Bonjour,
Bonjour Philea,
Donc, tu as terminé le livre de Demorand
@Philea. Pas envie de livre son livre du tout.
Oui, finalement tant mieux s'il fait du bien en France.
ça nous aidera, il est célèbre. Et peu importe ce qu'on en pense, nous.
Ah oui J'ai beaucoup entendu parler de Garouste, entendu dire le plus grand bien de son livre que je n'ai pas lu et vu quelques œuvres de lui.
J'ai lu 2-3 livres sur la bipolarité après l'annonce de mon diagnostic en 1992 ou 1993 dont une psychiatre américaine qui m'avait redonné le moral. J'ai aussi vu des films très touchants comme "La Vie de ma mère".
Ah j'ai vu un documentaire de la 5 ou d'Arte il y a peu où ils avaient réussi à guérir la bipolarité d'une femme grâce à la greffe d'un microbiote "sain"
Le témoignage qui m'a le plus touché, c'est l'ancien chanteur bassiste de Police, Sting, il pratique méditation et yoga, pratiquant de tantra, a un régime alimentaire équilibré (mange des aliments crus et non transformés). Il serait stable depuis longtemps a t'il dit. Mais j'aime beaucoup ce chanteur que je suis depuis ses débuts, je ne suis pas objective. Dit aussi que ce qu'il crée le soigne comme Garouste.
J'ai travaillé d'ailleurs avec une psychiatre qui avait la maladie bipolaire. Elle n'a pas su que je l'avais aussi. Personne ne l'a su dans le 1er hôpital où j'ai travaillé.
Je regrette amèrement l'avoir dit dans le 2nd hôpital où j'ai travaillé. Au début pas de problème quand j'en ai parlé. Tout le monde me posait des questions de manière sympathique.
Puis mes collègues compatissants sont partis.
On me regardait dès que l'on parlait d'une patiente atteinte de cette maladie.
Et je n'étais plus moi-même non plus du coup. C'est porte ouverte à la stigmatisation et auto stigmatisation, jugements et plaisanteries douteuses. Certains collègues qualifiaient ces patients d'hystériques.
Il m'a été impossible de faire face à la pression collégiale sans me faire des idées. J'ai beaucoup souffert pendant 7 ans. J'ai fini ma carrière harcelée. Je ne suis plus la même, la psychanalyse, la reconnaissance en tant que victime par ma psy a été réparant aussi.
J'ai maintenant une sorte de gravité en moi dont je n'arrive pas à me défaire.