dès qu'on s'intéresse à autre que soi...
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- gris
- Messages : 1996
- Enregistré le : mardi 28 mai 2024 10:49
dès qu'on s'intéresse à autre que soi...
j'ai lu voici longtemps une phrase qui commence comme ça dans un des livres de Simone de Beauvoir, mais je ne me souviens pas de la suite
peut-être les Mémoires d'une jeune fille rangée, ou la suite de ses mémoires ?
ça voulait dire sauf erreur : dès qu'on s'intéresse à d'autres que soi, on ne s'ennuie plus, ou on va mieux, un truc dans ce genre-là
mais bien sûr on sait que quand on déprime plus rien n'a d'intérêt...
peut-être les Mémoires d'une jeune fille rangée, ou la suite de ses mémoires ?
ça voulait dire sauf erreur : dès qu'on s'intéresse à d'autres que soi, on ne s'ennuie plus, ou on va mieux, un truc dans ce genre-là
mais bien sûr on sait que quand on déprime plus rien n'a d'intérêt...
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davExplik
- Messages : 925
- Enregistré le : mercredi 24 décembre 2025 9:49
dès qu'on s'intéresse à autre que soi...
en dépression c'est sûr que c'est difficile d'aider les autres, il faut d'abord guérir soit même, tu fais actuellement une dépression ?
- gris
- Messages : 1996
- Enregistré le : mardi 28 mai 2024 10:49
dès qu'on s'intéresse à autre que soi...
j'ai des hauts et des bas en permanence mais j'arrive à gérer à peu près j'ai la chance d'avoir trouvé (au bout de longues années) la psy qui me convient
mais pendant longtemps j'allais plus mal que maintenant
cette réflexion sur cette phrase, c'est plutôt pour contribuer à la compréhension des moyens de s'en sortir
mais pendant longtemps j'allais plus mal que maintenant
cette réflexion sur cette phrase, c'est plutôt pour contribuer à la compréhension des moyens de s'en sortir
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davExplik
- Messages : 925
- Enregistré le : mercredi 24 décembre 2025 9:49
dès qu'on s'intéresse à autre que soi...
je ne pense pas qu'en dépression on soit capable de s'occuper des autres
- clémentine
- Messages : 11263
- Enregistré le : dimanche 08 avril 2012 17:41
dès qu'on s'intéresse à autre que soi...
Bonjour,
Tout à fait d'accord avec vous. Oui, la dépression fait qu'on ne peut pas s'occuper des autres. Quand l'esprit est capturé par la maladie, toute l'énergie est consumée pour simplement survivre.
Vouloir forcer l'intérêt pour autrui à ce moment-là est irréel.
En revanche, quand on va mieux, on peut mieux s'occuper des autres et enfin devenir altruiste. C'est le signe même du rétablissement : retrouver la disponibilité mentale pour regarder autour de soi.
Se s'en sortir, c'est d'abord réparer sa propre structure (ses traitements, sa thérapie, son sommeil, son métabolisme) pour pouvoir ensuite offrir une présence stable aux autres.
bye-bye
Tout à fait d'accord avec vous. Oui, la dépression fait qu'on ne peut pas s'occuper des autres. Quand l'esprit est capturé par la maladie, toute l'énergie est consumée pour simplement survivre.
Vouloir forcer l'intérêt pour autrui à ce moment-là est irréel.
En revanche, quand on va mieux, on peut mieux s'occuper des autres et enfin devenir altruiste. C'est le signe même du rétablissement : retrouver la disponibilité mentale pour regarder autour de soi.
Se s'en sortir, c'est d'abord réparer sa propre structure (ses traitements, sa thérapie, son sommeil, son métabolisme) pour pouvoir ensuite offrir une présence stable aux autres.
bye-bye
- clémentine
- Messages : 11263
- Enregistré le : dimanche 08 avril 2012 17:41
dès qu'on s'intéresse à autre que soi...
En fait, c'est une transition qui se fait pas à pas : les jours où ça va mieux, la disponibilité revient et on peut enfin être altruiste.
Un jour après l'autre.
C'est ce que nous enseigne la Pleine Conscience : il faut d'abord pratiquer l'auto -compassion pour libérer son propre esprit de la souffrance, afin d'être enfin disponible pour autrui. Juste égoïsme, acceptation inconditionnelle de soi.
Un jour après l'autre.
C'est ce que nous enseigne la Pleine Conscience : il faut d'abord pratiquer l'auto -compassion pour libérer son propre esprit de la souffrance, afin d'être enfin disponible pour autrui. Juste égoïsme, acceptation inconditionnelle de soi.
- Hikari
- Messages : 4179
- Enregistré le : mardi 12 avril 2022 0:48
dès qu'on s'intéresse à autre que soi...
Je ne suis carrément d’accord avec plus ou moins rien
Et honnêtement, je me doutais que ce serait l’un des messages que vous écririez
Car c’est une idée de plus en plus répandue aujourd’hui, avec le temps, je sais que je vais pas me faire de copains
Un texte écrit à l’instant :
Quand j’ai été au plus mal de ma vie, au point d’être suicidaire
Je passais carrément mes journées entières à écrire à des personnes suicidaires (appartenance)
Je le faisais parce que cela donnait un sens à mon existence et donc me remontait le moral, surtout de les voir avancer
Cela me donnait le sentiment d’être utile, sans cela, je pense sincèrement que je serais plus là depuis des années
Et encore aujourd’hui, quand je n’ai pas le moral, ce qui m’aide le plus est d’aider ma mère, de m’occuper de mes lapines
Ou encore d’aider des personnes dans la vie quotidienne ; j’ai même remarqué depuis très longtemps, des années
Que je conseille tellement mieux lorsque je vais mal que lorsque je vais bien, et même (M), l’a remarquée
Et même, je ressens beaucoup plus, l’envie de prendre soin, que je suis pas forcément ultra gai
Cela fonctionne autant dans la réalité que virtuellement, quand je traverse une période difficile, je parle presque plus du tout de moi
Je me concentre davantage sur les autres, ce qui est finalement assez contradictoire avec certaines idées très répandues
Selon lesquelles une personne en souffrance serait forcément davantage nombriliste
Dans notre société, on nous pousse souvent à croire, parfois à tort
Que lorsqu’on va mal, il ne faudrait plus penser qu’à soi
Cette vision est aujourd’hui tellement présente sur certains réseaux sociaux qu’elle me tape sur le système
Tant elle est fausse dans mon cas, tout en étant pourtant présentée comme une vérité universelle
Notre société valorise tellement le fait de se recentrer uniquement sur soi
Qu’elle donne parfois l’impression qu’il n’existe plus que soi-même
(Effectivement plus ou moins tout vient de nous, mais pas comme nous le pensons selon moi)
Quand une personne va mal, elle est effectivement souvent plus perturbée, elle peut donc être davantage anxieuse, sensible au jugement
Avoir plus peur d’être rejetée ou agressée, pleurer plus facilement et ressentir davantage le besoin de sécurité et de douceur
Et cela est vrai, et cette douceur favorise son bien-être
Mais cela ne signifie absolument pas que penser aux autres est mauvais, ni qu’on ne peut pas le faire
Cela dépend uniquement des personnes, et au contraire, pour certaines personnes
Aider les autres améliore grandement leur état
Par contre, l’altruisme n’existe pas : c’est un mot utilisé pour se valoriser
On aide toujours l’autre pour une raison qui nous apporte aussi quelque chose
Un sentiment d’utilité, une satisfaction morale, une cohérence avec nos valeurs, etc, même par IRM, cela a été démontré, et c’est logique
Si quelqu’un aide uniquement contre ce qu’il ressent, ses valeurs ou ses envies, cela peut être contre-productif
Des soignants par exemple disent aimer aider, mais finissent par ne plus supporter leur métier, tandis que
D’autres continuent d’aider avec passion, sans être motivées par la rémunération, tout en à apprenant
Lorsque l’aide correspond profondément à ce que la personne aime faire et à ce qui donne du sens à son existence
Elle peut devenir extrêmement bénéfique ; j’ai même appris durant ma vie qu’il est plus épuisant de s’empêcher
D’aider pour correspondre à une norme que d’aider encore et encore, car cela améliore notre équilibre
A l’inverse, se serait comme se frapper sur une vitre sans fin, un peu comme
Une impossibilité de rentré dans une case
Mais cela dépend de chacun
Par exemple, lorsqu’on se remémore un souvenir
Encore et encore, il peut devenir plus ancré dans la mémoire
En revanche, on peut apprendre à le rationaliser, c’est pourquoi, à mes yeux, penser à autre chose qu’à une difficulté
En se tournant vers les autres, peut être extrêmement positif ; non pas comme une fuite ou un évitement
Mais simplement parce que l’on ressent naturellement l’envie de faire autre chose
Oui, pour certaines personnes, il est plus naturel de se recentrer sur elles-mêmes lorsqu’elles vont mal, mais pourquoi cela devrait-il être
Une règle générale ? Pour d’autres, c’est justement l’inverse, l’envie de prendre soin des autres peut être plus présente, voire devenir
Encore plus forte quand on est mal ; cela peut sembler étrange, mais face à son bébé, par exemple, l’élan de protection et de soin
Est immédiat pour beaucoup, naturellement, on pense à son enfant ; personnellement, c’est ce que je ressens, même lorsque
Je n’ai plus d’envie pour moi-même, l’envie d’aider et de prendre soin des autres demeure
Je sais que ce fonctionnement n’est pas celui de tout le monde, et je ne le vois pas comme
Une anomalie, car cela peut aussi favoriser les liens, le social, le sentiment d’utilité
Et le fait de penser à autre chose ; justement comme mécanisme de survie
Ce qui nous fait du mal, on finit par le rationaliser, essayer de changer les pensées
On apprend à avancer, à le traverser, et de nouveaux souvenirs finissent par s’accumuler
Peu à peu, les anciens peuvent être oubliés ou prendre moins de place, pour donner des exemples, il y a des agressions que j’ai vécues
Ou des animaux décédés que j’ai connus, et certains souvenirs me paraissent aujourd’hui tellement lointains, alors que jadis je pleurais tant
D’autres sont simplement devenus flous ou encore ont disparu, non par dissociation, mais juste, parce que la vie, c’est aussi avancée
L’idéal n’est évidemment pas d’acquérir des souvenirs horribles, mais de construire de beaux souvenirs
J’ai vu énormément de personnes durant ma vie, y compris des personnes que je connais depuis plusieurs années
Dont certains traumatismes se sont aggravés parce qu’elles se focalisaient dessus en permanence avec leur psy
Comme dans une boucle ; (Isolement, les non-activités et autres favorisent aussi cela) ; je ne dis pas non plus
Que tous les psychologues sont nuls, ou font mal leur travail, certains sont bien
Plus une pensée est répétée, plus certains circuits associés peuvent être renforcés
Cela me fait penser à de la musicothérapie que je voyais et ressentais jadis dans un centre, qui était tout sauf positif
À l’origine, dans les thérapies, après cela dépend desquelles, on essaye de faire voir autrement quelqu’un, avancer, rationaliser, etc
J’ai même pu observer, même si cela peut sembler horrible, qu’en faisant remonter certains traumatismes chez une personne
Elle pouvait finir par pleurer intensément, parfois en disant que ce n’était pas ma faute mais la sienne, ou que si ça lui était positif
Alors que non, j’ai parfois vu son état se dégrader parce que ces souvenirs douloureux étaient ravivés sans avancement sur quoi que ce soit
À l’inverse, le fait de faire sourire cette personne, de lui faire vivre des expériences positives, de l’écouter et de l’aider à avancer
Lui permettait progressivement que le passé devienne plus lointain et moins douloureux
Tout cela montre qu’on peut aider les autres tout en améliorant soi-même
Son état psychologique
Par exemple, prendre soin d’un animal peut apporter un cadre
Une présence et un ancrage dans le moment présent, ce qui diminue le stress et augmente l’ocytocine
Concernant le sommeil, personnellement, dès l’âge de 6 ans, j’avais déjà parfois des horaires décalés, et cela m’arrive encore aujourd’hui
J’ai appris qu’il fallait éviter d’accorder une importance excessive au contrôle du sommeil ; et à vrai dire, j’ai de meilleur horaire ainsi
Ce qui améliore personnellement énormément mon moral, c’est davantage de faire des choses avec des personnes que je tiens
Prendre un peu le soleil, de sortir et de bouger est bien aussi ; mais si je me disais : à cette heure précise, je dois dormir
Je dois respecter exactement telle règle, cela me ferait tomber dans une dépression profonde, tant j’aurais une
Hypersensibilisation et une focalisation dessus, ce qui me serait juste négatif, par exemple pour le travail
Ou les études, j’ai accepter que certains jours, sera des nuits blanches et cela me va, je tiens bien
Et je ne suis pas plus irrité, en faite, quand je fais des nuits blanches, je suis plus à prendre à la
Légère les choses et à rire, faire des blagues et ironiquement tout le monde m’adore plus ainsi
Que quand je n’en fais pas ; pas pour dire qu’il faut des nuits blanches ; juste que
La rigidité est tellement contre-productif me concernant et certains
Ce n’est pas pour essayer de contredire
Je partage simplement ce qui correspond à mon fonctionnement et ce que j’ai également pu observer chez certaines personnes
Oui, certaines personnes ont besoin de se recentrer davantage sur elles-mêmes lorsqu’elles vont mal
Mais d’autres trouvent justement du bien-être dans l’aide, le partage, la transmission et le sentiment d’être utiles
Et même en burn-out
Cela a été mon cas, je l’ai vécu ainsi
J’espère ne pas avoir été trop dur, mais toutes ces phrases que je lis régulièrement, que je retrouve en boucle sur de nombreux réseaux
Finissent parfois par m’agacer, car elles donnent l’impression qu’il n’existe qu’une seule manière correcte d’aller mieux
Simplement pour dire clairement que oui, on peut réellement se sentir mieux en aidant, même lorsqu’on est à deux doigts de la mort
Évidemment, cela ne fonctionne pas forcément pour tout le monde : cela dépend de la personnalité
Des valeurs et de ce qui donne du sens à chacun
Certaines personnes trouvent du bien-être dans l’aide aux autres et une forme de relaxation, même dans des cas considérés comme durs
C’est justement quelque chose qui me faisait être détesté dans le dernier stage que j’ai fait en médico-social
Car c’était incompréhensible pour les professionnels
Là où moi, cela me détendait, elles, cela les perturbait et ou elles trouvaient la personne instable, ou moi non
À la fin, elles finissaient même par me choper le bras, ces soignantes, et tous les résistants m’adoraient
Et je savais à chacun, ce qu’ils ressentaient et quel activité cela leur dirait chaque jours, et autre
À la fin, pour dire, je fus considéré comme dysfonctionnel au groupe, car ils
M’adoraient tous, mais détestaient de plus en plus les autres professionnels
Les trouvant inhumains, donc j’ai dû partir, et je n’ai pas pu continuer
Ni avoir mon diplôme un peu après
Donc juste pour dire que oui, même des cas dits instables, compliqués, difficiles, dans la vie ou virtuellement, peuvent relaxer
Détendre, donner un sens, faire se sentir utile, nous faire aller mieux et nous remonter le moral, de juste être là
Même si l’on est en burn-out et même si l’on allait très mal
Mais pour d’autres, non
Cela dépend un peu de chacun
Comme une personne peut aimer le dessin, la création ou une autre passion
La majorité, quand ils sont épuisés : Douceur = améliore le bien-être
Mais aussi : Trouver du sens, correspondre à nos valeurs : = améliore le bien-être
Après, concernant les environnements dits instables, comme prendre soin d’une personne suicidaire ou en détresse
Cela dépend énormément des personnes. Moi, par exemple, même lorsque j’étais au plus mal, cela m’a toujours
Relaxer et améliorait gigantesquement mon moral ; j’ai toujours été dans l’instabilité, donc cela
M’est plus familier et rassurant, en partie dû à mon passé qui m’a construit
Mais surtout, c’est parce que j’aime profondément prendre soin des autres
Et être présent pour les aider dans la réalité
Je le fais simplement
Parce que cela correspond à mes idéaux.
En ultra résumé :
Même dans le pire épuisement, on peut s’intéresser aux autres, et cela peut réellement être positif, voire nous aider
Lorsque que nous le ressentons dans notre cœur ; à l’inverse, s’y obliger peut produire l’effet contraire
Nous avons tous des fonctionnements différents, et la plupart du temps, ce qui apporte le plus
D’intérêt à notre bien-être reste : l’intimité, la sécurité, le calme et la douceur de la vie
L’argent, le sexe, l’appartenance, la nourriture, etc. peuvent aussi.
Et honnêtement, je me doutais que ce serait l’un des messages que vous écririez
Car c’est une idée de plus en plus répandue aujourd’hui, avec le temps, je sais que je vais pas me faire de copains
Un texte écrit à l’instant :
Quand j’ai été au plus mal de ma vie, au point d’être suicidaire
Je passais carrément mes journées entières à écrire à des personnes suicidaires (appartenance)
Je le faisais parce que cela donnait un sens à mon existence et donc me remontait le moral, surtout de les voir avancer
Cela me donnait le sentiment d’être utile, sans cela, je pense sincèrement que je serais plus là depuis des années
Et encore aujourd’hui, quand je n’ai pas le moral, ce qui m’aide le plus est d’aider ma mère, de m’occuper de mes lapines
Ou encore d’aider des personnes dans la vie quotidienne ; j’ai même remarqué depuis très longtemps, des années
Que je conseille tellement mieux lorsque je vais mal que lorsque je vais bien, et même (M), l’a remarquée
Et même, je ressens beaucoup plus, l’envie de prendre soin, que je suis pas forcément ultra gai
Cela fonctionne autant dans la réalité que virtuellement, quand je traverse une période difficile, je parle presque plus du tout de moi
Je me concentre davantage sur les autres, ce qui est finalement assez contradictoire avec certaines idées très répandues
Selon lesquelles une personne en souffrance serait forcément davantage nombriliste
Dans notre société, on nous pousse souvent à croire, parfois à tort
Que lorsqu’on va mal, il ne faudrait plus penser qu’à soi
Cette vision est aujourd’hui tellement présente sur certains réseaux sociaux qu’elle me tape sur le système
Tant elle est fausse dans mon cas, tout en étant pourtant présentée comme une vérité universelle
Notre société valorise tellement le fait de se recentrer uniquement sur soi
Qu’elle donne parfois l’impression qu’il n’existe plus que soi-même
(Effectivement plus ou moins tout vient de nous, mais pas comme nous le pensons selon moi)
Quand une personne va mal, elle est effectivement souvent plus perturbée, elle peut donc être davantage anxieuse, sensible au jugement
Avoir plus peur d’être rejetée ou agressée, pleurer plus facilement et ressentir davantage le besoin de sécurité et de douceur
Et cela est vrai, et cette douceur favorise son bien-être
Mais cela ne signifie absolument pas que penser aux autres est mauvais, ni qu’on ne peut pas le faire
Cela dépend uniquement des personnes, et au contraire, pour certaines personnes
Aider les autres améliore grandement leur état
Par contre, l’altruisme n’existe pas : c’est un mot utilisé pour se valoriser
On aide toujours l’autre pour une raison qui nous apporte aussi quelque chose
Un sentiment d’utilité, une satisfaction morale, une cohérence avec nos valeurs, etc, même par IRM, cela a été démontré, et c’est logique
Si quelqu’un aide uniquement contre ce qu’il ressent, ses valeurs ou ses envies, cela peut être contre-productif
Des soignants par exemple disent aimer aider, mais finissent par ne plus supporter leur métier, tandis que
D’autres continuent d’aider avec passion, sans être motivées par la rémunération, tout en à apprenant
Lorsque l’aide correspond profondément à ce que la personne aime faire et à ce qui donne du sens à son existence
Elle peut devenir extrêmement bénéfique ; j’ai même appris durant ma vie qu’il est plus épuisant de s’empêcher
D’aider pour correspondre à une norme que d’aider encore et encore, car cela améliore notre équilibre
A l’inverse, se serait comme se frapper sur une vitre sans fin, un peu comme
Une impossibilité de rentré dans une case
Mais cela dépend de chacun
Par exemple, lorsqu’on se remémore un souvenir
Encore et encore, il peut devenir plus ancré dans la mémoire
En revanche, on peut apprendre à le rationaliser, c’est pourquoi, à mes yeux, penser à autre chose qu’à une difficulté
En se tournant vers les autres, peut être extrêmement positif ; non pas comme une fuite ou un évitement
Mais simplement parce que l’on ressent naturellement l’envie de faire autre chose
Oui, pour certaines personnes, il est plus naturel de se recentrer sur elles-mêmes lorsqu’elles vont mal, mais pourquoi cela devrait-il être
Une règle générale ? Pour d’autres, c’est justement l’inverse, l’envie de prendre soin des autres peut être plus présente, voire devenir
Encore plus forte quand on est mal ; cela peut sembler étrange, mais face à son bébé, par exemple, l’élan de protection et de soin
Est immédiat pour beaucoup, naturellement, on pense à son enfant ; personnellement, c’est ce que je ressens, même lorsque
Je n’ai plus d’envie pour moi-même, l’envie d’aider et de prendre soin des autres demeure
Je sais que ce fonctionnement n’est pas celui de tout le monde, et je ne le vois pas comme
Une anomalie, car cela peut aussi favoriser les liens, le social, le sentiment d’utilité
Et le fait de penser à autre chose ; justement comme mécanisme de survie
Ce qui nous fait du mal, on finit par le rationaliser, essayer de changer les pensées
On apprend à avancer, à le traverser, et de nouveaux souvenirs finissent par s’accumuler
Peu à peu, les anciens peuvent être oubliés ou prendre moins de place, pour donner des exemples, il y a des agressions que j’ai vécues
Ou des animaux décédés que j’ai connus, et certains souvenirs me paraissent aujourd’hui tellement lointains, alors que jadis je pleurais tant
D’autres sont simplement devenus flous ou encore ont disparu, non par dissociation, mais juste, parce que la vie, c’est aussi avancée
L’idéal n’est évidemment pas d’acquérir des souvenirs horribles, mais de construire de beaux souvenirs
J’ai vu énormément de personnes durant ma vie, y compris des personnes que je connais depuis plusieurs années
Dont certains traumatismes se sont aggravés parce qu’elles se focalisaient dessus en permanence avec leur psy
Comme dans une boucle ; (Isolement, les non-activités et autres favorisent aussi cela) ; je ne dis pas non plus
Que tous les psychologues sont nuls, ou font mal leur travail, certains sont bien
Plus une pensée est répétée, plus certains circuits associés peuvent être renforcés
Cela me fait penser à de la musicothérapie que je voyais et ressentais jadis dans un centre, qui était tout sauf positif
À l’origine, dans les thérapies, après cela dépend desquelles, on essaye de faire voir autrement quelqu’un, avancer, rationaliser, etc
J’ai même pu observer, même si cela peut sembler horrible, qu’en faisant remonter certains traumatismes chez une personne
Elle pouvait finir par pleurer intensément, parfois en disant que ce n’était pas ma faute mais la sienne, ou que si ça lui était positif
Alors que non, j’ai parfois vu son état se dégrader parce que ces souvenirs douloureux étaient ravivés sans avancement sur quoi que ce soit
À l’inverse, le fait de faire sourire cette personne, de lui faire vivre des expériences positives, de l’écouter et de l’aider à avancer
Lui permettait progressivement que le passé devienne plus lointain et moins douloureux
Tout cela montre qu’on peut aider les autres tout en améliorant soi-même
Son état psychologique
Par exemple, prendre soin d’un animal peut apporter un cadre
Une présence et un ancrage dans le moment présent, ce qui diminue le stress et augmente l’ocytocine
Concernant le sommeil, personnellement, dès l’âge de 6 ans, j’avais déjà parfois des horaires décalés, et cela m’arrive encore aujourd’hui
J’ai appris qu’il fallait éviter d’accorder une importance excessive au contrôle du sommeil ; et à vrai dire, j’ai de meilleur horaire ainsi
Ce qui améliore personnellement énormément mon moral, c’est davantage de faire des choses avec des personnes que je tiens
Prendre un peu le soleil, de sortir et de bouger est bien aussi ; mais si je me disais : à cette heure précise, je dois dormir
Je dois respecter exactement telle règle, cela me ferait tomber dans une dépression profonde, tant j’aurais une
Hypersensibilisation et une focalisation dessus, ce qui me serait juste négatif, par exemple pour le travail
Ou les études, j’ai accepter que certains jours, sera des nuits blanches et cela me va, je tiens bien
Et je ne suis pas plus irrité, en faite, quand je fais des nuits blanches, je suis plus à prendre à la
Légère les choses et à rire, faire des blagues et ironiquement tout le monde m’adore plus ainsi
Que quand je n’en fais pas ; pas pour dire qu’il faut des nuits blanches ; juste que
La rigidité est tellement contre-productif me concernant et certains
Ce n’est pas pour essayer de contredire
Je partage simplement ce qui correspond à mon fonctionnement et ce que j’ai également pu observer chez certaines personnes
Oui, certaines personnes ont besoin de se recentrer davantage sur elles-mêmes lorsqu’elles vont mal
Mais d’autres trouvent justement du bien-être dans l’aide, le partage, la transmission et le sentiment d’être utiles
Et même en burn-out
Cela a été mon cas, je l’ai vécu ainsi
J’espère ne pas avoir été trop dur, mais toutes ces phrases que je lis régulièrement, que je retrouve en boucle sur de nombreux réseaux
Finissent parfois par m’agacer, car elles donnent l’impression qu’il n’existe qu’une seule manière correcte d’aller mieux
Simplement pour dire clairement que oui, on peut réellement se sentir mieux en aidant, même lorsqu’on est à deux doigts de la mort
Évidemment, cela ne fonctionne pas forcément pour tout le monde : cela dépend de la personnalité
Des valeurs et de ce qui donne du sens à chacun
Certaines personnes trouvent du bien-être dans l’aide aux autres et une forme de relaxation, même dans des cas considérés comme durs
C’est justement quelque chose qui me faisait être détesté dans le dernier stage que j’ai fait en médico-social
Car c’était incompréhensible pour les professionnels
Là où moi, cela me détendait, elles, cela les perturbait et ou elles trouvaient la personne instable, ou moi non
À la fin, elles finissaient même par me choper le bras, ces soignantes, et tous les résistants m’adoraient
Et je savais à chacun, ce qu’ils ressentaient et quel activité cela leur dirait chaque jours, et autre
À la fin, pour dire, je fus considéré comme dysfonctionnel au groupe, car ils
M’adoraient tous, mais détestaient de plus en plus les autres professionnels
Les trouvant inhumains, donc j’ai dû partir, et je n’ai pas pu continuer
Ni avoir mon diplôme un peu après
Donc juste pour dire que oui, même des cas dits instables, compliqués, difficiles, dans la vie ou virtuellement, peuvent relaxer
Détendre, donner un sens, faire se sentir utile, nous faire aller mieux et nous remonter le moral, de juste être là
Même si l’on est en burn-out et même si l’on allait très mal
Mais pour d’autres, non
Cela dépend un peu de chacun
Comme une personne peut aimer le dessin, la création ou une autre passion
La majorité, quand ils sont épuisés : Douceur = améliore le bien-être
Mais aussi : Trouver du sens, correspondre à nos valeurs : = améliore le bien-être
Après, concernant les environnements dits instables, comme prendre soin d’une personne suicidaire ou en détresse
Cela dépend énormément des personnes. Moi, par exemple, même lorsque j’étais au plus mal, cela m’a toujours
Relaxer et améliorait gigantesquement mon moral ; j’ai toujours été dans l’instabilité, donc cela
M’est plus familier et rassurant, en partie dû à mon passé qui m’a construit
Mais surtout, c’est parce que j’aime profondément prendre soin des autres
Et être présent pour les aider dans la réalité
Je le fais simplement
Parce que cela correspond à mes idéaux.
En ultra résumé :
Même dans le pire épuisement, on peut s’intéresser aux autres, et cela peut réellement être positif, voire nous aider
Lorsque que nous le ressentons dans notre cœur ; à l’inverse, s’y obliger peut produire l’effet contraire
Nous avons tous des fonctionnements différents, et la plupart du temps, ce qui apporte le plus
D’intérêt à notre bien-être reste : l’intimité, la sécurité, le calme et la douceur de la vie
L’argent, le sexe, l’appartenance, la nourriture, etc. peuvent aussi.
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