi, avec lui pour te guider et t'aider à comprendre certaines choses
Non, le psy, je ne m'en fous pas, certains sont heureusement humains, d'autres dévastateurs. Or, à vrai dire, ce qui me gêne, c'est que dans les séances que j'ai pu faire, non seulement j'ai eu l'impression de ne pas avancer du tout, mais en plus cela me faisait aller un peu plus mal, et moi qui a déjà un problème fou pour arriver à gérer tout ce que j'ai affaire (j'ai toujours l'impression de courir après le temps), ben çà a accentué le truc car j'avais encore moins de temps...Parce que ta vie et tes souffrances, en effet, ça le regarde pas, c'est pour ça parfois qu'on a l'impression qu'ils sont froids. Enfin voilà, c'est un truc que tu fais pour toi quoi, le psy tu t'en fous, tu vois ? Dans son cabinet, il s'agit de toi et uniquement de toi :console
Je suis désolée, je peux paraître bien pessimiste, mais ces questions, je me les pose vraiment, parce que je sens bien que j'ai besoin d'une aide, d'autant plus qu'aujourd'hui, je suis à l'envers complet. Mais je n'arrive pas à en trouver de l'aide. Est ce qu'un psychologue a une onction très différente d'un psychiatre. Concrètement, a-t-on des conseils concrets sur les trucs à faire pour aller mieux? Parce que si c'est juste moi qui parle et l'autre qui écoute, pour de bon, je ne vois absolument pas l'intérêt, et je trouve même que cela produit un effet contraire à celui attendu d'aller mieux. En échange, si le psy explique concrètement des choses (et non pas pose seulement des questions) en suggérant des pistes pour remédier à certains soucis, là je suis preneuse...
Alors comment çà se passe vous vos séances concrètement???
- coconut
- Messages : 278
- Enregistré le : lundi 26 mai 2008 16:45
eh bien le principe c'est justement que si on te suggere de faire les choses ça ne sert à rien.Maintenant peut être peux tu trouver un psy avec lequel ça passera mieux.Si tu es vraiment en période de crise ,il n'y a que les médicaments qui vont t'aider dans un premier temps(et l'écoute du "bon" psy bien sûr)
bises
bises
- small
- Messages : 467
- Enregistré le : dimanche 14 octobre 2007 15:41
Bonjour. Je prends le train en marche pour donner mon témoignage.
chez moi, les troubles bdl se manifestent bien sûr par de la dépression, une difficulté énorme à gérer mes émotions (je pleure ou je ris pour un rien), j'ai énormément de mal à construire mes relations aux autres, je suis complètement parano (et le savoir ne m'empêche pas de l'être!), je me sens comme une extra-terrestre et je n'ai d'ailleurs aucun "vieil ami" car les gens ne supportent pas longtemps ce côté à la fois hyperaffectif et agressif, avec des sautes d'humeur assez brusques et sans raison valable (en tout cas raisonnable). je crois, pour résumer, que ce qui me caractérise le plus, c'est l'ambivalence de caractère et de comportement : je suis asociale, je n'aime pas voir du monde et en même temps j'en viens toujours à m'attacher aux gens de façon maladive. j'essaie désespérément de me faire aimer et en même temps j'envoie promener tout le monde etc.
Ma thérapie se situe sur deux plans : je vois un psychiatre pour les prescriptions médicamenteuses et uniquement pour ça, puis un autre pour une thérapie classique (j'ai été orientée vers elle pour une psychanalyse mais je lui ai tout de suite dit qu'il était hors de question que je m'allonge sur son divan!). La seconde commente souvent ce que je dis et m'invite à réfléchir à mes "moteurs" et à mes "désirs". Elle essaie de m'amener à réfléchir à ce qui me bloque dans mon passé pour lever les verrous dans mon présent.
chez moi, les troubles bdl se manifestent bien sûr par de la dépression, une difficulté énorme à gérer mes émotions (je pleure ou je ris pour un rien), j'ai énormément de mal à construire mes relations aux autres, je suis complètement parano (et le savoir ne m'empêche pas de l'être!), je me sens comme une extra-terrestre et je n'ai d'ailleurs aucun "vieil ami" car les gens ne supportent pas longtemps ce côté à la fois hyperaffectif et agressif, avec des sautes d'humeur assez brusques et sans raison valable (en tout cas raisonnable). je crois, pour résumer, que ce qui me caractérise le plus, c'est l'ambivalence de caractère et de comportement : je suis asociale, je n'aime pas voir du monde et en même temps j'en viens toujours à m'attacher aux gens de façon maladive. j'essaie désespérément de me faire aimer et en même temps j'envoie promener tout le monde etc.
Ma thérapie se situe sur deux plans : je vois un psychiatre pour les prescriptions médicamenteuses et uniquement pour ça, puis un autre pour une thérapie classique (j'ai été orientée vers elle pour une psychanalyse mais je lui ai tout de suite dit qu'il était hors de question que je m'allonge sur son divan!). La seconde commente souvent ce que je dis et m'invite à réfléchir à mes "moteurs" et à mes "désirs". Elle essaie de m'amener à réfléchir à ce qui me bloque dans mon passé pour lever les verrous dans mon présent.
- chrystelle
- Messages : 2104
- Enregistré le : samedi 03 janvier 2009 16:09
-
Jason
Christelle,chrystelle a écrit :bonjour .je viens d etre diagnostiquee borderline et je n aive pas a encaisser quelqu un aurait il cette maladie car je suis un peu pommee et ai du mal a l accepter.
Chacun de nous, même en dehors du forum, peut présenter les caractéristique d'une personne souffrant d'état limite. Ca ne veut strictement rien dire. Ce qui importe le plus, c'est la souffrance qui en résulte, qui, elle est bien réelle et qui mérite un traitement.
Surtout, n'abandonne pas l'hypnose, ni chez ton thérapeute, ni chez toi.
On ne naît pas "borderline" et sauf cas rares, on ne le reste pas. Un manque de confiance en soi peut être un "symptôme" borderline sans que pour autant, ce soit une "insulte". Il faut soigner ça, point-barre.
Je trouve vraiment que tu vas mieux, depuis quelque temps. Ce serait dommage de tout reprendre à zéro à cause d'une étiquette que tout le monde peut porter à un moment ou à un autre de sa vie.
Le dossier qui est présenté en Cotorep porte la mention "borderline" ? Et alors ? C'est un trouble, pas une injure, et je pense que ton dossier avancera rapidement et que tu pourras rapidement bénéficier d'une prestation sociale qui te permettra de vivre mieux.
Je te demande de ne pas paniquer, de te calmer, d'oublier ce mot et de te concentrer sur le moyen d'aller mieux.
Passe un bon week-end et profite de la vie à 100%.
- chrystelle
- Messages : 2104
- Enregistré le : samedi 03 janvier 2009 16:09
merci Jason je vois que je peux toujours compter sur ton soutient.
la je ne suis pas au top mais c est juste un passage je pense le temps de digerer tout ca et apres ca repartira. de toute facon je ne compte pas abandonner l hypnose j ai rendez vous tous les mardi et comme c est mopn mari qui m emene je ne peux pas y echapper en plus le contact passe bien et j aime bien y aller.
bon week end a toi aussi
la je ne suis pas au top mais c est juste un passage je pense le temps de digerer tout ca et apres ca repartira. de toute facon je ne compte pas abandonner l hypnose j ai rendez vous tous les mardi et comme c est mopn mari qui m emene je ne peux pas y echapper en plus le contact passe bien et j aime bien y aller.
bon week end a toi aussi
- decibella
- Membre d'honneur
- Messages : 1223
- Enregistré le : mardi 19 mai 2009 20:34
Trouble de la personnalité borderline
Bonjour à tous
Je voulais juste mettre mon grain de sel pour vous donner mon point de vue sur les étiquettes qu'on pose sur les gens. Je fais des études en orthophonie et je devrais pouvoir poser des diagnostics à l'avenir - si j'y arrive...
Néanmoins de voir l'envers du décor m'a vraiment fait changer d'opinion.
La science, ce n'est ni plus ni moins qu'une série d'observations qui peuvent du jour au lendemain se trouver chamboulée et ce qui marche avec quelqu'un ne marche pas du tout avec quelqu'un d'autre.
Ok il existe des moyens pour objectiver les diagnostics, il n'empêche qu'il ne faut pas oublier qu'on est tous différents.
Les soignants doivent faire attention et pouvoir sans cesse se remettre en question. Poser un diagnostic est une chose mais les gens ne peuvent pas rentrer dans des cases.
Voila pour mon grain de sel.
Sinon, je pense que si c'est dur de se voir "étiquetter", ça permet de se sentir moins seul aussi et ça permet de mieux comprendre qui on est.
Il faut en passer par là et avoir la chance de tomber sur des soignants avec qui le feeling passe.
Courage courage !
Bisous
Je voulais juste mettre mon grain de sel pour vous donner mon point de vue sur les étiquettes qu'on pose sur les gens. Je fais des études en orthophonie et je devrais pouvoir poser des diagnostics à l'avenir - si j'y arrive...
Néanmoins de voir l'envers du décor m'a vraiment fait changer d'opinion.
La science, ce n'est ni plus ni moins qu'une série d'observations qui peuvent du jour au lendemain se trouver chamboulée et ce qui marche avec quelqu'un ne marche pas du tout avec quelqu'un d'autre.
Ok il existe des moyens pour objectiver les diagnostics, il n'empêche qu'il ne faut pas oublier qu'on est tous différents.
Les soignants doivent faire attention et pouvoir sans cesse se remettre en question. Poser un diagnostic est une chose mais les gens ne peuvent pas rentrer dans des cases.
Voila pour mon grain de sel.
Sinon, je pense que si c'est dur de se voir "étiquetter", ça permet de se sentir moins seul aussi et ça permet de mieux comprendre qui on est.
Il faut en passer par là et avoir la chance de tomber sur des soignants avec qui le feeling passe.
Courage courage !
Bisous
-
loulabelle
- Messages : 7
- Enregistré le : dimanche 04 octobre 2009 15:05
Trouble de la personnalité borderline
Bonjour!
Ce que je peux te dire c'est que récemment j'ai parlé du Trouble de la Personnalité Limite ( ou trouble borderline ) avec ma psychologue. Une femme très compétante et expérimentée, qui travaille depuis de nombreuses années au sein d'une équipe de soins ou il y a des psychiatres
Pour elle borderline ce n'est qu'un mot et il n'est pas utilisé dans le jargon de la psychologie.
De plus, j'ai cherché, depuis plusieurs mois, pas mal d'informations sur le sujet. il y en a beaucoup sur internet, mais au final je n'ai pas pu trouver une définition de cette maladie faite par un professionnel qui ne soit pas contestée, ou discutée, ou réajustée par un autre chercheur .
Tout ce qui touche à la santé mentale est en perpétuelle évolution, l'être humain est complexe et depuis l'antiquité on cherche à le définir
Donc tu vois les noms de maladie ça ne veut pas dire grand chose, ce n'est pas, la plus part du temps, ce qui est le plus important !
Ce qui est le plus important c'est la souffrance, pourquoi elle est là, et comment on peu en sortir
Si tu ne te sens pas bien comprise , dis le calmement à tes soignants. et si cela ne change rien, personne ne t'interdit de chercher d'autres personnes compétentes pour t'aider.
Quelques fois c'est juste une histoire de personnes. Les psy sont eux aussi des humains, Il y a des humains avec lesquels on s'entend et d'autre avec lesquels on ne s'entend pas.
C'est pareil pour les psy qu'on choisis
Pour finir! Tu ne te résumes pas à un nom de maladie, quelle qu'elle soit.
Tu es d'abord et avant tout TOI, c'est à dire avant tout un être humain, toi aussi , avec tes difficultés, tes souffrances que tu vis TOI avec ta sensibilité personnelle.
Et surtout ! Tu as envie de ne plus souffrir !
Voila ce qui es le plus important !
Ce que je peux te dire c'est que récemment j'ai parlé du Trouble de la Personnalité Limite ( ou trouble borderline ) avec ma psychologue. Une femme très compétante et expérimentée, qui travaille depuis de nombreuses années au sein d'une équipe de soins ou il y a des psychiatres
Pour elle borderline ce n'est qu'un mot et il n'est pas utilisé dans le jargon de la psychologie.
De plus, j'ai cherché, depuis plusieurs mois, pas mal d'informations sur le sujet. il y en a beaucoup sur internet, mais au final je n'ai pas pu trouver une définition de cette maladie faite par un professionnel qui ne soit pas contestée, ou discutée, ou réajustée par un autre chercheur .
Tout ce qui touche à la santé mentale est en perpétuelle évolution, l'être humain est complexe et depuis l'antiquité on cherche à le définir
Donc tu vois les noms de maladie ça ne veut pas dire grand chose, ce n'est pas, la plus part du temps, ce qui est le plus important !
Ce qui est le plus important c'est la souffrance, pourquoi elle est là, et comment on peu en sortir
Si tu ne te sens pas bien comprise , dis le calmement à tes soignants. et si cela ne change rien, personne ne t'interdit de chercher d'autres personnes compétentes pour t'aider.
Quelques fois c'est juste une histoire de personnes. Les psy sont eux aussi des humains, Il y a des humains avec lesquels on s'entend et d'autre avec lesquels on ne s'entend pas.
C'est pareil pour les psy qu'on choisis
Pour finir! Tu ne te résumes pas à un nom de maladie, quelle qu'elle soit.
Tu es d'abord et avant tout TOI, c'est à dire avant tout un être humain, toi aussi , avec tes difficultés, tes souffrances que tu vis TOI avec ta sensibilité personnelle.
Et surtout ! Tu as envie de ne plus souffrir !
Voila ce qui es le plus important !
- Clopinnette
- Messages : 141
- Enregistré le : mardi 13 octobre 2009 14:42
Trouble de la personnalité borderline
Ma dernière relation l'a été avec une personne souffrant du "borderline". D'abord, je croyais savoir un peu ce que c'est, comme un peu tout le monde: Un truc au bord de la schysophrénie, comme le terme le suggère déjà. J'ai vite compris, que c'était complètement faux. J'ai essayé de comprendre. J'ai essayé de m'instruire. J'ai beaucoup cherché, j'ai beaucoup lu. Les explications sont généralement contradictoires. Cela donne à réfléchir. J'ai aussi lu le sujet sur Wikipedia. La version française est mauvaise, mais celle en allemand est excellente. Les articles de Wikipedia, dans les différentes langues, ne sont pas nécessairement des traductions l'un de l'autre.
Plus j'en ai appris, à propos du borderline, moins j'en ai compris. Un élément central est ce vide complet en eux, que ressentent très souvent ceux qui en souffrent. Malgré toutes les longues explications que la personne aimée m'a donné, je n'ai jamais pu comprendre. J'ai bien compris en quoi cela consiste, mais je suis absolument incapable de m'imaginer cela. J'en suis tout à fait incapable. Quand elle me dit que l'auto-mutilation la soulage beaucoup, dans cette situation, je ne comprends pas non plus. Quand je la questionne à propos de la douleur, elle me répond, qu'elle ne ressent pas de douleur, bien au contraire, cela soulage. Je n'arrive pas à me mettre à la place.
Les relations intimes sont très, très difficiles. D'une part, la personne aimée les désire, mais elle est incapable de les accepter. Si je n'essaye plus de m'approcher, c'est grave aussi, car elle se sentira très vite délaissée, ce qui est tout aussi catastrophique. Et puis ces explosions de colère, pour un oui ou pour un non insignifiants ! Finalement, j'ai été plaquée. Pas bien facile à assumer pour moi. Mais elle m'a dit, que jamais personne n'a tenu le coup aussi longtemps que moi. Je ne sais pas comment je dois me consoler avec ça.
Le borderline se soigne (avec plus ou moins de succès), mais ne se guérit pas.
Le Wikipedia (en allemand) prévient: On ne sort que très rarement sans dommage d'une telle relation. C'était bien ma veine ! Comme d'habitude, donc !
Plus j'en ai appris, à propos du borderline, moins j'en ai compris. Un élément central est ce vide complet en eux, que ressentent très souvent ceux qui en souffrent. Malgré toutes les longues explications que la personne aimée m'a donné, je n'ai jamais pu comprendre. J'ai bien compris en quoi cela consiste, mais je suis absolument incapable de m'imaginer cela. J'en suis tout à fait incapable. Quand elle me dit que l'auto-mutilation la soulage beaucoup, dans cette situation, je ne comprends pas non plus. Quand je la questionne à propos de la douleur, elle me répond, qu'elle ne ressent pas de douleur, bien au contraire, cela soulage. Je n'arrive pas à me mettre à la place.
Les relations intimes sont très, très difficiles. D'une part, la personne aimée les désire, mais elle est incapable de les accepter. Si je n'essaye plus de m'approcher, c'est grave aussi, car elle se sentira très vite délaissée, ce qui est tout aussi catastrophique. Et puis ces explosions de colère, pour un oui ou pour un non insignifiants ! Finalement, j'ai été plaquée. Pas bien facile à assumer pour moi. Mais elle m'a dit, que jamais personne n'a tenu le coup aussi longtemps que moi. Je ne sais pas comment je dois me consoler avec ça.
Le borderline se soigne (avec plus ou moins de succès), mais ne se guérit pas.
Le Wikipedia (en allemand) prévient: On ne sort que très rarement sans dommage d'une telle relation. C'était bien ma veine ! Comme d'habitude, donc !
- Minescape
- Messages : 337
- Enregistré le : vendredi 26 septembre 2008 12:23
Trouble de la personnalité borderline
Je fais remonter cette discussion car je viens récemment d'être reconnue "borderline". Enfin c'est un premier diagnostic qui doit être confirmer par une spécialiste à Paris. Mais vu tout ce que j'ai lu sur ce trouble de la personnalité, je pense qu'il y a pas photo et que je suis en plein dedans ! J'ai les troubles traditionnels : à savoir parfois j'ai un comportement d'enfant, je me sens abandonné, je fais des dépenses compulsives, je manque de confiance en moi, j'ai une mauvaise image de moi, je me fais des AM, je suis très anxieuse, je me mets facilement en colère, j'ai l'humeur qui peut changer rapidement et je suis très sensible (je pleure très facilement pour un oui ou un non). Contrairement à d'autres, je suis soulagée qu'un diagnostic a été posé sur ma maladie car cela faisait 3 ans qu'on me menait en bateau !!!
Pour le moment je n'ai pas de traitement à part celui de la dépression mais je pense que c'est la spécialiste qui m'en donnera quand je la verrai début mai.
Et vous quels traitement avez vous ?
Est-ce que cette maladie est embêtante quand on travaille ?
Comment vivez vous avec ce trouble ?
Quels types de thérapies suivez-vous ?
Comment allez mieux et vivre normalement ?
Comme vous pouvez le constater, je me pose plein de questions sur cette maladie car c'est tout nouveau pour moi et tant que j'aurai pas vu la spécialiste j'en saurai pas plus. Comme je trouve ça loin début mai, je m'adresse à vous pour avoir quelques réponses.
Merci par avance de vos réponses.
Pour le moment je n'ai pas de traitement à part celui de la dépression mais je pense que c'est la spécialiste qui m'en donnera quand je la verrai début mai.
Et vous quels traitement avez vous ?
Est-ce que cette maladie est embêtante quand on travaille ?
Comment vivez vous avec ce trouble ?
Quels types de thérapies suivez-vous ?
Comment allez mieux et vivre normalement ?
Comme vous pouvez le constater, je me pose plein de questions sur cette maladie car c'est tout nouveau pour moi et tant que j'aurai pas vu la spécialiste j'en saurai pas plus. Comme je trouve ça loin début mai, je m'adresse à vous pour avoir quelques réponses.
Merci par avance de vos réponses.
- Clopinnette
- Messages : 141
- Enregistré le : mardi 13 octobre 2009 14:42
Trouble de la personnalité borderline
J'ai aussi beaucoup lu à ce sujet, mais je dois avouer très sincèrement, que très peu de ces choses-là me semblent valables et intéressantes. Il faut vraiment chercher beaucoup. Et bien peu de psys connaissent bien ce sujet très délicat.Minescape a écrit :Je fais remonter cette discussion car je viens récemment d'être reconnue "borderline". Enfin c'est un premier diagnostic qui doit être confirmer par une spécialiste à Paris. Mais vu tout ce que j'ai lu sur ce trouble de la personnalité, je pense qu'il y a pas photo et que je suis en plein dedans !
Beaucoup de ces comportements ne sont pas typiques pour ce trouble de la personnalité. C'est un certain assemblage de ces troubles qui donne les indications. L'auto-mutilation est certainement le trouble, que l'on pourrait considérer comme le plus typique, mais il n'est pas toujours présent. Les coups de colère, qui se déclenchent pour un rien et qui se calment souvent très vite, sont une autre indication. À mon avis à moi, tu devrais surtout te poser cette question très simple: Les êtres de ton entourage, gardent-ils la même valeur dans ton estime, durant une longue durée ? Ce point importe beaucoup.Minescape a écrit :J'ai les troubles traditionnels : à savoir parfois j'ai un comportement d'enfant, je me sens abandonné, je fais des dépenses compulsives, je manque de confiance en moi, j'ai une mauvaise image de moi, je me fais des AM, je suis très anxieuse, je me mets facilement en colère, j'ai l'humeur qui peut changer rapidement et je suis très sensible (je pleure très facilement pour un oui ou un non).
Et puis le point le plus important: Connais-tu ce grand vide intérieur impossible à décrire aux autres ? Ce vide que personne ne comprend s'il ne souffre pas du même problème !
> Contrairement à d'autres, je suis soulagée qu'un diagnostic a été posé sur ma maladie car cela faisait 3 ans qu'on me menait en bateau !!!
Pour le moment je n'ai pas de traitement à part celui de la dépression mais je pense que c'est la spécialiste qui m'en donnera quand je la verrai début mai.
Un diagnostic exact est important car il permet de savoir où l'on en est. Le reste est à voir.
> Et vous quels traitement avez vous ?
Ce trouble de la personnalité ne se guérit pas. Il importe d'apprendre à vivre avec.
> Est-ce que cette maladie est embêtante quand on travaille ?
Il est difficile de répondre. Tu es certainement mieux placée que quiconque pour pouvoir en juger. On peut travailler presque normalement, avec cela, dans certains cas.
> Comment vivez vous avec ce trouble ?
Je ne souffre pas moi-même de ce trouble, mais une personne qui m'est chère. On peut vivre avec. On peut apprendre. C'est dur pour les personnes qui vous sont chères. Cela va nécessairement se répercuter sur les rapports intimes.
> Quels types de thérapies suivez-vous ?
> Comment allez mieux et vivre normalement ?
Certaines thérapies non spécifiques à ce sujet, peuvent se montrer fort utiles. Mais il n'y aura pas guérison.
> Comme vous pouvez le constater, je me pose plein de questions sur cette maladie car c'est tout nouveau pour moi et tant que j'aurai pas vu la spécialiste j'en saurai pas plus. Comme je trouve ça loin début mai, je m'adresse à vous pour avoir quelques réponses.
> Merci par avance de vos réponses.
Je le répète encore: Bien peu de psys connaissent bien ce sujet vraiment très complexe et très difficile à comprendre.
Je te souhaite beaucoup de force, car tu vas en avoir besoin. Même si une guérison n'est pas possible, tu peux arriver très bien à vivre avec. C'est surtout assez dur pour ton entourage. Lorsque tu te porteras bien, essaies alors d'aider les êtres, qui te sont chers.
- small
- Messages : 467
- Enregistré le : dimanche 14 octobre 2007 15:41
Trouble de la personnalité borderline
Oulà, alors Minescape, sur le sujet d'une potentielle guérison, là encore le corps médical est partagé. De manière générale, les spécialistes affirment que ce trouble se "soigne" à défaut de se guérir. En gros, on peut arriver à diminuer voire à supprimer les symptômes du trouble en associant traitement médicamenteux et thérapie. Souvent aussi, les symptômes ont tendance à régresser spontanément vers la quarantaine.
Peut-on vivre avec ? Oui, mais la qualité de la vie dépend du degré du trouble et des manifestations qui y sont associées. Pour avoir beaucoup lu sur le sujet et avoir fréquenté sur le net de nombreuses personnes souffrant de ce trouble (notamment sur un forum "border"), je te dirais qu'il existe autant de formes de la "maladie" (ou du "trouble", la question n'est pas encore tranchée) que de personnes atteintes...
Peut-on vivre avec ? Oui, mais la qualité de la vie dépend du degré du trouble et des manifestations qui y sont associées. Pour avoir beaucoup lu sur le sujet et avoir fréquenté sur le net de nombreuses personnes souffrant de ce trouble (notamment sur un forum "border"), je te dirais qu'il existe autant de formes de la "maladie" (ou du "trouble", la question n'est pas encore tranchée) que de personnes atteintes...
- ptitana
- Messages : 192
- Enregistré le : jeudi 13 mai 2010 17:10
Trouble de la personnalité borderline
Archaos m'a conseillé de venir là...
je suis atteinte de troubles de la personnalité borderline..et je voulais savoir si cela pouvais ammener à des troubles alimentaires??
on m'a aussi dit qu'on en guérissait pas mais qu'on pouvait vivre avec...moi je rechute souvent en dépression??
je ne comprends pas???
si vous avez des infos je suis preneuse
merci d'avance
je suis atteinte de troubles de la personnalité borderline..et je voulais savoir si cela pouvais ammener à des troubles alimentaires??
on m'a aussi dit qu'on en guérissait pas mais qu'on pouvait vivre avec...moi je rechute souvent en dépression??
je ne comprends pas???
si vous avez des infos je suis preneuse
merci d'avance
- Clopinnette
- Messages : 141
- Enregistré le : mardi 13 octobre 2009 14:42
Trouble de la personnalité borderline
> Archaos m'a conseillé de venir là...
C'est une bonne idée !
> je suis atteinte de troubles de la personnalité borderline..et je voulais savoir si cela pouvais ammener à des troubles alimentaires??
Cela ne fait pas partie de la panoplie classique des troubles, contrairement à la dépression. Certains experts ne partagent pas cet avis.
Mais au moins par ce biais de la dépression, des troubles alimentaires peuvent se faire ressentir.
> on m'a aussi dit qu'on en guérissait pas mais qu'on pouvait vivre avec...
Je partage cette opinion.
> moi je rechute souvent en dépression??
C'est fréquent, mais ce n'est pas seulement le cas avec les troubles de la personnalité borderline.
> je ne comprends pas???
À mon avis à moi, on ne peut pas comprendre les troubles de la personnalité borderline. J'ai essayé, mais sans succès.
J'ai dû me résigner à observer, me disant que ce je vois est réel et non simulé. J'ai essayé d'aider et j'en
souffre même maintenant. Non, non ! Je ne regrette pas d'avoir tenté d'aider. Je pense même, que j'ai eu
un peu de succès.
> si vous avez des infos je suis preneuse
Les avis des experts sont partagés. Il y en a même, qui considèrent que cela n'existe pas. Il n'y a qu'assez peu
de choses où les experts sont à peu près du même avis. L'organisation mondiale de la santé a donné une
définition, qui est à peu près acceptée par tous (F60.3, etc...). Si vous lisez l'allemand, voyez Wikipedia:
http://de.wikipedia.org/wiki/Borderline ... %C3%B6rung
Ce thème est aussi traité en d'autres langues sur Wikipedia, mais le texte allemand et plus long et bien
meilleur. Il fait bien ressortir les nombreuses manières de voir des experts. J'avais trouvé quelque part,
sur WWW, un questionnaire de diagnostic, que j'avais trouvé très bien. Mais je ne le retrouve plus.
La psychothérapie peut être utile, mais il faut s'adresser est des personnes, qui connaissent très bien
ces problèmes particuliers. Et je vous assure, qu'ils ne sont pas nombreux. Il faut s'attendre à un long
traitement. Comme l'insécurité affective est une caractéristique typique des troubles de la personnalité borderline,
tout individu, en présence de la personne souffrante, sera constamment vue sous un jour différent. Tantôt sous
un jour bien meilleur, tantôt largement dévaluée. Le psychothérapeute traitant devra tout faire pour ne pas
trop tomber dans la zone des largement dévalués, faute de quoi, le traitement sera abandonné par la
personne souffrante. Si je me rappelle bien, les abandons de traitement excèdent les 70 % dans le cas
des troubles de la personnalité borderline. C'est dire !
Je te souhaite beaucoup de force et de persévérance ! C'est malheureusement tout ce que je peux faire.
Bisous !
--edit--
Voici la page, que je n'avais d'abord plus retrouvée:
http://www.borderliners-anonymous.de/fa ... checkliste
Je trouve ce questionnaire très bien. Mais c'est encore en allemand.
Re- bisous !
C'est une bonne idée !
> je suis atteinte de troubles de la personnalité borderline..et je voulais savoir si cela pouvais ammener à des troubles alimentaires??
Cela ne fait pas partie de la panoplie classique des troubles, contrairement à la dépression. Certains experts ne partagent pas cet avis.
Mais au moins par ce biais de la dépression, des troubles alimentaires peuvent se faire ressentir.
> on m'a aussi dit qu'on en guérissait pas mais qu'on pouvait vivre avec...
Je partage cette opinion.
> moi je rechute souvent en dépression??
C'est fréquent, mais ce n'est pas seulement le cas avec les troubles de la personnalité borderline.
> je ne comprends pas???
À mon avis à moi, on ne peut pas comprendre les troubles de la personnalité borderline. J'ai essayé, mais sans succès.
J'ai dû me résigner à observer, me disant que ce je vois est réel et non simulé. J'ai essayé d'aider et j'en
souffre même maintenant. Non, non ! Je ne regrette pas d'avoir tenté d'aider. Je pense même, que j'ai eu
un peu de succès.
> si vous avez des infos je suis preneuse
Les avis des experts sont partagés. Il y en a même, qui considèrent que cela n'existe pas. Il n'y a qu'assez peu
de choses où les experts sont à peu près du même avis. L'organisation mondiale de la santé a donné une
définition, qui est à peu près acceptée par tous (F60.3, etc...). Si vous lisez l'allemand, voyez Wikipedia:
http://de.wikipedia.org/wiki/Borderline ... %C3%B6rung
Ce thème est aussi traité en d'autres langues sur Wikipedia, mais le texte allemand et plus long et bien
meilleur. Il fait bien ressortir les nombreuses manières de voir des experts. J'avais trouvé quelque part,
sur WWW, un questionnaire de diagnostic, que j'avais trouvé très bien. Mais je ne le retrouve plus.
La psychothérapie peut être utile, mais il faut s'adresser est des personnes, qui connaissent très bien
ces problèmes particuliers. Et je vous assure, qu'ils ne sont pas nombreux. Il faut s'attendre à un long
traitement. Comme l'insécurité affective est une caractéristique typique des troubles de la personnalité borderline,
tout individu, en présence de la personne souffrante, sera constamment vue sous un jour différent. Tantôt sous
un jour bien meilleur, tantôt largement dévaluée. Le psychothérapeute traitant devra tout faire pour ne pas
trop tomber dans la zone des largement dévalués, faute de quoi, le traitement sera abandonné par la
personne souffrante. Si je me rappelle bien, les abandons de traitement excèdent les 70 % dans le cas
des troubles de la personnalité borderline. C'est dire !
Je te souhaite beaucoup de force et de persévérance ! C'est malheureusement tout ce que je peux faire.
Bisous !
--edit--
Voici la page, que je n'avais d'abord plus retrouvée:
http://www.borderliners-anonymous.de/fa ... checkliste
Je trouve ce questionnaire très bien. Mais c'est encore en allemand.
Re- bisous !
- ptitana
- Messages : 192
- Enregistré le : jeudi 13 mai 2010 17:10
Trouble de la personnalité borderline
Merci Clopinette pour toutes ces infos...
je suis une psychothérapie mais elle ne m'amène à rien mais je suis un peu obligée d'aller voir cette psychologue car c'est un suivi avec mon hôpital psy...
je ne parle pas allemand mais je vais aller voir tes liens : merci
C'est vrai que la vie affective est difficile, souvent quand une relation devient sérieuse je fais tout pour que la personne m'abandonne mais c'est moi qui la pousse car quand on m'abandonne c'est l'HORREUR!!! même si c'est moi qu'on abandonne mais ça fait parti du trouble...
Même en amitié c'est difficile!
Mais là, je vais reprendre un suivi avec un psychiatre qui s'y connait donc j'espère que ça va m'aider !
merci encore
bien à toi
je suis une psychothérapie mais elle ne m'amène à rien mais je suis un peu obligée d'aller voir cette psychologue car c'est un suivi avec mon hôpital psy...
je ne parle pas allemand mais je vais aller voir tes liens : merci
C'est vrai que la vie affective est difficile, souvent quand une relation devient sérieuse je fais tout pour que la personne m'abandonne mais c'est moi qui la pousse car quand on m'abandonne c'est l'HORREUR!!! même si c'est moi qu'on abandonne mais ça fait parti du trouble...
Même en amitié c'est difficile!
Mais là, je vais reprendre un suivi avec un psychiatre qui s'y connait donc j'espère que ça va m'aider !
merci encore
bien à toi
- Clopinnette
- Messages : 141
- Enregistré le : mardi 13 octobre 2009 14:42
Trouble de la personnalité borderline
Bonjour !
> je suis une psychothérapie mais elle ne m'amène à rien mais je suis un peu obligée d'aller voir cette psychologue car c'est un suivi avec mon hôpital psy...
Si cela ne mène à rien après pas mal de temps, il faut bien se résigner à accepter, que ce n'est pas le bon psy pour toi et ton cas.
> je ne parle pas allemand mais je vais aller voir tes liens : merci
Il y a bien quelques outils de traduction, par ci, par là, mais le résultat est fort variable.
> C'est vrai que la vie affective est difficile,
Le contraire serait surprenant.
>souvent quand une relation devient sérieuse je fais tout pour que la personne m'abandonne mais c'est moi qui la pousse car quand on m'abandonne c'est l'HORREUR!!! même si c'est moi qu'on abandonne mais ça fait parti du trouble...
Oui, cela en fait partie, malheureusement ! C'est d'ailleurs, à mon avis, la chose la plus dramatique de l'histoire. En souffrant de ce trouble, tu aurais un très grand besoin d'être réellement aimée, mais ton comportement envers ton/ta partenaire est tel, que ton comportement est extrêmement difficile à supporter. Même si ton/ta partenaire a beaucoup de compréhension pour ton trouble (ce qui n'est pas bien souvent le cas), tes accès de colère injustifiés et subits seront difficiles à supporter à la longue. Il/elle se sentira coupable d'avoir fait un mal, qu'il/elle ne comprend pas ou à peine. Même si l'affection, qu'on te porte, est absolument indispensable pour toi, il t'est probablement très difficile de le montrer à ton/ta partenaire. Même si tu aimes vraiment et sincèrement ton/ta partenaire, il t'est certainement très difficile de le montrer. Je redoute même, que tu risques de montrer exactement le contraire. Imagines un peu comment se sent alors ton/ta partenaire ! Pas étonnant, qu'il/elle finit pas abandonner à plus ou moins longue échéance. Et alors, justement, ce sera la catastrophe pour toi ! Exactement ce qu'il fallait absolument éviter ! En outre, ton/ta partenaire s'en sortira très probablement avec une affection psychique plus ou moins prononcée, qui peut même être durable. Je sais de quoi je parle !
Moi, je ne sais pas... Mais je n'entrevois pas de solution. Je ne sais pas où et comment la trouver. D'autres que moi seront peut-être d'un avis différent. S'ils connaissent vraiment le problème, je souhaite qu'ils nous fassent part des solutions efficaces, qu'ils connaissent. Ce serait très charitable.
> Même en amitié c'est difficile!
Oui ! Le problème est semblable.
> Mais là, je vais reprendre un suivi avec un psychiatre qui s'y connait donc j'espère que ça va m'aider !
Je te souhaite de tout cœur, que tu puisses trouver un psy capable de t'aider et que tu puisses continuer le traitement jusqu'à un résultat vraiment satisfaisant et durable.
Bizzzzzous !
--edit--
Considérant tout l'intérêt de la référence citée, j'ai fait une traduction du questionnaire, que je me permets d'insérer ici. Veuillez excuser l'imperfection de mon travail. Notez-bien la complexité de la chose ! Mais elle importe vraiment ici.
1) Connais-tu cette situation de te trouver à côté de toi, de t'observer et d'avoir la sensation de l'irréel ?
2) Connais-tu cette sensation: "je suis différent(e)", "quelque chose ne va pas chez moi", "je n'en fais pas partie" ?
3) T'arrive-t-il souvent cette peur de te disloquer, de te dissoudre ou de pétrifier ?
4) Te creuses-tu souvent la tête à propos de toi-même ? Cherches-tu des explications à propos de ton comportement, de tes sentiments, de ta manière de penser et ne te comprends-tu pas ?
5) Les peurs, contraintes, manies, douleurs corporelles, problèmes financiers et problèmes sentimentaux alternent-ils sans cesse chez toi ?
6) Préfères-tu au mieux partir sans prendre congé ? Préfères-tu te quereller à la place et filer à l'anglaise ou bien restes-tu assis(e) sans plus pouvoir te détendre ?
7) As-tu un grand besoin de relation sentimentale et de proximité ? Mais en ressens-tu très vite une panique ?
8.) Vis-tu la douleur et la peine des autres comme si c'étaient les tiennes (par exemple dans un entretien, un film, les actualités) ?
9) Te sens-tu incommode au milieu des autres ou paniques-tu alors ?
10) Tes relations sentimentales sont-elles chaotiques, jusqu'à la violence ? Se terminent-elles abruptement ou tiens-tu malgré tout jusqu'au bout ?
11) Vis-tu des changements extrêmement abrupts de ton humeur sans aucune raison apparente ?
12) As-tu souvent cette sensation de grand vide et de solitude, même quand tu es au milieu d'autres humains et quand tu entreprends beaucoup ?
13) Romps-tu le contact avec d'autres, que tu avais trouvé formidables au préalable ou qui étaient très importants pour toi, simplement parce qu'ils avaient commis une erreur impardonnable à tes yeux ?
14) Connais-tu ces situations, en certaines occasions, où tu ne ressens que haine envers toi-même et envers les autres ?
15) Connais-tu cette situation où d'autres se réjouissent à propos d'activités, rendez-vous, excursions ou fêtes, tandis que toi, tu décommandes ta participation peu de temps avant en prétextant une maladie ou une mésaventure ?
16) Défoules-tu ta colère, douleur, frustration et rancune sur des humains, animaux ou choses, qui n'ont absolument rien a voir avec ?
17) Te sens-tu souvent comme un enfant parmi les grandes personnes ?
18) Des pensées envers d'autres humains ou envers des choses inachevées te tourmentent-elles sans que tu puisses arriver à prendre contact avec les concernés afin d'achever.
19) Connais-tu cette forte nostalgie d'avoir de bons parents compréhensifs et affectueux ?
20) As-tu des problèmes d'alimentation, d'alcool, d'abus médicamenteux, de drogues ou de sexualité ?
21) As-tu été abusé(e) sexuellement ou redoutes-tu que cela te sois arrivé ?
22) Penses-tu que tu sois capable, rien qu'avec la force de tes pensées, d'influencer ou de détruire des humains ?
23) Reportes-tu des choses et des évènements de ta vie quotidienne vécue tant sur toi-même, qu'elles prennent de l'importance pour ta propre vie et pour ta manière de te comporter ?
24) Supportes-tu mal les félicitations et l'estime qu'on te portes ?
25) Vois-tu ou entends-tu parfois des choses dont tu sais, en fait, qu'elles ne peuvent pas être ainsi ?
26) Te blesses-tu toi même par brûlure, coupure, griffades de ta peau, en frappant ta tête contre un mur, en rongeant férocement tes ongles ou par des choses analogues ?
> je suis une psychothérapie mais elle ne m'amène à rien mais je suis un peu obligée d'aller voir cette psychologue car c'est un suivi avec mon hôpital psy...
Si cela ne mène à rien après pas mal de temps, il faut bien se résigner à accepter, que ce n'est pas le bon psy pour toi et ton cas.
> je ne parle pas allemand mais je vais aller voir tes liens : merci
Il y a bien quelques outils de traduction, par ci, par là, mais le résultat est fort variable.
> C'est vrai que la vie affective est difficile,
Le contraire serait surprenant.
>souvent quand une relation devient sérieuse je fais tout pour que la personne m'abandonne mais c'est moi qui la pousse car quand on m'abandonne c'est l'HORREUR!!! même si c'est moi qu'on abandonne mais ça fait parti du trouble...
Oui, cela en fait partie, malheureusement ! C'est d'ailleurs, à mon avis, la chose la plus dramatique de l'histoire. En souffrant de ce trouble, tu aurais un très grand besoin d'être réellement aimée, mais ton comportement envers ton/ta partenaire est tel, que ton comportement est extrêmement difficile à supporter. Même si ton/ta partenaire a beaucoup de compréhension pour ton trouble (ce qui n'est pas bien souvent le cas), tes accès de colère injustifiés et subits seront difficiles à supporter à la longue. Il/elle se sentira coupable d'avoir fait un mal, qu'il/elle ne comprend pas ou à peine. Même si l'affection, qu'on te porte, est absolument indispensable pour toi, il t'est probablement très difficile de le montrer à ton/ta partenaire. Même si tu aimes vraiment et sincèrement ton/ta partenaire, il t'est certainement très difficile de le montrer. Je redoute même, que tu risques de montrer exactement le contraire. Imagines un peu comment se sent alors ton/ta partenaire ! Pas étonnant, qu'il/elle finit pas abandonner à plus ou moins longue échéance. Et alors, justement, ce sera la catastrophe pour toi ! Exactement ce qu'il fallait absolument éviter ! En outre, ton/ta partenaire s'en sortira très probablement avec une affection psychique plus ou moins prononcée, qui peut même être durable. Je sais de quoi je parle !
Moi, je ne sais pas... Mais je n'entrevois pas de solution. Je ne sais pas où et comment la trouver. D'autres que moi seront peut-être d'un avis différent. S'ils connaissent vraiment le problème, je souhaite qu'ils nous fassent part des solutions efficaces, qu'ils connaissent. Ce serait très charitable.
> Même en amitié c'est difficile!
Oui ! Le problème est semblable.
> Mais là, je vais reprendre un suivi avec un psychiatre qui s'y connait donc j'espère que ça va m'aider !
Je te souhaite de tout cœur, que tu puisses trouver un psy capable de t'aider et que tu puisses continuer le traitement jusqu'à un résultat vraiment satisfaisant et durable.
Bizzzzzous !
--edit--
Considérant tout l'intérêt de la référence citée, j'ai fait une traduction du questionnaire, que je me permets d'insérer ici. Veuillez excuser l'imperfection de mon travail. Notez-bien la complexité de la chose ! Mais elle importe vraiment ici.
1) Connais-tu cette situation de te trouver à côté de toi, de t'observer et d'avoir la sensation de l'irréel ?
2) Connais-tu cette sensation: "je suis différent(e)", "quelque chose ne va pas chez moi", "je n'en fais pas partie" ?
3) T'arrive-t-il souvent cette peur de te disloquer, de te dissoudre ou de pétrifier ?
4) Te creuses-tu souvent la tête à propos de toi-même ? Cherches-tu des explications à propos de ton comportement, de tes sentiments, de ta manière de penser et ne te comprends-tu pas ?
5) Les peurs, contraintes, manies, douleurs corporelles, problèmes financiers et problèmes sentimentaux alternent-ils sans cesse chez toi ?
6) Préfères-tu au mieux partir sans prendre congé ? Préfères-tu te quereller à la place et filer à l'anglaise ou bien restes-tu assis(e) sans plus pouvoir te détendre ?
7) As-tu un grand besoin de relation sentimentale et de proximité ? Mais en ressens-tu très vite une panique ?
8.) Vis-tu la douleur et la peine des autres comme si c'étaient les tiennes (par exemple dans un entretien, un film, les actualités) ?
9) Te sens-tu incommode au milieu des autres ou paniques-tu alors ?
10) Tes relations sentimentales sont-elles chaotiques, jusqu'à la violence ? Se terminent-elles abruptement ou tiens-tu malgré tout jusqu'au bout ?
11) Vis-tu des changements extrêmement abrupts de ton humeur sans aucune raison apparente ?
12) As-tu souvent cette sensation de grand vide et de solitude, même quand tu es au milieu d'autres humains et quand tu entreprends beaucoup ?
13) Romps-tu le contact avec d'autres, que tu avais trouvé formidables au préalable ou qui étaient très importants pour toi, simplement parce qu'ils avaient commis une erreur impardonnable à tes yeux ?
14) Connais-tu ces situations, en certaines occasions, où tu ne ressens que haine envers toi-même et envers les autres ?
15) Connais-tu cette situation où d'autres se réjouissent à propos d'activités, rendez-vous, excursions ou fêtes, tandis que toi, tu décommandes ta participation peu de temps avant en prétextant une maladie ou une mésaventure ?
16) Défoules-tu ta colère, douleur, frustration et rancune sur des humains, animaux ou choses, qui n'ont absolument rien a voir avec ?
17) Te sens-tu souvent comme un enfant parmi les grandes personnes ?
18) Des pensées envers d'autres humains ou envers des choses inachevées te tourmentent-elles sans que tu puisses arriver à prendre contact avec les concernés afin d'achever.
19) Connais-tu cette forte nostalgie d'avoir de bons parents compréhensifs et affectueux ?
20) As-tu des problèmes d'alimentation, d'alcool, d'abus médicamenteux, de drogues ou de sexualité ?
21) As-tu été abusé(e) sexuellement ou redoutes-tu que cela te sois arrivé ?
22) Penses-tu que tu sois capable, rien qu'avec la force de tes pensées, d'influencer ou de détruire des humains ?
23) Reportes-tu des choses et des évènements de ta vie quotidienne vécue tant sur toi-même, qu'elles prennent de l'importance pour ta propre vie et pour ta manière de te comporter ?
24) Supportes-tu mal les félicitations et l'estime qu'on te portes ?
25) Vois-tu ou entends-tu parfois des choses dont tu sais, en fait, qu'elles ne peuvent pas être ainsi ?
26) Te blesses-tu toi même par brûlure, coupure, griffades de ta peau, en frappant ta tête contre un mur, en rongeant férocement tes ongles ou par des choses analogues ?
- ptitana
- Messages : 192
- Enregistré le : jeudi 13 mai 2010 17:10
Trouble de la personnalité borderline
Merci Clopinette,
j'ai lu ta traduction, merci
je me retrouve vraiment dans le questionnaire...à toutes les questions je peux répondre OUI!!!
merci de toutes ces infos elles me sont précieuses et instructives
j'ai lu ta traduction, merci
je me retrouve vraiment dans le questionnaire...à toutes les questions je peux répondre OUI!!!
merci de toutes ces infos elles me sont précieuses et instructives
- Clopinnette
- Messages : 141
- Enregistré le : mardi 13 octobre 2009 14:42
Trouble de la personnalité borderline
Bonjour ptitana !
Je me réjouis de voir que j'ai pu rendre service. Mais je m'étonne quand-même, que tu puisses répondre par OUI à TOUTES les questions. C'est beaucoup, même après avoir lu les "bouts de ton histoire".
Je trouve ce questionnaire très bien. Il va au delà de ce que les psy utilisent habituellement. Je reconnais bien, que ce questionnaire a été écrit par quelqu'un qui connait bien la question. J'en prendrai pour exemple le point 24, qui semble parfaitement paradoxal si on ne connais pas bien le problème. Le point 22, lui aussi, est intéressant.
Après avoir lu ton histoire, je comprends bien, que tu te sois tournée vers les femmes. Inutile de te dire, que cela n'est pas sans problèmes. Tu t'en es rendu compte toi-même. Sans vouloir t'influencer, je pense quand-même, que cela est quand-même mieux pour toi, que les hommes. Je sais à présent, qu'il est presqu'impossible d'avoir une relation de longue durée avec une personne souffrant de ce trouble. Malheureusement !
Je te souhaite de tout cœur, que tu puisses obtenir un traitement efficace, qui te permette de vivre avec ton passé et ton trouble. Ne t'attends pas à une guérison. Il est pourtant possible d'atteindre une certaine stabilité permettant de vivre sereinement, tout au moins durant un certain temps. Je te souhaite, que ce temps puisse être long !
Je me réjouis de voir que j'ai pu rendre service. Mais je m'étonne quand-même, que tu puisses répondre par OUI à TOUTES les questions. C'est beaucoup, même après avoir lu les "bouts de ton histoire".
Je trouve ce questionnaire très bien. Il va au delà de ce que les psy utilisent habituellement. Je reconnais bien, que ce questionnaire a été écrit par quelqu'un qui connait bien la question. J'en prendrai pour exemple le point 24, qui semble parfaitement paradoxal si on ne connais pas bien le problème. Le point 22, lui aussi, est intéressant.
Après avoir lu ton histoire, je comprends bien, que tu te sois tournée vers les femmes. Inutile de te dire, que cela n'est pas sans problèmes. Tu t'en es rendu compte toi-même. Sans vouloir t'influencer, je pense quand-même, que cela est quand-même mieux pour toi, que les hommes. Je sais à présent, qu'il est presqu'impossible d'avoir une relation de longue durée avec une personne souffrant de ce trouble. Malheureusement !
Je te souhaite de tout cœur, que tu puisses obtenir un traitement efficace, qui te permette de vivre avec ton passé et ton trouble. Ne t'attends pas à une guérison. Il est pourtant possible d'atteindre une certaine stabilité permettant de vivre sereinement, tout au moins durant un certain temps. Je te souhaite, que ce temps puisse être long !
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