Dépression chez un enfant de 7,5 ans
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auvergnat17
- Messages : 3
- Enregistré le : vendredi 28 mars 2025 13:28
Dépression chez un enfant de 7,5 ans
Bonjour à toutes et à tous,
Nous venons ici pour parler de la situation de notre enfant de 7 ans et demi, qui souffre de graves troubles psychologiques depuis plusieurs semaines et dont le diagnostic semble s'orienter vers une dépression sévère.
C'est un enfant qui a toujours eu des difficultés de gestion de ses émotions, surtout la frustration, se mettant facilement en colère.
Il est HPI, premier de la classe, mais avec bcp de problèmes pour la vie en classe à cause de son comportement.
Ayant changé de région il y a 2 ans, il a commencé une nouvelle école avec pas mal de difficultés d'adaptation, établissement un peu strict.
Cependant, tout était totalement gérable et nous avions autorité sur lui. Nous avons fait une ribambelle de tests neuropsy, suivi par une psychologue depuis 4 ans.
Depuis décembre, c'est la descente aux enfers à vitesse grand V. Nous avons enfin pu avoir un rdv avec un pédopsy, et il y a manifestement un trouble important qui reste à diagnostiquer.
Cependant, sa nouvelle maîtresse est intransigeante, et a entrepris de le punir systématiquement, renforçant les crises, et l'emmenant chez la directrice pour qu'on vienne le chercher plus tôt tous les 3 jours. Interdiction de sortie scolaire, plus de cantine etc.
Après une dispute avec un élève, il s'est pris un avertissement et tout a commencé à basculer.
Il a commencé à avoir des crises de colère phénoménales, hurlements, veut tout casser, jette tout, se déshabille et parfois s'en prend à nous physiquement. Lors d'un énième souci à l'école, ils l'ont exclu 4 jours, puis définitivement à la fin des 4 jours (école privée, en CE2).
Depuis, ses crises ont centuplé en fréquence, en violence. Il ne veut plus rien faire, explose à tout bout de champs pour tout et n'importe quoi, entre dans de véritables crises de démence. Il a même essayé de sortir de la voiture sur l'autoroute, rattrapé au dernier moment....
Nous l'avons amené 2 fois aux urgences pédiatriques, où après 7h d'attente on nous a renvoyé à la maison. Evidemment la crise était passée depuis longtemps. La pédopsy qu'il a rencontré pour la première fois hier, après des mois d'attente, pense qu'il est atteint de dépression sévère, en lien avec le traumatisme causé par les pbms à l'école puis son exclusion.
Il est sous Risperdal +++ la journée pour le maintenir sain et sauf, car en crise il fait n'importe quoi, a failli sauter du haut de l'escalier et peut devenir violent envers nous, son grand frère ou même le chien.
Nous sommes désemparés face à ces comportements extrêmes, et ne pouvons que attendre la lente progression des analyses et études faites par le pédopsy (officie en hopital pédopsy), qui fait de son mieux car surchargée. Nous ne pouvons pas l'hospitaliser, même si le Dr l'a suggéré, car à son et notre grand regret il n'y a aucune place nulle part pour l'accueillir.
Je recherche des témoignages de personnes qui seraient passées par là, ou ayant eu ce type d'expériences pour nous aider à y faire face en attendant que le diagnostic s'établisse pour de bon. Nous avons arrêté de travailler tous les 2 pour nous occuper de lui.
Merci pour les personnes prenant la peine de lire mon pavé, et merci d'avance pour toute aide / conseil / soutien.
Nous venons ici pour parler de la situation de notre enfant de 7 ans et demi, qui souffre de graves troubles psychologiques depuis plusieurs semaines et dont le diagnostic semble s'orienter vers une dépression sévère.
C'est un enfant qui a toujours eu des difficultés de gestion de ses émotions, surtout la frustration, se mettant facilement en colère.
Il est HPI, premier de la classe, mais avec bcp de problèmes pour la vie en classe à cause de son comportement.
Ayant changé de région il y a 2 ans, il a commencé une nouvelle école avec pas mal de difficultés d'adaptation, établissement un peu strict.
Cependant, tout était totalement gérable et nous avions autorité sur lui. Nous avons fait une ribambelle de tests neuropsy, suivi par une psychologue depuis 4 ans.
Depuis décembre, c'est la descente aux enfers à vitesse grand V. Nous avons enfin pu avoir un rdv avec un pédopsy, et il y a manifestement un trouble important qui reste à diagnostiquer.
Cependant, sa nouvelle maîtresse est intransigeante, et a entrepris de le punir systématiquement, renforçant les crises, et l'emmenant chez la directrice pour qu'on vienne le chercher plus tôt tous les 3 jours. Interdiction de sortie scolaire, plus de cantine etc.
Après une dispute avec un élève, il s'est pris un avertissement et tout a commencé à basculer.
Il a commencé à avoir des crises de colère phénoménales, hurlements, veut tout casser, jette tout, se déshabille et parfois s'en prend à nous physiquement. Lors d'un énième souci à l'école, ils l'ont exclu 4 jours, puis définitivement à la fin des 4 jours (école privée, en CE2).
Depuis, ses crises ont centuplé en fréquence, en violence. Il ne veut plus rien faire, explose à tout bout de champs pour tout et n'importe quoi, entre dans de véritables crises de démence. Il a même essayé de sortir de la voiture sur l'autoroute, rattrapé au dernier moment....
Nous l'avons amené 2 fois aux urgences pédiatriques, où après 7h d'attente on nous a renvoyé à la maison. Evidemment la crise était passée depuis longtemps. La pédopsy qu'il a rencontré pour la première fois hier, après des mois d'attente, pense qu'il est atteint de dépression sévère, en lien avec le traumatisme causé par les pbms à l'école puis son exclusion.
Il est sous Risperdal +++ la journée pour le maintenir sain et sauf, car en crise il fait n'importe quoi, a failli sauter du haut de l'escalier et peut devenir violent envers nous, son grand frère ou même le chien.
Nous sommes désemparés face à ces comportements extrêmes, et ne pouvons que attendre la lente progression des analyses et études faites par le pédopsy (officie en hopital pédopsy), qui fait de son mieux car surchargée. Nous ne pouvons pas l'hospitaliser, même si le Dr l'a suggéré, car à son et notre grand regret il n'y a aucune place nulle part pour l'accueillir.
Je recherche des témoignages de personnes qui seraient passées par là, ou ayant eu ce type d'expériences pour nous aider à y faire face en attendant que le diagnostic s'établisse pour de bon. Nous avons arrêté de travailler tous les 2 pour nous occuper de lui.
Merci pour les personnes prenant la peine de lire mon pavé, et merci d'avance pour toute aide / conseil / soutien.
- Alixmarie
- Messages : 10147
- Enregistré le : lundi 23 décembre 2024 14:17
Dépression chez un enfant de 7,5 ans
Bonjour
Tout d'abord bienvenue
Ma réaction risque d'être courte dû à mon jeune âge
Je me pose néanmoins une question, a t il été scolarisé dans un autre établissement depuis son expulsion de son ancienne école?
Bon courage et au plaisir de vous relire
Tout d'abord bienvenue
Ma réaction risque d'être courte dû à mon jeune âge
Je me pose néanmoins une question, a t il été scolarisé dans un autre établissement depuis son expulsion de son ancienne école?
Bon courage et au plaisir de vous relire
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auvergnat17
- Messages : 3
- Enregistré le : vendredi 28 mars 2025 13:28
Dépression chez un enfant de 7,5 ans
Bonjour,
Merci pour ta réponse.
Non il n’a pas encore été rescolarisé.
Il a été exclu définitivement avec effet à partir de jeudi dernier (donc un peu plus d’une semaine), et il est en arrêt par le pédiatre. Il est inscrit dans une nouvelle école cependant, prête à le recevoir, mais il est tellement colérique la que c’est compliqué à envisager. Sans Risperdal, il peut être hors de contrôle du matin au soir.
Merci pour ta réponse.
Non il n’a pas encore été rescolarisé.
Il a été exclu définitivement avec effet à partir de jeudi dernier (donc un peu plus d’une semaine), et il est en arrêt par le pédiatre. Il est inscrit dans une nouvelle école cependant, prête à le recevoir, mais il est tellement colérique la que c’est compliqué à envisager. Sans Risperdal, il peut être hors de contrôle du matin au soir.
- Alixmarie
- Messages : 10147
- Enregistré le : lundi 23 décembre 2024 14:17
Dépression chez un enfant de 7,5 ans
D'accord
C'est bien qu'il voit un pédiatre effectivement
Bon courage
C'est bien qu'il voit un pédiatre effectivement
Bon courage
- lodiz
- Captain Kirk
- Messages : 9028
- Enregistré le : vendredi 19 septembre 2008 9:55
Dépression chez un enfant de 7,5 ans
Mon fils était "intenable" vers 9 ans, désobéissant, cherchant la dispute, ne dormant que vers 23H00 et encore difficilement...
Et puis on a appris que contrairement à ses instits précédentes qui lui donnait du travail en plus quand il s'ennuyait et l'encourageait à aider les autres son instit de 2ème pirimaire (le style: discours de début d'année: "je suis exigeante et je le sais"). Elle voulait le mâter car il parlait trop, en savait trop, elle n'arrêtait pas de lui dire de se taire de manière impolie, de le dénigrer devant le reste de la classe,... Je le dirai platement une sale con.. qui le rendait tellement mal qu'à la maison c'était un vrai lion... A ce moment-là, on ne comprenait pas, ona apapris y=tout ça car elle s'ene st vantée la c.... lors d'une réunion de classe... (pauvre système éducatif belge francocphone, snif ils son tellement en manque de profs qu'ils engagent même des quasi-illetrés parfois, ils m'ont même encouragé à faire prof moi qui déteste donner cours et serais un prof épouvantable)
Et puis on a eu peu de la chance, notre généraliste qui a dit: votre gamin vous devriez lui faire passer un test de Q.I. chez un psychologue sérieux (il en avait fait un au centre public on s'étonnait qu'il lise à 4 ans, omais ils nous avaient "rassuré" est très intelligent pas de problème (plus tard on a appris qu'il avait explosé les tests et que leur test étaient partiel car ils n'avaient pas le budget pour les tests complets, eux tant que çà dépassait 90 çà leur allait, en dessous c'était un problème au dessus, une bénédiction tout va bien). ben non, tout ne vas pas bien quand on a un Q.I. de 149 on va le découvrir???
Bref ,un saut de classe direct en 4ème accordé du bout des dents par le directeur, après une discussion avec lui convaincu que les surdoués n'existent pas, la bibliothèque de l'école pas accessible car personne ne veut gérer (recycler ces bouquins alors, çà fera du nouveau papier). Pas de livre perso en récréation car ça provoque des bagarres... un superbe exemple d'imbécile qui a fait prof pourquoi ??? Il trouvait pas d'autre job ? On l'avait sans doute mis à la direction car avec les élèves.... bof bof lui aussi ? Il ferait moins de dégâts en a dinistratif? (on est en 2004). Il s'est retrouvé comme un dromadaire de course au milieu d'une classe de chevaux de trait tous avec 1 an (ou 2) de plus et malgré une autre instit sympa qui ne trouvait pas de solution, ambiance de m.... à la récré, ennui, dépression, angoisse de se faire taper, donc antidépresseur à 10 ans et il a fini la 4ème en allant uen semaine sur 3, les autres sous certifs médicals pour arrêter le massacre.
ma femme lui a donné cours pendant 10 ans, moitié par obligation, moitié par inconscience lol ? as mis els peids dans une école avant 17 ans sauf 1 jour pour passer les examens obligatoires en Belgique à 10 et 12 ans. Obtenu l'équivaent bac via le jury central (y a pas d'examen général en Belgique ce sont els écoles qui délivrent le bac). 17 ans cours d'anglais en cours du soir, enduite bac+3 en école de cours du soir avec des adultes donc, il boulotte, il est marié, il parfois un peu particulier et à tendance au stress (mais bon c'ets de famille). on dira tout est bien qui finit bien au fond...
Bref, commetn est votre gamin depuis qu'il ne va plus à l'école ? Mieux ? Mieux vaut risquer de ne pas avoir de diplôme que devenir und épressif chronique, il s'y emmerderait pas simplement royalement à l'école ? Ca rendrait 'importe qui agressif de passer ses heures de cours à regarder sa montre en décomptant 3600 secondes dans sa tête en attendant que çà passe (là, je parle de mon cas personnel, çà m'est arrivé dans certaine s matières avant le bac, je connaissais avant le début du cours ou aprsè 10 minutes j'avais lu ce que le prof allait expliquer en 50 (enfant de la télé, on en apprend des choses quand on est un malin...).
bon courage, le tout c'est de comprendre le problème c'est souvent la moitié de la solution.
lodiz ZEN
Et puis on a appris que contrairement à ses instits précédentes qui lui donnait du travail en plus quand il s'ennuyait et l'encourageait à aider les autres son instit de 2ème pirimaire (le style: discours de début d'année: "je suis exigeante et je le sais"). Elle voulait le mâter car il parlait trop, en savait trop, elle n'arrêtait pas de lui dire de se taire de manière impolie, de le dénigrer devant le reste de la classe,... Je le dirai platement une sale con.. qui le rendait tellement mal qu'à la maison c'était un vrai lion... A ce moment-là, on ne comprenait pas, ona apapris y=tout ça car elle s'ene st vantée la c.... lors d'une réunion de classe... (pauvre système éducatif belge francocphone, snif ils son tellement en manque de profs qu'ils engagent même des quasi-illetrés parfois, ils m'ont même encouragé à faire prof moi qui déteste donner cours et serais un prof épouvantable)
Et puis on a eu peu de la chance, notre généraliste qui a dit: votre gamin vous devriez lui faire passer un test de Q.I. chez un psychologue sérieux (il en avait fait un au centre public on s'étonnait qu'il lise à 4 ans, omais ils nous avaient "rassuré" est très intelligent pas de problème (plus tard on a appris qu'il avait explosé les tests et que leur test étaient partiel car ils n'avaient pas le budget pour les tests complets, eux tant que çà dépassait 90 çà leur allait, en dessous c'était un problème au dessus, une bénédiction tout va bien). ben non, tout ne vas pas bien quand on a un Q.I. de 149 on va le découvrir???
Bref ,un saut de classe direct en 4ème accordé du bout des dents par le directeur, après une discussion avec lui convaincu que les surdoués n'existent pas, la bibliothèque de l'école pas accessible car personne ne veut gérer (recycler ces bouquins alors, çà fera du nouveau papier). Pas de livre perso en récréation car ça provoque des bagarres... un superbe exemple d'imbécile qui a fait prof pourquoi ??? Il trouvait pas d'autre job ? On l'avait sans doute mis à la direction car avec les élèves.... bof bof lui aussi ? Il ferait moins de dégâts en a dinistratif? (on est en 2004). Il s'est retrouvé comme un dromadaire de course au milieu d'une classe de chevaux de trait tous avec 1 an (ou 2) de plus et malgré une autre instit sympa qui ne trouvait pas de solution, ambiance de m.... à la récré, ennui, dépression, angoisse de se faire taper, donc antidépresseur à 10 ans et il a fini la 4ème en allant uen semaine sur 3, les autres sous certifs médicals pour arrêter le massacre.
ma femme lui a donné cours pendant 10 ans, moitié par obligation, moitié par inconscience lol ? as mis els peids dans une école avant 17 ans sauf 1 jour pour passer les examens obligatoires en Belgique à 10 et 12 ans. Obtenu l'équivaent bac via le jury central (y a pas d'examen général en Belgique ce sont els écoles qui délivrent le bac). 17 ans cours d'anglais en cours du soir, enduite bac+3 en école de cours du soir avec des adultes donc, il boulotte, il est marié, il parfois un peu particulier et à tendance au stress (mais bon c'ets de famille). on dira tout est bien qui finit bien au fond...
Bref, commetn est votre gamin depuis qu'il ne va plus à l'école ? Mieux ? Mieux vaut risquer de ne pas avoir de diplôme que devenir und épressif chronique, il s'y emmerderait pas simplement royalement à l'école ? Ca rendrait 'importe qui agressif de passer ses heures de cours à regarder sa montre en décomptant 3600 secondes dans sa tête en attendant que çà passe (là, je parle de mon cas personnel, çà m'est arrivé dans certaine s matières avant le bac, je connaissais avant le début du cours ou aprsè 10 minutes j'avais lu ce que le prof allait expliquer en 50 (enfant de la télé, on en apprend des choses quand on est un malin...).
bon courage, le tout c'est de comprendre le problème c'est souvent la moitié de la solution.
lodiz ZEN
- Alixmarie
- Messages : 10147
- Enregistré le : lundi 23 décembre 2024 14:17
Dépression chez un enfant de 7,5 ans
Bonsoir @auvergnat17
Je viens un prendre des nouvelles.
Comment va désormais votre fils?
Est-il rescolarisé?
Bonne soirée
Je viens un prendre des nouvelles.
Comment va désormais votre fils?
Est-il rescolarisé?
Bonne soirée
-
auvergnat17
- Messages : 3
- Enregistré le : vendredi 28 mars 2025 13:28
Dépression chez un enfant de 7,5 ans
Bonjour,
Après une année mouvementée je viens donner des nouvelles de notre situation. Désolé pour le retard de feedback, mais l'année a été intense.
Il s'avère que notre fils souffre de PANDAS (Pediatric Acute Neuropsychiatric Disorder Associated with Streptococcus), une encéphalite (inflammation des ganglions de la base) provoquée par une réaction auto-immune aberrante du corps suite à des infections répétées, notamment au streptocoque du groupe A.
A cause de la zone cérébrale enflammée, notre fils a souffert de multiples symptômes neuropsychiatriques: énurésie; TOCs; TICs; déclin cognitif (lecture, écriture); anxiété de séparation extrême; idées délirantes; rage, hurlements; aucune maitrise de ses émotions...
De multiples examens (IRM cérébrale, ponction lombaire, anticorps spécifiques pour cancers pédiatriques etc) en CHU n'ont rien donné.
Ce qui n'est pas étonnant car le diagnostic est essentiellement clinique. Une pédopsy de Paris nous a mis sur la piste après 3 consultations à distance, où devant la sévérité extrême du tableau, l'étendue des symptômes et la rapidité de leur apparition, nous a parlé de cette condition et mis en garde sur les difficultés de soin en France, et a catégoriquement réfuté toute cause purement psychiatrique à l'origine des troubles.
Effectivement, même en mentionnant au CHU pendant ces tests, ce potentiel diagnostic, il a été rejeté en bloc, et la recommendation était l'admission en psychiatrie pure et simple. À 7,5 ans.
Nous avons en parallèle appelé dans plus de 30 pays (jusque Singapour) pour finalement trouver rapidement un spécialiste à Londres qui a diagnostiqué notre fils début mai (2025).
Il était positif au strep du groupe A ainsi que mycoplasma pneumoniae. Il a été traité pour ces infections (antibio), et on a vu des améliorations importantes des symptômes notamment sous ibuprofène à dose max (pour son poids), avec effondrement renouvelé dès l'arrêt, mettant en évidence un phénomène inflammatoire comme générateur des symptômes.
Les progrès étant là mais très insuffisants, nous nous sommes tournés vers un très grand spécialiste de cette condition basé à Chicago. Il nous a prescrit un protocole de soins (ablation des amygdales et végétations chez mon fils et moi-même, ayant 5+ angines sévères chaque hiver) et une cure d'immunoglobulines (IVIG), qui a fait disparaitre la totalité des symptomes après 1 mois pour 2 semaines!
Il a ensuite rechuté fin octobre suite à une grosse infection, et a eu une nouvelle IVIG fin novembre.
Ses symptômes ont TOUS disparu depuis début janvier, et il est toujours dans cette "rémission" depuis, à ce jour, soit plus de 6 mois désormais.
Nos conclusions:
- Toujours rester dans le contrôle de ce qui touche à nos enfants. Je n'appelle pas à la défiance face au monde médical, cependant le carcan administratif et la nature même du rôle amène certains médecins à camper sur leurs positions, parfois craindre les diagnostics moins "mainstream" et ne plus forcément endosser leur blouse de scientifique qui doit admettre ne pas tout savoir et être prêt à se remettre à jour
- Comme le célèbre marteau de Maslow "Quand on n'a qu'un marteau, tout ressemble à un clou" est particulièrement vrai dans le domaine psychiatrique. Des avancées importantes se font, pour qui se donne la peine de se mettre à jour, et font chanceler la sacro-sainte séparation somatique vs psychiatrique, et les données s'accumulent sur des pathologies inflammatoires à manifestation psychiatrique. Cependant en France, la plupart des professionnels de ce domaine vont vouloir rechercher des causes, de la souffrance, des explications etc pour faire rentrer les symptômes dans une case connue. Dans le cas de PANS / PANDAS par ex, le Risperdal a un effet paradoxal et augmente la sévérité des symptômes, et pourtant on nous faisait augmenter les doses jusqu'à l'apathie.
- Le monde est vaste, ne pas hésiter à demander des seconds avis, si besoin hors de France. En France, peu de cas est souvent fait de ce que peuvent dire les parents, qui pourtant connaissent leurs enfants par coeur. Ce n'est pas le cas dans de nombreux pays (USA, pays du Golfe, Singapour, Japon...) où au contraire les médecins sont très attentifs aux explications et ressenti des parents sur la situation et utilise ce feedback pour naviguer dans leur analyse.
Nous sommes heureux que notre fils soit revenu de cet enfer, et avons énormément appris sur cette condition qui est bien moins rare qu'il n'y parait mais surtout sous-diagnostiquée (tous les cas ne sont pas aussi sévères que le notre et sont mal diagnostiqués).
Comme le disait Iodiz dans un post précédent, "le tout c'est de comprendre le problème c'est souvent la moitié de la solution.", c'est bien vrai, dès que nous avons compris à quoi nous avions affaire, on a pu se démener pour trouver des solutions, même si le parcours a été délirant par la suite pour obtenir des soins.
Merci pour le soutien ici, et pour les parents dont un enfant a des symptômes divers qui apparaissent plus ou moins brutalement, pensez à cette possibilité.
Plus d'infos: https://pandasnetwork.org/understanding ... -symptoms/
Après une année mouvementée je viens donner des nouvelles de notre situation. Désolé pour le retard de feedback, mais l'année a été intense.
Il s'avère que notre fils souffre de PANDAS (Pediatric Acute Neuropsychiatric Disorder Associated with Streptococcus), une encéphalite (inflammation des ganglions de la base) provoquée par une réaction auto-immune aberrante du corps suite à des infections répétées, notamment au streptocoque du groupe A.
A cause de la zone cérébrale enflammée, notre fils a souffert de multiples symptômes neuropsychiatriques: énurésie; TOCs; TICs; déclin cognitif (lecture, écriture); anxiété de séparation extrême; idées délirantes; rage, hurlements; aucune maitrise de ses émotions...
De multiples examens (IRM cérébrale, ponction lombaire, anticorps spécifiques pour cancers pédiatriques etc) en CHU n'ont rien donné.
Ce qui n'est pas étonnant car le diagnostic est essentiellement clinique. Une pédopsy de Paris nous a mis sur la piste après 3 consultations à distance, où devant la sévérité extrême du tableau, l'étendue des symptômes et la rapidité de leur apparition, nous a parlé de cette condition et mis en garde sur les difficultés de soin en France, et a catégoriquement réfuté toute cause purement psychiatrique à l'origine des troubles.
Effectivement, même en mentionnant au CHU pendant ces tests, ce potentiel diagnostic, il a été rejeté en bloc, et la recommendation était l'admission en psychiatrie pure et simple. À 7,5 ans.
Nous avons en parallèle appelé dans plus de 30 pays (jusque Singapour) pour finalement trouver rapidement un spécialiste à Londres qui a diagnostiqué notre fils début mai (2025).
Il était positif au strep du groupe A ainsi que mycoplasma pneumoniae. Il a été traité pour ces infections (antibio), et on a vu des améliorations importantes des symptômes notamment sous ibuprofène à dose max (pour son poids), avec effondrement renouvelé dès l'arrêt, mettant en évidence un phénomène inflammatoire comme générateur des symptômes.
Les progrès étant là mais très insuffisants, nous nous sommes tournés vers un très grand spécialiste de cette condition basé à Chicago. Il nous a prescrit un protocole de soins (ablation des amygdales et végétations chez mon fils et moi-même, ayant 5+ angines sévères chaque hiver) et une cure d'immunoglobulines (IVIG), qui a fait disparaitre la totalité des symptomes après 1 mois pour 2 semaines!
Il a ensuite rechuté fin octobre suite à une grosse infection, et a eu une nouvelle IVIG fin novembre.
Ses symptômes ont TOUS disparu depuis début janvier, et il est toujours dans cette "rémission" depuis, à ce jour, soit plus de 6 mois désormais.
Nos conclusions:
- Toujours rester dans le contrôle de ce qui touche à nos enfants. Je n'appelle pas à la défiance face au monde médical, cependant le carcan administratif et la nature même du rôle amène certains médecins à camper sur leurs positions, parfois craindre les diagnostics moins "mainstream" et ne plus forcément endosser leur blouse de scientifique qui doit admettre ne pas tout savoir et être prêt à se remettre à jour
- Comme le célèbre marteau de Maslow "Quand on n'a qu'un marteau, tout ressemble à un clou" est particulièrement vrai dans le domaine psychiatrique. Des avancées importantes se font, pour qui se donne la peine de se mettre à jour, et font chanceler la sacro-sainte séparation somatique vs psychiatrique, et les données s'accumulent sur des pathologies inflammatoires à manifestation psychiatrique. Cependant en France, la plupart des professionnels de ce domaine vont vouloir rechercher des causes, de la souffrance, des explications etc pour faire rentrer les symptômes dans une case connue. Dans le cas de PANS / PANDAS par ex, le Risperdal a un effet paradoxal et augmente la sévérité des symptômes, et pourtant on nous faisait augmenter les doses jusqu'à l'apathie.
- Le monde est vaste, ne pas hésiter à demander des seconds avis, si besoin hors de France. En France, peu de cas est souvent fait de ce que peuvent dire les parents, qui pourtant connaissent leurs enfants par coeur. Ce n'est pas le cas dans de nombreux pays (USA, pays du Golfe, Singapour, Japon...) où au contraire les médecins sont très attentifs aux explications et ressenti des parents sur la situation et utilise ce feedback pour naviguer dans leur analyse.
Nous sommes heureux que notre fils soit revenu de cet enfer, et avons énormément appris sur cette condition qui est bien moins rare qu'il n'y parait mais surtout sous-diagnostiquée (tous les cas ne sont pas aussi sévères que le notre et sont mal diagnostiqués).
Comme le disait Iodiz dans un post précédent, "le tout c'est de comprendre le problème c'est souvent la moitié de la solution.", c'est bien vrai, dès que nous avons compris à quoi nous avions affaire, on a pu se démener pour trouver des solutions, même si le parcours a été délirant par la suite pour obtenir des soins.
Merci pour le soutien ici, et pour les parents dont un enfant a des symptômes divers qui apparaissent plus ou moins brutalement, pensez à cette possibilité.
Plus d'infos: https://pandasnetwork.org/understanding ... -symptoms/
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davExplik
- Messages : 916
- Enregistré le : mercredi 24 décembre 2025 9:49
Dépression chez un enfant de 7,5 ans
Sacrée histoire, je suis content que ton fils aille mieux, la dépression étant donc un "symptôme" et pas le problème de base, beau travail d'investigation !
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