Votre Famille et la Dépression
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- fox
- Messages : 39
- Enregistré le : dimanche 08 février 2009 15:55
La Famille et la Dépression
Merci de m'avoir répondu,
Cardinale => Je suis d'accord pour la confiance en soi, mais je ne parviens pas à en acquérir malgré mes efforts, j'aurai besoin, comme d'un soutien, d'une source d'encouragement pour m'aider à en acquérir, pour certain(es) c'est leur meilleur(e) ami(e).
Connaissez-vous un moyen pour avoir plus de confiance en soi ?
Misiou => Lorsque j'étais plus jeune,on partageais plus de choses, il y avait plus de complicité, c'est comme si il s'était passé quelquechose, je ne sais pas trop, c'est comme si il s'était propagé peu à peu une espèce d'atmosphère malsaine, un peu comme si quelquechose avait "cassé l'ambiance".
Je m'en veux d'être à l'origine de cet espèce de malaise...je préfèrerai ne plus les voir avant un moment, éviter ces situations toujours pesantes et décevantes.
Cardinale => Je suis d'accord pour la confiance en soi, mais je ne parviens pas à en acquérir malgré mes efforts, j'aurai besoin, comme d'un soutien, d'une source d'encouragement pour m'aider à en acquérir, pour certain(es) c'est leur meilleur(e) ami(e).
Connaissez-vous un moyen pour avoir plus de confiance en soi ?
Misiou => Lorsque j'étais plus jeune,on partageais plus de choses, il y avait plus de complicité, c'est comme si il s'était passé quelquechose, je ne sais pas trop, c'est comme si il s'était propagé peu à peu une espèce d'atmosphère malsaine, un peu comme si quelquechose avait "cassé l'ambiance".
Je m'en veux d'être à l'origine de cet espèce de malaise...je préfèrerai ne plus les voir avant un moment, éviter ces situations toujours pesantes et décevantes.
-
Cardinal
La Famille et la Dépression
comment gagner de la confiance en soi? vaste question...
peut être en pratiquant une activité sportive ou artistique, ou du bénévolat ?
peut être en pratiquant une activité sportive ou artistique, ou du bénévolat ?
- fox
- Messages : 39
- Enregistré le : dimanche 08 février 2009 15:55
La Famille et la Dépression
Ouais, mais ça je le sais déja, je le sais déja et j'arrive pas à me lancer dans quoi que ce soit aucune activité, même le bénévolat, j'y trouve pas l'intérêt ni le plaisir, j'ai aucun plaisir dans ce que je fais, je suis chiant en fait, chiant et ennuyeux je mériterais de me prendre un grand coup de pied ou je pense pour me réveiller, en fait j'en ai ras le bol d'être maniaco dépressif, parce que je peux peas changer ou construire quoi que ce soit, ça m'agace ça m'énerve, c'est plus que frustrant d'avoir le moral qui fait le yoyo !!!! ça me met en colère j'ai envie de tout claquer ça me rend violent d'être tout le temps ainsi à passer ma vie à craindre tout et à échouer partout.
Je suis tellement nul comme type que j'emmerde même ma famille, j'en aie marre je sers à rien mes parents ils ont pas de chance de m'avoir, et mes frères er soeur non plus, ils seraient mieux sans moi, je gênerais moins et puis personne n'a besoin de moi, tout ce que je sais faire c'est apprendre des cours et les réciter, je sais faire que ça, j'ai pas de vie, pas d'amis, j'ai que mes études, j'ai rien à partager, pas même mes passions parce que j'ai pas les moyens, pas la motivations, je ne fais rien de ma vie, je la passe dans une chambre, puis dans une salle de cours, puis dans une chambre, puis dans une rue, puis dans une salle de cours, puis dans une chambre....je fais rien, je tourne en rond.
J'écris ça plutôt que de casser un carreau et sauter par la fenêtre parce que ça fait moins de dégâts, et ça fais moins de bruit, ça emmerde des gens, mais ne me lisez pas parce que je suis plus décourageant qu'intéressant, et plus vulgaire qu'autre chose.
Il y a pas de mots plus explicite que désespoir, surtout quand on vit ainsi depuis plus de 5 ans, je vais pas me suicider, mais c'est vrai que l'envie est bien présente, très présente, j'ai honte d'écrire ça, mais tant pis, je m'en fiche, ya plus rien qui compte pour moi j'arrive jamais à rien de toute façon, j'ai plus d'image, j'en ai jamais eu, je suis juste une coquille vide de personalité, je suis même pas un nom, je suis un rien, un zombie, une machine, docile et épuisée, je travaille même pas pour moi, je travaille pour du ficitf, du rien, pui2sque de toute façon j'oublie tout ce que j'apprend en quelques jours, je ne peux riend construire, ma vie, c'est comme des kapla sur une pente, ça ne tiendra jamais
Je suis tellement nul comme type que j'emmerde même ma famille, j'en aie marre je sers à rien mes parents ils ont pas de chance de m'avoir, et mes frères er soeur non plus, ils seraient mieux sans moi, je gênerais moins et puis personne n'a besoin de moi, tout ce que je sais faire c'est apprendre des cours et les réciter, je sais faire que ça, j'ai pas de vie, pas d'amis, j'ai que mes études, j'ai rien à partager, pas même mes passions parce que j'ai pas les moyens, pas la motivations, je ne fais rien de ma vie, je la passe dans une chambre, puis dans une salle de cours, puis dans une chambre, puis dans une rue, puis dans une salle de cours, puis dans une chambre....je fais rien, je tourne en rond.
J'écris ça plutôt que de casser un carreau et sauter par la fenêtre parce que ça fait moins de dégâts, et ça fais moins de bruit, ça emmerde des gens, mais ne me lisez pas parce que je suis plus décourageant qu'intéressant, et plus vulgaire qu'autre chose.
Il y a pas de mots plus explicite que désespoir, surtout quand on vit ainsi depuis plus de 5 ans, je vais pas me suicider, mais c'est vrai que l'envie est bien présente, très présente, j'ai honte d'écrire ça, mais tant pis, je m'en fiche, ya plus rien qui compte pour moi j'arrive jamais à rien de toute façon, j'ai plus d'image, j'en ai jamais eu, je suis juste une coquille vide de personalité, je suis même pas un nom, je suis un rien, un zombie, une machine, docile et épuisée, je travaille même pas pour moi, je travaille pour du ficitf, du rien, pui2sque de toute façon j'oublie tout ce que j'apprend en quelques jours, je ne peux riend construire, ma vie, c'est comme des kapla sur une pente, ça ne tiendra jamais
- elvira
- Messages : 59
- Enregistré le : lundi 07 juin 2010 22:53
La Famille et la Dépression
Bonjour Fox,
J'ai été très émue par ton témoignage, par la souffrance que tu vis et décris. Mais tu n'as pas le droit de dire que tu ne sers à rien pour tes parents et pour tes frères et soeurs. Tu n'as pas le droit de dire que tu ne sers à rien tout court d'ailleurs. Déjà, je voulais te dire que tu écris très bien.
Pour ce qui est de ta famille, ils ne savent sans doute pas comment s'y prendre pour t'aider, ils marchent sans doute souvent sur des oeufs, ont peur de tes réactions, peur d'être maladroits... Et parfois, cela crée des incompréhensions. Et dans ces cas là, le silence et l'attente sont souvent des valeurs refuges faciles... Toi, tu aimerais que ça change cette situation ou tu préfèrerais rester à l'écart d'eux ?
J'ai été très émue par ton témoignage, par la souffrance que tu vis et décris. Mais tu n'as pas le droit de dire que tu ne sers à rien pour tes parents et pour tes frères et soeurs. Tu n'as pas le droit de dire que tu ne sers à rien tout court d'ailleurs. Déjà, je voulais te dire que tu écris très bien.
Pour ce qui est de ta famille, ils ne savent sans doute pas comment s'y prendre pour t'aider, ils marchent sans doute souvent sur des oeufs, ont peur de tes réactions, peur d'être maladroits... Et parfois, cela crée des incompréhensions. Et dans ces cas là, le silence et l'attente sont souvent des valeurs refuges faciles... Toi, tu aimerais que ça change cette situation ou tu préfèrerais rester à l'écart d'eux ?
- fox
- Messages : 39
- Enregistré le : dimanche 08 février 2009 15:55
La Famille et la Dépression
Cela fait plus de 9 mois que je n'exprime qu'une envie : CHANGER
Et j'ai fais beaucoup d'effort, je suis sortie d'avantage, je me suis imposé à plusieurs reprises une hygiène de vie stricte, mais je suis maniaco dépressif, je maigris, je reprend du poid, je suis en bonne santé, et ensuite je retombe malade, je tourne en rond, du jour au lendemain je deviens quelqu'un d'autre.
Et là je suis arrivé à mon pôle extrême, demain je serai certainement repris d'un enthousiasme infaillible, demain je me sentirai capable de changer le monde et de révolutionner ma vie en m'inventant je ne sais encore quel stratagème.
Et puis dans une semaine je vais retomber, c'est comme ça depuis plus de 9 mois, et ça je le repète, aussi depuis plus de 9 mois, à ma psy, à mes parents, oui je leur en aie parlé, et comme tu l'a souligné, ils ne savent pas quoi faire, ils m'ont déja demandé si ils pouvaient faire quelque chose, je leur ai dit que non, et c'est bien le cas, la seule personne qui puisse changer quelque chose, c'est moi.
Je sais très bien que mon état n'est pas agréable à vivre pour eux, alors je fais mon possible pour ne pas trop en parler, parce que c'est pas drôle pour eux, ça les inquiète, ça leur gâche leur quotidien, je le sais, je le sens quand je suis présent, ça se sent dans l'atmosphère, même lorsque je suis souriant, souvent ils me le disent, qu'ils sentent chez moi comme une tristese constante, ils le sentent que chez moi quelque chose ne va pas, et je sais que c'est pénible pour eux, ils se sentent impuissant face à ça, et je m'en veux de leur pourrir leur quotidien ainsi.
J'ai mené un lourd travail sur moi même depuis ces 9 mois et j'ai découvert pas mal de choses, mais ça ne suffit amplement pas, je sais qu'un changement est possible, le problème est en réalité double :
-il est physiologique : il faudrait que je reprenne un rythme de vie très sain, en cultivant le sommeil, en mangeant moins, mais plus diversifié. Il me faudrait pratiquer d'avantage d'exercise physique pour défaire les tensions nerveuses, et aussi m'entraîner à me détendre, il ya beaucoup d'exercises très connus et simples en matière de détente, comme la respiration abdominale.
-il est psychologique : il faudrait que je rencontre une personne apte à pouvoir stimuler chez moi les ressources me permettant de me motiver à changer. Avec la motivation suffisante, je pourrais progressivement accepter la réalité, et surtout assouplir mon esprit pour le rendre plus apte à changer. Et à partir de ce moment là, beaucoup de choses seraient possibles, la première serait de briser progressivement ce cycle de maniaco dépression, je l'ai analysé, je sais comment ça se passe dans ma tête, et je sais précisément maintenant comment je peux maîtriser ces rechutes.
Tout ça c'est théorique, j'ai pleins d'outils autour de moi, mais au fond je suis vide, je n'ai plus aucune motivation, et je ne veux plus gêner ma famille, l'idéal serait de ne plus la voir pour un temps, partir en voyage quelque part, pour changer, je leur ficherait la paix, et j'irais faire ma route seul, peut être pour aller faire mes tours de kapla ailleurs...je ne vois pas d'autres solutions, ma famille m'offre trop d'occasions de me retourner le couteau dans la plaie.
Mais ça ne veut pas dire que ma famille est l'origine de mon mal être, enfin, je crois...pour preuve, je suis mal même lorsque je suis seul.
Et j'ai fais beaucoup d'effort, je suis sortie d'avantage, je me suis imposé à plusieurs reprises une hygiène de vie stricte, mais je suis maniaco dépressif, je maigris, je reprend du poid, je suis en bonne santé, et ensuite je retombe malade, je tourne en rond, du jour au lendemain je deviens quelqu'un d'autre.
Et là je suis arrivé à mon pôle extrême, demain je serai certainement repris d'un enthousiasme infaillible, demain je me sentirai capable de changer le monde et de révolutionner ma vie en m'inventant je ne sais encore quel stratagème.
Et puis dans une semaine je vais retomber, c'est comme ça depuis plus de 9 mois, et ça je le repète, aussi depuis plus de 9 mois, à ma psy, à mes parents, oui je leur en aie parlé, et comme tu l'a souligné, ils ne savent pas quoi faire, ils m'ont déja demandé si ils pouvaient faire quelque chose, je leur ai dit que non, et c'est bien le cas, la seule personne qui puisse changer quelque chose, c'est moi.
Je sais très bien que mon état n'est pas agréable à vivre pour eux, alors je fais mon possible pour ne pas trop en parler, parce que c'est pas drôle pour eux, ça les inquiète, ça leur gâche leur quotidien, je le sais, je le sens quand je suis présent, ça se sent dans l'atmosphère, même lorsque je suis souriant, souvent ils me le disent, qu'ils sentent chez moi comme une tristese constante, ils le sentent que chez moi quelque chose ne va pas, et je sais que c'est pénible pour eux, ils se sentent impuissant face à ça, et je m'en veux de leur pourrir leur quotidien ainsi.
J'ai mené un lourd travail sur moi même depuis ces 9 mois et j'ai découvert pas mal de choses, mais ça ne suffit amplement pas, je sais qu'un changement est possible, le problème est en réalité double :
-il est physiologique : il faudrait que je reprenne un rythme de vie très sain, en cultivant le sommeil, en mangeant moins, mais plus diversifié. Il me faudrait pratiquer d'avantage d'exercise physique pour défaire les tensions nerveuses, et aussi m'entraîner à me détendre, il ya beaucoup d'exercises très connus et simples en matière de détente, comme la respiration abdominale.
-il est psychologique : il faudrait que je rencontre une personne apte à pouvoir stimuler chez moi les ressources me permettant de me motiver à changer. Avec la motivation suffisante, je pourrais progressivement accepter la réalité, et surtout assouplir mon esprit pour le rendre plus apte à changer. Et à partir de ce moment là, beaucoup de choses seraient possibles, la première serait de briser progressivement ce cycle de maniaco dépression, je l'ai analysé, je sais comment ça se passe dans ma tête, et je sais précisément maintenant comment je peux maîtriser ces rechutes.
Tout ça c'est théorique, j'ai pleins d'outils autour de moi, mais au fond je suis vide, je n'ai plus aucune motivation, et je ne veux plus gêner ma famille, l'idéal serait de ne plus la voir pour un temps, partir en voyage quelque part, pour changer, je leur ficherait la paix, et j'irais faire ma route seul, peut être pour aller faire mes tours de kapla ailleurs...je ne vois pas d'autres solutions, ma famille m'offre trop d'occasions de me retourner le couteau dans la plaie.
Mais ça ne veut pas dire que ma famille est l'origine de mon mal être, enfin, je crois...pour preuve, je suis mal même lorsque je suis seul.
- elvira
- Messages : 59
- Enregistré le : lundi 07 juin 2010 22:53
La Famille et la Dépression
Bonsoir Fox,
Tu sais, je crois qu'il faut d'abord penser à toi avant de penser à ce que ressent ta famille. Je sais bien que c'est plus facile à dire qu'à faire, mais la chose la plus importante est que tu trouves une voie pour aller mieux. Moi, mon compagnon souffre de dépression depuis très très longtemps, bien avant que je ne le rencontre. Et ces ambiances lourdes dont tu parles, je les connais, en étant de l'autre côté de la barrière. Lui aussi ressent le besoin de me fuire régulièrement. J'ai eu beaucoup beaucoup de mal à comprendre ça. Mais je l'aime et ce que je souhaite le plus, c'est qu'il trouve du répit, qu'il trouve la voie de la guérison. Je ne pense pas pouvoir l'aider... Je crois que mon amour ne suffit pas, que ma présence ne suffit pas. C'est comme ça. Je suis impuissante face à ça. Alors je le laisse faire comme il l'entend et comme il peut surtout, tout en restant présnte, avec l'espoir immense qu'un jour, tout ira mieux.
Tu sais, je crois qu'il faut d'abord penser à toi avant de penser à ce que ressent ta famille. Je sais bien que c'est plus facile à dire qu'à faire, mais la chose la plus importante est que tu trouves une voie pour aller mieux. Moi, mon compagnon souffre de dépression depuis très très longtemps, bien avant que je ne le rencontre. Et ces ambiances lourdes dont tu parles, je les connais, en étant de l'autre côté de la barrière. Lui aussi ressent le besoin de me fuire régulièrement. J'ai eu beaucoup beaucoup de mal à comprendre ça. Mais je l'aime et ce que je souhaite le plus, c'est qu'il trouve du répit, qu'il trouve la voie de la guérison. Je ne pense pas pouvoir l'aider... Je crois que mon amour ne suffit pas, que ma présence ne suffit pas. C'est comme ça. Je suis impuissante face à ça. Alors je le laisse faire comme il l'entend et comme il peut surtout, tout en restant présnte, avec l'espoir immense qu'un jour, tout ira mieux.
- fox
- Messages : 39
- Enregistré le : dimanche 08 février 2009 15:55
La Famille et la Dépression
Je ne doute pas que ça doit être difficile pour toi, c'est dur aussi pour lui j'imagine, d'après ce que je vis moi même.
L'amour ne suffit pas à guérir toutes les blessures, mais il aide beaucoup.
Comment fais-tu pour vivre ainsi avec une personne qui souffre tant ? qu'est-ce qui t'as fais comprendre ce besoin d'éloignement ?
L'amour ne suffit pas à guérir toutes les blessures, mais il aide beaucoup.
Comment fais-tu pour vivre ainsi avec une personne qui souffre tant ? qu'est-ce qui t'as fais comprendre ce besoin d'éloignement ?
-
Cardinal
La Famille et la Dépression
Fox, je trouve que dans ton pénultième post tu lance beaucoup de pistes intéressantes.
Peut être qu'il faut aussi laisser un peu de temps au temps ?
Peut être qu'il faut aussi laisser un peu de temps au temps ?
- elvira
- Messages : 59
- Enregistré le : lundi 07 juin 2010 22:53
La Famille et la Dépression
Comment fais-tu pour vivre ainsi avec une personne qui souffre tant ? qu'est-ce qui t'as fais comprendre ce besoin d'éloignement ?
Bonsoir Fox,
Pour répondre à tes deux questions... En fait, nous ne vivons pas ensemble. Et parfois, je me demande comment ça serait possible, pour tout t'avouer. Les changements d'humeur brutaux sont difficiles à vivre pour la personne qui souffre comme pour l'entourage. Mais ce qui me pousse à rester (et je ne me pose même pas la question, pour tout te dire), c'est l'amour. Les besoins d'éloignement, je les comprends maintenant par ce repli soudain qui peut arriver au mieux) et par des ruptures régulières (au pire) nombreuses en cinq ans... C'est lui qui me quitte. Pendant parfois plusieurs mois. Je suis effondrée évidemment. Puis il revient... Je ne cache pas que c'est usant. Mais cela me réconforte que tu dises que même si l'amour ne guérit pas tout, il aide. J'espère que tu vas bien.
Bonsoir Fox,
Pour répondre à tes deux questions... En fait, nous ne vivons pas ensemble. Et parfois, je me demande comment ça serait possible, pour tout t'avouer. Les changements d'humeur brutaux sont difficiles à vivre pour la personne qui souffre comme pour l'entourage. Mais ce qui me pousse à rester (et je ne me pose même pas la question, pour tout te dire), c'est l'amour. Les besoins d'éloignement, je les comprends maintenant par ce repli soudain qui peut arriver au mieux) et par des ruptures régulières (au pire) nombreuses en cinq ans... C'est lui qui me quitte. Pendant parfois plusieurs mois. Je suis effondrée évidemment. Puis il revient... Je ne cache pas que c'est usant. Mais cela me réconforte que tu dises que même si l'amour ne guérit pas tout, il aide. J'espère que tu vas bien.
- parolevide
- Messages : 9
- Enregistré le : lundi 31 janvier 2011 9:45
le depressif et sa famille
Pour moi cela reste très compliqué. La famille me maintient toujours dans le role de la déprimée. Certes ils n'ont pas vraiment tort. Mais cela est difficile de se sortir de la dépression quand on vous la rappelle sans arrêt, lorsque l'on vous maintient dans une certaine culpabilité. C'est un peu parfois comme si on vous accusez de déprimer les autres. Je ne nie pas que cela puisse être vrai.
De plus il y a les autres, les vrais déprimés qui se réjouissent de vous savoir encore plus déprimé qu'eux. Mais pour eux la conséquence est la même vous maintenir dans cette dépression pour conserver quelqu'un encore pire qu'eux- même.
En fait ce que j'aimerais c'est une sorte de perte de mémoire collective pour que l'on ne me voit plus comme une déprimée. J'ai le sentiment que cela pourrait m'aider. C'est pourquoi je fuie la famille. En même temps je sais que ce n'est pas forcément la solution.
De plus il y a les autres, les vrais déprimés qui se réjouissent de vous savoir encore plus déprimé qu'eux. Mais pour eux la conséquence est la même vous maintenir dans cette dépression pour conserver quelqu'un encore pire qu'eux- même.
En fait ce que j'aimerais c'est une sorte de perte de mémoire collective pour que l'on ne me voit plus comme une déprimée. J'ai le sentiment que cela pourrait m'aider. C'est pourquoi je fuie la famille. En même temps je sais que ce n'est pas forcément la solution.
- eternelletristesse
- Messages : 396
- Enregistré le : dimanche 28 octobre 2007 15:35
La Famille et la Dépression
Bonjour,
Je voudrais vous parler car je me sens trahie et j’en souffre beaucoup... je n'ai personne à qui en parler et qui me comprendrait sur ma réaction.
Un de mes cousins va se marier, et me l’avait annoncé au téléphone il y a de cela plusieurs mois. J’ai pris le temps de lui expliquer que je ne pourrais être présente QUE si mon frère n’était pas invité. Celui-ci étant intégré dans la police, je me suis dite que je pouvais lui dire la raison: la plainte et le motif de la plainte... il m’a dit ok je comprends.
La semaine dernière, j’ai appris par ma mère, que –alors que j’ai reçu une invitation – mon frère est invité lui aussi. J’ai alors envoyé un message à ce cousin pour lui dire que je ne viendrais pas et je lui en ai expliqué les raisons. Il m’a répondu par un sms “oui je l’ai invité, et alors? A +”...
Je vous avoue que je suis très déçue, je me sens trahie et une fois de plus, si je n’avais pas parlé cela aurait été la même chose... J’aurais préféré ne pas recevoir d’invitation au moins je n’aurais pas été confronté à ce problème, et imaginez si je n’avais pas su qu’il était invité, le choc sur place?...
Je suis extrêmement triste car il y a un tel déni dans cette famille que cela ne fait que m’enfoncer.
Bref, je suis désolée de vous en parler, mais j’avais besoin de me confier à quelqu’un.
Je voudrais vous parler car je me sens trahie et j’en souffre beaucoup... je n'ai personne à qui en parler et qui me comprendrait sur ma réaction.
Un de mes cousins va se marier, et me l’avait annoncé au téléphone il y a de cela plusieurs mois. J’ai pris le temps de lui expliquer que je ne pourrais être présente QUE si mon frère n’était pas invité. Celui-ci étant intégré dans la police, je me suis dite que je pouvais lui dire la raison: la plainte et le motif de la plainte... il m’a dit ok je comprends.
La semaine dernière, j’ai appris par ma mère, que –alors que j’ai reçu une invitation – mon frère est invité lui aussi. J’ai alors envoyé un message à ce cousin pour lui dire que je ne viendrais pas et je lui en ai expliqué les raisons. Il m’a répondu par un sms “oui je l’ai invité, et alors? A +”...
Je vous avoue que je suis très déçue, je me sens trahie et une fois de plus, si je n’avais pas parlé cela aurait été la même chose... J’aurais préféré ne pas recevoir d’invitation au moins je n’aurais pas été confronté à ce problème, et imaginez si je n’avais pas su qu’il était invité, le choc sur place?...
Je suis extrêmement triste car il y a un tel déni dans cette famille que cela ne fait que m’enfoncer.
Bref, je suis désolée de vous en parler, mais j’avais besoin de me confier à quelqu’un.
- parolevide
- Messages : 9
- Enregistré le : lundi 31 janvier 2011 9:45
La Famille et la Dépression
Bonjour éternelle tristesse,
J'ai écris moi aussi au sujet de la famille et je te comprends. Je rentre d'une réunion de famille justement. Et je constate que cela me déprime. Le peu d'énergie que je peu accumuler est littéralement bouffer par la famille. Dans le fond je voudrais ne plus les voir mais il y a mon mari et les enfants. Mais pour moi la famille c'est seulement mes enfants et mon mari. Je me dispute souvent avec mon mari au sujet de la famille.
Alors tu vois je te comprends.
La famille a toujours était très hypocrite avec moi. Et quand à la belle-famille...........hypocrisie et cie également.
Je comprends mais malheureusement je suis incapable de te conseiller tant pour moi c'est un sujet douloureux.
Au moins tu sais que tu n'es pas seule.
Bonne journée.
J'ai écris moi aussi au sujet de la famille et je te comprends. Je rentre d'une réunion de famille justement. Et je constate que cela me déprime. Le peu d'énergie que je peu accumuler est littéralement bouffer par la famille. Dans le fond je voudrais ne plus les voir mais il y a mon mari et les enfants. Mais pour moi la famille c'est seulement mes enfants et mon mari. Je me dispute souvent avec mon mari au sujet de la famille.
Alors tu vois je te comprends.
La famille a toujours était très hypocrite avec moi. Et quand à la belle-famille...........hypocrisie et cie également.
Je comprends mais malheureusement je suis incapable de te conseiller tant pour moi c'est un sujet douloureux.
Au moins tu sais que tu n'es pas seule.
Bonne journée.
- Aragatz
- Messages : 340
- Enregistré le : jeudi 28 décembre 2006 17:09
La Famille et la Dépression
C'est surtout vis-à-vis de mon beau-frère (mari de la soeur de mon mari) que mes anciens problèmes de dépression et mon chômage ne passent pas. Je vais bien mais étant fragile quand même, je suis déclarée inapte au travail et je suis 1 fois par semaine des ateliers thérapeutiques, ce qu'il ne sait pas, sinon il me mépriserait, j'en suis sûre ! Heureusement mon mari, ma famille me soutiennent et mes beaux-parents aussi
- eternelletristesse
- Messages : 396
- Enregistré le : dimanche 28 octobre 2007 15:35
La Famille et la Dépression
merci de m'avoir répondue. Ce qui je n'accepte pas c'est qu'au moins s'il voulait invitée mon violeur de frère, il aurait dû ne pas m'envoyer d'invitation. Le faire, sans me dire que l'autre serait là... C'est pire que tout. Que ce serait il passé si j'avais du le croiser au mariage? Que penser de tout ces gens qui préfèrent lui tendre la main à lui et me mettre de côté, refusant de voir ma souffrance ou niant le fait qu'un membre de leur famille ait pu me bousiller ma Vie?
La pillule ne passe pas, je me sens vraiment mal...
La pillule ne passe pas, je me sens vraiment mal...
- parolevide
- Messages : 9
- Enregistré le : lundi 31 janvier 2011 9:45
La Famille et la Dépression
Eternelle tristesse,
Je sais ta souffrance. Je ne connais ni ta famille ni ton histoire donc je ne permets pas trop de commentaires.
Dans ma famille j'ai compris qu'il ne voulait surtout pas reconnaitre une dépressive comme quelqu'un des leurs car cela les renvoie à leur propre échec. Pour eux c'est mieux de ne pas voir (en ce qui me concerne = maltraitance) et continuer leur petite vie comme cela on ne souffre pas. Ce n'est pas grave de laisser une personne sur le bas côté. Mais tu sais tout cela est presque du domaine de l'inconscient. Alors si toi tu fais "la mouche du coche" en leur rappelant que rien n'est parfait.............
Pour ma famille, je suis l'empêcheuse de tourner en rond et bien sur je suis dans l'erreur. Et le but est bien sur de me le démontrer. Pour moi j'ai le sentiment qu'on me maintient dans la dépression en ne reconnaissant pas ma souffrance. Du coup c'est une situation bloquée.
En fait c'est très compliqué et je souffre surtout depuis que j'ai des enfants. J'ai du mal à accepter que mes enfants aiment des gens que je trouve égoïstes.
Pour moi famille = souffrances.
J'essaierais d'éclaircir ma pensée et de te parler encore.
En tout cas ne pense pas trop à eux et essaie plutôt de faire des choses que tu aimes toi. Le mariage de ton cousin, laisses tomber. Tu n'as qu'à dire que tu t'es fait une entorse.
Je sais ta souffrance. Je ne connais ni ta famille ni ton histoire donc je ne permets pas trop de commentaires.
Dans ma famille j'ai compris qu'il ne voulait surtout pas reconnaitre une dépressive comme quelqu'un des leurs car cela les renvoie à leur propre échec. Pour eux c'est mieux de ne pas voir (en ce qui me concerne = maltraitance) et continuer leur petite vie comme cela on ne souffre pas. Ce n'est pas grave de laisser une personne sur le bas côté. Mais tu sais tout cela est presque du domaine de l'inconscient. Alors si toi tu fais "la mouche du coche" en leur rappelant que rien n'est parfait.............
Pour ma famille, je suis l'empêcheuse de tourner en rond et bien sur je suis dans l'erreur. Et le but est bien sur de me le démontrer. Pour moi j'ai le sentiment qu'on me maintient dans la dépression en ne reconnaissant pas ma souffrance. Du coup c'est une situation bloquée.
En fait c'est très compliqué et je souffre surtout depuis que j'ai des enfants. J'ai du mal à accepter que mes enfants aiment des gens que je trouve égoïstes.
Pour moi famille = souffrances.
J'essaierais d'éclaircir ma pensée et de te parler encore.
En tout cas ne pense pas trop à eux et essaie plutôt de faire des choses que tu aimes toi. Le mariage de ton cousin, laisses tomber. Tu n'as qu'à dire que tu t'es fait une entorse.
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