Toc du couple ou ROCD et dépression - Part 3

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Ecila95
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Toc du couple ou ROCD et dépression - Part 3

Message par Ecila95 »

Oui, nous sommes ensemble depuis 16 ans et il connaît mon toc très bien. J'ai déjà été hospitalisée en clinique pendant deux mois et demi en 2018. Je ne pensais pas que ça allait se reproduire, je me sens tellement en echec. J'ai eu mon psy habituel au téléphone qui m'a reconfirme que c'était un toc mais je n'arrive plus à le croire, c'est affreux. Je suis totalement perdue.
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Eevee
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Toc du couple ou ROCD et dépression - Part 3

Message par Eevee »

Ecila95 a écrit : lundi 09 mars 2026 21:24
Oui, nous sommes ensemble depuis 16 ans et il connaît mon toc très bien. J'ai déjà été hospitalisée en clinique pendant deux mois et demi en 2018. Je ne pensais pas que ça allait se reproduire, je me sens tellement en echec. J'ai eu mon psy habituel au téléphone qui m'a reconfirme que c'était un toc mais je n'arrive plus à le croire, c'est affreux. Je suis totalement perdue.
Ecila95 a écrit : lundi 09 mars 2026 21:24
Oui, nous sommes ensemble depuis 16 ans et il connaît mon toc très bien. J'ai déjà été hospitalisée en clinique pendant deux mois et demi en 2018. Je ne pensais pas que ça allait se reproduire, je me sens tellement en echec. J'ai eu mon psy habituel au téléphone qui m'a reconfirme que c'était un toc mais je n'arrive plus à le croire, c'est affreux. Je suis totalement perdue.
C'est déjà bien qu'il connaisse ton toc, peut être que ce sera plus simple pour lui en parler ? En tout cas ça peut te soulager beaucoup de savoir que tu peux compter sur lui en cas de crise
Je comprends ce que tu décris. J'ai eu des rechutes très récemment aussi et c'est très dur lorsque ça revient surtout lorsqu'on a connu des longues périodes de répit..
C'est très dur de croire qu'il s'agit bien d'un toc lorsqu'on est au plus haut de la crise.. c'est justement là où nos sentiments et ressentis sont les plus confus et on a l'impression de ne plus rien savoir, on essaye de se rassurer par tous les moyens possibles mais les choses qui nous rassurent habituellement finissent par ne plus nous convaincre suffisamment.. c'est aussi le signe que ton esprit est complètement épuisé par les angoisses et les ruminations..
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Salexndys
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Toc du couple ou ROCD et dépression - Part 3

Message par Salexndys »

Bonjour à tous,
après quelques jours d'angoisse, je vais un peu mieux.
J'essaie de me conforter par l'idée que j'ai toujours eu des pensées et ce depuis toute petite. Je remarque aussi que je ne suis jamais seule dans ma tête, fin ce que je dis ça peut faire peur mais en fait je me comprends :
depuis toute petite j'ai tjr eu des pensées anxiogènes, qui me provoquent un mal être :
- ça peut être sur ce que pensent les gens de moi : j'ai vu que telle personne me parlait bizarrement, donc j'ai une pensée dans ma tête qui me dit que je ne suis pas aimée, que je suis mal vue etc...
- ça peut être la peur de mal faire devant les gens : parfois je réfléchis à mes actions et je me dis ça se trouve lui ou elle a trouvé que je suis méchante prc j'ai fait ça ou ça ...
- ça peut être une surveillance de moi même, comme des phobies d'impulsion : peur de me jeter dans le vide, peur de tout foutre en l'air d'un coup d'un seul, peur de tomber amoureuse de qqn d'autres etc..
- je suis aussi énormément bloquée dans la passé. Je suis très très nostalgique. Mes grands parents me manquent énormément et le soir avant de dormir je formate mes rêves : je pense à ma vie quand j'étais enfant chez mes grands parents pour me sentir bien...
- J'ai toujours peur d'échouer, j'ai une voix qui me fait tjr penser au négatif...
- Peur d'avoir une maladie ou que mon entourage en aie
- peur d'être enceinte d'un coup et de tout gâcher alors que j'ai 21 ans
- peur de ne pas avoir d'avenir, d'être pas intéressante...

bref, j'ai toujours eu peur de beaucoup de choses, ce qui fait que ma tête a toujours été accompagnée de pensée. Jamais je ne pense pas. Et en même temps, si je ne pense pas j'ai une sensation en moi étrange qui fait comme si j'avais besoin de penser même si cela me fait du mal.
Tout ça pour dire qu'au final, peu importe ce que j'ai, je ne suis certainement pas lesbienne ni rien. Je veux dire, si j'ai des pensées et des questions comme ça qui me provoquent angoisses, réassurances et pleurs, c'est que c'est faux. Car ça ressemble à toutes les autres peurs que j'ai eu. Quand je focalise sur qqch j'ai du mal à m'en dépetrer..
J'essaie de me dire que tout ce que j'ai pu ressentir avant peut signifier ou non qqch sur moi, seulement si j'en stresse et que je ne suis pas d'accord avec cette idée, que ça me prend la tête car un jour je me dis que non c'est pas possible que j'aime les femmes et un autre jour je doute comme pas possible, c'est que c'est faux. Mais j'ai l'impression que c'est dans ma nature.

Pour vous dire, j'ai même demandé à mon copain si j'étais bi est-ce que ça changerait quelque chose. Il m'a dit que non et qu'il m'aimera toujours et que ça ne me changera pas non plus. Je n'ai même pas été rassurée car c'est pas possible pour moi. Seulement, je trouve qu'encore une fois aujourd'hui j'ai du mal à trouver mes réponses. D'habitude, je trouve des forums qui me rassurent mais là non car pour les gens si j'ai déjà trouvé belle une femme ou si j'ai déjà ressenti une légère excitation à la vue d'un corps nu, sans aucune envie ni attirance, cela signifie que je suis bi ou lesbienne. Mais pour moi non car je me connais un minimum et je sais que je n'ai jamais été attirée par les femmes ni rien avant et que j'ai tjr été amoureuses de garçons, fantasmé sur des garçons etc..
Du coup je suis vraiment perdu car je ne trouve plus vraiment de réponse. Un coup je crois ça et deux secondes après non. Parfois ma tête me dit que je suis bi et je stress, et d'autre fois je n'ai plus peur donc je me dis mais en fait ça veut dire que je le suis ??? et là panique. Car en même temps, je sais pertinemment que je ne ferai jamais rien avec une fille, car j'ai quand même le contrôle sur mon corps. J'ai tjr aimé les hommes, en occurrence le mien mais là je n'arrive plus à ressentir ce que je veux + Quand j'ai ces questions j'ai l'impression que je n'aime rien chez les hommes alors que d'habitude c'est logique.

l'autre jour j'ai paniqué car moi j'ai tjr été attirée par les hommes coréens, mais j'ai fini par tout remettre en question et me dire "mais ça se trouve tu les trouves juste beau, tu n'as jamais été attirée par eux !", ce qui voudrait dire que si j'ai trouvé belle une femme ça veut dire que j'ai peut-être été attirée par contre ! Du coup j'ai tout mélangé, je ne savais plus ce que voulait dire être attirée, trouver beau ou belle qqn. Parfois à la vue d'une femme masculine je trouve qu'elle a un charisme, donc je trouve qu'elle dégage qqch mais pour moi ça n'a jamais voulu dire quoi que ce soit pour moi, car je n'ai jamais rien imaginé avec ces personnes-là ni rien. Mais depuis ces questions, donc depuis un bon bon mois bah je remets tout en questions. Je me dis que si j'ai fait ou ressenti ça à tel moment ça veut dire que je suis bi ou lesbienne ! mais non je ne conçois pas cette idée en fait comme si je n'étais pas d'accord avec ça mais c'est très étrange.

J'ai surtout peur de ne plus aimer mon copain avec qui je vais vivre dans 2 semaines presque, de le laisser pour qqn d'autre et ça je ne veux pas. J'ai peur de ressentir des choses que je ne veux pas ressentir, bref...
Mais ce qui me rassure d'un côté c'est que j'ai déjà eu ces qu'estions ya 2 ans, j'avais réussi à m'en débarrasser et je vivais bien ma vie sans attirance ni rien pour les femmes (hormis l'impression d'en avoir quand j'ai ces questions lol) mais ces questions sont revenues et je ne sais plus ce qui est vrai du faux, qui je suis et qui j'aime et c'est horrible. Pourtant j'ai essayé d'accepter une identité sexuelle. Je me suis dit peut être que j'aime bien les femmes si j'ai déjà été excitée à la vue de nudité ou autre mais non je redoute tjr quand même et ça revient tjr, donc c'est que ça ne doit pas être ça. Et je n'ai aucune envie d'essayer ni rien pour autant.
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Ecila95
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Toc du couple ou ROCD et dépression - Part 3

Message par Ecila95 »

C'est exactement ça, je suis épuisée et comme la je suis aux urgences psychiatriques et qu'il n'y a rien à faire, j'angoisse énormément. Je suis tentée de dormir toute la journée mais je m'oblige à rester éveillée pour ne pas sombrer davantage. C'est très dur, j'ai vraiment l'impression que je me force tout le temps à coucher avec mon compagnon et que je me voile la face. J'ai peur qu'on me le confirme en clinique et que ce soit la fin de mon histoire.
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Eevee
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Toc du couple ou ROCD et dépression - Part 3

Message par Eevee »

@Salexndys : Moi aussi je crois que pareil que toi j'ai toujours eu des angoisses et des tocs d'aussi loin que je me souvienne.. je pense que ce n'est pas étonnant d'avoir pu développer ce toc avec nos manières de fonctionner..
Ce que tu racontes c'est vraiment le cheminement du toc, une pensée qui angoisse si fort qu'on la tourne et la retourne dans tous les sens pour essayer de se rassurer mais plus on le fait et plus on provoque l'effet inverse.. pendant un moment, comme toi j'avais peur d'aimer les filles, un autre coup j'avais peur d'aimer des collègues de travail, etc.. c'est vraiment sans fin quand on y pense
Avec le toc on peut se dire que c'est impossible de trouver la bonne réponse parce que tout sera décortiqué dans notre esprit et au final on se met à douter toujours plus
C'est cool si tu arrives à prendre un peu de recul malgré tout !

@Ecila95 : Courage à toi ! Ça doit être très perturbant pour toi de retourner à la clinique après tout ce temps..
Je pense que ta peur est légitime, dans le sens où les gens peuvent aussi répondre sans avoir connaissance du toc et peuvent t'enfoncer sans le vouloir.. si tu peux garder contact avec ton psy qui connaît bien les tocs ça peut déjà grandement t'aider !
Les pensées sont très dures en cas de crise, on a l'impression que tout devient faux et toutes les pires choses nous paraissent très réelles..
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Salexndys
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Toc du couple ou ROCD et dépression - Part 3

Message par Salexndys »

Merci @Eevee pour ta réponse !
Bah en fait ma peur d’aimer les élèves s’est développée car j’ai ressenti de l’excitation à la vue d’une femme nue dans un film. Avant, ça m’arrivait aussi mais j’avais pas d’attention particulière ni rien, je n’avais pas d’attirance ni rien juste de l’excitation. Mais ça ça me fait croire que ce n’est pas normal pour une fille hétéro, et en couple.
J’ai du coup regardé beaucoup de forums mais pour les gens c’est très clair : si tu ressens de l'excitation à la vue de n’importe quel truc féminin = t’es bi ou lesbienne. Mais avant ça je ne me disais jamais rien de tel. J’ai tjr aimé les hommes et cela depuis ma plus petite enfance, j’ai tjr eu des amoureux, j’ai tjr été attiré par les hommes etc donc je ne comprends pas comment ça ça pourrait me faire croire que je suis lesbienne ou bi.
J’ai essayé d’accepter une potentielle bisexualité mais non rien n’y fait ça me fait angoissée, je me dis que ce n’est pas possible etc. Même si je stresse moi parfois, je suis tout le temps en analyse au fond. Ya des copines à moi qui m’ont dit que elles par exemple elles avaient des crushs hommes et des crushs femmes artistes et pourtant elles aiment les hommes comme pas possible. Bon, ça m’a rassuré mais perso je n’ai pas de crush ni rien quoi mdr juste je me base sur les sensations que j’ai eu et ça me fait douter.

J’en ai parlé avec mon copain qui m’a dit que pour lui ça ne voulait strictement rien dire, que les femmes avaient une flexibilité en terme d’excitation, que parfois je pouvais ressentir de l’excitation à la vue d’un attribut féminin mais m’en foutre intérieurement etc… donc ça me rassure mais ça me reste tjr dans la tête.
Un jour je sais qui je suis et d’autres jours non. J’essaie en vain de savoir si les femmes hétéros peuvent parfois ressentir des trucs comme ça passagers sans que ce soit étrange etc… car c’est ça qui me bloque en fait. Pour moi il n’y a pas de bisexualité ni rien de mon côté car j’ai tjr vu que par les hommes, fantasmer sur les hommes et voulu faire ma vie avec un homme. Je ne me vois pas avec une femme ni rien mais le toc me fait croire l’inverse j’ai l’impression et c’est chiant a mort car ça me fait énormément stresser !
J’ai l’impression que c’est debile comme pensées car sans toc je me suis déjà questionnée, je me suis tjr dit que si je l’étais ce n’était pas grave et qu’au pire ça ne changerait pas qui je suis mais avec le toc j’ai l’impression que c’est horrible.

J’ai vu des vidéos sur des gens qui ont assumé leur homosexualité, ça m’a fait énormément stressée car ils disent des choses qui me font croire que j’ai déjà ressenti pareil ou autre… j’ai peur de ne plus jamais aimer les hommes, ou de passer à côté d’un homme alors que j’ai tjr aimé ça, leur caractère etc..
Et là dans ma tête j’ai l’impression parfois que je me crée limite mon « « « style » » » de femme (mdr) et j’ai l’impression de ressentir des trucs étranges au fur et à mesure alors que je sais que quand j’ai rien je ne ressens pas tout ça, mais c’est dur de se dire si ce que je ressens la tout de suite est vrai ou non.
Je ne suis pas non plus capable de répondre aux « et si il se passait ça, tu ferais quoi? »  « si une fille te drague tu fais quoi? » comme si je ne savais plus ce que je voulais et tout…
Je ne sais pas du tout si ce que je pense actuellement est vrai ou pas quoi ça me fait super peur !! Je ne sais même pas si c’est un toc ou pas, mais ce que je sais c’est que ça ressemble quand même à d’autres focalisation que j’ai eu quoi…
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Salexndys
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Message par Salexndys »

Euh c’était les femmes et non les élèves mdr je me suis mélangée les pinceaux 😂
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Ecila95
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Message par Ecila95 »

Evee, c'est ce que je me dis aussi et puis à la clinique, j'imagine qu'ils ont gardé mon dossier et qu'ils vont pouvoir le consulter. J'essaie de le rassurer en me disant qu'il est impossible que je me sois forcée à coucher avec mon compagnon pendant 16 ans mais comme j'ai beaucoup moins de libido depuis quelques temps, je ne peux pas m'empêcher de douter, d'avoir peur. C'est horrible. Je devrais penser à ce que mon psy m'a dit au téléphone, qu'il est 100 pour 100 sûr que c'est le toc, faut que je lui fasse confiance et que j'arrête d'écouter mes ruminations.
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Ecila95
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Message par Ecila95 »

Cc, j'ai intégré de nouveau la clinique où j'avais été hospitalisée en 2018. L'impression d'un retour en arrière :( le psychiatre qui m'a reçu aujourd'hui et qui ne le connaît pas cobfirle que je suis bien victime d'idées obsédante, de tocs avec angoisses massives. C'est dingue car j'ai du mal à le croire tant j'ai l'impression que je me force à coucher avec mon compagnon. Toute action, même simple comme manger ou me laver m'est difficile. Cela vous est-il déjà arrivé d'être angoissé au point de ne plus pouvoir rien faire? Je n'ai la paix que dans le sommeil.
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Salexndys
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Message par Salexndys »

@Ecila95
Je te souhaite déjà un bon courage, tu es entre de bonnes mains !
Oui clairement c’est normal de ne plus pouvoir faire quoi que ce soit. On est tellement dans nos pensées qu’on ne pense à plus rien à d’autres que notre mal être. Je sais que quand ça m’ait arrivé pendant les vacances j’étais en pls et je ne pouvais rien faire d’autre que dormir pour oublier, mais ça reprenait de sitôt quand je me réveillais..

Si autant de personnes reconnaissent que tu as des obsessions etc c’est qu’il faut que tu essaies de les croire. Avant de te croire toi même essaie de croire les autres. La je me rends compte en te lisant que tu te laisses aller pour quelque chose de trivial, mais je comprends à quel point ça peut être dur de faire une fixette sur qqch de banal.
Pour moi c’est clairement en rapport avec le trauma que tu as eu. Il te faut du temps encore..
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Ecila95
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Message par Ecila95 »

Oui, c'est sûr que c'est en rapport avec mon trauma car j'ai bien conscience qu'il est absurde de se forcer pendant 16 ans pourtant à cause d'une ibido faible surtout depuis que j'ai commencé l'intérim (stress) je ne peux pas m'empêcher d'y penser. Aujourd'hui, je fais des efforts surhumains pour réaliser la moindre tâche, pour me concentrer et surtout penser au diagnostic des deux psychiatres. C'est une lutte de tous les instants : continuer à réaliser les actes de la vie quotidienne. Il ne faut pas que je laisse les obsessions prendre le dessus, m'engloutir. L'enlisement dans les tocs me rappelle la triste scène d'Artax qui s'enfonce dans les marécages de la mélancolie. Il se laisse gagner par la tristesse alors que son maître l'incite à résister, à ne pas laisser la mélancolie l'envahir.
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Salexndys
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Message par Salexndys »

Mais en fait c’est plus facile à dire qu’à faire…
Moi je suis bloquée dans des questionnements, même si ça me prend moins la tête ya tjr cette question qui revient et je n’ai tjr pas de réponses. Quoi question je ressente c’est tjr « et si ça se trouve ça veut dire que t’aime les filles !!! » et ça me saoule.
Ya aussi le truc où bcp de gens me disent qu’un hétéro ne s’interroge pas sur sa vie sexuelle s’il est vraiment hétéro, mais en même temps je me dis mes questions ne sont pas apparues comme ça comme une découverte d’une réelle attirance ou un crush ou je n’en sais rien. Elles sont apparues juste prc j’ai trouvé belle qqn ya 2 ans et du coup ça me fait très peur quoi… je n’arrive pas à savoir si tout ce que je ressens est vrai ou non et c’est très dur. Je me dis même que c’est pas normal que je ne suis pas non plus engloutie dans l’angoisse comme ya 2 semaines… ça me fait très peur.
Donc je te comprends totalement.
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Message par Ecila95 »

Ton toc ne te laisse pas tranquille à ce que je vois. Tu n'arrives pas à te convaincre que c'est un toc je pense. Tant qu'on ne franchit pas ce pas, on ne peut pas avancer. C'est ce que j'ai expérimenté à chaque période de toc : cette peut de se voiler la face, de se cacher une vérité horrible derrière le toc qui serait comme une 'bonne excuse'. En tout cas d'extérieur, je peux te certifier que tu souffres bien du toc homosexuel et que,'il est particulièrement coriace. Tu ne trouves pas de réponse justement parce que c'est une obsession qui tourne dans le vide. Si tu était bi ou lesbienne, tu ne souffrirais pas autant, les angoisses à l'idée d'être homosexuelle montrent qu'il s'agit d'un toc. Le toc s'attaque toujours à ce qui nous est le plus cher, le plus précieux ou à ce qui nous fait le plus peur.
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Message par Salexndys »

Non en effet il ne me laisse pas tranquille. Mais j’arrive quand même à gérer la situation. En fait le truc c’est que je ne trouve personne qui est dans la même situation que moi, qui sait au fond qu’il n’est pas bi ni lesbienne mais parfois qui peut ressentir de l’excitation (quand il n’a pas le toc) sur des trucs cons mais qui sont en rapport avec les filles. Or, tous les gens qui ont ce toc n’ont jamais ressenti d’excitation ni autre. Je ne parle pas d’attirance car là je sais avec du recul sur le toc que non je n’ai pas d’attirance et je n’en ai jamais eu. Mais j’ai déjà ressenti de l’excitation sans vouloir non plus faire quoi que ce soit avec une fille. Du coup j’ai du mal à me dire que c’est un toc. Sans ça je ne peux pas avancer ! Je sais au fond que j’ai tjr été intéressée par les hommes, ça c’est indéniable. Mais tout se remet en question : est-ce que j’ai vraiment ressenti de l’attirance ou non pour un homme, est-ce que ce n’était juste pas « trouver beau », pour les femmes c’est l’inverse, les fois où j’ai trouvé belle les femmes, était-ce de l’attirance ?
Bref, ça me saoule en fait. La journée à la fac je n’y pense pas trop en vrai, sauf quand j’ai des fixettes sur des filles. Et des que je rentre chez moi là je panique, je commence à stresser, je doute etc…
Excuse moi de te raconter ça alors que tu en clinique, c’est profondément égoïste de ma part. Mais j’avoue que je ne sais pas trop quoi faire. J’aime mon copain et je ne veux pas que ça se finisse lui et moi.
Ce weekend j’ai bcp pleuré car je lui ai tout dit, il en a rigolé en me disant qu’il fallait vraiment que je me vois de l’extérieur pour voir que je ne suis pas tout ce que ma tête prétend être, mais c’est dur…
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Toc du couple ou ROCD et dépression - Part 3

Message par Ecila95 »

Salexndys

Comme je te comprends. Ce toc est une véritable torture ! Comment peut-on subir les assauts des pensées intrusives sans réagir, les laisser être, passer comme des nuages... c'est pourtant ce que tous les thérapeutes recommandent mais c'est extrêmement difficile. Avant même cela, repérer la pensée intrusive : 'là c'est le toc'. A partir du moment où l'on doute de ça c'est foutu.
Je te le reconfirme, la peur d'être bi ou lesbienne est un toc pur et dur car cette pensée s'impose à toi et génère une anxiete importante voire une crise d'angoisse. Tu as un toc.
Moi en ce moment je suis comme toi, je n'arrive pas à croire au toc, je me dis que je n'aime plus mon compagnon et/ou que je me force à coucher avec lui, que je reste par habitude au bout de 16 ans, par peur d'être seule... ces pensée m'habitent toute la journée et je dois faire des efforts extrêmes pour tout : manger, me laver.... bref, je me répète. Comment me convaincre qu'il s'agit d'un toc et non de la réalité ?
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Toc du couple ou ROCD et dépression - Part 3

Message par Salexndys »

C’est tellement dur en effet..
j’aimerai tellement te trouver une réponse mais c’est tellement délicat..
Je dirais que si c’était une réalité tu partirais et tu ne réagirais pas comme ça, que tu n’aurais aucun regrets.. or tu restes et tu te bats pour ton homme..
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Toc du couple ou ROCD et dépression - Part 3

Message par Ecila95 »

Oui tu as raison. C'est si difficile de ne pas se laisser entraîner par les tocs comparables au chant des sirènes d'Ulysse. Surtout qu'on peut à tout moment s'en extirper pour plonger plus profondément ensuite. Comment vas-tu aujourd'hui ?
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Toc du couple ou ROCD et dépression - Part 3

Message par Salexndys »

Je n’avais pas pensé à cette métaphore !! Mais tu as raison !
Écoute, aujourd’hui je trouvais que ça allait !
En fait j’en ai parlé avec la même copine que la dernière fois, elle m’a dit que pour elle c’était bel et bien une pensée intrusive qui vient m’obséder et qui provoque beaucoup d’angoisse. Elle m’a juste dit qu’il fallait que je trouve beaucoup j’ai autant peur d’être bi ou lesbienne. Elle m’a dit que pour sa part, il lui arrivait carrément parfois de ressentir comme une attirance pour des femmes mais que cela ne voulait rien dire sur son identité et encore moins romantique/sexuelle. Elle m’a dit qu’au pire des cas, si je l’étais, cela ne changera rien à mes sentiments pour mon copain. Car pour elle, la réelle peur c’est surtout la peur de ne plus aimer son copain et de le quitter pour qqn d’autre, en l’occurrence une fille.
Elle m’a dit qu’elle pensait que c’était surtout une peur de décevoir son entourage, d’être rejetée plus qu’un réel désir. Elle m’a aussi dit que tout ce qui était attirance était tellement superflue qu’aujourdhui si on est attirée par une idée ou qqch ou qqn, on a tout de suite l’impression que cela révèle quelque chose sur nous, alors que non. Tout dépend de nos actes. Elle m’a dit que peu importe les attirances que j’avais, si elles étaient hétérosexuelle, bisexuelle ou lesbienne, je finirais ma vie avec une seule personne et c’est à moi de choisir qui c’est. Si j’ai autant peur de ne plus être avec mon copain c’est peut être et sûrement parce que je ne veux pas quitter cette unique personne que j’aime.

Donc j’avoue que ça m’a aidé à déculpabiliser de toutes les sensations que j’ai pu ressentir. J’ai aussi remarqué que j’avais un besoin immense de mettre un mot sur toutes mes sensations : j’ai besoin de savoir si ce sont des attirances, juste un goût, un désir ou autre. Comme si j’avais un besoin d’avoir des réponses pour chaque question, de manière générale. Du coup, ça ne m’étonne pas vraiment pour le toc homosexuel, si s’en est un encore une fois. Car pour avoir une réponse générale et passer à autre chose, je veux tjr savoir si le fait que j’ai trouvé belle une femme ça veut dire que je suis attirée ou juste un goût esthétique ou j’en sais rien. C’est toujours ça. Aussi, chaque truc que je ressens j’ai besoin de savoir si c’est normal ou pas, si c’est assez ou si je devrais ressentir autre chose de plus fort !
C’est pour ça que je ne suis pas vraiment satisfaite de mes relations sexuelles, et que je redoute toujours quand elles arrivent : je pense que c’est parce que même si j’adore sur le moment, je me demande tjr si ce que je ressens c’est ce que toutes les femmes ressentent aussi, ou si je devrais ressentir + etc..
du coup, le fait de ne pas avoir d’orgasme vaginal (par pénétration) ça m’a tjr fait croire que ce n’était pas normal, que ça voulait dire peut être que je voulais le faire avec une femme etc…
En fait ce qui est dur c’est la prise de recul qu’on doit avoir avec nos questions, c’est de se dire que nous ne sommes pas nos pensées.
C’est tellement dur encore pour moi de me dire que ce que je pense parfois ne signifie pas une révélation d’homosexualité ou autre. Mais bon, je ne regarderai plus sur les forums car je suis consciente qu’a chaque fois je finis dans un état lamentable et que je ne trouve pas de réponses qui me satisfont.

Sinon, pour revenir à toi. Comment tu allais aujourd’hui ?
Je me demandais si c’était vraiment un toc du couple que tu avais, ou plutôt un toc sexuel : la peur de ne pas avoir de désir. Tu as peur de ne pas en avoir pour ton copain. Mais en réalité, si tu serais avec quelqu’un d’autre admettons, ça se serait aussi arrivé, au vu de ce que tu as vécu. Je pense que c’est plus le désir de manière générale et du coup tu es en désaccord avec ton corps. Bien sûr c’est lié à ton copain, puisque c’est avec lui que tu fais ta vie, mais je pense que c’est plus profond que ça et que ça n’est pas forcément lié à ton copain. Je pense que tu culpabilises le fait de ne pas ressentir telles choses à tels moments, que tu ne comprends pas pourquoi tu n’es pas « comme les autres » à avoir du désir, et je pense aussi que tu es très dur avec toi même car tu t’es créée involontairement un schéma cognitif, comme un syllogisme : couple = désir donc si je ne ressens pas de désir = pas d’amour donc pas normal donc ALERTE !
Du coup tu appréhendes car tu penses que quoi que tu fasses ce n’est pas normal. Et surtout tu ne penses pas à tout ce qui est à côté, qui peut influencer ta libido par ailleurs : 16 ans de couple donc moins de passion et c’est normal, la connaissance de l’autre par cœur, une « routine »?, l’âge, le stress, la fatigue, le boulot, les stéréotypes, les croyances sur l’amour, le désir, etc.

Peut être que je me trompe mais je pensais à ça tout à l’heure, donc je voulais t’en faire part !
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Ecila95
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Toc du couple ou ROCD et dépression - Part 3

Message par Ecila95 »

Merci pour ta réponse qui est très fine et très complète. Je pense que le toc sexuel est une déclinaison du toc du couple car comme tu l'écris, mon esprit a tendance à prendre le raccourci du syllogisme 'tu ne le désires plus ou paz assez, or pour aimer il faut désirer, donc tu ne l'aimes plus'. Quand cette question se fait moins angoissante, elle resurgit encore. Hier et aujourd'hui j'allais mieux puis j'ai vu une photo porno qui m'a donné envie de faire l'amour avec mon compagnon. Sur le moment j'étais contente puis ce soir je me dis que c'est peut-être juste le corps de l'homme que j'ai regardé qui m'a donné envie et non mon homme directement. , donc on ne peut pas réellement parler de desir pour lui etc. Là j'ai reconnu le toc mais ceka n'a pas empêché le questionnement initial de revenir : "si tu te forçais depuis des années sans te l'avouer?" J'ai peur que la psychologue qui va me suivre dans quelques temps (le psychiatre a fait une demande) me fasse comprendre que cette pensée est vraie et que je dois quitter mon copain. Tu sais, je crains qu'elle me balance un jargon bien freudien "vous refoulez depuis des années ces rapports sexuels que vous vous imposez mais qui ne vous plaisent pas" (rien que d'écrire cela me terrifie, comme si l'écrire c'était l'ancrer définitivement dans la réalité). Quand je laisse filer cette pensée je me discencore que même si ce questionnement ne me posais pas problème il est anormal qu'au bout de seize ans je n'habite pas avec mon compagnon. Même peur qu'on me dise que ce n'est pas un vrai couple, que je voile la face, que ma relation n'a pas d'avenir. Est-ce encore un toc ou le constat d'une réalité trop difficile à accepter, à savoir si on s'impose réellement, on habitera ensemble? Pourtant, les couples non cohabitant par choix existent et pour moi, il faut au contraire aimer follement l'autre pour respecter sa liberté de loger où il veut, près de son travail pour mon compagnon, près des meilleures opportunités professionnelles et de ma mère pour moi. Je me dis que pour être ensemble ainsi depuis 16 ans c'est qu'il y a de l'amour. Ni l'un ni l'autre ne veut contraindre l'autre de déménager.
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Ecila95
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Enregistré le : mardi 24 février 2026 23:08

Toc du couple ou ROCD et dépression - Part 3

Message par Ecila95 »

Pour te répondre, ta copine est de très bon conseil. Une pensée, un désir ou une attirance fugace ne nous définissent pas. Elle a raison de dire que derrière le toc homosexuel il y a la peur de perdre ton copain avec qui t'épanouir. Le souci d'attribuer un vocabulaire précis à chaque émotion, ressenti ou impression relevé bien selon moi d'un mécanisme obsessionnel à savoir cette exigence de réponses nettes, précises, de certitude, de maîtrise. Cette peur aussi de se voiler la face derrière l'excuse du toc (que je perçois bien chez toi, beaucoup moins chez moi :( ) est typique du toc, appelé autrefois 'la maladie du doute'. Comme toi je m'accroche à des 'indices' pour étayer mes idées obsédante comme 'telle fois un matin, tu t'es motivée ('forcée' peut être , , moi aussi j'ai peur d'employer un vocabulaire inexact) à faire l'amour avec lui et tu n'as pas eu de plaisir, ça t'a fait mal'. Indice de M.... d'ailleurs puisque dès que ça m'a fait mal + mon compagnon n'étant pas du matin, on a vite arrêté! Te concernant, le fait d'avoir déjà été attirée par une fille est un indice de M.... également. Je crois que le toc se cristallise toujours sur ce qui l'arrange. L'équilibre est si précaire, quand on se sent un peu mieux, on associe vite ce 'mieux être' à un 'se voiler la face'.
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