Relations employeur/employé en arrêt maladie

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Noysette
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Relations employeur/employé en arrêt maladie

Message par Noysette » dimanche 09 août 2020 8:41

Bonjour @Alain73 :smile2:

J'ai découvert les IEG l'autre jour en essayant de trouver les textes correspondant à ce que tu m'as expliqué
J'ai abandonné car j'ai vu que c'était en effet très différent de ce qui me concerne
Et surtout j'ai craint de m'emmêler les pinceaux vu que j'ai déjà du mal à comprendre pour la FPT :rire2:

Quand on cherche une info sur les fonctionnaires on tombe sur "service-public.fr" qui est très bien. En tant que fonctionnaire on peut dépendre de la FPE fonction publique d'Etat (dont l'Education Nationale), de la FPH fonction publique hospitalière, ou FPT fonction publique territoriale.
Je suis une fonctionnaire territoriale, et peux donc travailler dans les administrations régionales, départementales, et communales.

Oui je prends les médicaments à la demande : anxiolytiques, bronchodilatateurs, et même doliprane :rire2: ; et je ne prends pas d'AD du tout. Avec l'accord de mes médecins.
Pour l'asthme ils ont été mis devant le fait accompli : quand je fais une visite j'explique que j'oublie de prendre les médicaments et que donc j'en prends en cas de crise car là soudain je me rappelle leur existence. Comme ils voient que ça marche et que ça me convient... :mrvert:
Pour l'AD quand je suis allée à la clinique pour demander à y entrer j'ai été reçue par un psychiatre. Je lui ai raconté mon antécédent en 2012, et expliqué que je demandais son aide à la condition sine qua non qu'on ne me prescrive pas d'AD. Il a failli avaler sa moustache mais il a accepté. Mon séjour à la clinique a été une réussite car nous avons échangé de façon efficace tous les jours : il faisait des recherches de son côté, et moi je me prêtais à toutes les aides non médicamenteuse avec bonne volonté. :smile:

___________________________
L'implication de la hiérarchie (si j'ai bien compris) ne se fait qu'au moment de la visite de reprise en médecine du travail, si le médecin du travail te déclare inapte à ton ancien poste. Dans ce cas la hiérarchie est obligée de chercher un aménagement de poste ou un reclassement compatible avec les recommandations du médecin du travail. Et si tu refuses ou si tu es considéré inapte à tout poste, la hiérarchie entame une procédure de licenciement. Alors que si tu es reconnu invalide par le médecin conseil, ton contrat de travail n'est pas rompu. Donc il faut faire attention avec ces notions d'inapte / invalide qui peuvent être lourdes de conséquences. En revanche nous n'avons jamais d'intervention de représentants du personnel dans ces démarches.
Je viens de chercher sur le net pour être en mesure de bien répondre à tes questions pointues et pertinentes mais je n'y arrive pas, désolée :sad: En particulier je n'arrive pas à trouver des cas où ma hiérarchie et les syndicats n'ont aucune influence dans les démarches que je peux effectuer...

Je ne suis pas concernée par l'invalidité actuellement : j'étais en CMO-CLM-CLD à me triturer l'esprit pour trouver un moyen de ne jamais retourner chez mon employeur, je pensais faire comme d'hab' partir sur la pointe des pieds comme une vilaine coupable, et j'ai eu envie de les em...der un peu, car mince alors je n'ai rien fait de mal au contraire j'ai toujours donné le meilleur de moi-même que ce soit question boulot ou relationnel, pas comme d'autres... alors stop subir, et oui lever la tête, et aussi demander pour une fois... d'où ma demande de reconnaissance de maladie professionnelle en cours depuis janvier.

On m'a glissé que je peux parallèlement faire une demande de reconnaissance d'invalidité à la MDPH
Mais comme j'ai cru comprendre que la reconnaissance de maladie professionnelle peut amener à une inaptitude définitive puis mise à la retraite anticipée pour invalidité j'attends, avec impatience mais j'attends. Si ma situation prend une voie que je ne connais pas je m'informerai au moment et aviserai et agirai en conséquence... C'est ça être philosophe n'est-ce pas ? :rire2:

Je rêve aujourd'hui de pouvoir quitter mon employeur définitivement, fermer la porte proprement.
Et continuer ma vie en effectuant une reconversion, avec un nouveau métier surtout pas fonctionnaire !!!

Mais il y a d'autres évolutions possibles :
- je peux avoir envie de reprendre mes fonctions ou des fonctions différentes chez mon employeur ( en effet, selon son psychiatre, l'envie de rupture serait un des effets de la dépression, donc si je guéris... ) ; donc je serai à nouveau fonctionnaire avec rémunération
- je peux rester définitivement incapable de travailler même dans un autre cadre ( la peur de tout, l'agoraphobie, la rikiki estime de moi, et j'en passe, c'est compatible avec quel(s) métier(s) ?!!! ) ; donc je serai contente de bénéficier de revenus même si je dois pour cela me considérer comme handicapée

Qui vivra verra... Et toi où en es-tu de ta réflexion, après 18 mois d'arrêt maladie (j'ai bon, c'est bien toi ? :sue: ) ? Es-tu "sur des rails" ou as-tu la possibilité d'effectuer des démarches comme moi (demande de ci demande de ça), en vue de garder ou non ton emploi, de bénéficier d'aides financières jusqu'à ta retraite ou de te reconvertir ou yoséké... ?
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Alain73
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Message par Alain73 » lundi 10 août 2020 9:11

Bonjour @Noysette

Es-tu sûre qu'un traitement de fond (donc un AD) ne te serait pas bénéfique, quitte à en essayer plusieurs pour trouver le bon ?

En même temps je dis ça mais ma propre expérience d'errement thérapeutique ne donne pas envie d'essayer. Pendant un an on a essayé diverses combinaisons qui ne faisaient qu'empirer le problème. Comme mon psychiatre tournait en rond, j'ai demandé une évaluation approfondie spécialisée qui a abouti au diagnostic de bipolarité. Du coup maintenant depuis 6 mois on cherche la bonne combinaison de stabilisateurs de l'humeur ! C'est une galère sans fin, et parfois je me dis que je ne serais pas dans un état pire si je n'avais rien pris (en dehors de l'arrêt maladie).

D'ailleurs si depuis quelques jours j'écris moins et que je me mets plus longtemps à répondre, c'est parce que je viens d'ajouter un médicament à mon cocktail, et les débuts sont comme chaque fois difficiles.

Donc, après 18 mois d'arrêt, je suis sur des rails qui vont plutôt me faire dérailler qu'autre chose. Et pourtant j'aimerais bien retrouver mon emploi, il n'avait rien à voir avec ma sortie de route. Mais je crains de ne plus être capable d'en assumer les responsabilités, et je vois l'invalidité qui se profile au bout du tunnel.

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Noysette
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Message par Noysette » jeudi 13 août 2020 3:03

Bonsoir @Alain73 :smile2:

Comme tu peux le constater tu n'es pas le seul à ralentir le rythme :rire2:

Non je ne suis pas sûre... Pas du tout
En fait je ne suis sûre de rien
J'allais dire que si, je suis sûre de ce que j'aime ou pas, mais à l'instant seulement, car demain peut-être j'aurai changé d'avis :wink2:

En ce moment d'ailleurs je me sens pas loin de flancher
Je ne sais pas à quoi me raccrocher pour ne plus penser négatif
J'ai pris un anxiolytique et dormi 5 heures et au réveil toujours au fond du trou alors un sédatif PC ça m'a donné la force d'ouvrir l'ordi

Je sais que les moments vraiment durs ne durent pas trop longtemps
Et que pour l'ensemble de la dépression c'est long. Mon psychiatre m'a dit qu'avec des AD il faut en moyenne 4 mois et sans médicaments le double.
4 mois pour quoi ?
Pas pour sortir en entier de la dépression, ou alors je suis une extra-terrestre :pasca:
Je dirais plutôt pour sortir de la phase danger la plus noire celle pendant laquelle tu peux passer à l'acte
Mais en 2012 il m'a fallu plus de 2ans avec AD avant d'être capable de reprendre mon activité professionnelle, et encore : ma psychiatre de l'époque trouvait que j'allais trop vite :langue1:

Bref mes intros sont toujours longues, sorry :smile: Tout ça pour dire que comme il faut 1 mois pour que l'AD fasse effet, je préfère m'en passer. Comme le rhume : tu prends des médicaments il passe en 8 jours, tu n'en prends pas il passe en 1 semaine :rotfl:

Deux autres raisons aussi de m'en passer : prendre des médicaments pour moi c'est une contrainte et je déteste les contraintes j'ai l'impression de perdre ma liberté, d'être emprisonnée

La dernière et pas la moindre : sur la notice il est bien écrit de faire gaffe pendant le premier mois car les effets peuvent être pires que la dépression elle-même... En effet c'est pour ça que j'ai fait une TS par IMV en 2012. J'ai décidé de ne pas mourir pour que mes enfants n'aient pas une mère suicidée.

Voili voilo

Je ne te pose pas de questions sur ta médication vu que je suis contre :smile2: , mais sur ton arrêt maladie, ok ?
Tu dis qu'il n'est pas lié à ton travail ?
A quoi alors ?
A ta bipolarité ? Mais tu l'avais déjà depuis un moment non ? Elle a empiré ?

Et du coup aussi une autre question : tu n'es pas enchanté à l'idée de ne plus travailler... Pourquoi ? Perte de revenus ? Image sociale ? Peur de t'ennuyer ? ... ?

Bon courage, meilleures pensées :fleur:
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Alain73
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Message par Alain73 » jeudi 13 août 2020 16:27

Bonjour @Noysette

Ah oui quand même... message envoyé à 3:03... ça sent les ruminations. L'ordi ne s'est pas mis en veille avec un sédatif PC ? :smile2:

Intéressante ton analogie avec le rhume... c'est ce qui m'amène à me demander si je ne serais pas mieux en n'ayant pris que l'arrêt (sans les médocs). Effectivement, les épisodes dépressifs sont censés pouvoir "guérir" spontanément. Mais on peut aussi rechuter, et de ce que j'ai cru comprendre, plus on rechute, plus on a de "chances" de rechuter, et les rechutes sont de plus en plus longues, sévères et potentiellement résistantes aux traitements. D'où l'idée défendue par certains qu'un traitement prophylactique au long cours empêcherait cette évolution délétère.

Normalement les effets de passage à l'acte dans le premier mois de traitement (le fameux "black box warning" de la FDA) concernent surtout les jeunes.
Noysette a écrit :
jeudi 13 août 2020 3:03
plus de 2ans avec AD avant d'être capable de reprendre mon activité professionnelle
Vu de l'extérieur, ça paraît proprement surréaliste, et pourtant, je suis quasiment dans cette situation aussi !

J'ai décompensé en janvier 2019, des suites d'une séparation puis d'un divorce en 2015. Les deux premières années, c'était un soulagement, une liberté retrouvée. Et puis progressivement la solitude et l'isolement remplacent la liberté et l'insouciance. En 2018 du coup j'ai commencé à faire un peu n'importe quoi, je ne rentre pas dans les détails, je pense que c'était un épisode hypomaniaque, mais sans euphorie comme ta cousine, uniquement de l'agitation, du stress, des "défis" improbables sur lesquels je mettais un tel enjeu que je n'en dormais plus... Quand j'ai décompensé, je suis allé voir mon médecin traitant, il m'a prescrit un AD, je pensais qu'en un mois ce serait réglé. L'AD m'a catapulté dans une spirale d'anxiété et d'insomnie encore pire qu'avant (tout comme lors des épisodes précédents, la bipolarité n'ayant jamais été diagnostiquée ; elle ne l'a été que cette année, en avril).

L'idée de ne plus travailler ne me terrorise ni par peur de l'ennui ou de la perte de revenus, mais uniquement en raison de l'image sociale de "parasite" qu'elle véhiculerait chez les collègues et l'entourage. Sachant que c'est probablement déjà le cas maintenant, avec un CLM. Mes 18 mois d'arrêts ont été horribles, entre les nuits cauchemardesques, les crises d'angoisse, les matins épouvantables où il faut se battre dans la salle de bain pour aligner le rasage, le brossage de dents et la douche (et lutter pour arriver à choisir par quoi commencer), les alternances de traitements (on commence : effets secondaires ; ça ne fonctionne pas, on arrête : symptômes de sevrage)... Je ne considère vraiment pas ça comme des vacances. Mais ça, la "vue de l'intérieur", personne d'autre que soi ne l'a. D'autant moins que quand on croise quelqu'un ou qu'on discute avec quelqu'un au téléphone, on fait bonne figure, même si on essaye de leur expliquer. Mais pour eux, "je ne me sens pas bien le matin", c'est un petit résidu de cuite ou d'indigestion. Ils ne comprennent pas l'horreur absolue de l'intérieur.

Bonne fin de semaine.

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Noysette
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Message par Noysette » vendredi 14 août 2020 11:17

Bonjour @Alain73 :smile:

LOL le sédatif PC !!!

J’ai lu comme toi au sujet des dépressions : tu en fais une, ça passe. Tu en fais deux aïe, c’est limite. Tu en fais une troisième et ça y est tu es un dépressif chronique…

J’ai fait ma première dépression en 2012. J’ai pensé qu’après plus de deux ans d’arrêt maladie et les AD j’étais repartie pour une belle deuxième moitié de vie. Sauf que j’ai rencontré des difficultés professionnelles coup sur coup jusqu’à craquer à nouveau l’été dernier. Le plus dur passé (4 mois en clinique puis des mois complètement amorphe) je me suis mise à envisager les moyens que ça ne m’arrive pas une troisième fois
D’où le refus total de retourner chez mon employeur

En ce moment, après plus d’un an, je vais bien mieux mais c’est pas encore ça.
J’ai entamé des démarches contre mon employeur à qui j’en veux pour m’avoir fait replonger, mais surtout je me débats dans mes propres filets pour essayer de me fixer une ligne de vie, surtout par rapport au travail, mais je ne sais pas ce que je veux (ou peux !!!) :

- ne plus jamais travailler ? Comme toi je m’inquiète de la reconnaissance sociale… Je me rappelle il y a longtemps un repas avec des collègues de mon mari, chacun demandait tu fais quoi ? Et quand l’épouse de l’un a dit « rien » il y a eu un blanc. D’ailleurs je me demande encore à quoi elle passait ses journées, et ça faisait tache… Que vont penser les gens de moi ? Que je suis une dépressive ? Une paresseuse ? Une profiteuse comme tous les bénéficiaires du RSA ?

- reconversion ? Je me suis inscrite à plusieurs formations où je me régale à apprendre, comme toujours. Mais quand il faudra se lancer pour de vrai il n’y aura plus personne : je n’ai pas confiance en moi, je ne me sens pas capable

Je sais : il me faut attendre
Le temps qui passe soigne ma dépression, j’en ressortirai soit assez forte pour ouvrir mon auto-entreprise, soit pour affirmer posément que je vis de mes rentes, de mes revenus immobiliers (je veux finir la rénovation de ma grange pour en faire un gîte), et de mes ventes d’art (là je n’ai pas commencé mais LOOOOOOOL quand on voit ce qu’a fait Picasso ça va je me sens capable !!!)

__________________

Je ne t’ai pas dit mais je suis hyper réactive à presque tout, hyper sensible en fait. Le bruit, les odeurs, les ambiances, etc et donc aussi les médicaments. Certains se plaignent qu’un somnifère administré à doses de cheval ne leur fait rien, moi une goutte me fait dormir 24h. 3 gorgées de vin me soulent. Je dois me boucher les oreilles quand je croise une ambulance (jusque là ça va je les ai toutes croisées en ligne droite !!!). C’est une autres des raisons pour lesquelles je refuse tout traitement.

Ai-je plus de volonté que la moyenne ? Les Bretons ont la réputation d’être têtus !!!
Je ne me crois pas plus têtue qu’une autre, mais je sais que quand je veux je peux. Mon super exemple c’est pour courir. Je m’y suis mise à plus de 40ans, motivée simplement par l’idée de faire un peu de sport entre midi et 2 car sinon je ne faisais aucun sport, et une fois de retour chez moi je n’avais pas envie de sortir. J’ai tenté de faire comme les collègues. Pfff ça arrache les poumons, les jambes refusent et iraient presque en arrière pour t’embêter, et dans ta tête tu entends à quoi ça rime de courir déjà marcher ça ne sert à rien en plus tu ne vas nulle part etc etc. Et tu as envie de t’arrêter au bout de 50m. Heureusement un copain m’avait dit si tu cours tu ne t’arrêtes pas tu vas jusqu’au bout après on en parle. J’ai tenu c’était horrible affreux je l’ai maudit j’ai pensé on ne m’y reprendra pas c’était la première et la dernière fois. Quand j’ai quitté l’enfer pour faire les étirements avec les autres, puis prendre une bonne douche, puis manger tous ensemble, j’ai vu la vie en rose
J’ai vu d’autres depuis se lancer comme moi mais ils ont marché au lieu de courir.
J’ai tenu parce que je voulais réussir
Je voulais être capable de dire objectivement ce que ça faisait il ne fallait pas tricher. J’ai vu que c’était dur mais qu’après on se sent bien. J’ai vu que je suis capable
Pareil pour les AD. Je ne suis pas sûre de tenir, c’est très dur
Je n’ai lu nulle part que les AD soignent la dépression, guérissent de la dépression
Pour les médecins et pour le monde entier si tu prends des AD tu es un dépressif
Une sorte de pauvre petit addict gentil et obéissant, une version inoffensive d’addict qu’on ne peut pas emprisonner car il est dans les clous : pas d’alcool ni de drogue
Ca fait marcher le marché des médicaments
l'idée défendue par certains qu'un traitement prophylactique au long cours empêcherait cette évolution délétère.
Par certains comme tu dis, donc pas une réalité
Normalement les effets de passage à l'acte dans le premier mois de traitement (le fameux "black box warning" de la FDA) concernent surtout les jeunes.
Ah ? Ce n'était pas écrit sur ma notice de séroplex
"plus de 2ans avec AD avant d'être capable de reprendre mon activité professionnelle"
Vu de l'extérieur, ça paraît proprement surréaliste
Tu veux dire pour les gens en général ?
Pour "nous" les dépressifs, et pour le corps médical, je crois que ce n'est pas une surprise...
J'ai décompensé en janvier 2019, des suites d'une séparation puis d'un divorce en 2015. Les deux premières années, c'était un soulagement, une liberté retrouvée. Et puis progressivement la solitude et l'isolement remplacent la liberté et l'insouciance. En 2018 du coup j'ai commencé à faire un peu n'importe quoi, je ne rentre pas dans les détails, je pense que c'était un épisode hypomaniaque, mais sans euphorie comme ta cousine, uniquement de l'agitation, du stress, des "défis" improbables sur lesquels je mettais un tel enjeu que je n'en dormais plus... Quand j'ai décompensé, je suis allé voir mon médecin traitant, il m'a prescrit un AD, je pensais qu'en un mois ce serait réglé. L'AD m'a catapulté dans une spirale d'anxiété et d'insomnie encore pire qu'avant (tout comme lors des épisodes précédents, la bipolarité n'ayant jamais été diagnostiquée ; elle ne l'a été que cette année, en avril).
J’ai lu et vu (ma cousine, une amie, toi…) en effet combien il est courant d’administrer des AD pour des symptômes dépressifs, sans se poser la question de la bipolarité. J’espère que vu le nombre d’erreurs de diagnostic, les médecins, généralistes et spécialistes, vont mettre ou ont mis en place un protocole pour les éviter… Si l’idée ne leur est pas encore venue, peut-être que le législateur saura créer une proposition qu’ils ne sauront refuser… C’est quand même la vie des gens qu’ils ont entre leurs pattes

Je reconnais dans ton fonctionnement celui de ma cousine : en hyper vous vous adaptez, c’est troublant pour l’entourage, mais vous vous sentez puissants. C’est en hypo que rien ne va plus, que tu es allé voir ton médecin, que ma cousine s’est cachée sous la couette en pleurant. Ce fonctionnement des bipolaires je le connais aussi personnellement puisqu’un psychiatre a envisagé que je sois cyclothymique. La bipolarité on la connaît tous mais à moindre échelle. Tout le monde a des périodes de moral en hausse ou en berne, juste les limites sont plus étendues pour certains que pour d’autres, et bien-sûr les plus extrémistes sont considérés comme anormaux, malades… Ca me débecte. On te dit malade alors que ce dont tu as besoin c’est qu’on t’accepte avec ta particularité, qu’on t’accompagne pour que tu te sentes moins seul. Minirve minirve.

L'idée de ne plus travailler ne me terrorise ni par peur de l'ennui ou de la perte de revenus, mais uniquement en raison de l'image sociale de "parasite" qu'elle véhiculerait chez les collègues et l'entourage. Sachant que c'est probablement déjà le cas maintenant, avec un CLM. Mes 18 mois d'arrêts ont été horribles, entre les nuits cauchemardesques, les crises d'angoisse, les matins épouvantables où il faut se battre dans la salle de bain pour aligner le rasage, le brossage de dents et la douche (et lutter pour arriver à choisir par quoi commencer), les alternances de traitements (on commence : effets secondaires ; ça ne fonctionne pas, on arrête : symptômes de sevrage)... Je ne considère vraiment pas ça comme des vacances. Mais ça, la "vue de l'intérieur", personne d'autre que soi ne l'a. D'autant moins que quand on croise quelqu'un ou qu'on discute avec quelqu'un au téléphone, on fait bonne figure, même si on essaye de leur expliquer. Mais pour eux, "je ne me sens pas bien le matin", c'est un petit résidu de cuite ou d'indigestion. Ils ne comprennent pas l'horreur absolue de l’intérieur.
Encore une raison pour laquelle je refuse les AD : plus de deux ans d’AD en 2012…
Eh bien figure-toi que je n’ai aucun souvenir de ces deux ans :blink: Rien nada que tchi. En gros on m’a volé deux ans de ma vie.
En plus quand je suis revenue au bureau, personne ne m’a posé de questions (c’est plutôt cool, ainsi je n’ai pas été gênée, pas eu à mentir ou avouer honteusement) j’ai donc enchaîné comme si de rien n’était mais tout le monde devait me regarder bizarrement

Je veux vivre vraiment ma vie, même si elle est difficile. Déjà une chose elle l’est moins que celle de tous ceux qui meurent sur des champs de bataille ou de faim. Donc on relativise et on cesse de se plaindre.
En plus ok il y a des moments durs, mais il y en a aussi de merveilleux. Et d’ailleurs, ces moments si merveilleux, le seraient-ils autant si à côté et en comparaison j’avais une vie plate insipide d’une triste banalité ?!!!

Cette souffrance, cette horreur absolue de l’intérieur dont tu parles, on est pas mal à les connaître ici sur ce forum. Je compatis. On compatit tous les uns avec les autres. Il y a des affinités entre certains membres, et de grandes différences entre beaucoup d’autres, mais sur la douleur, l’incompréhension de l’entourage, on se serre les coudes

En prévision de la fin de ton arrêt maladie en janvier 2022, de ton éventuelle reprise avant, ou de ta mise en invalidité, tu peux essayer de profiter du demi-verre plein, et te projeter le plus positivement possible dans chacune des situations : le rêve, quelle merveilleuse particularité de l’homme

Belle fin de semaine à Toi :fleur:
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Alain73
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Message par Alain73 » dimanche 16 août 2020 10:07

Bonjour @Noysette

Ça me rassure un peu de voir que d'autres mettent plusieurs années à se remettre à peu près d'équerre (ce qui, oui, pour "les gens en général", paraît incompréhensible et est attribué à de la mauvaise volonté). Et ça empire avec le nombre d'épisodes, je peux témoigner. Je me souviens encore de mon premier épisode il y a 25 ans, qui avait étonnamment répondu aux AD (ça n'a plus jamais été le cas par la suite) : pas d'arrêt maladie, j'ai encaissé les effets secondaires de l'AD pendant un mois sans broncher et en continuant de travailler (mais bon, à 20 ans on doit encaisser mieux). Et au bout d'un mois, une sensation de bien-être comme jamais. Malheureusement l'effet s'est progressivement estompé au fil des mois, et au bout d'un an j'ai arrêté. La rechute ne s'est pas fait attendre, à peine quelques années après.

Pour la reconnaissance sociale, est-ce que ça n'est pas plus "simple" pour une femme mariée ? Au sens où tu peux toujours dire "Je suis femme au foyer", du moins à ceux qui ne te connaissent pas. Et ceux qui te connaissent sont de toute façon déjà au courant de ton parcours (et ne te jugeront pas si ce sont vraiment des amis).

Je suis également hyper sensible aux médicaments et à leurs effets indésirables. Je ne supporte généralement pas les doses standard. Les AD (quand ils fonctionnent) remettent un peu d'ordre dans le bazar neuronal induit par le stress à l'origine de la dépression, mais après, si tu reconduis les mêmes comportements toxiques (et donc que tu ré-infliges le même stress à ton cerveau), les mêmes désordres cérébraux vont se reproduire.

Non, effectivement, l'histoire des jeunes plus concernés par les TS sous AD le premier mois n'est pas précisée sur les notices. Mais il y a eu des études qui ont montré que c'est principalement cette tranche d'âge qui est concernée (adolescents / jeunes adultes).

Voilà, je vais essayer de voir le côté positif de chaque option (reprise du travail ou invalidité). En attendant je continuerai d'essayer d'optimiser mon traitement (puisque j'ai commencé, autant essayé de le fignoler au maximum), mon psychiatre est assez ouvert et à l'écoute. En dernier recours il m'a proposé la stimulation magnétique transcrânienne (je ne sais pas si tu connais ?), si toutefois j'y suis éligible (apparemment ils ne prennent pas tout le monde, il faut entrer dans des critères diagnostics très stricts, je ne sais pas si j'en fais partie, ça se détermine lors d'une consultation préalable).

Bonne fin de week-end.

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Message par Noysette » jeudi 27 août 2020 9:52

Bonjour @Alain73 :smile2:

Toutes mes excuses pour ne pas t'avoir répondu plus tôt : j'ai suivi une formation du lundi 17 au samedi 22, très fatigante pour tout le monde alors pour moi qui remonte lentement de dépression ce fut difficile et j'ai mis du temps à m'en remettre. Et mardi 25 opération des yeux, entre l'a trouille avant et depuis la vue brouillée impossible de bavarder ici comme j'aime ... Mais me revoilà pour le meilleur et pour le pire :rire2:

Comment vas-tu ?
Tu écris
Et ça empire avec le nombre d'épisodes, je peux témoigner
C'est quoi qui empire ? Le temps nécessaire à sortir de dépression ? Ou le fait que les gens attribuent la dépression à de la mauvaise volonté ?

Tu écris
La rechute ne s'est pas fait attendre, à peine quelques années après
... Pour comparer avec mo propre cas la rechute a eu lieu combien d'années après ? Et depuis tu as fait combien de rechutes ? Pour ma part j'en suis à ma première rechute, qui a eu lieu 7ans après

LOL "...est-ce que ça n'est pas plus "simple" pour une femme mariée ?" :rire2: En effet une femme mariée "peut" dire plein de choses du moment qu'elle est nourrie logée :rire2: Mais question reconnaissance sociale, je pense que déjà elle doit assumer d'être une femme (faible coquette futile et j'en passe :langue1: ), alors si en plus elle doit faire une croix sur un emploi elle a vraiment de quoi faire une dépression :rire1:
En fait les rumeurs font le travail à ma place
Je l'ai découvert dimanche
Balade à moto avec mon club, on en fait une par mois
Un de "mes" motards est le tonton d'une collègue.
Il me demande ça va ? Oui
Et après la phrase qui tue : il n'y a que les riches qui font des dépressions :tourne:
Deux choses dans cette phrase : hmouai alors comme ça je suis riche ? Je te laisse ma richesse et je te donne ma dépression avec si tu veux :newblush:
Et ah bon donc les collègues disent que je suis en arrêt pour dépression... Comme quoi bravo le secret professionnel :dry:

Tu écris
mais après, si tu reconduis les mêmes comportements toxiques (et donc que tu ré-infliges le même stress à ton cerveau), les mêmes désordres cérébraux vont se reproduire

Je ne comprends pas : si tu es sous AD ça supprime ces comportements, non ?
On en parlait hier soir mon mari et moi, il me disait : "si tu avais repris des AD comme il y a 8 ans ça aurait été plus confortable pour moi, mais j'aurais vu là une répétition. Alors que sans AD tu remontes lentement et difficilement mais le travail vient de toi donc tu ne rechuteras pas" Fingers crossed pour qu'il ait raison :sue:

Bien dit : tu as commencé donc autant continuer, et en plus tu as un 'chiatre
assez ouvert et à l'écoute
, je suis à fond avec toi !
Pour la SMT glups rien que l'idée me donne la nausée, c'est pas pour moi ces trucs-là :rire2: Mais si ça te parle c'est que c'est OK pour toi :autop:
Tu nous raconteras j'espère :mercipoli:

Bon courage et à bientôt :fleur:
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Message par Alain73 » vendredi 28 août 2020 14:52

Bonjour @Noysette

Tu me sembles être sur la bonne pente, tu retrouves de l'énergie. Formation, opération des yeux, sortie moto...

Ce qui empire avec les rechutes je pense, ce sont leur durée et leur sévérité (donc oui, le temps nécessaire à s'en sortir). Mes "rechutes" sont plus rapprochées que les tiennes, mais ça doit faire partie de la bipolarité. Les cycles sont plus fréquents, parfois sans déclencheur.

Tu as raison, les conditions de vie mêmes d'une femme au foyer sont dépressogènes (sauf à vraiment aimer ça, il doit bien y en avoir :rire1: )

Ton mari aussi a peut-être raison. Si tu remontes la pente sans béquilles, tu seras peut-plus forte à la sortie. M'enfin méfiance quand même vis-à-vis de la résistance au stress.

Je saurai la semaine prochaine si je suis "éligible" à la stimulation magnétique transcrânienne. J'y crois beaucoup personnellement. Ça n'a rien à voir avec les électrochocs. On reste conscient, non-anesthésié. Même si les résultats ne sont pas forcément brillants (je crois 50% de réponse et 30% de rémission). Et je ne sais pas si l'effet tient dans la durée (qu'est-ce qui se passe quand on ne stimule plus ? On replonge ?)

Bon week-end.

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Message par Noysette » samedi 29 août 2020 7:15

Bonjour @Alain73 :smile2:
Ce qui empire avec les rechutes je pense, ce sont leur durée et leur sévérité (donc oui, le temps nécessaire à s'en sortir). Mes "rechutes" sont plus rapprochées que les tiennes, mais ça doit faire partie de la bipolarité. Les cycles sont plus fréquents, parfois sans déclencheur.
Ah OK, c'est ton cas précis
Et en plus tu es bipolaire
Alors je vais me renseigner sur les dépressions sans bipolarité, pour voir s'il y a eu des études-observations, et si une tendance se dégage quant aux durées entre deux, et aux grattés des épisodes...
Cela dit, si je trouve des infos, vu que j'espère bien ne jamais rechuter.... ce sera pour ma cultureG :rire2:

Dis-moi, n'as-tu pas un traitement pour ta bipolarité, qui limite les up et les down ?
Je pense que si tu recevais un traitement efficace pour ta bipolarité, tout traitement de dépression deviendrait superflu, voire nocif car double dose...? C'est discutable, seuls les pros sauront le dire, et encore...
Je saurai la semaine prochaine si je suis "éligible" à la stimulation magnétique transcrânienne. J'y crois beaucoup personnellement. Ça n'a rien à voir avec les électrochocs. On reste conscient, non-anesthésié. Même si les résultats ne sont pas forcément brillants (je crois 50% de réponse et 30% de rémission). Et je ne sais pas si l'effet tient dans la durée (qu'est-ce qui se passe quand on ne stimule plus ? On replonge ?)
Je croise les doigts car cela te tient à coeur, hey là-haut faites qu'il soit éligible pliz !

Merci c'est sympa de noter mes axes de progrès, et très encourageant :wink2:
En effet, vu que la dépression nous fait voir en sombre, il est important de faire ressortir le positif.
C'est ce que je fais en l'écrivant ici, et si c'est doublé par toi ou d'autres l'effet s'en ressent :autop:
Du coup hier j'ai fait un vrai truc de femme au foyer : plein de petits travaux de couture qui s'étaient entassés depuis plus d'un an en attendant que je m'y colle :newblush: Avec Maria Callas à fond les voisins ont dû penser en voilà une qui s'éclate, serait-ce à faire son ménage ? de la cuisine ? c'est son mari qui a de la chance :mrvert: :langue1: :rire2:
M'enfin méfiance quand même vis-à-vis de la résistance au stress
Oui j'entends ton alerte, tu as raison
Mon seuil de résistance au stress est bassissime du fait de la dépression
Je pensais que c'était une tare mais en y réfléchissant grâce à notre échange, je réalise que c'est une bénédiction : au moindre signe je lâche tout et replonge en léthargie
Je me trompe peut-être mais je crois que grâce à mon arrêt maladie et ma décision de ne pas reprendre mon travail, je me sens de plus en plus en sécurité. Ce qui me fait supporter les coups de stress par des rechutes au niveau zéro minimum et pas en-dessous. Je ne sais pas si je suis claire... Pour moi la source de stress la plus importante était le boulot donc j'étais en permanence en négatif ou au mieux autour de zéro. Désormais les contrariétés du quotidien peuvent diminuer mon moral aussi, mais en restant bien au-dessus des niveaux atteints lorsqu'elles étaient cumulées à ma source principale de déprime :cool1:

Et sinon, tu n'as pas répondu à cette question :
Tu écris
mais après, si tu reconduis les mêmes comportements toxiques (et donc que tu ré-infliges le même stress à ton cerveau), les mêmes désordres cérébraux vont se reproduire

Je ne comprends pas : si tu es sous AD ça supprime ces comportements, non ?
Je n'ai pas voulu de traitement aux AD lors de ma rechute l'été dernier tu sais pourquoi ? Parce que quand je repense au passé je n'ai aucun souvenir des deux ans qui suivent ma sortie d'hospitalisation... Comme si on m'avait volé deux ans de ma vie. Je devais être un légume. Je suis restée deux ans chez moi sans rien faire, à part des visites à ma psychiatre qui renouvelait mes arrêts maladie. Du coup je sui persuadée que les AD sont sacrément costauds et empêchent vraiment que les anciens comportements refassent surface. Je me trompe ?

Bon WE à Toi :cool1:
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Message par Alain73 » mercredi 09 septembre 2020 10:19

Bonjour @Noysette

Désolé pour ce très long délai de réponse. J'ai traversé quelques turbulences liées à l'essai puis à l'arrêt d'un médicament (classique, on essaye, on monte, je supporte pas, on descend, symptômes de sevrage...) Je pense que tu as bien fait de refuser les médocs. Là en plus celui-là au passage m'a probablement écorné le foie (ce n'est pas la première fois que je tente un médicament notoirement hépatotoxique, même si le risque n'est que de 1/10.000) Ou alors c'est simplement un syndrome de sevrage qui me met le cerveau en vrac. Enfin peu importe, je ressens un épuisement et un anéantissement total, une impression d'être dans le brouillard le plus complet.

La bonne nouvelle, c'est qu'ils m'ont accepté à la stimulation magnétique transcrânienne (mais dans "longtemps" : fin octobre - début novembre, je n'ai pas encore les dates exactes). Et entretemps, ils m'ont proposé de tester un autre médoc :pasca: Je pense que je vais refuser. En même temps je comprends leur calcul : c'est tellement plus simple pour eux de prescrire un médicament que d'assurer 20 à 30 séances de rTMS sur 4 à 6 semaines...

Et pour répondre à ta question, oui, j'ai un traitement thymo-régulateur censé tout couvrir, up, down... sauf qu'il ne fonctionne que partiellement, plus pour les up que pour les down. D'où la recherche d'un "complément" qui serait plus ou moins un antidépresseur sans le dire.

Et donc oui, tes progrès : indubitables, et confirmés encore par ces activités "ménagères" qui, en plus, t'ont visiblement fait plaisir. Le tout dans un cadre de stress limité, il faut rester vigilant de ce point de vue. Ça continue dans la bonne direction ?

Oui, les AD sont costauds, mais je ne sais pas s'ils empêchent les anciens comportements de refaire surface. Normalement ils élèvent la résistance au stress, donc si tu pousses un peu plus, tu peux peut-être malgré tout te retrouver dans une ancienne configuration, à un niveau de stress supérieur. Enfin je ne sais pas, je raconte peut-être n'importe quoi.

Bonne fin de semaine.

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Message par Noysette » mercredi 09 septembre 2020 12:56

Hello hello @Alain73 :smile2:

J'ai le nerf...

Je vais esssssssssspliquer pourquoi là : viewtopic.php?f=9&t=36586#p2122189

Du coup je re-bavarderai quand ça aura décanté :wink2:

En attendant je te souhaite à toi aussi bien du bonheur dans les prochains jours :fleur:

(P.S. ça me fait super plaisir de te lire (chouette, j'ai un copain sur le forum ! :yeh: :cool1: :ahaha: )
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Message par Alain73 » mercredi 09 septembre 2020 17:20

Effectivement @Noysette , il faut laisser décanter... Je ne comprends pas forcément tout à ces histoires de Commissions, mais ça me paraît un peu soviétique...

J'aime bien nos discussions aussi :smile: même si on dérive complètement du topic du groupe de discussion... enfin tant qu'Archaos ne nous redirige pas ailleurs, tout va bien.

Bon courage.

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Message par Noysette » vendredi 11 septembre 2020 7:42

Bizour @Alain73 :smile2:

Des fois même pas besoin de médicaments pour être malade ... :M8:
J'ai la nausée en permanence :vomir:
J'ai piqué une colère et tout cassé sur un mot de travers de mon mari :enrond:
Je ne veux plus parler plus bouger plus rien faire plus voir personnes :casuffit:

Mais j'avance dans ma préparation de l'Empisette contre attaque :box:
... J'ai traversé quelques turbulences liées à l'essai puis à l'arrêt d'un médicament... je ressens un épuisement et un anéantissement total, une impression d'être dans le brouillard le plus complet.

La bonne nouvelle, c'est qu'ils m'ont accepté à la stimulation magnétique transcrânienne (mais dans "longtemps" : fin octobre - début novembre, je n'ai pas encore les dates exactes).
Contente pour toi :autop:
Même si perso ça me ferait peur :sue:
Et entretemps, ils m'ont proposé de tester un autre médoc :pasca: Je pense que je vais refuser. En même temps je comprends leur calcul : c'est tellement plus simple pour eux de prescrire un médicament que d'assurer 20 à 30 séances de rTMS sur 4 à 6 semaines...

Et pour répondre à ta question, oui, j'ai un traitement thymo-régulateur censé tout couvrir, up, down... sauf qu'il ne fonctionne que partiellement, plus pour les up que pour les down. D'où la recherche d'un "complément" qui serait plus ou moins un antidépresseur sans le dire.

Oui, les AD sont costauds, mais je ne sais pas s'ils empêchent les anciens comportements de refaire surface. Normalement ils élèvent la résistance au stress, donc si tu pousses un peu plus, tu peux peut-être malgré tout te retrouver dans une ancienne configuration, à un niveau de stress supérieur. Enfin je ne sais pas, je raconte peut-être n'importe quoi.
Comme tu l'as constaté je suis partie sur une direction par rapport aux médicaments, qui me fait avoir un cheminement de pensée très différent de celui de tous les consommateurs de médicaments.
Cela dit je m'interdis l'intolérance qui consisterait comme certains anciens fumeurs à faire des remarques et obliger mon entourage à suivre LA/MA voie :rire2:
Je peux ici simplement te dire ce que tes propos m'inspirent, juste pour bavarder :wink2:
- Si je devais attendre 1, 2, 3 mois ou plus avant d'entamer le traitement de mes rêves eh bien je me sèvrerais de tout autre, avec pour motivation de pouvoir constater à coup sûr l'efficacité du super traitement, et que si résultats positifs ils ne puissent être attribués, ni par mon coquin de cerveau ni par un médecin de mauvaise foi, au médicament précédent
- Je serais bipolaire je prendrais le thymorégulateur à vie, et m'occuperais des résidus de maladie (trop de down) sans médicaments
- Selon mon expérience (donc ce n'est pas une généralité, je parle pour moi) les AD empêchent que le moral tombe sous zéro c'est tout, et uniquement pendant qu'on les consomme. De plus leur effet diminue avec le temps, donc il faut augmenter les doses. Et le jour où tu te sèvres, tu te retrouves face aux conditions qui ont déglingué ton moral, tout frais comme l'agneau qui vient de naître, et le microbe Dépression se jette sur toi avec tout son Amour destructeur
Et donc oui, tes progrès : indubitables, et confirmés encore par ces activités "ménagères" qui, en plus, t'ont visiblement fait plaisir. Le tout dans un cadre de stress limité, il faut rester vigilant de ce point de vue. Ça continue dans la bonne direction ?
:sad:
Non Alain, là ça ne va pas du tout
Mes deux fils sont repartis dans les villes où ils sont étudiants
Je me suis endormie hier soir avec le deuxième cachet bleu de la journée en pensant qu'au moindre faux pas de mon mari j'irai sur mon lieu de travail me suicider
Je ne vois plus comment je vais tenir 50 ans de plus
Pourtant je me suis promis et j'ai promis de rester
Mais je calcule que si je fais souffrir tout le monde, et que moi aussi je souffre terriblement autant supprimer la cause c'est-à-dire moi
Sur ce je vais arrêter de ruminer : écouter de la musique, choisir une belle photo, me secouer les puces pour aller courir, étudier mes cours en souffrance...

A très plus en meilleure forme , et en attendant ne relis pas ce message pourri, va prendre le soleil ou quelques gouttes de pluie sur les paupières et les avant-bras :smile2:
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Alain73
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Message par Alain73 » mercredi 16 septembre 2020 15:39

Bonjour @Noysette

Je suis un peu ton combat administratif sur l'autre topic, ça m'a l'air d'être une belle galère, David contre Goliath, Don Quichotte contre les moulins à vents... Juste pour savoir, quels avantages t'apporterait une reconnaissance de maladie professionnelle ?
Je ne vois plus comment je vais tenir 50 ans de plus
Rien que ça c'est un signe d'optimisme puisque tu t'attribues une espérance de vie potentielle de centenaire. Donc tout va bien :smile2:
- Si je devais attendre 1, 2, 3 mois ou plus avant d'entamer le traitement de mes rêves eh bien je me sèvrerais de tout autre, avec pour motivation de pouvoir constater à coup sûr l'efficacité du super traitement, et que si résultats positifs ils ne puissent être attribués, ni par mon coquin de cerveau ni par un médecin de mauvaise foi, au médicament précédent
- Je serais bipolaire je prendrais le thymorégulateur à vie, et m'occuperais des résidus de maladie (trop de down) sans médicaments
Avec mes histoires de rTMS, j'ai maintenant deux psys pour me suivre, l'un en ville, l'autre à l'hôpital. Pour faire court, celui de l'hôpital m'a fait faire un examen qui montre qu'il faut diminuer l'un de mes thymorégulateurs (soit dit au passage je ne prends déjà que des thymorégulateurs, pas d'AD). Il va donc plutôt dans le sens d'une diminution des médicaments en vue de la rTMS. Mon psy de ville à l'inverse avait plutôt tendance à avoir la main lourde sur l'ordonnance, tant en posologie qu'en quantité de médicaments. Mais c'est aussi lui qui me fait mes feuilles d'arrêt de travail, donc j'ai tout intérêt à ce qu'il me garde à la bonne. Je vais devoir faire le médiateur entre deux médecins qui ne communiquent pas, aux avis potentiellement contradictoires, et dont j'ai besoin de l'un comme de l'autre, ce qui globalement est au-dessus de mes forces, surtout dans mon contexte actuel de sevrage. On va y aller pas à pas, jour après jour, on verra comment ça se passe.

Où en est ta formation ?

Bonne fin de semaine

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Message par Noysette » jeudi 17 septembre 2020 8:54

Bonjour @Alain73 :smile2:

Je ne suis pas sûre moi-même de ce que ça apporte :rire2:

Ma motivation première était de demander kkchose pour une fois...
Au lieu de faire profil bas, de mettre la tête sous terre, pour me faire écraser par le rouleau compresseur de l'Administration, après avoir été malmenée par des "grandes gueules"
Je me disais c'est pas possible que leur bêtise ne se voie pas, tout le monde "fait comme si" mais au bout du compte vu qu'il y a une Loi, l'administration agira justement dans le respect de la justice...
Eh bien non, que la stupidité se voie ou non peu importe, l'Administration n'aime pas les remous, et suit la voix du plus fort ! La petite souris timide est transparente avec elle pas de risque de grain de sable dans la machine !

J'ai donc voulu dire stop coucou j'existe, et vous n'avez pas vraiment été réglos jusqu'à aujourd'hui, alors voici enfin l'occasion de vous montrer justes

Je m'arrête aux mots : reconnaissance, maladie, professionnelle
Je demande que mon employeur reconnaisse devant moi que ma maladie est née des soucis que j'ai rencontrés sur mon lieu de travail

Si un jour... c'est bon de rêver... ils disent OUI, ça m'apporterait l'avantage que les conditions de mon CLD seraient modifiées : durée 8 ans dont 5 ans à salaire plein et 3 à mi-salaire ( contre 3ans salaire plein + 2 ans mi-salaire pour le CLD en maladie non professionnelle)

Cela dit je ne suis pas sûre que ce soit un avantage dans ma situation :rire2:
En effet je ne me vois pas rester "malade" pendant 5 ans de plus (j'ai déjà 3ans de CLD derrière moi)

Il y a un autre avantage si j'ai bien compris : à la fin de mon CLD, si je suis toujours dans l'incapacité de reprendre mes fonctions, je serai mise à la retraite anticipée, avec versement d'une rente en plus de la pension de retraite, versée aussitôt, sans attendre que j'atteigne l'âge vénérable de 63 ans
Avec mon ancienneté de plus de 20ans ça me ferait un revenu régulier d'environ 1000€ qui me suffirait vu que je me fais entretenir par mon mari :mrvert:

Ca c'est un super avantage, mais il faut attendre 5 ans la fin du CLD pour que ça se produise peut-être...

Bref aucune certitude sur ce que ça apporte, sur si c'est avantageux ou non, sur comment ça va se finir me concernant, et comment va évoluer La Loi dans les prochaines années... Ils sont capables de remodeler tout ce qui touche à la maladie professionnelle de façon à ce que les fonctionnaires n'osent plus se dire malades :langue1:

__________________________________

LOL je vois la situation inextricable dans laquelle tu te trouves avec tes médecins :rire2:

Celui qui te donne des médicaments comme des tic tac prolonge ton arrêt maladie facilement donc il t'est indispensable, et l'autre est le psychiatre grâce auquel tu vas pouvoir faire la rTMS donc pareil il faut rester dans ses petits papiers, courage courage, et patience surtout :fleur: :zenzen: :rire1:

_________________________________

Mes formations avancent tout doucement, MERCI Alain :cool1:
(mais même ainsi c'est souvent trop - rapide - éprouvant - pour moi, donc heureusement que ça doit durer encore environ 1 an : ça m'occupe, ça me fait un second os à ronger parallèlement aux tracasseries administratives :wink2: )

_________________________________

Have a nice day Alain :smile2:

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Message par Alain73 » lundi 21 septembre 2020 16:01

Bonjour @Noysette

OK, je comprends, tu recherches de la reconnaissance au sens propre du terme, une forme de "justice", indépendamment des avantages administratifs ou financiers qui pourraient aller avec.

De ce point de vue, juste pour comparer, j'ai l'impression qu'on est assez bien lotis. 3 ans d'arrêt maladie payés plein salaire, puis pension d'invalidité à 50% du salaire avec, depuis 2008, un "complément" négocié par les syndicats de 25%, soit si j'ai bien compris 75% du salaire. C'est l'équivalent de la pension de retraite. Donc chez nous, les pensions d'invalidité et de retraite se confondent un peu, l'une se substituant virtuellement à l'autre à l'âge légal de départ à la retraite. Autre avantage : dans ce cas la pension de retraite ne subit pas de décote (même si on n'a pas cotisé tous ses trimestres : un peu injuste pour celui qui travaille).

Sinon je viens d'avoir un appel de notre nouveau médecin conseil. Là aussi, il faut bien voir que ce sont eux-mêmes des salariés de l'entreprise. Apparemment ils ne se bousculent pas au portillon, et on est souvent en pénurie. Donc nouveau médecin conseil, ancienne neuro-psychiatre de son propre aveu (étrange comme reconversion). J'imagine que c'est un recrutement mûrement réfléchi, vu la quantité de dépressions et de burn-out à suivre. Elle m'a simplement demandé de lui transmettre quelques éléments médicaux puis m'a souhaité bon courage et m'a dit : "Je vous rappelle dans 6 mois." :bye:

J'ai failli lui dire : "Dans 6 mois j'ose espérer être revenu et avoir repris le travail"... Elle doit avoir des stats. Quelqu'un comme moi, avec ma pathologie et ma durée cumulée d'arrêt, doit avoir statistiquement franchi le Rubicon qui mène à l'invalidité. :newblush:

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Message par Noysette » mardi 29 septembre 2020 10:43

Bonjour @Alain73 :smile2:

J'ai eu un creux de la vague :mrvert:

Et puis toujours pas reçu la notification attendue :newblush:

Ah oui je suis d'accord avec toi, vous êtes bien lotis avec ces 25% supplémentaires pendant les 2 années à mi-traitement !
Et ta nouvelle médecin conseil vu son expérience devrait t'accompagner efficacement :autop:

Je me demande...
Comme tu le fais remarquer, cette médecin conseil est employée comme toi, c'est une collègue finalement :wink2:
Comment agirait-elle si comme moi tu demandais la reconnaissance de maladie professionnelle... ?

Dans la FP les médecins conseil s'appellent des médecins de prévention
Il y en avait deux "chez moi", dont 1 qui m'a plus d'une fois remonté le moral
Quand il est parti à la retraite je me suis adressée à l'autre.
Or cette dernière n'a pas manifesté de bienveillance à mon attention...

Oui c'est ça tu as tout compris, je suis dans la quête de reconnaissance...
C'est aussi que je ne veux pas espérer trop de peur d'être déçue :smile2:

Allez je vais faire un point sur le fil ad hoc, mais d'abord je te souhaite une magnifique journée :fleur: :fleur: :fleur:

(Ca se rapproche ta première séance de rTMS :yeh: )
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Message par Alain73 » mercredi 30 septembre 2020 14:18

Bonjour @Noysette

Oui, je me doutais un peu pour le creux. Tu ferais une excellente bipolaire en fait ! :smile2:

Les 25% supplémentaires ne sont pas limités à 2 ans si j'ai bien compris. Ils complètent notre pension d'invalidité, point barre, quelle qu'en soit la durée, même si elle dure jusqu'à la retraite, auquel cas elle est remplacée ensuite par la pension de retraite, de montant équivalent, sans décote (même si pas tous les trimestres), dont seul change le nom. C'est vrai que ça me paraît surréaliste. J'ai dû mal comprendre.

J'essaye de suivre sur le "fil ad hoc" l'avancement de tes démarches de reconnaissance de maladie professionnelle. Je ne comprends pas tout. C'est d'une complexité inextricable, digne d'un procès d'assises... :ohnon:

Nos médecins conseils (en tout cas ceux que j'ai pu être amené à côtoyer) sont généralement bienveillants et ne sont pas là pour t'enfoncer ou te mettre des bâtons dans les roues. Il m'est difficile de juger comment elle agirait si je demandais une reconnaissance de maladie professionnelle puisque pour moi ce n'est absolument pas le cas. Mais encore une fois, au feeling, j'ai l'impression que ça se passerait mieux que dans ton cas. Et du point de vue d'une éventuelle invalidité, avec tout ce que je lui ai fourni comme docs et ma durée d'arrêt cumulée, je ne pense pas qu'elle me la refuserait (même si pour l'instant ce n'est pas mon objectif, j'aimerais bien pouvoir retravailler). Le simple fait de me dire "Je vous rappelle dans 6 mois", sachant qu'à cette échéance je serais presque au bord de la deadline d'une invalidité, montre bien que c'est une situation qu'elle envisage.

Oui, la rTMS approche... dans un mois. Entretemps on essaye de faire quelques ajustements posologiques de mon traitement actuel. Le médecin qui suit tout ça à l'hôpital me semble plutôt bon. Il a déjà pointé une surdose de lithium par une analyse sanguine qu'on ne fait pas en routine, mais qui reflète mieux l'imprégnation tissulaire (donc neuronale) du lithium. Hier j'ai eu un accès de bien-être un peu euphorique, j'en étais déjà à me dire "même pas besoin de la rTMS", et c'est retombé comme un soufflé aujourd'hui, en se transformant en une agitation désagréable teintée d'irritabilité... Je crois que j'ai ce qu'ils appellent des "cycles rapides" ou des "états mixtes" qui font que les phases de pseudo-dépression et d'hypomanie sont très rapprochées, voire coexistent. C'est extrêmement désagréable. Et cette sensation de bien-être euphorique qui disparaît aussi sec peu de temps après, c'est un véritable supplice de Tantale.

Bon courage pour la suite de ton marathon administratif.

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Noysette
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Message par Noysette » jeudi 01 octobre 2020 8:19

Bonjour @Alain73 !
Alain73 a écrit :
mercredi 30 septembre 2020 14:18
Tu ferais une excellente bipolaire en fait !
:rire2:
Alain73 a écrit :
mercredi 30 septembre 2020 14:18
Les 25% supplémentaires ne sont pas limités à 2 ans si j'ai bien compris. Ils complètent notre pension d'invalidité, point barre, quelle qu'en soit la durée, même si elle dure jusqu'à la retraite, auquel cas elle est remplacée ensuite par la pension de retraite, de montant équivalent, sans décote (même si pas tous les trimestres), dont seul change le nom. C'est vrai que ça me paraît surréaliste. J'ai dû mal comprendre.
C'est peut-être vrai... Il y a des conventions collectives très favorables, d'où parfois des manifestations pour dénoncer les inégalités voire privilèges...
Si c'est vrai profites-en. Si c'est faux tu le découvriras bien assez tôt :mrvert:
Je ne me lance pas dans une recherche car j'ai déjà du mal à trouver les infos pour la FPT, et je risque de tout mélanger après... Or tu l'as remarqué :
Alain73 a écrit :
mercredi 30 septembre 2020 14:18
C'est d'une complexité inextricable, digne d'un procès d'assises...
:mercipoli:

J'ai sans doute contribué à donner cette coloration à ma relation avec mon employeur, en désespoir de cause.
En effet je me heurte à des portes fermées chaque fois que je demande kkchose. Il est vrai que je demande des choses pas courantes :rire1:
Du coup j'ai réfléchi : ceux qui l'emportent sont ceux qui l'ouvrent bien grande, alors il me faut suivre leur exemple si je veux retirer kkchose de tout ça et ne pas me faire écraser

Pour te donner un exemple :
(et en plus ça va complètement dans le sens du sujet de ce fil, les relations employeur/employé :wink2: )
Hier réponse de la chef de service qui m'a transmis mon dossier administratif : pour la partir médicale il vous appartient de la demander au Dr X médecin de prévention
J'aiguise mes griffes acérées, j'enfile mon sourire sardonique, et je me lance

29/09 13h20
Bonjour Docteur,
Comme indiqué ci-dessous c'est à vous que je dois m'adresser.
Je vous demande donc de bien vouloir me transmettre les copies dématérialisées de tous les éléments de mon dossier médical, le plus rapidement possible. Comme vous le savez j'ai demandé la reconnaissance de maladie professionnelle, et à réception de la notification de décision je devrai respecter un délai pour exercer le recours. Or cette notification est à la signature et pour ne pas perdre de temps j'ai besoin de tout recevoir en même temps.
Vous remerciant pour votre compréhension je vous prie d'agréer mes salutations respectueuses

Réponse du médecin : 29/09 13h59
Bonjour, Mme Noysette,
Je tiens à votre disposition la copie de votre dossier médical ( l’original restant dans le service où il a été créé .
Ce dossier vous sera remis en mains propres , comme il se doit.
Vous voudrez bien nos informer du jour de votre venue.
Bien cordialement,

Moi : 29/09 14h08
Re-bonjour Docteur,
J'ai reçu la première partie de mon dossier par messagerie, étant en arrêt maladie.
Ne connaissant pas le circuit des demandes nécessaires, je compte sur votre aide pour obtenir mon dossier médical de la même manière.
Dans l'attente de ces documents je vous adresse mes salutations respectueuses

Réponse du médecin : 29/09 14h13
Re bonjour, Mme Noysette,
Il s’agit de votre dossier médical , contenant des données personnelles dont la transmission est sous ma responsabilité.
Si vous ne pouvez- vous déplacer à notre service , veuillez m’indiquer quelle personne vous désignez pour le lui remettre.
Bien cordialement,

Moi : 29/09 14h21
Re-bonjour Docteur,
Pouvez-vous je vous prie transmettre ma demande à votre hiérarchie ?
En effet il me semble que la communication de son dossier à un agent est un droit et que l'employeur est tenu de faciliter cette démarche. Je ne peux me déplacer et personne ne peut me remplacer pour réceptionner ces informations confidentielles.
Dans cette attente je vous adresse mes respectueuses salutations

Pas de réponse

Donc le lendemain, moi : 30/09 9h36
Bonjour Docteur,
Sans réponse à mon dernier message je me permets d'insister.
Comme je vous l'ai expliqué, j'attends de recevoir la notification de décision pour exercer le recours dans les délais impartis par la loi.
Je demande donc à être en possession de mon dossier individuel dans son intégralité à réception de celle-ci...
Merci pour votre compréhension

Réponse du médecin : 30/09 10h02
Bonjour, Mme Noysette,
La demande a été transmise à notre hiérarchie .
Elle doit être cadrée aussi par le service juridique.
La copie de votre dossier est disponible dans notre service.
Bien cordialement,


Suis-je paranoïaque ?
Le docteur me répond aussitôt revenu de sa pause déjeuner, avec du "comme il se doit" et du "bien cordialement", genre chouette voici ma chance pour te river ton clou
Sauf que je parle de droits et obligations et de hiérarchie, et là plus personne
Ah oui je précise que mon message était adressé au médecin uniquement, qui a eu envie d'envoyer sa réponse en copie à la secrétaire... Genre regarde comment on fait pour écraser une mouche
La réponse du lendemain bizarrement n'est plus en copie à la secrétaire mais bien au supérieur hiérarchique

Le supérieur hiérarchique qui doit gérer maintenant
- la notification (qui doit être signée, depuis le temps :rire2: ) à garder sous le coude et m'envoyer dès que possible mais pas trop vite vu que j'ai demandé à être en possession des infos sur les CDR et de mon dossier individuel à réception, pour entamer la procédure de recours
- ma demande d'informations sur les CDR, à laquelle le service juridique a refusé de répondre
- ma demande de copie dématérialisée de dossier médical, transmise au service juridique ( :rire1: Ils se renvoient la balle )

Oui il est possible qu'on m'envoie sur les roses !!!
Si ça ne me donnait pas des boutons ce serait amusant :newblush:

Ces relations sont particulières
C'est le public, les décisions passent par des tuyaux, looooooooooooongs
Ca n'empêche pas les jeux de pouvoir, qui m'ont impressionnée jusqu'à il y a peu
Aujourd'hui je suis tellement décidée à quitter mon administration coûte que coûte que je gratouille par-ci par-là et je découvre la poudre aux yeux... Ces cheffaillons utilisent leur position hiérarchique non pas pour aider les faibles (on n'est pas chez les bisounours) ni pour encadrer efficacement une équipe (malgré tout ce qu'on apprend sur le management, la gestion de conflits etc) mais pour se conforter dans l'idée qu'ils sont forts (qui dit fort dit "j'écrabouille" pour la majorité des gens)

____________________
Alain73 a écrit :
mercredi 30 septembre 2020 14:18
Nos médecins conseils (en tout cas ceux que j'ai pu être amené à côtoyer) sont généralement bienveillants et ne sont pas là pour t'enfoncer ou te mettre des bâtons dans les roues. Il m'est difficile de juger comment elle agirait si je demandais une reconnaissance de maladie professionnelle puisque pour moi ce n'est absolument pas le cas. Mais encore une fois, au feeling, j'ai l'impression que ça se passerait mieux que dans ton cas. Et du point de vue d'une éventuelle invalidité, avec tout ce que je lui ai fourni comme docs et ma durée d'arrêt cumulée, je ne pense pas qu'elle me la refuserait (même si pour l'instant ce n'est pas mon objectif, j'aimerais bien pouvoir retravailler). Le simple fait de me dire "Je vous rappelle dans 6 mois", sachant qu'à cette échéance je serais presque au bord de la deadline d'une invalidité, montre bien que c'est une situation qu'elle envisage.
En te posant cette question je me demandais plutôt comment elle gérerait le fait d'avoir simultanément à défendre les intérêts de son employeur, et veiller au bien-être de son patient...
En effet vous avez le même employeur toi et elle.
Or tout agent dont l'accident (ou la maladie) pro est reconnu(e) coûte : les frais sont supportés par l'employeur et non plus par la Sécurité Sociale...
Elle serait amenée soit à refuser que ta maladie soit reconnue d'origine professionnelle, pour rester dans les petits papiers de sa hiérarchie, soit à défendre ton dossier, pour quel avantage...??? :mrvert: Sauf si elle te trouve mignon :rire2:

Belle journée à Toi :smile2:
Ma galerie, le praliné : viewtopic.php?f=22&t=36587

Mon salon, le noisetier : viewtopic.php?f=13&t=36588

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Alain73
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Relations employeur/employé en arrêt maladie

Message par Alain73 » dimanche 04 octobre 2020 16:23

Bonjour, Mme @Noysette :smile2:
Ces cheffaillons utilisent leur position hiérarchique non pas pour aider les faibles (on n'est pas chez les bisounours) ni pour encadrer efficacement une équipe (malgré tout ce qu'on apprend sur le management, la gestion de conflits etc) mais pour se conforter dans l'idée qu'ils sont forts (qui dit fort dit "j'écrabouille" pour la majorité des gens)
Je ne sais pas si ce que tu décris relève du rapport de force ou de l'absurdité du respect des procédures administratives. Ça me rappelle un film de Terry Gilliam, "Brazil", que tu connais peut-être, qui se déroule dans un monde bureaucratique kafkaïen (avec des décisions qui passent par des "longs tuyaux", au sens propre comme figuré)...
En te posant cette question je me demandais plutôt comment elle gérerait le fait d'avoir simultanément à défendre les intérêts de son employeur, et veiller au bien-être de son patient...
En effet vous avez le même employeur toi et elle.
Étonnamment, pour l'instant j'ai davantage eu cette impression avec la médecin du travail (également salariée, donc "collègue" de la même entreprise que moi), plutôt qu'avec les 3 médecins conseils successifs auxquels j'ai eu affaire jusqu'à présent. En effet, j'ai eu l'occasion de voir la médecin du travail lors d'une tentative de reprise il y a un an, lors de laquelle elle m'a refoulé parce que je lui ai avoué que j'avais toujours des attaques de panique. D'un côté c'était sympa de sa part, elle aurait pu me déclarer inapte, mais non, elle a "transformé" la visite de reprise en visite de pré-reprise et m'a enjoint de me faire arrêter encore quelques semaines... qui se sont transformées en de nombreux mois. Mais elle m'a également clairement indiqué, vis-à-vis notamment d'une reprise à mi-temps, que cette configuration n'était pas éternelle, et que l'objectif d'un mi-temps thérapeutique était de pouvoir à terme "retravailler à plein temps pour son employeur". Enfin bref, je l'ai sentie davantage dans la défense des intérêts de l'employeur. Les médecins conseils, à l'inverse, m'ont toujours semblé extrêmement bienveillants et plutôt en faveur du bien-être du salarié en arrêt (l'un d'entre eux m'a carrément dit de relativiser mon rapport au travail, l'autre a commencé à me raconter sa vie, qu'il était lui-même au bord du burn-out et qu'il se demandait s'il ne devrait pas lui aussi prendre des médicaments...)
Or tout agent dont l'accident (ou la maladie) pro est reconnu(e) coûte : les frais sont supportés par l'employeur et non plus par la Sécurité Sociale...
Eh non, justement, chez nous, aucun rapport avec la Sécurité Sociale. Masse salariale, assurance maladie, régime de retraite : tout provient en fin de compte du même "pot commun" qui est le chiffre d'affaire de l'entreprise. Ce qui donne un environnement et des rapports très particuliers entre les différents interlocuteurs.
Sauf si elle te trouve mignon
Pour l'instant nous ne nous sommes jamais vus. Uniquement par téléphone... :mrvert:


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