Je craque, impossible de dormir, je me remets à boire

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totoff
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Je craque, impossible de dormir, je me remets à boire

Message par totoff » jeudi 27 février 2014 15:13

salut,la je suit a bout suite a un autre sujet posté dans une autre section,je décide de voir mon médecin,je lui raconte une demi vérité(pour pas m'enfermer),il me prescrit de l'atarax et de l'athymil,ça a fonctionné 2 jours(jétais en vacance)je reprend le boulot je craque a nouveau du a la personne qui viens me voir,impossible a nouveau de dormir et a nouveau migraine,hier après le boulot a11h du mat on décide avec d'autres collègue de picolé un peu,avec l'alcool et les cachet j'ai réussit a dormir un peu,le souci s'est que je me remet doucement mais surement a boire,la je suit quasi a 2 litre bière dans l'estomac a(une en ce moment même a 9°) et j'ai pas envie de m’arrêter parce que grâce au 2 je dors un peu mieux,mais franchement ça deviens trop dur de rester zen,de faire comme si tout allais bien,je me rend compte que je me détruit,mais je n'arrive plus a être rationnel dans mes choix dans mon avenir,du coup je picole pour oublier et je prend des cachets pour dormir(enfin essayer de dormir) j'ai qu'une chose qui me viens a l'idée s'est neknomination ou nek nominate comme on veux pour être tranquille pour de bon,maintenant il y a une part de moi qui me dis d’espérer que ça va passé,mais j'ai le moral au plus bas,j'y arrive pas ou plus j'essaye de résisté mais la tentation de ce détruire est tellement plus facile que je craque doucement mais surement le bateau prend l'eau

je suit au bord des larmes quand je voit ce que j'écris et la douleur que je ressent,mas tentation est trop forte pour moi, je n'y arrive plus

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Hellbreach
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je craque

Message par Hellbreach » jeudi 27 février 2014 22:55

Ouah, effectivement tu n'as pas l'air d'aller bien toi.
Franchement l'alcool c'est vrai que ça peut aider à dormir mais sur le long terme ça aura l'effet inverse, tu te réveilleras avec une envie de boire.
En finir c'est ni facile ni évident, si tu as le cran d'en finir c'est que tu es courageux, et si tu essayais d'être encore plus courageux tu pourrais même trouver le cran de continuer à vivre.
Franchement, la mort ou la destruction, c'est parfois terriblement tentant, mais quand tu te sens partir, ton corps te fais tellement mal que tu te mets déjà à le regretter. Tu réalises très vite qu'il y a tout un tas de gens auxquels cette horreur va faire du mal et que ces quelques personnes qui ne voulait que ton bien ne méritent pas de souffrir comme ca...
Oui, c'est ça sens peu le vécu.
Alors j'aimerai savoir ce qui te plombe le moral, ce qui te fais pleurer et au contraire ce qui te ferais sourire?
Si tu penses que personne ne te pleurera tu fais erreur, je ne te connais qu'à travers ce que tu ressens mais je peux déjà te dire que je m'en voudrais d'être arrivé trop tard.
Courage, quand on est au plus bas on ne peu que remonter.
Parlons un peu...
Bonne nuit, ou bonjour. Et surtout bon courage.

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lilith
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Je craque, je me remets à boire

Message par lilith » lundi 03 mars 2014 10:43

c très triste de lire quelqu'un qui se sent si mal....

mais je note que tu es conscient que l'alcool c pour te détruire.
je ne te connais pas mais je comprends que tu "reprends" l'alcool. donc c'est que tu avais arrété, que tu as dejà u des soucis avec ca ?

comment tu avais arreté ? qu'est-ce qui t'avais aidé ?

ton medecin c un généraliste ???
ce qu'il t'as préscrit n'est peut etre pas optimal pour t'aider, notamment à retrouver le sommeil...

si tu connais déjà le probleme je avis peut etre te répeter des choses que tu sais déjà, mais l'alcool ne fait pas "dormir". ca te fait comater, ca assome. mais ca n'est pas un vrai sommeil réparateur. et sans parler du fait que oui c un grosse spirale infernal qui t'entraine vers le fond.

l'alcool ne résout aucun probleme, par contre ca ne te fait pas les oublier : ca t'empeche d'y faire face, ca t'empeche de les traiter et pire, ca te rajoutte une couche de probleme.

bon ok c tentant de s'anesthésier, je comprends, j'ai bien connu. et oui on n'est pas toujours dans la capacité de régler ca comme ca là maintenant... encore moins tout seul...

avec qui as-tu déjà évoquer tes soucis ? as-tu parler de l'alcool ? quel est ton passé avec ca ??

si en plus tu es entouré de collègues ou personne qui ont une grosse consommation, c d'autant plus difficile quand on se sent mal de pas plonger la dedans...

a ta dispo si t'as envie d'en dire plus.

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totoff
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Je craque, je me remets à boire

Message par totoff » mercredi 05 mars 2014 20:47

ce qui ma fais arrêter c'est le temps,ça été très long un grand moment de solitude(pas loin d'un an et demi voir plus même,je n'ai pas vraiment envie de m'en rappelé trop dur )surtout que la première fois j'étais jeune,je n'ai pas osé en parlé si ce n'est qu'avec la bouteille et quelque joint de peur de passé pour un cinglé je ne prenais aucun cachet,mon cachet c'était 5 jours sur 7 un bouteille de whisky par soir et mem si c'est vrai qu'on comate avec,mais au moins j'ai l'esprit vide le temps d’être chargé a bloc d'alcool

mais la j'en ai reparlé avec mon médecin aujourd’hui,je lui ai tout dis,mes problème dans ma tête,que j'étais perdu dans ma vie personnel,sentimental et professionnel,que le fait de ne presque pas dormir me rendait très agressif envers les autres et moi même,que les cachets ne mon rien fais du coup je me suit pris une cuite en prenant les cachets,en voulant allé au toilette dans la nuit et dans le noir,je suit tombé et resté couché la pas loin de 5 min si je m'en rappelle bien car je ne savait plus vraiment ou j'étais, bas je me dis a défaut d'avoir le courage sauté le pas je perdrais au moins quelque années de ma vie de galère et d'emmerde comme ça,c'est ce que je me dis.

des fois j'ai envie de tout plaqué ou tout cassé disparaitre,changé de vie de pays d'identité tellement je suit perdu,peut être que c'est du a la 40ene qui approche et que redoute d'avance je ne sait plus vraiment

et puis hier j'étais un petit peut mieux juste une bière par contre 0h30 encore debout avec ce sommeil introuvable je me suit forcé j'ai réussit a dormir presque 3h(je commence le boulot a 4 h du matin)sachant que je termine ma journée a 11h mais bien sur pas de sieste l'après midi
sans sommeil comme d'habitude il m'a prescris du valdoxan,seresta et du buspar,en plus de ça je dois prendre des cachets pour mon hernie discale j'ai trop mal au dos,en plus de ça le manque d’appétit me reviens comme une gifle j'ai qu'une envie c’est de m'en remettre une bonne,mais j'essaye de résister mais ses très dur,mes démons me harcèlent sans cesse,il me tire vers les profondeurs des abimes et j'ai tellement de mal a me raisonné,que quand ça ne va pas je craque

je vais essayer ce soir déjà sans boire si ce n'est un petit verre et je verrais bien

déjà presque 21h et je sens que la nuit va être longue

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Hellbreach
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Je craque, je me remets à boire

Message par Hellbreach » jeudi 06 mars 2014 22:44

Alors tu as craqué?
Cela dis, quiet à boire, tu prends quoi comme whisky?
Je demande ca parce que je dois avoir quelques kilos d'alcool dans le sang en ce moment....
Blague à part, te flinguer le cerveau pour dormir ne sert à rien...
C'est facile à dire oui... Et je le dis...
Mais il faut que tu essayes autre chose pour t'aider à dormir... N'importe quoi tant que c'est moins nocif que l'alcool.
Moi je pense au sport, au sex ou au travail acharné, mais chacun son truc...
Vois ce qui te fatigue le plus...
Me lire peut être... lol
Bon courage...


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totoff
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j'en rigole

Message par totoff » mercredi 02 avril 2014 16:00

mais en fait je pleure,ce matin j'ai craqué en plein boulot exercice incendie je sort en pleurs a cause d'une remise en question sur ma vie de famille amoureuse,ça va même jusqu'a mes premiers souvenirs de l'école primaire ou maternelle je suit sous buspar serasta et valdoxan amoureux d'une autre femme d'un amour impossible ou quasi du moins,en couple j'ai un enfant de 2 et je me dis que ce n'est pas lui qui va m'enpecher de partir,très jeune il oubliera avec le temps,(avec 1.75l de bière(précis j'en reprend meme chaud+ rien a attendre d'ici) c'est impressionnant jusqu’où on peut tester ces limites en temps qu’être humain,la j'aurai,si je finis l'année un beau T sur mon poignée droit avec un cutter trouvé par hasard dans ma poche arrière dans mon jean quand je mettais mon gamin au lit,j'avoue je test mes limites mais a l'heure actuelle rien a foutre de tout,si ce n'est une belle marque de souvenirs pour le 2 avril 14



je vais revoir je pense ce soir mon médecin (ou pas),pour avoir plus fort pour ne pas craqué,et on m'a conseiller de consulté un psychologue en urgence mais je sait même pas si vaut mieux être enfermer quelque temps chez les fou pour une grosse remise en questions,j'ai peur de me retrouver seul et de ne pas pouvoir assumé un tel fardeau l'approche de la 40ene un gosse en bas age,et j'ai meme trouver la chanson pour partir "end of the road" remix trance rien que du bon pour planer ironique mais tellement criant de vérité,heureusement que j'ai perdu mes connaissance d’armée,ou je me suit tester encore avec de l'héro en fumette.j'ai appris hier que mon frère y a pensé,que mon père sans vraiment savoir pas quoi je traverse,le sait en disant a ma conjointe actuelle(enfin je sait plus trop)prend bien soins de lui en parlant de moi .

aujourd’hui je suit largué complet si je m’arrête(ou pas) et je ne re(voit) la personne qui me fais vibrer(qui va ce marier l'année prochaine)et avec qui j'ai l'impression de la connaitre mieux en 1an de vie professionnelle qu'en 12ans de vie communes,ça me fais du mal de la voir et de lui parler mais en meme temps je vais mieux en parties sous cachet bien sur,quel paradoxe ,vivre en couple malheureux ou seul la est la question,est ce que j'en serait capable? l'heure j'ai tellement pris de poids sur moi que je ne gère plus mon rationnel(et la je parle je suit a moitié charger),je suit a un peut moins de 75kg avant otu ce bordel dans ma tete j'étais a 81 82 kg pour 1.76,ouh ouh super je retrouve mon poids de 20 ans un jours/demi et la seul chose que j'ai dans l'estomac c'est un caf et presque2l d'alcool dans l'estomac

j'ai perso tanké un record de 4 min en bécane(6.5km je croits) avec un radar entre ou sinon je serai encore arrivé encore plus vite au taf lol si je peut dire,la ou je mets au moins 8 mins en voiture,je passe la 1ere et j'arrive au taf,j'attends qu'une chose a défaut de passé un jours de l'autre coté et être enfin libre,de tenté ma chance a plus de 170km en moto et qu'une personne ne me voit pas déboulé aussi vite sur sont rétro et me pousse a l’extérieur au moins finis les cheveux blancs la M.... et tout ce qui va avec 4 planche finis

on ma dis que je passait a mon deuxième cycle de vie et que j'arrivais pas a l'accepter peut etre;quel bordel des fois d’être trop dépendant de ces penser qui me fracasse le crane des le matin a 4h du matin l'heure ou je me lève pour allez au boulot,de me dire que je suit née sous une mauvaise étoile et que je ne trouverai jamais le bonheur,et que ma conjointe essaye de comprendre mais je me renferme telle une huitre sur moi même et j'encaisse A jouer a ps toute l'après midi pour ne pas trop me fracasse le crane,mais jusqu’à quand.j'ai finis a 11h30 je poste que maintenant.pas loin d'une heure et demi pour posté 4 phrase pourries

on est tous quelque part " a la recherche du bonheur"mais est ce qu'on le trouve un jours j'en sait plus rien

ps désolé si j'ai mal posté ou mal écrit pour les modos je suit largué pfffui enfin alcoolisé et ce n'est pas ironique ce coup ci

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Hellbreach
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Je craque, je me remets à boire

Message par Hellbreach » mercredi 02 avril 2014 18:12

Pffff te lire m'a fait mal aux yeux... lol.
Faut relativiser, oui c'est facile à dire.
Tu as un enfant et tu te dois de toujours être la pour lui, penser qu'il s'en remettra parce qu'il est jeune, c'est débile.
Ta femme ne s'en remettra sans doute pas, elle sera seul pour éduquer TON enfant, elle devra lui expliquer pourquoi tu as fais le con, il ne comprendra sans doute pas, il se dira peut être même que c'est de sa faute... Un enfant qui reporte sur lui la mort de son père, une mère qui ne le digèrera pas, une famille éclatée et murée dans l’incompréhension.
Pour celle que tu convoites, soyons franc, dans la vie de chaque homme, il y a un moment ou l'herbe semble plus verte ailleurs. Ta femme tu as été vers elle, tu l'as apprivoisée, tu l'as comprise, tu l'as aimée et vous avez eu un enfant. Même si tu partais avec l'autre, ce schéma se répéterait sans doute sur le long terme.
Tu dois rester avec ta moitié et essayé de lui faire comprendre que tu remets tout en question (sans parler de l'autre femme), il faut qu'elle puisse t'aider, parle nous aussi, dis lui que tu dialogue avec d'autres personnes sur le net et ce qu'ils en pensent. Chaque fois que tu lui cache un truc elle s'en imagine peut être 10.
Explique à ton entourage ce que tu vis, tu ne peux en sortir seul. Et je ne peux pas t’empêcher de boire juste par pc interposé.
Garde espoir, reprends courage, tout est cyclique, un matin tu te réveilleras et tu te dira que tu es un homme chanceux, que tu as un enfant qui t'aime et une femme courageuse qui t'a épaulée jusqu'ici.
Mon crédo perso: "S'adapter c'est vaincre".
Et sur le long terme ça marche vraiment.
Tiens nous au courant s'il te plait. Car même si je ne te connais pas, j'ai envie que tu ailles mieux.

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Vincent un autre
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Je craque, je me remets à boire

Message par Vincent un autre » jeudi 17 juillet 2014 14:36

"La personne qui te fait vibrer".
C'est donc cela la gâchette du flingue que tu t'es sculpté.
Puisque tu te détruis, que tu en as conscience,
il serait intéressant de tout lui dire.
Tu as tout à gagner.

--edit--

"On est tous quelque part à la recherche du bonheur".
Le bonheur ? Pour quoi faire ? Pas trop de précipitations
dans les généralités.

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sunshine31
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Je craque, je me remets à boire

Message par sunshine31 » dimanche 27 juillet 2014 20:11

L'alcool pour oublier... C'est pas la solution non. Je suis passé par la case alcoolodépendant et je dois dire que ce n'est pas drôle du tout.
Cependant, je voudrais tempérer certains écrits qui stipulent que "alcool et médicaments sont incompatibles". En réalité, si l'on se connait et connait l'effet précis de l'alcool par rapport au traitement que l'on prend, on peut en boire un peu, voire beaucoup. J'en avais parlé sur un autre sujet, mais étant en traitement depuis mi-février (deroxat puis prozac + zyprexa), je continue à m'autoriser quelques grosses cuites sans soucis, bien que je consomme bien moins d'alcool qu'avant. Aussi, j'en bois un peu moins en soirée étant donné que l'effet de l'alcool est légèrement augmenté, surtout sur la fatigue en fin de soirée.

Concernant la toxicité réelle, elle n'est pas augmentée si on le consomme avec un traitement. L'élimination reste la même sauf très rarement pour certains médicaments peu utilisés.

Toujours est-il que lorsqu'on peut, il est évidemment mieux de s'abstenir totalement de boire de l'alcool. C'est sur.

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sassandra
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Enregistré le : vendredi 25 avril 2014 1:03

Je craque, je me remets à boire

Message par sassandra » jeudi 28 août 2014 16:37

totoff a écrit :je décide de voir mon médecin,je lui raconte une demi vérité(pour pas m'enfermer),il me prescrit de l'atarax et de l'athymil,ça a fonctionné 2 jours(jétais en vacance)je reprend le boulot je craque a nouveau du a la personne qui viens me voir,impossible a nouveau de dormir et a nouveau migraine,hier après le boulot a11h du mat on décide avec d'autres collègue de picolé un peu,avec l'alcool et les cachet j'ai réussit a dormir un peu,le souci s'est que je me remet doucement mais surement a boire,la je suit quasi a 2 litre bière dans l'estomac a(une en ce moment même a 9°) et j'ai pas envie de m’arrêter parce que grâce au 2 je dors un peu mieux,mais franchement ça deviens trop dur de rester zen,de faire comme si tout allais bien,je me rend compte que je me détruit,mais je n'arrive plus a être rationnel dans mes choix dans mon avenir,du coup je picole pour oublier et je prend des cachets pour dormir(enfin essayer de dormir) j'ai qu'une chose qui me viens a l'idée s'est neknomination ou nek nominate comme on veux pour être tranquille pour de bon,maintenant il y a une part de moi qui me dis d’espérer que ça va passé,mais j'ai le moral au plus bas,j'y arrive pas ou plus j'essaye de résisté mais la tentation de ce détruire est tellement plus facile que je craque doucement mais surement le bateau prend l'eau

je suit au bord des larmes quand je voit ce que j'écris et la douleur que je ressent,mas tentation est trop forte pour moi, je n'y arrive plus
bonjour , je lis ta douleur, ta culpabilité , ce désastre innomable dans lequel nous entraine l'alcool - tsunami duquel je suis sortie il y a maintenant 21 ans-

Arrivé à ce constat de faillite totale dans tous les domaines de ma vie il a fallu à un moment que je fasse le choix de " poser le verre"

--edit--

j'atis mère de famille et à la rue , de squatt en squatts, de galère en galères, les problèmes de la vie existent
mais quand l'alcool s'y ajoute eh bien oui - la solution finale commence à se dessiner

--edit--

je ne décrirai pas ici mes premières années d'alcoolisation
Il peut y avoir un fond d'excitation à décrire cette folle jeunesse,
mais les dégâts de l'alcool n'étaient pas encore visible
en tout cas pas pour moi....je ne me suis pas rendu compte les dix premières années ou "m'avaient menée les toxiques : "

Avec le recul , je peux les citer ici :
- désociabilisation, marginalisation totale
- totalement hors réalité
- absolument inconsciente des dangers
- problèmes de santé commençant : dentition
psoriasis, et comme je marchais beaucoup les blessures dues au frottement des bottes ne guérissaient pas, trop de sucre dans le sang, sans oublier les débuts de crises d'angoisse, les attaques dépressives, des comportements agressifs , super nana ça n'existe que dans les films, dans ces milieux là, quand t'es hyper chiante et que tu te prends pour ce que tu n'es pas, t'as vite fait de prendre un pin, encore bravo pour les dents, sur le moment je m'en fichais , je sentais rien, le matin au réveil c'était une autre histoire....la tête au carré super !

Plus d’intérêt à rien si ce n'est la beuverie à venir
les crédits dans les bars, n'en parlons pas
travailler impossible, la tête dans le sac, le réveil qui sonne et qu'on explose contre le mur , trop mal à la tête, pas d'horaires , pas de rythme rien....

toutes les combines alors pour pouvoir survivre dans la capitale
vols, deal, et j'en passe...

--edit--
Hellbreach a écrit : Franchement l'alcool c'est vrai que ça peut aider à dormir mais sur le long terme ça aura l'effet inverse, tu te réveilleras avec une envie de boire.

.

l'alcool est dépressogène : tu ne retrouveras plus jamais les bienfaits de l'alcoolisation et ce sera de pire en pire
car c'est une maladie mortelle : on en crève de sale mort que ce soit par ses méfaits sur la santé à long terme
que ce soit, par mort violente ( rixe ou accident ou suicide) ou tout en même temps
une maladie dont le seul remède est de s'abstenir de boire le premier verre qui n'entrainera pas l'autre

--edit--
totoff a écrit :mais en fait je pleure,ce matin j'ai craqué en plein boulot exercice incendie je sort en pleurs a cause d'une remise en question sur ma vie de famille amoureuse,ça va même jusqu'a mes premiers souvenirs de l'école primaire ou maternelle je suit sous buspar serasta et valdoxan amoureux d'une autre femme d'un amour impossible ou quasi du moins,en couple j'ai un enfant de 2 et je me dis que ce n'est pas lui qui va m'enpecher de partir,très jeune il oubliera avec le temps,(avec 1.75l de bière(précis j'en reprend meme chaud+ rien a attendre d'ici) c'est impressionnant jusqu’où on peut tester ces limites en temps qu’être humain,la j'aurai,si je finis l'année un beau T sur mon poignée droit avec un cutter trouvé par hasard dans ma poche arrière dans mon jean quand je mettais mon gamin au lit,j'avoue je test mes limites mais a l'heure actuelle rien a foutre de tout,si ce n'est une belle marque de souvenirs pour le 2 avril 14
u plus lointain que je me souvienne, l'alcool a toujours été dans ma vie, mon père buvait, ma grand mère buvait , mon frère et mon beau frère boivent..

mon adiction à l'alcool, a commencé par la prises de dorgues, toutes les drogues...j'atais informée des dégats que cela pouvait causer...je me suis méfiée et ne suis jamasi tombée "acro physiquement...

suite à un drame, j'ai quitté ce milieu qui ne me convenait pas, trop 'dembrouilles" autour de cette conso, trop d'argent

l'alcool m'a ratrappée, curieusement, malgrès le vécu famililal, je ne me suis pas méfiée...pas de paroles mises sur cette drogue légale...

et puis l'alcool me convenait bien, je n'ai jamais gouté mon verre , je l'engloutissais...

je ne buvais pas tous les jours, je buvais de façon intensive, le week end, je ne me cachais pas, je buvais dans les bars, je n'ai jamais caché de bouteilles

et puis il y a eu ma grossesse, grâce au ciel, mon corps rejetait le produit, je ne me suis pas alcoolisée pendant cette période..

j'étais marginale et me suis vite rendue compte que en tant que mère, il fallait que je change de vie, je ne m'étais jamais posée une once de ce genre de constat avant ni pendant ma grossesse...

il était pour moi hors de question, de faire revivre à ma fille, les angoisses, tensions, malaises, provoqués chez un enfant par la consomation d'un parent...j'avais trop soufert de ça petite...

et ça a été avant les soignant,un groupe de parole et son accueuil chaleureux...

je ne tremblais pas encore à l'époque , j'étais encore jeune, 32 ans...

alors bien sur l'écoute de ces mots qui petit à petit prenaient racine en moi, difficilement, douloureusement..

le déni....je restais sobre six mois, je rechutais, et ceci pendant trois longues et douloureuses années

mais je n'abandonnais pas, je continuais à aller en réunion...quelque part je trouvais encore mon compte dans l'alcool, ma situation matérielle s'était améliorée en quittant paris, je buvais moins, et je n'avais pas "touché mon fond"

mon fond pour moi a été le début des tremblements, et des comportements par rapport à ma fille et à mon rôle de mère qui m'ont dégouté et me dégoutent encore (pas de violence , mais lorsque je me réalcolisais, je disparaissais sans donner de nouvelle pendant plusieurs jours en la laissant à mes parents...je me suis réalcoolisée avec elle et je l'ai mise en danger..

alrors là il y a eu une énième cure, post cure de six mois et ça a fonctionné

35 ans, dans mon quartier je connais tous les alcooliques, car je continue à aller boire un café, dans ce lieu social qu'est LE CAFE, ou je rencontre "la petite famille" du quartier, mes frangins de souffrance

et je remercie ma vie, les soignants et tous les gens qui m'ont tendu la main de m'avoir fait gagné autant de confort de vie si jeune, car par expérience de fréquentation, en général les 1ers dégâts vraiment grave c'est vers 40 ans , ça s’amplifie de pire en pire vers la cinquantaine, et à soixante ans c'est l'horreur...combien de morts précoces vers cet âge là...de morts à quatre pattes vaincus et laminés, cassés par la vie et l'alcool surtout...je parle pour les hommes , les femmes boivent plus en cachette..

voila, et maintenant cette abstinence, et ma façon de vivre mieux, de mieux en mieux..

le plus beau cadeau qu'aie pu me faire mon père avant de mourir , c'est son arrêt d'alcool pendant trois ans, il est mort d'autre chose, mais dans ma tête il est mort debout


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