Addiction à la souffrance = la dépression est mon choix

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sousqueuse
Messages : 26
Enregistré le : mercredi 12 novembre 2008 12:53

Addiction à la souffrance = la dépression est mon choix

Message par sousqueuse »

bonsoir à tous.
Dans un message de janv 08 , Hal pose la question de savoir si la souffrance (psy) ne serait pas une addiction comme une autre. Plusieurs fois je me suis posé la question, une enfance chaotique, des modèles parentaux dépressifs, est-ce que ça peut suffire à expliquer des décennies de souffrance, une sorte d'incapacité à vivre autrement même si les conditions réelles de vie ne sont pas dramatiques ? Vraiment je me demande, j'ai quelquefois eu l'impression que ma dépression chronique était une sorte de choix.
Une fois ma mère m'a avoué "je crois que j'ai passé toute ma vie à bouder et à attendre qu'on vienne me chercher". Qu'en pensez-vous ? Je sais que la question est gênante parce que la souffrance est bien réelle, mais n'est-ce pas une piste à explorer? Il est extrêmement difficile à un enfant de se sortir d'une "bouderie", il a besoin qu'on l'aide, ç'a été mon métier pendant très longtemps, et je l'ai vécu moi-même.
Qu'en pensez-vous ?
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Leon
Membre d'honneur
Messages : 84
Enregistré le : vendredi 10 octobre 2008 16:54

Message par Leon »

Bonsoir sousqueuse,

la souffrance n´est pas obligatoire mais on la retrouve chez les humains aussi. C´est de l´interprétation que chacun en fait face aux événements qui la rend parfois insupportable.

A toi d´étudier ton interprétation par rapport à ton éducation, ta religion, tes expériences....
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loveJack
Messages : 677
Enregistré le : lundi 29 octobre 2007 14:19

Message par loveJack »

je me pose souvent cette question aussi alors je ne peux pas te repondre desolée :newblush:
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claudine
Membre d'honneur
Messages : 6742
Enregistré le : mardi 05 décembre 2006 19:30

Message par claudine »

Bonsoir sousqueuse,

Il est clair que quand on a toujours vécu dans la souffrance, elle devient une partie intégrante de notre personnalité et il nous est difficile, et même impossible de se voir vivre autrement que malheureux :dub: Dans ce cas on peut dire que c'est une addiction
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sousqueuse
Messages : 26
Enregistré le : mercredi 12 novembre 2008 12:53

Message par sousqueuse »

Merci Claudine, ta réponse me touche beaucoup. Si l'on considère certaines dépressions comme des addictions, peut-être existe-t-il des techniques similaires pour les guérir ? Plus efficaces que la méthode Coué ? Ou bien peut-on en inventer, partager ? :love1:
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gamzatti
Membre d'honneur
Messages : 1406
Enregistré le : jeudi 29 novembre 2007 17:51

Message par gamzatti »

Bonjour Sousqueuse

Oui moi aussi je pense qu'on peut d'une certaine manière parler de dépression comme d'une addiction. Un comportement acquis en tout cas dont on n'arrive pas à se débarrasser pour la simple et bonne raison, (en tout cas dans mon cas) qu'on en connait pas d'autre. Donc voilà c'est pas facile :sue:

Pour ma part la seule solution est justement de briser le modèle parental, pas facile non plus, mais bon....se dire qu'il y a une autre manière de vivre de penser de ressentir....

Bref faire profondément table rase du passé, un vrai défi pour moi en tout cas
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sousqueuse
Messages : 26
Enregistré le : mercredi 12 novembre 2008 12:53

Message par sousqueuse »

Bonsoir Gam, c'est vrai, c'est un comportement acquis. Je me rappelle très bien étant petite avoir vécu des moments de bonheur mais en cachette, et avec culpabilité, car comment se donner le droit au plaisir quand les parents souffrent, attendent de l'aide, et qu'on ne peut rien faire.
On sait sûrement faire autre chose que déprimer, ça parait absurde, mais dans l'inconscient le temps n'existe pas. Peut-être que c'est la peur de la réaction des parents qu'on a imprimée dans la tête.
J'ai fait beaucoup de thérapie, ça m'a énormément aidée, maintenant j'ai l'impression qu'il faut que je me débrouille moi-même, c'est ce que dit mon psy, que je trouve la clé en moi.
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Perséphone
Membre d'honneur
Messages : 30939
Enregistré le : jeudi 20 mars 2008 22:28

Message par Perséphone »

oui je pense que ca peut être une addiction...
j'ai longtemps été gravement dépressive, et aujourd'hui, j'essaie de sortir de ce schéma mais c'est pas facile!
mais on y arrivera, et sans culpabilité!
courage: la route est longue!
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sousqueuse
Messages : 26
Enregistré le : mercredi 12 novembre 2008 12:53

Message par sousqueuse »

merci Perséphone, pour le moment on avance dans des ornières, mais on en sortira, c'est sûr, on arrivera à tracer nos chemins nous mêmes, surtout à plusieurs !
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browthers
Messages : 36
Enregistré le : mercredi 03 décembre 2008 18:31

Message par browthers »

Je pense que la dépression est une addiction, on ne peu pas dire que l'on s'y sente bien mais c'est quelque chose que l'on arrive à gérer parce que on sait comment cela se passe, alors que si l'on ne connait pas le bonheur entre guillemet on ne connait pas on arrive à bien s'y sentir.

S'il nous arrive malheureusement des tuiles on connait le comportement à adopter .

Pour en sortir il faut réussir à dompter l'inconnu.
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sousqueuse
Messages : 26
Enregistré le : mercredi 12 novembre 2008 12:53

Message par sousqueuse »

Bonjour Brothers, je trouve que tu as tout à fait raison d'aborder le problème de la peur de l'inconnu.
Est-ce que tu n'as pas quelquefois l'impression que si tu étais "heureux", il te tomberait dessus une tuile épouvantable, qu'en quelque sorte on est "protégé" par sa dépression, comme ces enfants qui se punissent eux-mêmes quand ils ont fait une bêtise, dans l'espoir d'éviter ou d'amoindrir la punition parentale?
:tourne:
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claudine
Membre d'honneur
Messages : 6742
Enregistré le : mardi 05 décembre 2006 19:30

Message par claudine »

Bonjour sousqueuse, browthers, gam, persé,


C'est vrai que le bonheur c'est l'inconnu et que cela fait peur

Je crois toutefois que ce n'est valable que pour les dépressions qui durent depuis de longues années et depuis l'enfance.

Il ne faut pas, à mon avis, en faire une généralité. En effet, toutes les dépressions ne se ressemblent pas et ne sont donc pas toutes des addictions.
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sousqueuse
Messages : 26
Enregistré le : mercredi 12 novembre 2008 12:53

Message par sousqueuse »

Claudine, tu as tout à fait raison, en matière psychologique je pense qu'il n'existe pas de généralités, pour la dépression particulièrement.
Mais quand comme tu le dis ça dure depuis l'enfance, je suis d'accord avec Gam qui parle de "briser les modèles parentaux", lutter contre le sentiment naturel d'appartenance quand il est lié au fait d'être triste, anxieux, malade.
Je te cite encore une phrase de ma mère: "Dans la famille, on naît angoissé. Quand on est bébé on hurle, quand on est grand on boit un verre de Scotch"... On peut pas faire plus clair !
Même adulte je ressens encore au fond de moi l'enfant qui a peur d'être rejeté, avec plus ou moins de force suivant les circonstances, qui a tellement peur qu'il se dit qu'en se rejetant lui même il tiendra mieux le coup. C'est du délire, c'est de l'émotionnel, mais qu'est-ce que c'est envahissant ! ça colore la vie.
gros bisous :bisouss:
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claudine
Membre d'honneur
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Enregistré le : mardi 05 décembre 2006 19:30

Message par claudine »

Moi aussi, sousqueuse, je suis d'accord avec toi, car je suis moi-même une conditionnée de l'angoisse depuis ma petite enfance

Je voulais simplement préciser que toutes les dépressions ne se ressemblent pas car toutes les histoires personnelles sont différentes.

Il ne faudrait pas que toutes les personnes dépressives pensent que la dépression est une addiction et qu'elles ne s'en sortiront pas.
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loveJack
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Enregistré le : lundi 29 octobre 2007 14:19

Message par loveJack »

sousqueuse a écrit :
Est-ce que tu n'as pas quelquefois l'impression que si tu étais "heureux", il te tomberait dessus une tuile épouvantable, qu'en quelque sorte on est "protégé" par sa dépression
c'est excatement sa !!!! On s'empeche de vivre certaines choses de peur de l'echec et au final on fait plus grand chose :down:

Comment tu vas aujourd'hui ? :love1:
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sousqueuse
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Enregistré le : mercredi 12 novembre 2008 12:53

Message par sousqueuse »

Chère loveJack,
La peur de l'échec, son cortège de phobies, les paniques injustifiées, l'évitement presque toujours, je connais bien !
Aujourd'hui je me sens mieux, le fait de voir ma dépression sous l'angle de l'addiction me rassure, parce qu'on peut lutter contre et guérir.
Du coup j'ai passé ma matinée à écrire un article rigolo sur mon blog et ça m'a fait du bien.
Les addictions on s'en sort, les phobies aussi. La psychothérapie est essentielle. On peut tomber sur des choses pas logiques du tout dans sa tête, surtout qd les pbs remontent à la petite enfance et qu'on a fait des "blancs" dans les souvenirs.
Par exemple j'avais très peur de conduire, c'était terrible, et puis un jour au volant je me suis dit "c'est pas parce que je ME CONDUIS mal, que je CONDUIS mal". Ma peur a disparu instantanément et n'est plus jamais revenue.
C'est la psychothérapie qui permet d'apprendre cette acuité dans l'attention aux pensées inconscientes qui nous font souffrir.
Accroche toi, tu vas y arriver, c'est certain :love1:
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loveJack
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Enregistré le : lundi 29 octobre 2007 14:19

Message par loveJack »

c'est vrai que sous cet angle la c'est plus rassurant

tu vas t'en sortir !!!!!!!!

bisous :love1:
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browthers
Messages : 36
Enregistré le : mercredi 03 décembre 2008 18:31

Message par browthers »

sousqueuse a écrit :
Bonjour Brothers, je trouve que tu as tout à fait raison d'aborder le problème de la peur de l'inconnu.
Est-ce que tu n'as pas quelquefois l'impression que si tu étais "heureux", il te tomberait dessus une tuile épouvantable, qu'en quelque sorte on est "protégé" par sa dépression, comme ces enfants qui se punissent eux-mêmes quand ils ont fait une bêtise, dans l'espoir d'éviter ou d'amoindrir la punition parentale?
:tourne:
Excuse moi je répond tard, personnellement c'est la peur et d'autres choses moins facile à avouer qui me tiennent, la peur permet d'amoindrir le choc quand on est déçu, on sait comment cela va se passer après donc on est plus apte à gérer la situation, ça ferme pas mal de porte puisqu'on est moins tenter d'aller vers les autres ( je ne me permet pas de généraliser ) on pourrait presque dire que l'on est plus "heureux" comme ça finalement, ceci n'est que mon point de vue qui ne vaut pas grand chose.
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HAL
Messages : 12
Enregistré le : lundi 21 janvier 2008 10:54

Message par HAL »

UP

salut a tous
Est-ce que tu n'as pas quelquefois l'impression que si tu étais "heureux", il te tomberait dessus une tuile épouvantable, qu'en quelque sorte on est "protégé" par sa dépression
oui c'est vraiment ça... je pense la même chose... ... en gros "si je m'occupe pas de mes problèmes en permanence (imaginaires ou passés) ce sont eux qui s'occuperont de moi." on veut sans le savoir tout contrôler, tout anticiper (ce qui est impossible) et de coup on évacue plus rien.. on essaye de régler des problèmes qui n'ont plus aucune existence réelle

a propos de l'addiction à la souffrance, voici un copier coller d'un texte d'Eckhart Tolle, l'analyse semble assez pertinente (obsédé par le contrôle, incapable de lâcher-prise, nous sommes alors comme piloté par un "double" négatif en très grande partie imaginaire, auquel on s'identifie et on s'accroche..

"Réaliser soudainement que vous êtes ou avez été attaché à votre souffrance peut être la cause d'un grand choc. Mais dès l'instant où cette prise de conscience a lieu, l'attachement est rompu. Un peu comme une entité, le corps de souffrance est un champ énergétique qui se loge temporairement à l'intérieur de vous. C'est de l'énergie vitale qui est prise au piège et ne circule plus.Bien entendu, le corps de souffrance existe en raison de certaines choses qui se sont produites dans le passé. C'est le passé qui vit en vous, et si vous vous identifiez au corps de souffrance, vous vous identifiez par la même au passé.

L'identité de victime est fondée sur la croyance que le passé est plus puissant que le présent, ce qui est contraire à la vérité, que les autres et ce qu'ils vous ont fait, sont responsables de ce que vous êtes maintenant, de votre souffrance émotionnelle ou de votre incapacité à être vraiment vous-même. La vérité, c'est que le seul pouvoir qui existe est celui propre à l'instant présent : C'est le pouvoir de votre présence à ce qui est.
Une fois que vous savez cela, vous réalisez également que vous-même et personne d'autre, êtes maintenant, responsable de votre vie intérieure et que le passé ne peut pas l'emporter sur le pouvoir de l'instant présent.L'inconscience le crée, la conscience le métamorphose.

Saint Paul a exprimé ce principe universel de façon magnifique : « On peut tout dévoiler en l'exposant à la lumière, et tout ce qui est ainsi exposé devient lui-même lumière. »

Tout comme vous ne pouvez vous battre contre l'obscurité, vous ne pouvez pas non plus vous battre contre le corps de souffrance. Essayer de le faire créerait un conflit intérieur et, par conséquent, davantage de souffrance. Il suffit de l'observer et cela suppose l'accepter comme une partie de ce qui est en ce moment.
"

Eckhart Tolle


la description du symptôme me parait pertinent, mais la méthode... pour ma part, j'ai franchement un peu de mal à l'appliquer !! (cf ses bouquins)


hal
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Bluesky
Messages : 7083
Enregistré le : samedi 12 novembre 2016 16:21

addiction à la souffrance ?

Message par Bluesky »

C'est vrai je penses que je resterais tout le temps dans cette souffrance, quand on est seule beaucoup moins facile de s'en
sortir, plutôt le contraire
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