Sevrage paroxétine (Deroxat)

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Florine
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Enregistré le : mardi 07 avril 2020 16:07

Sevrage paroxétine (Deroxat)

Message par Florine »

Bonjour à tous,

Ce post pour vous faire part de mon expérience, en effet je trouve que l’on parle trop peu des symptômes de sevrage.
Je suis âgée de 26 ans et sous paroxetine depuis 9 ans.

Lors d’un épisode de dépression mon médecin traitant ma mit sous paroxetine en 20 mg. Depuis l’âge de mes 15 ans j’ai des idées noires, gros problèmes familiaux, j’ai eu plusieurs médicaments dont je ne me rappelle plus des noms, j’ai échappé à une hospitalisation en psychiatrie à l’âge de mes 16 ans.

Mon médecin m’a donc prescrit du paroxetine 20 mg suite à un choc émotionnel, j’ai tout de suite accepté le traitement, il m’a également mît du lexomil 3/4 pour m’aider à m’endormir le soir, étant de nature très anxieuse cela me permettait de pouvoir m’endormir au bout de 2h de prise du lexomil. Je devais voir mon médecin traitant tous les mois pour le renouvellement de traitement, ce que je faisais, au bout d’un an de prise je lui ai fais part de mon envie d’arrêter ce traitement, j’avais pris en 1 an 10 kg ! Celui-ci m’a dit que ce n’était pas le moment, un an plus tard je reparle de mon intention d’arrêter ce traitement celui-ci n’était toujours pas ok, j’ai alors arrêté tout d’un coup...

au bout de quelques heures d’arrêt de traitement des symptômes arrivent : nausées, maux de tête terrible, étourdissement, vertiges j’ai tenu comme ça 2 jours et je me suis dis qu’il avait raison ce n’était sûrement pas le moment... il y a deux ans j’ai voulu réduire car je suis bien dans ma vie et n’est plus l’envie de m’injecter ces doses, il décide de me réduire à 10mg je n’ai alors eu aucuns symptômes de sevrage ! J’étais plutôt contente ! L’année dernière j’ai subit du harcèlement moral au boulot grosse pression psychologique par la direction de mon entreprise j’ai lutté et finalement fait un gros burn out mon médecin m’a envoyé voir un psychiatre.

J’avais l’impression de retomber à 0, rdv psy, traitement etc moral a 0 ! Je me suis rendue à mon premier rdv psy en août 2019 j’ai dû expliquer le parcours de ma vie, reparler de choses dont je n’avais plus envie de parler mais je l’ai fais ! Au bout d’un ou deux mois je lui ai dis que je voulais démissionner de mon poste que je ne pouvais plus supporter cette pression permanente,ce harcèlement et j’en passe ce n’est pas le sujet. Celui-ci c’est alors arrangé pour que je puisse bénéficier d’un licenciement pour inaptitude et ou rupture conventionnelle. En attendant la réponse et les rdv de médecines du travail je continuais à aller le voir, ça allait mieux psychologiquement et je lui ai fais par de mon intention d’arrêter ce traitement. Il m’a préconisé d’arrêter déjà le lexomil, de passer de 3/4 à 2/4 pendant 2 semaines, ensuite 1/4 et le jour J arrive, le fameux soir sans rien pour dormir ! Une horreur ! J’ai vu les heures passer, je me suis endormie à 5h du matin pour me réveiller à 8h. Je suis allée en pharmacie pour avoir quelque chose à base de plantes pour réussir à dormir plus tôt. J’ai donc eu du mela sommeil,(je pense qu’il ne m’a pas aidé mais qu’il a servit de placebo) la première semaine je ne vous cache pas que j’ai dormi plus ou moins 4/5 h par nuit.

Chaque nouvelle nuit je dormais une heure de plus ! Cela fait maintenant 3 mois que j’ai arrêté ce médicament pour m’endormir ! Je ne vous cache pas que cela sera dur et qu’il faut de la motivation ! Pour le paroxetine mon médecin me dit de me faire hospitaliser en desintox pour arrêter, et mon psy me dit d’arrêter à la dur tout d’un coup !!! Mais voilà j’ai toujours le paroxetine dans le sang. Mon contrat a prit fin le 31 janvier j’ai retrouvé un autre job tout va bien, je ne vais plus voir mon psy. Depuis une semaine l’envie me trotte pendant ce confinement d’arrêter le deroxat... ou du moins le réduire , je ne demande pas l’avis de mon médecin puisqu’avec lui ce n’est jamais le moment.. cela fait 9 ans que ce n’est pas le moment.

J’ai alors parcourus les forums, les témoignages... rien de très encourageants. Je trouve que nous parlons trop peu des syndromes de sevrage de ce médicament ! Cela fait 6 jours aujourd’hui que je prend 5 mg de deroxat je coupe mon cachet en 4.

J-1 : aucuns symptômes !!
J-2 : l’océan dans mon estomac, tête qui tourne, tout bouge rapidement, flash de lumières
J-3 : nausées horribles, vertiges, tout tourne mais on lâche rien
J-4 : les nausées s’estompent mais toujours des vertiges
J-5 : je n’ai que des nausées le matin mais toujours autant la tête qui tourne
J-6 : les nausées sont beaucoup moins présente, toujours cette sensation de tournis.

J’ai contacté mon médecin traitant aujourd’hui au vu de mes recherches j’ai vu qu’il existait du deroxat en gouttes ! Il est fière de ma motivation à arrêter cette drogue ! Et pourtant c’est lui qui me la donné.. ordonnance faite je vais chercher demain mes gouttes pour être précise dans les doses. ( il faut savoir qu’en coupant le cachet en 4 nous n’avons plus toute la molécule complète et donc mon corps se demande quoi de ne pas recevoir toute la partie qui agit à tél endroit et l’autre à tél endroit...)
Par ce témoignage je souhaite vous déconseiller de prendre ce cachet, au vu de la difficulté à l’arrêter par la suite ! Je vous conseillerai également si vous êtes obligé de le prendre de pas le prendre des mois ou des années.. ce qui ne facilite pas la cure... enfin essayer d’arrêter ou réduire à une période ou ce n’est pas dangereux pour ma part je ne prend pas la voiture, je ne sors pas et donc quand ça va pas quand ça tourne de trop je vais m’allonger ! Pas évident quand on doit se rendre au boulot avec tout ces symptômes ! Le point positif c’est que j’ai le moral je suis juste un peu irritable mais je pense que le confinement y fair beaucoup ! Lors de mon premier essai d’arrêt complet j’avais tout l’effet inverse ! Limite retour à la dépression !
J’espère que mon témoignage pourra servir, il faut être motivée et ne pas avoir peur de rechuter lors de la réduction ou l’arrêt du traitement ! Je vous souhaites à tous beaucoup de courage ! Prenez soin de vous, n’hésitez pas si vous avez besoin de parler !
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lise
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Sevrage paroxetine

Message par lise »

C'est super, tu sembles avoir le moral. Comme tu dis, ce n'est pas plus mal d'essayer d'arrêter pendant que tu n'es pas obligée de sortir.
En plus, avec la formulation en gouttes, tu pourras arrêter aussi progressivement que tu en as besoin...
Florine a écrit : mardi 07 avril 2020 17:45
Je trouve que nous parlons trop peu des syndromes de sevrage de ce médicament !
Oui, ces problèmes de sevrage sont pourtant bien connus.
En plus des symptômes physiques, les sautes d'humeur qui viennent souvent avec l'arrêt du médicament sont assez embêtantes, ça peut rendre les relations avec les autres difficiles. Mais tu as l'air bien motivée, faut pas se faire du soucis à l'avance.
Il y a des médecins qui sont conscients du problème de sevrage de la paroxétine. Pour cette raison, ils prescrivent rarement cet antidépresseur, ou ils évitent de le prescrire en première intention, ils préfèrent commencer par essayer d'autres molécules.
Il y en a d'autres qui continuent à la prescrire parce qu'ils trouvent que la paroxétine fonctionne bien chez certains patients.
Mais il faudrait au moins que les patients soient avertis qu'ils peuvent rencontrer ce problème avant de commencer, et qu'ils soient au courant que d'autres antidépresseurs ont des sevrages moins difficiles...
Florine
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Sevrage paroxetine

Message par Florine »

Oui je suis plutôt motivée et je suis bien contente de ne pas avoir l’effet inverse comme il y a quelques années à limite déprimer à l’arrêt. Comme c’est fait progressivement je pense que ça joue beaucoup. Je vais chercher mes gouttes aujourd’hui mon médecin m’a dit de prendre 2,5 millilitre car en effet comme je coupe le cachet en 4 mon corps un jour sur deux n’a pas le côté de droite et où le côté de gauche et donc pas toutes les molécules qu’il doit recevoir. (Difficile d’expliquer par écrit 😂) le côté gauche envoie par exemple une certaine molécule et le côté droit du cachet une autre (si j’ai bien compris) du coup mon corps se demande quoi. Je témoigne car je trouve cela dommage, il n’y a pas assez de témoignages, c’est peut-être pour ça que j’ai mis autant de temps à prendre mon courage à deux mains. Et je me dis que si je peux donner le moral à certaines personnes et leur dire que tout n’est pas négatif ça peut permettre peut-être de convaincre les personnes dépendantes de ce cachet que je ne recommande à personne, puisque si j’aurais su la galère que c’est à arrêter je n’en aurais sans doute jamais pris ! Aujourd’hui juste la tête qui tourne et une sensation que tout bouge vite. J’ai de temps en temps mal à l’estomac mais ça va je gère! Je te remercie pour ta bienveillance ! 👍
Florine
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Sevrage paroxetine

Message par Florine »

Oups je n’avais pas vu tout ton message ! Je suis novice sur ce forum .
Je pense que mon état ne justifiait pas un tel médicament ! Mon psychiatre était énervé de voir que mon médecin m’avait prescrit du deroxat déjà au vu de mon jeune âge et mes symptômes ne nécessitait pas un tel cachet ! Petite période de déprime mais pas en pleine dépression comme à l’adolescence où j’avais des idées suicidaires, là c’était vraiment un gros coup de moue mais ça en plus. Je reste motivée même si c’est vrai que c’est dur d’autant plus que je suis en appartement donc je ne peux pas dire d’aller me changer les idées au jardin 😂. Mais je me dis aussi que bien souvent c’est psychologique on se dit je vais repeter un plomb dans ce cachet et du coup on provoque nous meme ce petage de câbles ! Moi je me chante ´ le deroxat c’est tabou on en viendra tous à bout 😂 ´. Et encore une fois très déçue qu’on préconise ce médicament à tout va, pour une simple déprime. Pour comparé mon père s’est fait hospitalisé il y a quelques années de cela pour une dépression délirante (il voyait des bombes partout, débranchait internet car il pensait qu’on était surveillé etc, du côté paternel ils ont tous hérités plus ou moins de la bipolarité et la dépression de leur mère ) il avait justement ce cachet ainsi que d’autre.. mais mince on me donne ça à moi alors que comme dis plus haut c’était une déprime à ce moment là ! Je trouve ça gros ! Mais comme tu dis certaines se sont aperçu que le sevrage était tellement compliqué qu’il ne le mette plus.. et je trouve que les médecins traitants ne devraient pas avoir ce droit de prescrire ces médicaments, c’est malheureux mais j’en ai fais une généralité même si je me dis que tout le monde ne réagit pas comme le miens.. à l’écouter ce n’était jamais le moment à cette allure là au bout de 8/9 ans de traitement je me dis que d’après lui ça ne sera jamais le moment alors j’ai pris les devants.
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Antonio
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Sevrage paroxetine

Message par Antonio »

Salut. J'avais déjà entendu qu'un sevrage de la Paroxétine et de l'Effexor pouvait se produire. Pour être franc, je ne crois pas beaucoup au sevrage des antidépresseurs, même si je veux bien croire que l'utilisation chronique sur 9 ans puisse causer des symptômes de mal-être.

Florine a écrit : mardi 07 avril 2020 17:45
il faut savoir qu’en coupant le cachet en 4 nous n’avons plus toute la molécule complète et donc mon corps se demande quoi de ne pas recevoir toute la partie qui agit à tél endroit et l’autre à tél endroit...
En effet, c'est bien le problème de couper des comprimés. Si on coupe un comprimé de 10 mg, il n'y aura pas 5 mg dans chaque moitié, le principe actif est forcément mal mélangé s'il se présente sous forme solide (poudre). Les solutions sous forme de gouttes sont très utiles et très précises.

Est-ce que tu as déjà ressenti des brain zaps (chocs électriques dans la tête) ?

Tu en es à ton 7ème jour ? Comment tu te sens ?
Florine
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Sevrage paroxetine

Message par Florine »

Salut,
Je me suis rendue à la pharmacie car les gouttes devaient être livrées aujourd’hui cependant c’est en rupture de stock.. forcément ça n’aide pas :sad: . Pour ce qui est du cachet coupé en 4, je pense également comme toi, forcément très mal coupé grossièrement au couteau et donc je ne reçois pas la bonne dose à chaque fois puisque ce n’est pas précis.. j’attends impatiemment les gouttes pour que cela soit fait rapidement. Pour ce qui est du sevrage et de la dépendance, j’y crois, pour vivre ´ ce manque ´ et tout ces symptômes, une connaissance a du se sevrer à l’hôpital puisqu’elle avait beaucoup plus de symptômes que moi et était vraiment mal en point à la réduction et à l’arrêt du traitement, ce que mon médecin m’avait préconisé aussi, d’entrer en desintox, honnêtement je pense que ça aurait été rassurant d’être entourée du personnel médical mais je n’ai pas le mental assez solide pour être enfermée avec des personnes vivant des crises de manque terrible.. aujourd’hui les symptômes s’atténuent, juste eu mal à l’estomac dans la journée, ce qui est insupportable c’est les vertiges, tête qui tourne mais je n’en suis pas au malaise donc je relativise. Effectivement j’ai eu dans les 2/3 premiers jours des espèces de ´´ coups de jus ´´ dans le cerveau, des flashs de lumière et tout tourne très vite. J’espère que cela va vite passer.. merci pour ton message et la bienveillance ça fait du bien de pouvoir parler à des personnes qui s’y intéressent ! Je ne veux pas aller trop vite à réduire, j’espère ne pas devoir revivre tout cela quand je serais prête à arrêter ce traitement..
Chaussette
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Sevrage paroxetine

Message par Chaussette »

Bonjour,

Aujourd'hui j'en suis à une semaine de l'arrêt de Paroxétine et c'est très dur.

Reprenons depuis le début :
C'est mon médecin traitant qui a commencé à me prescrire de la paroxétine en mai 2012.
En effet, j'ai commencé l'année 2012 pétrie d'angoisses à m'en rendre malade.
J'étais émétophobe (phobie du vomi) et je n'arrivait pas à remonter la pente.
Le jour de mon anniversaire, le 30 avril 2012 je suis allée voir mon médecin totalement angoissée et le moral au plus bas. Il m'a donc prescrit d'abord du Bromazépam (Lexomil. Un anxiolytique) ce qui m'a soulagée mais mes phobies étaient toujours là, toujours handicapantes. Je ne sortais plus, j'avais peur de tout. Je ne mangeais pratiquement plus, je ne pouvais plus sortir.
Il m'a donc mise sous paroxétine. J'étais contre au début parce que je m'étais toujours méfiée des médicaments et puis dans la liste des effets secondaires, la mention "Nausées, vomissements" ne me rassurait pas le moins du monde.
Et puis il m'a expliqué qu'au point où j'en étais, j'avais besoin de cette aide chimique… Coupant la poire en deux et ayant tout de même peur des effets secondaires, je n'ai jamais pris que la moitié d'un cachet, 10mg donc.
Mais il avait raison. J'ai remonté la pente et j'ai vécu le décès brutal et imprévisible de ma grand-mère avec qui je vivais quelques semaines après le début de la prise des ces AD, ainsi qu'une rupture sentimentale compliquée avec chantage au suicide et harcèlement. Tout ça en même temps. Si je n'avais pas pris la paroxétine, je ne sais pas comment j'aurais pu surmonter tout ça.
En parallèle j'ai commencé une psychothérapie puis une psychanalyse de groupe jusqu'en 2016. Ce travail psy est indissociable de la prise d'AD, à mon sens. Les médecins traitants devraient systématiquement diriger leurs patients sous AD vers un suivi psy. Ça n'a pas été le cas pour moi, j'ai commencé mon suivi psy par mes propres moyens et de mon propre chef.
En 2016 j'ai tenté d'arrêter toute seule la paroxétine. De passer de 10mg tous les soirs à plus rien du tout. C'était affreux. Tremblements, vertiges, l'impression que tout bouge vite, fourmillement dans les extrémités et le visage, nausées, maux de ventre, diarrhées, stress… et puis j'ai fait une pyélonéphrite qui m'a envoyée à l'hôpital. Le médecin m'a dit que c'était pas le moment d'arrêter les AD. Je les reprends donc.
Et puis fin 2016 ou début 2017, j'ai commencé à avoir des migraines insoutenables. Elles sont passées à l'arrivée du printemps donc je n'en ai pas fait grand cas.
Les migraines sont revenues de plus belle à la fin de l'été 2019. L'aspirine, les dafalgans, les opiacés, rien n'y faisait. J'ai même fait un passage aux urgences (en leur disant tout ce que je prenais comme médocs) mais clairement, ils en avaient rien à foutre, quand tu attends 6h dans un brancard "pour juste un mal de tête", tu sens bien que tu gènes.
Je suis retournée voir mon médecin traitant qui m'a mise sous bétabloquant (traitement de fond des migraines) et triptans (traitement des crises). Sur le coup ça marchait bien mais les migraines revenaient toujours.
Pourtant on avait exploré plein de pistes !
Je m'étais faite arraché les dents de sagesse pensant que ça venait de là : nan.
Changé de lunettes 3 fois en un an:
Nan.
Voir un neurologue : un con fini qui ne trouve rien d'autre à dire que "félicitations vous êtes migraineuse. Ça ne passera jamais."
J'ai commencé la pilule en continue pour gérer mes dérèglements hormonaux et possiblement apaiser mes migraines: nan.
Me voilà donc sous une tonne de médocs… j'ai mal à la tête, des crises de migraines depuis un an… et rien n'y fait. Pire ! Les triptans sont déconseillés sur le long terme car ils peuvent eux-mêmes provoquer des migraines encore plus difficiles à régler.

Il y a une semaine donc, avec ma mère, nous avons épluché toutes les notices de mes médocs… Et horreur ! Une mention "Ne prenez jamais de triptans en même temps que la paroxétine" nous saute aux yeux.
En regardant les effets secondaires de la paroxétine, les doutes se sont intensifiés. "maux de têtes, migraines, dérèglements hormonaux, éruptions cutanées, importantes chutes de cheveux, etc"... Il s'avère que j'avais pas mal d'effets secondaires, finalement.
Je vais donc voir mon médecin traitant qui me conseil de faire un wash out de tous les médicaments à part le bromazépam et le lopressor (bétabloquant).
Depuis l'arrêt de la paroxétine, les migraines se sont calmées. Elles ont commencé à passer avec juste de l'aspirine et/ou des dafalgans. Et depuis 3 jours, je n'ai pas fait une seule migraine alors qu'avant j'en faisais 3 par jour !

En revanche, le sevrage est difficile:
Angoisses, stress, tristesse et pleurs, maux de tête, maux de ventre, diarrhée, nausées, vomissements, perte d'appétit, vision floue, points lumineux dans le champ de vision, tremblements, cauchemars, transpiration dans le sommeil, sorte d'acouphènes flou, douleurs musculaires, pertes de mémoire, bafouillements, vertiges, impression que tout bouge vite autour de soi, fourmillement dans les extrémités et le visage...
C'est le matin que c'est le plus dur. À J+8, j'ai toujours des nausées, je vomis encore (d'ailleurs c'est là que je vois que mon émétophobie va quand même vachement mieux ! Je n'angoisse pas comme j'ai pu le faire par le passé !) , parfois des diarrhées, des crises de tremblement, des vertiges, cette impression que tout bouge vite et cette sensation de fourmillement aux extrémités et sur le visage, des pleurs incontrôlables et l'impression que je ne verrais jamais le bout du tunnel… j'ai de la chance d'avoir ma mère avec moi qui m'aide énormément. Arrêter seule les AD est une mission presque impossible.
Mais il y a 2 jours j'ai réussi à sortir toute seule pour faire des courses, tout à l'heure j'ai réussi à me faire à manger et à manger !
Le sevrage c'est beaucoup de haut et de bas.
Ceci dit, j'en veux à mon médecin de m'avoir laissée sous ces médicaments pendant si longtemps. Je lui en veux aussi de m'avoir laissée pourrir si longtemps avec des migraines qui m'ont forcée à quitter mes études. Je lui en veux de m'avoir dit et de m'avoir persuadée que j'étais folle… Et Je lui en veux pour cette réflexion qu'il m'a faite à ma dernière visite: "Je trouve que tu prends beaucoup de médicaments pour une jeune femme."
Oui. Je trouve aussi. Mais je ne me les prescrits pas toute seule…
Alors je suis en train de changer de médecin. De ce que me disent mes proches, c'est devenu essentiel. Personnellement en ce moment je doute tellement de tout, de moi, j'ai tellement de mal à mettre de l'ordre dans mes idées que je vais leur faire confiance et poursuivre mon suivi avec ma nouvelle doctoresse.
Elle m'a d'ailleurs confié avoir travaillé en addictologie et m'a avoué que j'étais actuellement dans le dur du sevrage, que mon corps se débarrassait de ces molécules qui restent longtemps dans l'organisme, que le manque est normal mais que ça allait passer et que dans 3 semaines j'en serai débarrassée.
Ces mots sont rassurants parce que quand on est dedans, on a l'impression que c'est sans fin.
J'ai déjà fait un sevrage de la morphine après une intervention chirurgicale et je peux vous assurer que le sevrage de la paroxétine est bien plus difficile et douloureux.
Une amie qui bosse en psy en addictologie me donne pas mal de conseils aussi et est un réel soutien.

Pour conclure:
J'ai eu besoin de la paroxétine, elle m'a aidée à avancer. Donc je ne peux pas dire "n'en prenez surtout pas !". Par contre je peux vous conseiller de faire attention à votre suivi. Ne restez pas seul. Si vous doutez, demandez un deuxième ou un troisième avis. C'est votre vie. Votre santé. Elles sont précieuses. Personne ne vous connaît mieux que vous alors écoutez vous. Écoutez votre corps. Si vous sentez que vous allez mieux et que vous pouvez vous en passer, faites-le. Courage ! Ce n'est pas facile mais c'est possible. Je suis personnellement passée de 10mg à plus rien mais je vois qu'il est possible de diminuer les doses progressivement avec des gouttes. Voyez ce qui est le mieux pour vous. Et surtout, je me répète: ne restez pas seul face à ces épreuves. Écoutez aussi vos proches qui, parfois, ont un regard plus clairvoyant que le nôtre sur nous-même.
Il y a de quoi être fier de réussir à passer ces épreuves. On peut être fier.

J'espère que mon témoignage vous aidera car personnellement, je n'étais pas au courant qu'il y avait des effets de sevrage avec la paroxétine. Et des effets bien pires que la morphine.

Ps: Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage. ;)
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Antonio
Tony Montana
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Sevrage paroxetine

Message par Antonio »

Merci pour ton témoignage, c'est intéressant.

Pour se sevrer proprement et sans effet secondaire, il faut switcher son AD au Prozac (floxétine), sous sa forme en solution buvable.

Sa très longue demi-vie (150 heures environ) et sa formule en gouttes permettent de se sevrer avec des petits paliers.

Il ne faut pas stopper brutalement ni casser les comprimés, juste prendre le Prozac en gouttes et se sevrer en quelques mois.

Bon courage à ceux qui se lancent dans un sevrage, je sais que c'est difficile, mais c'est possible de vivre sans médocs.
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Antonio
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Sevrage paroxetine

Message par Antonio »

Vu que je viens d'acheter de la Paroxétine, je précise que la demi-vie est d'environ 15 heures, ce qui explique la difficulté du sevrage.

Pour ceux qui ne comprennent pas, il faut juste savoir qu'utiliser un AD avec une demi-vie longue comme le Prozac (150 heures) permet d'avoir moins d'effets indésirables. De plus, comme il existe en solution buvable, vous pourrez faire de petits paliers.

Ce sont tous les deux des ISRS, donc de la même famille, il n'y a pas de problème à passer de l'un à l'autre.

N'allez pas trop vite, le cerveau n'appréciera pas. La clef d'un sevrage réussi, c'est la patience.
Chaussette
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Sevrage paroxetine

Message par Chaussette »

Merci pour ta réponse Antonio ! 🤗
C'est mon médecin qui m'a dit de faire un "wash out" de tous les médocs que je prenais (sauf le Bromazépam).
J'ai vu une autre doctoresse qui m'encourage aussi dans la voix du sevrage sans passer par les gouttes.
Mais j'avoue qu'à J+13 c'est toujours très difficile;
Je suis inapétente, nauséeuse, le ventre douloureux et en vrac, j'ai toujours quelques tremblements mais les vertiges ont bien diminués. Les nuits sont très dures aussi. J'ai beaucoup de mal à trouver le sommeil et je suis effrayée à l'idée de me retrouver seule avec mes pensées et mes angoisses. Je passe souvent des nuits en pointillés parfois réveillée par des maux de ventre, des nausées, des migraines ou simplement des angoisse et/ou des cauchemars. Je me suis même surprise à avoir des idées noires. Je pleurs encore pas mal pour tout et pour rien, mon opinion de moi même n'est pas très haute et j'ai comme des crise d'hypocondrie où je me dis qu'il faut absolument que je vois un médecin pour avoir un avis médical sur mon état. En particulier quand j'ai des crises migraineuses, où j'ai l'impression que je ne serai jamais en paix, que ça ne passera jamais (mais ça passe en quelques heures, pourtant. Je le sais mais je ne suis pas rationelle dans ces moments là. Surtout en ce moment)...
Depuis hier je me suis tournée vers la méditation grâce à une petite série Netflix "Headspace". Ça m'aide beaucoup. Je vous conseille cette série ainsi que l'application et je vais sans doute me procurer le livre également !
J'ai du mal à faire face au quotidien, sortir faire des course me fait encore peur mais hier j'ai réussi à faire une sortie seule dans les bois. Je vous conseille aussi de sortir dans les bois quand vous le pouvez ! C'est incroyablement relaxant.
Tu as raison, pour ce sevrage il faut beaucoup de patience et paradoxalement je crois que je n'ai jamais été aussi impatiente !
Quoi qu'il en soit la doctoresse que j'ai vu mardi dernier m'a donner rdv pour le 5 février (3 semaine plus tard donc) avec un bilan sanguin à faire. Elle est consciente de ce qu'est un sevrage et le fait que la date du prochain rdv soit éloignée me fait penser qu'elle ne se fait pas beaucoup de soucis pour mon cas (mais ne le prend pas non plus à la légère étant donné que c'est la médecin traitante de ma mère et que je vis avec elle. Elle me connaît donc de par son intermédiaire), et je pense qu'elle a aussi remarqué mon hypocondrie. 😞
Il faut que je prenne mon mal en patience. C'est sans doute ça le plus dur. 🧘‍♀️
J'avoue que ce forum et le fait de savoir que je ne suis pas seule à traverser cette épreuve me rassure ! 🥰
Merci à vous tous !
Chaussette
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Sevrage paroxetine

Message par Chaussette »

Antonio :
Ps: je ne comprends pas tout quand tu parles de "demi-vie" même après être allée fouiner sur internet!
Tu es dans le domaine médical ?
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ami1
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Sevrage paroxetine

Message par ami1 »

Bonjour,

il me semblait que la paroxétine était déconseillé pour les jeunes adultes...

NE JAMAIS RÉALISER LE SEVRAGE SANS ETRE SUIVI !!! Et avec mon expérience, je pense que les sevrages de psychotropes devraient se faire dans des centres spécialisés qui ne sont pas assez nombreux et trop chers !!
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Radis
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Sevrage paroxetine

Message par Radis »

@ami1, je n'avais jamais entendu ça, tu te rappelles où est-ce que tu avais eu vent de cette information ?
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L'étoile dorée
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Sevrage paroxetine

Message par L'étoile dorée »

ami1 a écrit : jeudi 04 février 2021 16:37


il me semblait que la paroxétine était déconseillé pour les jeunes adultes...

Ah bon ?
C'est pourtant le premier AD que j'ai eu, j'avais alors 21 ans.
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Antonio
Tony Montana
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Sevrage paroxetine

Message par Antonio »

Tous les antidépresseurs sont déconseillés pour les jeunes adultes jusqu'à 25 ans à cause du risque de comportement suicidaire qui augmente.
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L'étoile dorée
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Sevrage paroxetine

Message par L'étoile dorée »

Je ne savais pas ! J'en ai pris non stop depuis mes 21 ans environ (allez, 22 ans si on est plus large, car j'ai commencé par de l'homéopathie)
MorganeRND
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Sevrage paroxetine

Message par MorganeRND »

Malheureusement c'est la première chose que les médecins prescrivent lorsque nous avons des symptômes dépressifs où/et des crises d'angoisses.
Pour ma part j'ai commencé à faire des attaques de paniques au lycée. Je prends des antidépresseurs depuis 2015. Ça m'a beaucoup aidé à traverser des épreuves de ma vie. Mais je suis d'accord que ce n'est pas là meilleure solution et qu'en plus de ça il faut être bien suivi!
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Antonio
Tony Montana
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Sevrage paroxetine

Message par Antonio »

Les AD ne fonctionnent pas mieux qu'un placebo chez les enfants et adolescents, hormis peut-être le Prozac, mais c'est délicat.

Chez les jeunes adultes, il faut normalement être bien encadré, mais les psychiatres et surtout les médecins généralistes manquent de rigueur...
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L'étoile dorée
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Sevrage paroxetine

Message par L'étoile dorée »

C'était ma généraliste qui me l’avait prescrit, avec du noctamide et un anxio, je ne me souviens plus lequel...

Ensuite, comme je n'allais pas mieux, elle m'a conseillé d'aller consulter un psychiatre, ce que j'ai fait peu après mes 22 ans. Je ne sais plus pendant combien de temps j'ai pris de la paroxetine ; mais avec ce psychiatre j'en ai testé plusieurs par la suite ! (des AD, je veux dire).
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Antonio
Tony Montana
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Sevrage paroxetine

Message par Antonio »

Tu penses te sevrer, @L'étoile dorée ? Le Deroxat (paroxétine) et l'Effexor sont les plus difficiles à sevrer.

Donc toujours penser à switcher avec du Prozac en gouttes, comme @Nouche.
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