Sondage : Souffrez-vous d'un trouble alimentaire ?

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Souffrez-vous ou avez-vous souffert de troubles alimentaires ?

Anorexie - femme
66
16%
Anorexie - homme
7
2%
Boulimie - femme
80
19%
Boulimie - homme
12
3%
Hyperphagie - femme
114
27%
Hyperphagie - homme
17
4%
Non mais je néglige mon alimentation - mixte
105
25%
Non et je me nourris bien - mixte
23
5%
 
Nombre total de votes : 424

Isa

Sondage : Souffrez-vous d'un trouble alimentaire ?

Message par Isa »

A voté
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sassy55
Messages : 248
Enregistré le : jeudi 14 février 2013 2:27

Sondage : Souffrez-vous d'un trouble alimentaire ?

Message par sassy55 »

Perso je souffre d'hyperphagie, j'adore manger surtout des trucs gras et salés. Les mcdos, les kébabs, les sushis, etc ... Rien que d'écrire ça me met l'eau à la bouche.
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Prisoner
Messages : 2467
Enregistré le : dimanche 15 juillet 2012 19:59

Sondage : Souffrez-vous d'un trouble alimentaire ?

Message par Prisoner »

J'ai de la dysphagie, surtout en public, depuis l'adolescence. Couplé à la phobie sociale, c'est compliqué de manger au resto, à la cantine etc. Souvent je mange seul et caché comme un vieil animal sauvage.
Isa

Sondage : Souffrez-vous d'un trouble alimentaire ?

Message par Isa »

Hyperphagie pour moi aussi mis avec préférence pour les aliments sucrés comme un bon gros bébé .....
Xoa44
Messages : 20
Enregistré le : vendredi 15 août 2014 12:56

Sondage : Souffrez-vous d'un trouble alimentaire ?

Message par Xoa44 »

Pour moi, c'est boulimie non vomitive: je mange, je mange par crises (qui sont presque en continu maintenant) et je compense (pas toujours - ce moment, je ne compense pas - par le sport ou un jeûne).

Je trouve que c'est un mal très vicieux: pour moi, c'est une addiction comme une autre, excepté qu'on doit manger pour vivre, on est donc obligé d'être constamment en guéguerre contre l'ennemi.
Isa

Sondage : Souffrez-vous d'un trouble alimentaire ?

Message par Isa »

Xoa44 a écrit :
Je trouve que c'est un mal très vicieux: pour moi, c'est une addiction comme une autre, excepté qu'on doit manger pour vivre, on est donc obligé d'être constamment en guéguerre contre l'ennemi.
Bonsoir Xoa44, je partage totalement ton avis.
Courage.
Xoa44
Messages : 20
Enregistré le : vendredi 15 août 2014 12:56

Sondage : Souffrez-vous d'un trouble alimentaire ?

Message par Xoa44 »

@Isa
Merci Isa! :smile:
dodorido
Messages : 24
Enregistré le : mercredi 29 avril 2015 20:43

Sondage : Souffrez-vous d'un trouble alimentaire ?

Message par dodorido »

moi je fais de l'hyperphagie.
J'aime beaucoup manger et je suis beaucoup attirée par le sucré mais j'aime aussi le salé
Je mange pour combler un mal être et un vide.
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Hildegarde
Messages : 172
Enregistré le : mardi 25 juin 2013 19:07

Sondage : Souffrez-vous d'un trouble alimentaire ?

Message par Hildegarde »

Coté nourriture, c'est toujours la guerre entre le "plaisir" de la table et moi...

Afin de me motiver à rependre la contrôle, j'ai calculé combien cette addiction me coutait chaque semaine. J'engloutis (au sens propre et figuré) plusieurs centaines d'euros chaque semaine, ça me choque mais je ne peux m'en empêcher...
Xoa44
Messages : 20
Enregistré le : vendredi 15 août 2014 12:56

Sondage : Souffrez-vous d'un trouble alimentaire ?

Message par Xoa44 »

Hildegarde, je suis en pleine crise continue (impossible de ne pas criser pendant un jour et je fais souvent plusieurs crises par jour et toujours une le soir -la pire donc pour les kilos!!!!!!)... J'ai bien du prendre 10 kg en quoi, un mois? Et encore, je suis sympa... Je n'en peux plus!!!!! En plus, ça tombe pendant les beaux jours, où je pourrais profiter de la plage que j'aime tant. Du coup, là, énorme, aucune envie de me mettre en maillot de bain ni short ou quoi (d'ailleurs, je n'ai plus rien à me mettre)! Alors, que quand j'étais normale voire mince, c'était pas possible faute d'amis/d'amis libres, etc... Je suis dégoûtée.
Mais surtout, j'ai peur pour l'avenir et moi qui ai perdu 24 kg il y a 4 ans, si je devais reprendre la totalité, je crois que ça serait la cerise sur la gâteau.

Bref, tu peux en dire plus Hildegarde? Y'a une situation particulière en ce moment? Pourquoi ce comportement? Quel âge as-tu? Etc...? Si ça ne te dérange pas...

Personnellement, je suis... anéantie!
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Onagre
Messages : 3208
Enregistré le : dimanche 22 février 2009 21:56

Sondage : Souffrez-vous d'un trouble alimentaire ?

Message par Onagre »

Comme toi Hildegarde j'engloutis plusieurs centaines d'euros par semaine...
J'ai honte, mais je ne sais pas comment arrêter ces crises.
Je pense bien à vous Hildegarde et Xoa, essayons de prendre soin de nous :offre:
Xoa44
Messages : 20
Enregistré le : vendredi 15 août 2014 12:56

Sondage : Souffrez-vous d'un trouble alimentaire ?

Message par Xoa44 »

Merci Onagre! J'ai de grosses pensées pour vous! C'est vraiment une maladie de m..!

Peut-être pouvons-nous en parler en MP?
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Onagre
Messages : 3208
Enregistré le : dimanche 22 février 2009 21:56

Sondage : Souffrez-vous d'un trouble alimentaire ?

Message par Onagre »

Bonjour Xoa, il n'y a pas de messagerie privée sur ce forum (voir la charte pour plus d'infos).
Mais tu peux parler de toi dans un sujet dédié à l'hyperphagie, je serai ravie de t'y répondre :fleur:
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Hildegarde
Messages : 172
Enregistré le : mardi 25 juin 2013 19:07

Sondage : Souffrez-vous d'un trouble alimentaire ?

Message par Hildegarde »

Xoa44 a écrit :
Hildegarde, je suis en pleine crise continue (impossible de ne pas criser pendant un jour et je fais souvent plusieurs crises par jour et toujours une le soir -la pire donc pour les kilos!!!!!!)... J'ai bien du prendre 10 kg en quoi, un mois? Et encore, je suis sympa... Je n'en peux plus!!!!! En plus, ça tombe pendant les beaux jours, où je pourrais profiter de la plage que j'aime tant. Du coup, là, énorme, aucune envie de me mettre en maillot de bain ni short ou quoi (d'ailleurs, je n'ai plus rien à me mettre)! Alors, que quand j'étais normale voire mince, c'était pas possible faute d'amis/d'amis libres, etc... Je suis dégoûtée.
Mais surtout, j'ai peur pour l'avenir et moi qui ai perdu 24 kg il y a 4 ans, si je devais reprendre la totalité, je crois que ça serait la cerise sur la gâteau.

Bref, tu peux en dire plus Hildegarde? Y'a une situation particulière en ce moment? Pourquoi ce comportement? Quel âge as-tu? Etc...? Si ça ne te dérange pas...

Personnellement, je suis... anéantie!

Suuuuuuuuuuuuuuuuuper, j'avais tapé un très long message et tout a disparu parce que ma connexion a sauté... Ah, j'enrage.

Je disais donc que je comprends ton désarroi et ta peine et que je les partage. Tu as du faire de beaux efforts pour perdre ces 24 kg et les avoir repris en partie, avec la crainte de ne pouvoir arrêter la machine infernale, doit être terrible. Je suis vraiment, vraiment désolée pour toi et je ressens ta détresse en te lisant.
Je te demandais aussi si tu étais entourée, si tu pouvais trouver quelque chose, une occupation, une présence, un soutien pour te détourner de la nourriture lorsque ces crises arrivent. Moi, par exemple, lorsque je suis très prise par le travail ou que je ne suis pas seule, je ne peux pas m’attabler, je n'ai pas le temps de (trop) manger et ça me permet (même si j'enrage intérieurement) de ne pas faire de crise de boulimie. Peut-être pourrais-tu parvenir à te restreindre un peu si tu t’occupes autrement au moment fatidique...

Ça ne me dérange pas d'en dire un peu plus sur ma situation, ça me soulage un peu en fait. Et ça aiguise aussi mon appétit, malheureusement !

J'ai 32 ans, cela fait peut-être 8 ans ou un peu plus que j'ai un rapport malsain à la nourriture. Jusque là, je prenais mes repas tout à fait normalement, par nécessité, pour alimenter la machine. Mon alimentation n’était pas un sujet de préoccupation. J’étais naturellement assez mince.
Il n'y a pas eu de fracture (dont je sois consciente en tous les cas) dans ma vie qui puisse expliquer ce changement de comportement. En fait, je ne saurais dater précisément la première crise. Je ne sais pas comment ça a débuté. Je ne me suis pas rendue compte que quelque chose clochait. Je crois qu'au début, je me suis mise à manger trop sucré en secret puis à moins manger à table pour compenser. Aujourd'hui, je ne fais plus qu'un repas (pantagruélique) par jour, que je vomis 2 heures après pour compenser l'ingestion de calories. C'est devenu tout un rituel que j’opère en privé : j’exécute un petit ballet entre le frigo, les placards, la table à manger, je sors tout ce que je prévois d'ingurgiter, je coupe tout en petits morceaux pour mieux savourer, je surcharge mon assiette de sucré surtout. Le gras me dégoute. Quand la vision de mon festin en devenir me satisfait, je m'assieds enfin et je savoure ce moment de félicité. Je me remplis jusqu'à avoir des crampes d'estomac (je dévore, ça me prend seulement 30 minutes), être mal-à-l'aise, à l’étroit dans mon propre corps. Oui, voilà, "remplir" est le moment qui décrit le mieux mon comportement. Ce moment de plénitude me comble, mais pas pour longtemps : je file aux toilettes tout rendre. La cuvette des wc est ma meilleure amie ! Oh, bien sur, à ce moment-là, je me fais horreur, je me jure de ne plus jamais recommencer. Et puis, on connait la suite, ce sont des promesses d'ivrogne...
Mais je ne peux pas me permettre de ne pas vomir, de laisser la nature faire son travail et d'afficher 5 ou 10 kg en trop sur mes cuisses et mes hanches. Ce serait reconnaitre publiquement que j'ai un problème, que je suis une imposture, que mon sourire affiché n'est qu'une pauvre façade. J'aurais bien trop honte. De même, je ne m'adonne à mon vice que lorsque je suis seule et je prévois donc mon emploi du temps de manière à pouvoir m'accorder mon plaisir coupable. Je m'endors en pensant à ce que je vais bien pouvoir "bouffer" le lendemain midi et des le matin, j'attends avec impatience ce moment de bonheur à venir. Toute ma journée tourne autour de mon prochain repas, c'est presque devenu mon seul plaisir. J'ai tellement honte de révéler cela !

Personne de mon entourage ne connait mon problème de nourriture, cela fait 8 ans (ou plus) que je le cache à celui qui partage ma vie. Mon mari m'a connue mince et peu focalisée sur la nourriture et il s'imagine que je suis toujours la même, avec 4 ou 5 kilos en moins (vomissant tout ce que je mange ou presque, j'ai maigri). Devant les témoins gênants, je ne mange que quelques fruits lorsque je me force (manger en dehors de mon moment de félicité du midi m'effraie car je sais que je devrais garder ces calories). Le reste du temps, je me justifie en disant que je n'ai pas faim. En réalité, le lundi midi, je crève de faim étant donné que je n'ai que picoré quelques fruits du vendredi soir au dimanche soir. Du coup, lorsque nous sommes en vacances, je suis obligée de manger un peu et je monte sur la balance avec une appréhension pas possible. Car le frigo, les toilettes et le pèse-personne sont mes alliés les plus surs, je ne peux pas imaginer vivre sans eux...

En écrivant tout ça, je me rends compte à quel point je ne tourne pas rond et je culpabilise tellement.... J'ai l'impression de trahir mon mari à ne pas être celle qu'il croit que je suis, et que j’étais avant... Pourquoi cet effondrement ?

Onagre. merci pour ton message, tous mes encouragements à toi !
Xoa44
Messages : 20
Enregistré le : vendredi 15 août 2014 12:56

Sondage : Souffrez-vous d'un trouble alimentaire ?

Message par Xoa44 »

Pioufff! J'ai lu ton message Hildegarde et c'est à la fois un soulagement de se lire (hormis le fait de se faire vomir, le schéma est assez semblable) et un coup de poignard. C'est "marrant", ça fait mal pour soi, très mal, mais constater cela chez autrui, c'est encore pire, j'imagine qu'on ne réalise que mieux ce qu'on se fait subir en constatant cela à travers autrui...

Ah, pour la page qui saute, cela m'est arrivé tellement de fois (avec crises de colère à la suite), que je fais un copié collé (et j'écris le tout soit sous fichier word, soit en brouillon dans hotmail ou autre ;) ).

Je disais donc que je comprends ton désarroi et ta peine et que je les partage. Tu as du faire de beaux efforts pour perdre ces 24 kg et les avoir repris en partie, avec la crainte de ne pouvoir arrêter la machine infernale, doit être terrible. Je suis vraiment, vraiment désolée pour toi et je ressens ta détresse en te lisant.
Je te demandais aussi si tu étais entourée, si tu pouvais trouver quelque chose, une occupation, une présence, un soutien pour te détourner de la nourriture lorsque ces crises arrivent. Moi, par exemple, lorsque je suis très prise par le travail ou que je ne suis pas seule, je ne peux pas m’attabler, je n'ai pas le temps de (trop) manger et ça me permet (même si j'enrage intérieurement) de ne pas faire de crise de boulimie. Peut-être pourrais-tu parvenir à te restreindre un peu si tu t’occupes autrement au moment fatidique...
Oui, tu saisis très bien la chose: j'en ai bavé pour perdre ces 24 kgs. Du genre, t'as des invités ou t'es chez des invités et tout le monde mangent des gâteaux, des choses grasses, sucrées, etc... on t'en propose régulièrement en disant "allez, juste un" (mais si on craque à chaque sortie et à chaque personne qui nous le propose et à chaque proposition, c'est même plus la peine...). Du genre, faire du sport régulièrement (tel jour, telle heure = des habitudes sportives histoire de ne pas se défiler...) même quand tu es crevée, malade, que t'as juste besoin de te poser... Sortir avec des amis genre à la plage, ne pas s'afficher en maillot de bain parce que t'as pas encore perdu tout ce que tu voulais perdre et que tu te sens moche, mais pour autant, se priver pendant que tes amis dégustent une glace devant toi sous un soleil de plomb... Et travailler comme une malade en même temps que tout ça + stress énorme (sachant que la seule chose qui calme mon stress est la bouffe). Bref, juste une horreur! Je m'y suis tenue du début jusqu'à la fin mais mine de rien, ça a été très dur! Il faut à tout prix que je perde ces 10 kgs parce que je refuse de devoir perdre 24 kgs (ou plus) de nouveau (c'est vraiment un travail de longue haleine). Je crois que je ne pourrais pas le re-faire!
Non, je n'ai pas grand-chose (quelques amis sympas mais de qui je ne suis pas si proche que ça: on ne s'appelle pas toutes les deux secondes, loin de là). J'ai des passions qui ne me passionnent plus enfin si, mais disons que s'exercer à ses passions toujours seule, ça saoûle. Du coup, je passe mon temps dans les livres ou devant la tv. Je rêverais d'avoir un copain et je n'en ai pas mais en plus, j'ai aidé deux amis à se mettre en couple (ils sont très heureux ensemble) alors que mister était in love de moi (je ne l'aimais pas à l'époque alors que maintenant... c'est pas forcément le grand amour mais j'aurais pu être heureuse avec lui). De fait, voir ces amis, dont ce couple, me rend pas super bien déjà que je déprime la moitié du temps...
Effectivement, s'occuper me permet de ne pas craquer. Sauf que je craque surtout le soir/la nuit. Hors, il faut bien se coucher un jour (bien que je ne dorme quasi pas, ce qui précipite mes crises de boulimie). Hors, quand je me couche, je suis enfin tranquille, prête à m'accorder un petit quelque chose pour tous ces efforts fournis tout au long de la journée. En fait, honnêtement, j'ai l'impression de ne vivre que pour la bouffe, pas parce qu'elle m'obsède mais parce que c'est la seule chose qui aie de l'intérêt dans ma vie... C'est sans doute ça qui me fait le plus peur....
Et le must du must? Je vis chez mes parents mais je vais bientôt partir. Hors, je ne mange qu'à peu près équilibré (même si crises) que quand ils sont là. Je veux dire, j'aime les légumes, j'aime cuisiner, je suis capable de me faire des vrais repas. Mais avec les crises (même pendant les repas), j'ai tendance à trop manger un peu de tout et n'importe quoi, jeûner ensuite, etc... bref, c'est l'anarchie alimentaire. Mais là, seule au quotidien, je n'imagine même pas le truc... j'ai très très peu de virer folle.
Ça ne me dérange pas d'en dire un peu plus sur ma situation, ça me soulage un peu en fait. Et ça aiguise aussi mon appétit, malheureusement !
En parler te donne envie de manger? Moi, souvent, ça me donne envie de pleurer: lire noir sur blanc toute cette m..., ça me fout toujours un coup.

J'ai 32 ans, cela fait peut-être 8 ans ou un peu plus que j'ai un rapport malsain à la nourriture. Jusque là, je prenais mes repas tout à fait normalement, par nécessité, pour alimenter la machine. Mon alimentation n’était pas un sujet de préoccupation. J’étais naturellement assez mince.
Il n'y a pas eu de fracture (dont je sois consciente en tous les cas) dans ma vie qui puisse expliquer ce changement de comportement. En fait, je ne saurais dater précisément la première crise. Je ne sais pas comment ça a débuté. Je ne me suis pas rendue compte que quelque chose clochait. Je crois qu'au début, je me suis mise à manger trop sucré en secret puis à moins manger à table pour compenser. Aujourd'hui, je ne fais plus qu'un repas (pantagruélique) par jour, que je vomis 2 heures après pour compenser l'ingestion de calories. C'est devenu tout un rituel que j’opère en privé : j’exécute un petit ballet entre le frigo, les placards, la table à manger, je sors tout ce que je prévois d'ingurgiter, je coupe tout en petits morceaux pour mieux savourer, je surcharge mon assiette de sucré surtout. Le gras me dégoute. Quand la vision de mon festin en devenir me satisfait, je m'assieds enfin et je savoure ce moment de félicité. Je me remplis jusqu'à avoir des crampes d'estomac (je dévore, ça me prend seulement 30 minutes), être mal-à-l'aise, à l’étroit dans mon propre corps. Oui, voilà, "remplir" est le moment qui décrit le mieux mon comportement. Ce moment de plénitude me comble, mais pas pour longtemps : je file aux toilettes tout rendre. La cuvette des wc est ma meilleure amie ! Oh, bien sur, à ce moment-là, je me fais horreur, je me jure de ne plus jamais recommencer. Et puis, on connait la suite, ce sont des promesses d'ivrogne...
Mais je ne peux pas me permettre de ne pas vomir, de laisser la nature faire son travail et d'afficher 5 ou 10 kg en trop sur mes cuisses et mes hanches. Ce serait reconnaitre publiquement que j'ai un problème, que je suis une imposture, que mon sourire affiché n'est qu'une pauvre façade. J'aurais bien trop honte. De même, je ne m'adonne à mon vice que lorsque je suis seule et je prévois donc mon emploi du temps de manière à pouvoir m'accorder mon plaisir coupable. Je m'endors en pensant à ce que je vais bien pouvoir "bouffer" le lendemain midi et des le matin, j'attends avec impatience ce moment de bonheur à venir. Toute ma journée tourne autour de mon prochain repas, c'est presque devenu mon seul plaisir. J'ai tellement honte de révéler cela !
En te remémorant cette époque, quels sont les changements qui sont intervenus dans ta vie? Même des changements qui te semblent anodins...
C'est marrant, je suis pareille concernant la première crise, on se figure que c'est juste une fois (même si on sent bien que c'est pas normal) et du coup, plus tard, on ne s'en souviendra pas...
Je ne sais pas si j'ai bien compris mais ton seul repas est le midi, c'est ça? Du coup, forcément, je me demande comment c'est possible que ton mari ne voit pas que tu ne manges ni le matin, ni le soir? D'autant plus le week-end? Vous travaillez tous les deux? Ton mari ne se rend pas compte que beaucoup de bouffe disparaît? (remarque, c'est peut-être toi qui fait les courses?) Et l'argent pour payer la nourriture?
C'est dingue cette image "d'imposture". Je crois qu'au fond, je ressens pareil: je passe ma journée à sourire, rire, faire des blagues, faire du mieux que je peux mon travail, etc... Mais je fais semblant... D'ailleurs, je le fais de moins en moins bien... En tout cas, j'ai l'impression de faire de la figuration dans la vie...
Tu dois vraiment avoir un quotidien peu évident avec un seul repas par jour. Les repas sont une composante essentielle dans la vie familiale.
Bien sûr, j'ai envie de te donner des conseils comme d'essayer de faire trois repas (même peu équilibrés) histoire de petit à petit reprendre une base alimentaire "saine" mais je sais que tout ça n'a rien à voir avec des connaissances en diététique.
Serait-il possible que tu fasses un déjeuner et dîner à peu près normaux (dans un premier temps, plutôt light: moralement, ce sera plus facile et ça t'éviterait de prendre trop) et de criser (modérément, je sais, c'est antithétique) le matin (manger énormément le matin, c'est toujours "moins pire": on brûle mieux les calories le matin et on a plus le temps aussi qu'avant d'aller se coucher) + faire 1h de marche rapide (du genre, avec une amie, ça change les idées) après le dîner. Tu digèrerais en plus de te changer les idées et de t'occuper pour ne pas re-criser.
Et avec tout ça, tu pourrais criser quand même mais retrouver petit à petit des repas un peu plus normaux.
Tu pourrais ensuite faire la même chose en essayant de ne pas vomir après les crises.
Et puis, petit à petit, tu pourrais peut-être envisager de faire un bon gros petit-dej sans pour autant criser?
Bon, je sais que c'est un peu utopique là, comme ça. Mais serait-ce possible d'envisager quelque chose de ressemblant (avec ce que toi, tu perçois de réalisable)?
Je pense que plus on veut se contrôler, plus on s'éloigne d'une vie alimentaire et "d'une vie tout court" normale, et plus le fait de s'éloigner de cette vie normale fait que justement, on ne se contrôle plus.

Pour ma part, je me suis rendue compte que je faisais une crise et paf, je jeûnais ou faisais beaucoup de sport. Résultat? Je re-crise moitié plus fort plus tard ou le lendemain. Ce qui ne règle pas du tout le problème. Donc, j'essaie de criser le plus modérément possible (on est d'accord, c'est super dur) et de malgré tout faire trois repas. Pour le sport, j'ai tendance à vouloir en faire trop, faut que je me calme parce que c'est pareil: trop de sport = crise en suite.

Je m'endors en pensant à ce que je vais bien pouvoir "bouffer" le lendemain midi et des le matin, j'attends avec impatience ce moment de bonheur à venir. Toute ma journée tourne autour de mon prochain repas, c'est presque devenu mon seul plaisir
Pareil que toi sauf que je n'ai pas honte. Malgré tout, j'ai accepté le fait d'être malade et que c'est moi qui souffre et personne d'autre alors la honte... Ceci dit, si quelqu'un de mon entourage s'en rendait compte, j'aurais vraiment honte oui: va expliquer la chose à quelqu'un qui ne peut comprendre le truc vu qu'il ne le vit pas.

Personne de mon entourage ne connait mon problème de nourriture, cela fait 8 ans (ou plus) que je le cache à celui qui partage ma vie. Mon mari m'a connue mince et peu focalisée sur la nourriture et il s'imagine que je suis toujours la même, avec 4 ou 5 kilos en moins (vomissant tout ce que je mange ou presque, j'ai maigri). Devant les témoins gênants, je ne mange que quelques fruits lorsque je me force (manger en dehors de mon moment de félicité du midi m'effraie car je sais que je devrais garder ces calories). Le reste du temps, je me justifie en disant que je n'ai pas faim. En réalité, le lundi midi, je crève de faim étant donné que je n'ai que picoré quelques fruits du vendredi soir au dimanche soir. Du coup, lorsque nous sommes en vacances, je suis obligée de manger un peu et je monte sur la balance avec une appréhension pas possible. Car le frigo, les toilettes et le pèse-personne sont mes alliés les plus surs, je ne peux pas imaginer vivre sans eux...
Je ne sais que dire; certains diraient qu'il faut dire tout à ses proches. Je n'en suis pas persuadée. Au final, on a beau dire, on ne s'en sort que seul... Personne ne peut nous aider, si ce n'est nous épauler mais soyons honnête, ça ne fait pas le plus gros du boulot.
Y a-t-il quelque chose qui te stress/t'angoisse?
Et une autre question: est-ce qu'il y a des choses que tu as l'impression de ne pas contrôler? Souvent, on crise par frustration de ne pas contrôler certaines choses dans sa vie, voire sa vie...

En écrivant tout ça, je me rends compte à quel point je ne tourne pas rond et je culpabilise tellement.... J'ai l'impression de trahir mon mari à ne pas être celle qu'il croit que je suis, et que j’étais avant... Pourquoi cet effondrement ?
Je t'en prie, ne culpabilise pas! Tu vois toi-même ce que tu t'infliges, n'est-ce pas suffisamment dur pour que tu t'en rajoutes en plus avec de la culpabilité? Si tu fais ça, c'est que tu ne te sens pas bien, alors inutile d'en rajouter, essaie de prendre soin de toi au contraire!

Allez, je t'envoie plein de bisous!

PS: désolée pour les MP onagre!
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Brocheuse26
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Sondage : Souffrez-vous d'un trouble alimentaire ?

Message par Brocheuse26 »

Plus je lis sur l'hyperphagie, plus je pense que j'en fais un peu :\
Combler le vide par la nourriture quand ça ne va pas, est un besoin vital pour moi. C'est plus dans la rationnalité, je mange, je mange, je mange et je finis toujours par avoir mal au ventre, mais par la suite je me 'sens mieux' et ensuite je me culpabilise un max :\
Xoa44
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Sondage : Souffrez-vous d'un trouble alimentaire ?

Message par Xoa44 »

Une question: quels sont vos rapports avec vos parents?
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Brocheuse26
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Message par Brocheuse26 »

Xoa44 a écrit :
Une question: quels sont vos rapports avec vos parents?
Moi je suis proche de mes parents.
Mais ma mère, comme sa mère (ma grand-mère) ont pas un très beau rapport avec la nourriture et le poids. :coma:
Xoa44
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Sondage : Souffrez-vous d'un trouble alimentaire ?

Message par Xoa44 »

Merci pour ta réponse Brocheuse26.

J'ai lu ici et là que dans les problèmes d'alimentation. Souvent il y a un lien avec les rapports avec les parents.

Pour ma part, j'ai compris que j'ai des parents "toxiques". Et je suis hyperphage-boulimique.
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Brocheuse26
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Message par Brocheuse26 »

Oui, surtout un lien avec la mère.
Mais quand un des deux parents a une mauvaise image de soi, ça se réflète sur les enfants, qui ont peur de ne pas être assez bien aussi.

Mais il y a un tas de facteurs qui puissent expliquer les problèmes alimentaires.

Bon courage
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