Relations employeur/employé en arrêt maladie

Vos relations avec la Sécurité Sociale et les autres organismes de santé.
La Dépression dans le monde du travail et des études.
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Noysette
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Relations employeur/employé en arrêt maladie

Message par Noysette » mercredi 01 juillet 2020 11:54

C'est nous les hommes qui sommes à l'origine de
- communication
- propriété
- règles
- etc

Pourtant nous sommes des animaux, doués d'émotions et de pensées

Comment avons-nous pu créer des "outils" qui nous régissent ? Ou plutôt auxquels nous tentons d'obéir...

___________________________

Je me demande si c'est la dépression qui me fait transformer la réalité
Si étant dépressive je ne vois/entends/comprends plus "normalement"

Fonctionnaire en arrêt maladie, je me soigne et suis inquiète
- quant à ma capacité à guérir, au temps nécessaire, aux répercussions sur mon entourage (mari, enfants...) ; c'est une histoire entre moi et mon médecin, qui avance et recule mais avance globalement
- quand à ce que je vais trouver à mon retour au travail : je fais des recherches sur le net, et interroge mon employeur ; je ne me sens pas aidée ni accompagnée, je me sens rejetée. C'est moi qui attends de mon employeur ce qu'il ne peut/veut donner ?

J'ai demandé à l'assistante sociale, aux différents services de ressources humaines, à la médecine du travail
Voici les types de réponses que j'ai reçues
- l'autruche ( pas de réponse ! j'ai relancé )
- le pas de côté ( pas de réponse de l'interlocuteur, réponse de quelqu'un d'autre)
- laconique (réponse minimum basée sur un ou deux mots de ma question, donc incomplète voire hors-sujet)

Illumination : en écrivant ceci, en essayant d'y voir clair, je me dis que je n'ai peut-être pas été assez claire...
Dois-je dire que j'ai besoin d'être rassurée ?
Que j'attends qu'on me dise allez reviens vite

Je ne me vois pas faire ça. Parce que ça me semble évident que tout agent attend cela. Mais j'ai découvert que souvent ce qui me semble évident à moi est totalement absent chez d'autres. Je serais la seule à avoir ce besoin ?

Dernière "expérience"

Essayant encore une fois de me motiver à avoir envie de retourner au travail un jour

16 juin je demande par mail à mon chef de service un rendez-vous téléphonique (" Bonjour, Puis-je vous joindre par téléphone prochainement ? J'aimerais m'informer sur le poste dont je suis titulaire mais n'assure plus les missions depuis de nombreux mois. Dans l'espoir d'une réponse positive je vous adresse mes sincères salutations")

19 juin je reçois un message d'une chef de service RH (" Bonjour Madame, je reviens vers vous suite à une demande de MrX de clarifier votre situation au regard de votre poste. Je rappelle que vous êtes titulaire du poste. Je vous informe que votre service a pris en charge en votre absence le traitement de votre mission. A votre retour vous serez reçue afin d’étudier un changement de poste vous concernant.
Cordialement")

20 juin je réponds à chef de service RH ("Bonjour Madame, Merci beaucoup pour ces informations, que je connaissais déjà.J’ai sollicité un rendez-vous téléphonique avec Monsieur X mon chef de service, et en attendant sa réponse je vous adresse mes sincères salutations. Bien cordialement")

26 juin je relance mon chef de service ("Bonjour Monsieur, Pas de réponse ? Bonne continuation, bien cordialement")

29 juin il me répond (" Bonjour Madame, Je vous remercie de votre message. Le mail de Madame Y me semblant très clair, je n’ai rien de plus à préciser. Je vous invite à vous mettre en relation avec les RH de manière à envisager un positionnement en accord avec vos attentes.
Vous souhaitant une très bonne semaine
Bien cordialement")

29 juin je réponds à mon chef de service ("Bonjour Monsieur, L'objet de mes questions était plus de m'informer de l'évolution du poste, à savoir est-ce que le retard de traitement est rattrapé ou en cours et bien avancé, où en est la mise à jour des logiciels, en bref des informations pratiques et techniques. Je vous souhaite une bonne continuation. Bien cordialement")

En conclusion
- je demande à parler au téléphone on me répond par écrit
- je demande à parler à mon chef c'est kk1 d'autre qui répond
- on me parle d'étudier un changement de poste, d'envisager un positionnement en accord avec mes attentes

Suis-je paranoïaque si je dis que je me sens rejetée ?

Je suppose que je vois la situation par le bout de ma lorgnette : je suis absente et malade je vois le retour comme une épreuve : repasser par l'immense porte impressionnante lourde imposante sombre couverte de clous bien durs et brillants comme des éclairs

Mon employeur doit gérer plein de fourmis les faire passer toutes par le même chemin et celles qui s'en écartent sont des em...deuses :mrvert:

Ralala
C'est dur de suivre ma ligne de vie que je me suis fixée : être objective et avancer
Je n'arrive pas à voir avec les yeux des autres
Je n'arrive pas à avancer avant hier j'ai couru une heure et depuis je suis au fond du lit
Punaise de punaise de punaise

Vous tous qui écrivez et lisez sur ce forum sachez que je suis consciente d'être une parmi des milliers, pas la plus mal lotie car j'ai un toit une famille et je touche encore mon salaire plein ; pas la mieux lotie car pour moi le confort de l'esprit passe par la disparition des incertitudes et là il y en a tant...

Si vous voulez bien éclairer ma lanterne : me dire ce que vous auriez pensé et ressenti à ma place, comment vous vivez votre relation à votre employeur en tant que malade, dépressif/ve, en arrêt maladie, je vous remercie d'avance
Fonctionnaire ou pas, FPT? FPE? FPH? En arrêt maladie depuis peu ou depuis longtemps, projet de reprise ou pas, la relation avec votre employeur qui vous sait en dépression est-elle conflictuelle ou pacifique, déprimante ou encourageante ? Robotisée ou humaine ?
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Message par grenouille11 » jeudi 02 juillet 2020 3:00

Salut @Noysette

Bah comme je suis passée par là souvent, pour moi il n'y a pas de doutes que les patrons s'en fichent totalement de nos états d'âmes. Eux ce qu'ils veulent c'est des fourmis qui font marcher leur boite sans faire de vagues.
Et non tu n'es pas parano, c'est juste qu'on vit dans une société où les émotions n'ont pas leur place. Où pour bien faire il faudrait être presque robotisé.

Il y a la possibilité de s"endurcir" comme me l'avait conseillé la vice présidente de mon ancienne boite. Souvent ces personnes ne comprennent que le jour où elles tombent en dépression à leur tour, ce que je leur souhaite pas mais bon...

Sinon dans toutes les boites, sauf peut-être celles qui sont encore familiales, la communication bureau/salarié se fait au filtre et avec la langue de bois. Il y a plus de chance d'avoir de la communication directe et transparente en y allant franchement et en tapant du point sur la table. Quand on est salarié (en bas de l'echelle).

Pour moi le monde du travail est déshumanisé.

La relation avec mon patron a été fuyante quand il a finit par savoir que je voulais partir parce qu'il s'en fichait royalement et n'avais pas envie de faire du social. Quelqu'un d'autre me remplacerait et c'est tout pour lui.
Quand je suis allée à sa rencontre, il a été aussi franc avec moi que je l'ai été (et tant mieux, mais ça en fiche un coup). Donc voilà, j'ai su que j'étais un produit agé que de toute façon on aurait cherché à dégager s'il fallait, pour le bien de la boite. Et que ce que je savais sur cette boite (parce que je suis curieuse et fouine) ça l'emmer.... J'aurais eu la satisfaction de regarder droit dans les yeux un patron inhumain.

Tout ça pour te dire qu'il ne faut pas trop se faire d'illusions sur les sentiments de nos employeurs envers nous. C'est plutot au CHSCT ou au psychologue de service qu'il faut se tourner pour parler des craintes de la reprise du travail pendant ou après une dépression.
Tu reprends quand en théorie ?
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Message par Noysette » jeudi 02 juillet 2020 11:45

@grenouille11 :fleur: :fleur: :fleur:

Merci d'avoir pris la peine de me lire, et de me répondre :sun: :bisouss: :palpi:

Tu sais quoi ? Je n'arrive pas à te croire
Ca me déçoit trop
Je lançais cette perche pour qu'on me contredise
Pour qu'on me chante les qualités humaines

Je refuse aujourd'hui de me dire que les gens sont des robots

Je ne sais pas comment faire entrer cette donnée dans ma tête

Je vais aller dormir ou m'occuper la tête pour laisser reposer car là c'est la cacophonie

Tu m'as lue et tu m'as comprise alors tu ressens toi aussi n'est-ce pas, tu es comme moi ? Quand tu travailles tu accordes beaucoup d'importance à la qualité de tes rapports avec tes collègues que ce soit hiérarchiquement ou non ? Je croyais que c'était la norme, que nous étions tous ainsi... et je ne comprenais pas pourquoi les actes des gens entraient en contradiction avec ce monde d'émotions.

Tu dis "les patrons", j'ajoute les collègues car c'est pareil avec presque tous

S'endurcir ??? Ca signifierait être aussi ... que les autres, faire du mal ? Pas envie du tout

Je lis plein de choses, sur la communication, l'estime de soi, la confiance en soi, le stress, c'est dans tous les rayons des librairies et sur le net et à la télé, alors ça doit bien correspondre à du réel ?
Je ne comprends plus rien

Je ne sais pas quand je suis sensée reprendre, je suis en CLD, il peut durer jusqu'en avril 2022 mais il faudra le renouveler tous les 3 mois on dirait, car mon psychiatre a rédigé une demande pour 6 mois mais j'ai reçu une convocation pour expertise au bout de 3 mois...
Chaque fois c'est la panique
Je voudrais ne plus penser à rien pendant 2 ans je suis persuadée que ça me ferait plus de bien. Au lieu de ça chaque évaluation me ramène à la maladie au jugement à la barrière qui sépare le monde du travail et mon monde

Je n'ai plus la moindre envie de raconter ma vie à des psychologues je les vois venir avec leurs théories à la noix
Le CHSCT ?
Là où je travaille j'ai échangé avec "la" médecin du travail, l'assistante sociale, différentes personnes agents et chefs de services à la DRH, d'autres personnes agents et chefs de service dans ma direction, et je n'ai pas reçu de message comme j'en aurais aimé
C'est pour ça que je ne veux plus y retourner
J'essaie de me motiver pour faire plaisir à mon psychiatre, car il pense qu'une activité professionnelle fait partie de l'équilibre psychologique des humains, ce avec quoi je suis assez d'accord. Sauf que si cette activité amène de la souffrance on crée plutôt un déséquilibre...

Toi Grenouille tu es en arrêt maladie ou alors tu as complètement et définitivement coupé les ponts avec le monde du travail ?
Je suis horrifiée quand je lis comment ton patron t'a parlé.
On m'a conseillé de demander à accéder à "mon dossier" administratif, médical etc mais de me préparer psychologiquement car c'est "dur"
Ce doit être rempli du même genre de choses que ce que t'a dit ton patron...
Donc a priori je ne demanderai jamais à en prendre connaissance

Je voudrais sortir de cette punaise de dépression, mais toutes ces réflexions aboutissant à des solutions déprimantes n'aident pas
Imaginons si j'étais guérie, et que j'aie trouvé un moyen de ne pas retourner là où je travaillais... je n'arrive pas à l'imaginer, donc je n'arrive pas à répondre à la question : serai-je capable de travailler ailleurs ?
Alors je continue sur ma lancée : je me forme pour une reconversion éventuelle mais à part mon mari et mes enfants personne ne le sait car si ça se trouve je n'irai pas jusqu'au bout, et j'aurai dépensé des sous pour des prunes.

Grenouille...
Il y a dans la production une obligation de suivi de la chaîne de production
Dans la vente des chartes de qualité
Dans les entreprises des CHSCT comités hygiène sécurité conditions de travail
Tout ça serait de la comédie ???
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Message par grenouille11 » jeudi 02 juillet 2020 21:26

Hello @Noysette ,

Bah désolée si je t'ai déçue, je peux chanter les qualités humaines mais pas dans le domaine du travail, ceci dit il faut savoir que ce n'est que mon expérience dans les secteurs agro alimentaire, usine de fonderie, de nettoyage industrielle, etc... de plus de 100 salariés.

Si j'ai quelques bonnes experiences à raconter où il y a eu des échanges humains, c'est les vendanges en petit comité et la restauration au black. Dans le dernier cas le patron évitait de trop se la ramener puisqu'on pouvait le faire tomber. Mais ce qui faisait qu'il y avait de bons échanges humains, c'est que tout était basé sur la confiance et le savoir faire, le patron et les salariés étant au même niveau.
Tu m'as lue et tu m'as comprise alors tu ressens toi aussi n'est-ce pas, tu es comme moi ? Quand tu travailles tu accordes beaucoup d'importance à la qualité de tes rapports avec tes collègues que ce soit hiérarchiquement ou non ?
Ha que oui et c'était même primordial pour moi d'avoir de bons rapports avec les autres au travail, d'avoir une bonne ambiance, au moins une ambiance légère avec de la solidarité axée sur le bon fonctionnement de l'entreprise.
Dans toutes les boites où je suis passée (environ une trentaine dont la dernière où je suis restée dix ans) il y avait je dirais 80% de personnes ayant perdu de leur humanité, compétitives et individualiste genre "c'est chacun pour soi" qui n'hesitaient pas à dénigrer les collègues pour avoir promotion ou autre avantage. Perso je me faisais bouffer en peu de temps, trop gentille et naïve (dans le monde des bisounours).
Et 10% de personnes "humaines" qui ne disaient rien mais n'en pensaient pas moins. Honnêtes, solidaires et à coeur de bien faire leur travail.
Du coup j'en ai parlé à des chefs d'entreprise de ce problèmes et ils ont eu les mêmes réponses:
Même s'il n'y a que 5 personnes sur 100 dans une entreprise qui mettent des batons dans les rouages, on a tendance à se focaliser dessus et laisser les autres livrés à eux-même. Et s'il y a 5 personnes en detresse prêtes à partir en burn out et qui ne savent pas s'imposer pour emettre leurs problèmes, on s'occupera plutot de ceux qui crient et défoncent les portes parce que c'est ceux là qui nous créent le plus de problèmes.

Là c'est mon avis profond, à méditer: Le problème, c'est pas nous, homme humain, le problème. C'est la société qui nous pousse à devenir homme-animal (robotisé - ou sans émotions) pour tenir le coup au travail.

S'endurcir: c'est ce qu'on m'a souvent demandé de faire si je voulais avoir des chances de garder mon travail. Trop gentille: c'est le reproche qu'on m'a souvent fait et qui expliquait pourquoi je me faisais bouffer.

Juste pour t'informer que je n'ai jamais eu l'intention de m'endurcir parce que c'est pas dans ma nature :wink2: Perso je ne te conseille pas d'essayer de t'endurcir, mais plutot de travailler sur tes émotions pour mieux les canaliser et apprendre à prendre de la distance. Celle générées par les relations sociales au travail. On ne peux pas changer la société ni les gens, mais on peut faire ça. Et là je vais ressortir... tadaaaa: les quatre accords tolteques :rire2:
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Message par Noysette » vendredi 03 juillet 2020 8:24

Génial @grenouille11 :smile: :zenzen: :jap:

J'aurais dû y penser...
J'ai une théorie que j'applique à presque tout : il y aurait 80 à 90% des choses qui seraient "normales" et 5 à 10% aux deux extrémités : trop, et pas assez ...
Mais je n'avais pas pensé que cela puisse aussi fonctionner sur l'humanité au travail
Là tu m'aides énormément mille mercis je pense pouvoir digérer la nouvelle du coup car elle m'est déjà un peu connue :wink2:
... j'en ai parlé à des chefs d'entreprise de ce problèmes et ils ont eu les mêmes réponses:
Même s'il n'y a que 5 personnes sur 100 dans une entreprise qui mettent des batons dans les rouages, on a tendance à se focaliser dessus et laisser les autres livrés à eux-même. Et s'il y a 5 personnes en detresse prêtes à partir en burn out et qui ne savent pas s'imposer pour emettre leurs problèmes, on s'occupera plutot de ceux qui crient et défoncent les portes parce que c'est ceux là qui nous créent le plus de problèmes.
Sacrée toi, bravo pour ton initiative :mercipoli:

J'ai constaté en effet que l'on suivait sans rien dire et en prenant sur soi les grandes gu...es
Quand je questionnais on me répondait "ne fais pas de vague, le mieux est de ne rien dire, il ou elle va se calmer, et oui on est d'accord il ou elle a tort mais tant pis"
???

Je me disais que vu que je travaille à fond et de mon mieux, que mes résultats sont bons, qu'ils auraient à coeur d'améliorer ce qui me dérange pour recréer des conditions optimales pour moi :rire2:
Pas du tout, soit ils ne feront rien pour personne, soit ils feront un peu pour que ceux qui la ramènent parlent moins fort, mais rien pour moi puisque je fuis et ferme mon bec :newblush:
...c'est pas nous, homme humain, le problème. C'est la société qui nous pousse à devenir homme-animal (robotisé - ou sans émotions) pour tenir le coup au travail.
Quand même... La société c'est ni plus ni moins qu'un groupe d'hommes non ?
C'est là que je re-pose ma question initiale : alors que les 80% du milieu + les 10% de comme nous ont de l'humanité en eux, pourquoi est-ce la partie inhumaine de ces mêmes 80% et des 10% de robots qui l'emporte ???

Personne ne pourra répondre, je sais :wink2:

En tout cas je vais faire comme toi et comme tu dis, accords Toltèques à fond :autop:
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Message par grenouille11 » vendredi 03 juillet 2020 18:35

Hello @Noysette

Je vais te répondre sur cette question:
Quand même... La société c'est ni plus ni moins qu'un groupe d'hommes non ?
C'est là que je re-pose ma question initiale : alors que les 80% du milieu + les 10% de comme nous ont de l'humanité en eux, pourquoi est-ce la partie inhumaine de ces mêmes 80% et des 10% de robots qui l'emporte ???
Oui la société est un groupe d'homme.
La question est de savoir quoi et qui modèle la société.
Dans le monde du travail, que veulent les patrons de boite ? Je te laisse deviner :smile:
Ca engendre tous ces problèmes psycho-sociaux.


La partie inhumaine c'est ceux qui jouent le jeu de la compétition, de la cupidité, et dans un sens ils ont pas tort parce que pour payer les charges et vivre dans un minimum de confort et pouvoir nourrir sa famille, faut tenir le coup.

Mais existe-til quelques boites où le respect de l'humain est appliqué ? Je me pose la question sans déconner :dry:
Il y a un autre aspect qui n'est pas facile à expliquer parce que c'est complexe, en gros c'est les patrons (et les sbires en dessous qui touchent les avantages que les salariés n'ont pas) qui se battent contre les lois qui protègent les salariés, et ces derniers (les 80% robotisés globalement) se battent contre les lois qui protègent les patrons. En gros.
Autres choses, dans les petites et grandes entreprises, les actionnaires qui mettent aussi un sacré bazar. Et les groupes, les organismes rattachés qui imposent leurs règles (sécurité, santé, etc...) bref... ça divise tout le monde et là aussi c'est chacun pour soi, tu comprends ?

Dans la dernière boite on m'a poussé à entrer dans un syndicat ou le chsct, j'ai dit non :rire2: C'est la gueguerre tout le temps, y a pas de transparence, y a des gens qui mentent pour leurs interêts et j'y vois beaucoup de magouilles. Je me serais prit la tête avec les dominants qui étaient payés en heures sup' pour fermer leur bouche sur des magouilles faites dans les bureaux et qui nous impactaient nous, les salariés.
Quand je suis partie le patron savait que je savais et m'a demandé de promettre de ne pas porter plainte. Je ne l'ai pas fait, pas pour lui, mais parce que si je le faisais, je mettais en péril aussi les salariés qui y travaillaient.

Et donc dans les autres boites où j'ai été, mêmes soucis. Et les chefs ils n'aiment pas qu'on fouille dans leurs affaires :rire1:

Alors j'ai adopté l'attitude du salarié qui ne fait pas de vagues, mais sachant tout ça, c'est émotivement intenable de faire comme si tout allait bien et de faire semblant de les croire en allant travailler jusqu'à 48 heures par semaine parce qu'ils sont en déficit, quand on sait que l'argent gagné par les actionnaires a été mis en dehors de l'entreprise plutot que dans des machines ou autres pour travailler dans de meilleures conditions.

Alors oui accords tolteques :smile2: pour prendre de la distance avec les émotions et apprendre à:
S'en fiche du regard des autres
ne rien attendre des autres
travailler pour soi
apprendre à s'autogratuler soi-même :rotfl:
reprendre confiance en soi
pleins de trucs qui te feront avancer sur le bon chemin j'en suis sure.
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Message par grenouille11 » vendredi 03 juillet 2020 20:44

Re @Noysette

Je reviens parce que y a un truc qui me chiffonne par rapport à dire comme ça, brut, des humains robotisés et d'autres plus humains.
Disons plutot que la partie "robotisée" est formatée, c'est à dire qu'elle n'a pas forcément conscience de faire mal puisqu'elle a appris à être comme ça. Donc on peut pas juger à mal ces personnes là.
Sauf celle qui en ont conscience et qui peuvent se regarder dans la glace, là bah c'est pas terrible quoi.
Pour les collègues qui tirent dans le dos, où même le patron qui ne lève pas le petit doigt pour sauver des salariés au bord du burn out, pas de pardon non plus, pas d'excuses.
En même temps les patrons ils ont pas trop le choix, s'ils sont trop gentils ils se font bouffer par les salariés sans gène, alors...
C'est pas évident.
Tu me dis si je t'embête un ? Parce qu'à chaque fois je t'en met une bonne plâtrée :rire2:

En tout cas profite de ton arrêt et t'en fait pas pour le retour au travail, reste libre de tes choix et fais confiance à tes ressentis. Les collègues c'est comme les amis, faut trier sans chercher à être bien avec tout le monde.
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Message par Noysette » samedi 04 juillet 2020 8:33

Une plâtrée ? Je ne trouve pas !!! Au contraire j'aime, sans doute parce qu'il me faut beaucoup de mots à moi aussi pour m'exprimer :rire2:

Tu as raison de ramener cette dimension de non culpabilité dans le sujet @grenouille11 :zenzen:

Chacun est persuadé de faire le bien, chacun fait de son mieux. Par conséquent le chef qui se fiche de savoir si tu te sens bien ou pas, c'est parce qu'on lui a appris à (ou demandé de) ne pas tenir compte des individualités, mais de la marche de l'entreprise, et donc faire passer tout le monde dans le même entonnoir

De même, chacun ressent à sa manière selon sa sensibilité et son éducation.
C'est moi qui ai un besoin de douceur, et qui "classe" mes interlocuteurs sur l'échelle des plus ou moins robots
Mais quand je réussis à prendre du recul je vois que ces gens ne sont pas foncièrement méchants. Ils peuvent même comprendre. Mais ils ne savent pas quoi faire car le monde de l'hypersensibilité et du besoin de reconnaissance leur est inconnu

Hier soir j'ai raconté tout ça à mon mari.
Les messages écrits des uns et des autres ne lui ont pas semblé répréhensibles
Il comprend que j'aurais aimé un contenu différent, mais il trouve que ce que j'ai reçu est dans la norme

Merci beaucoup Grenouille pour toutes tes réponses :jap: :jap: :jap:
Je suis bien contente d'avoir posé cette question car j'avais l'impression de subir de l'injustice, d'être prise au piège
Aujourd'hui je suis plus objective je crois, ou je suis sur la voie :langue1:
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Message par Noysette » samedi 04 juillet 2020 9:08

grenouille11 a écrit :
vendredi 03 juillet 2020 18:35

La partie inhumaine c'est ceux qui jouent le jeu de la compétition, de la cupidité, et dans un sens ils ont pas tort parce que pour payer les charges et vivre dans un minimum de confort et pouvoir nourrir sa famille, faut tenir le coup.

Mais existe-til quelques boites où le respect de l'humain est appliqué ? Je me pose la question sans déconner :dry:
Il y a un autre aspect qui n'est pas facile à expliquer parce que c'est complexe, en gros c'est les patrons (et les sbires en dessous qui touchent les avantages que les salariés n'ont pas) qui se battent contre les lois qui protègent les salariés, et ces derniers (les 80% robotisés globalement) se battent contre les lois qui protègent les patrons. En gros.
Autres choses, dans les petites et grandes entreprises, les actionnaires qui mettent aussi un sacré bazar. Et les groupes, les organismes rattachés qui imposent leurs règles (sécurité, santé, etc...) bref... ça divise tout le monde et là aussi c'est chacun pour soi, tu comprends ?

Dans la dernière boite on m'a poussé à entrer dans un syndicat ou le chsct, j'ai dit non :rire2: C'est la gueguerre tout le temps, y a pas de transparence, y a des gens qui mentent pour leurs interêts et j'y vois beaucoup de magouilles. Je me serais prit la tête avec les dominants qui étaient payés en heures sup' pour fermer leur bouche sur des magouilles faites dans les bureaux et qui nous impactaient nous, les salariés.
Quand je suis partie le patron savait que je savais et m'a demandé de promettre de ne pas porter plainte. Je ne l'ai pas fait, pas pour lui, mais parce que si je le faisais, je mettais en péril aussi les salariés qui y travaillaient.

Et donc dans les autres boites où j'ai été, mêmes soucis. Et les chefs ils n'aiment pas qu'on fouille dans leurs affaires :rire1:

Alors j'ai adopté l'attitude du salarié qui ne fait pas de vagues, mais sachant tout ça, c'est émotivement intenable de faire comme si tout allait bien et de faire semblant de les croire en allant travailler jusqu'à 48 heures par semaine parce qu'ils sont en déficit, quand on sait que l'argent gagné par les actionnaires a été mis en dehors de l'entreprise plutot que dans des machines ou autres pour travailler dans de meilleures conditions.

Alors oui accords tolteques :smile2: pour prendre de la distance avec les émotions et apprendre à:
S'en fiche du regard des autres
ne rien attendre des autres
travailler pour soi
apprendre à s'autogratuler soi-même :rotfl:
reprendre confiance en soi
pleins de trucs qui te feront avancer sur le bon chemin j'en suis sure.
Hey ! Je n'avais pas vu le hors d'oeuvre :rire2:

Tu as une expérience énorme, merci de m'en faire profiter :zenzen:

Oui c'est ça, je comprends mieux ...
Et tout cela vient conforter une idée que j'ai depuis un petit moment...
Il me semble que le premier réflexe de chacun en voyant ou soupçonnant un désaccord est d'éliminer la source
C'est le refus de la différence
La peur de l'inconnu
D'où les mises au placard et les rouleaux compresseurs

A mon avis on devrait au contraire accueillir le soupçon ou la question avec bienveillance
Car en l'ajoutant au projet on l'enrichit : on saura répondre à des actionnaires pointilleux, ou à des concurrents
En associant tout le monde on renforce la production donc le résultat, on réduit l'incertitude
Face à un désaccord on devrait rechercher l'accord le gagnant gagnant

Beaucoup de gens ont suivi des formations sur la gestion de conflit, la conduite de réunions.
Quand arrive le moment des questions (ouverture de réunion "nous allons aborder les sujets à l'ordre du jour, puis vous poserez vos questions et nous finirons par les petits fours" ; fin de réunion "alors avez-vous des questions ?" et à chaque question posée le sourire se fige et/ou il regarde sa montre...)
Ces gens-là font ce qu'on leur a appris pour montrer qu'ils l'ont appris, mais ils n'ont rien pigé
Peut-être parce que leur enseignant lui-même n'avait pas compris donc pas expliqué... que les questions sont la cerise sur le gâteau, ce qui peut apporter des informations ou pistes de recherches supplémentaires
Au contraire les questions sont prises pour de la perte de temps et/ou de l'opposition

C'est ce que je pense au vu de ce que j'observe
J'attends avec impatience qu'on me contredise et qu'on me propose d'autres théories :wink2:
Alors j'ai adopté l'attitude du salarié qui ne fait pas de vagues
Moi j'adopte la politique de l'autruche : moi pas savoir
Je ne veux pas juger
Je veux juste pouvoir me coucher le soir et m'endormir la conscience tranquille
Heureusement que tout le monde n'est pas comme moi, qu'il y a des Grenouilles courageuses qui jouent les boules de bowling et rencontrent les quilles hautaines mais finalement pas si solides...
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grenouille11
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Message par grenouille11 » lundi 06 juillet 2020 22:15

En associant tout le monde on renforce la production donc le résultat, on réduit l'incertitude
Face à un désaccord on devrait rechercher l'accord le gagnant gagnant
En lisant cette phrase @Noysette j'ai un énorme pincement au coeur parce que je suis tellement pour ça :surprizzz:
C'est ce que j'ai essayé de faire dans mon dernier taff et j'avais la vice-présidente avec moi et quelques autres salariés qui avaient un certain pouvoir. Mais pas assez, et on s'est fait litteralement écraser.
Tout ce que j'avais donné et encaissé de la part des protagonistes qui voulaient imposer leur façon de faire n'a servi à rien et personne n'a repris le flambeau après mon départ.
Mais avant de partir et pour tenir le coup j'ai du me plier à la politique du "pourri", c'est à dire "j'en fais le moins possible et on s'en fiche des autres" sauf avec les collègues qui avaient la conscience professionnelle et l'esprit solidaire. J'ai fait "donnant-donnant" et ça été la guerre silencieuse contre mon ex-tuteur et ex chef d'équipe que j'ai dénoncé plusieurs fois avec d'autres, qui a été rétrogradé en salarié en l'espace de deux ans.
La vice-présidente m'a expliqué qu'on ne pouvait pas virer une personne comme ça, et que c'était chaud de l'avoir rétrogradé en si peu de temps, sachant qu'il garde la même paye, c'était la seule manière pour qu'il accepte sans faire de vagues. Et du coup il y avait une épée de Damoclès en plus sur l'entreprise.
Ensuite il y a le fait que cet ex tuteur et chef d'équipe sort tous les week-end en beuverie et à la chasse avec le patron et d'autre hauts placés. Tu vois le truc :bloque: Il n'y a rien à faire sinon que de se mettre à dos pas mal de chefs :dry:

Donc lui, comme tu as compris, il essayait d'eliminer la source, tout ceux qui n'allaient pas dans son sens. Sans réfléchir, sans remises en question, sans tolérance. Parce qu'il est de ceux qui veulent avoir raison, même si ses idées basées sur la simplicité pour en faire le moins entravent le rendement de la boite.

Quand le patron venait tous les premiers lundi du mois faire la réunion pour faire le point, il rappelait sans cesse que l'atelier où nous étions n'avait pas droit à l'erreur parce que nous etions en début de chaine, et qu'il preferait que les moules soient fait moins vite mais soient parfait, plutot qu'il y en ai 10% de plus qu'à la final il y en ai 30% qui finissent à la poubelle, la perte d'argent était trop énorme. Et quand il disait ça j'avais envie de hurler :yeh: Parce que je savais que l'ex chef d'équipe était responsable de la perte d'argent. Mais que faire quand une personne est intouchable ?

C'est l'aspect psycho de l'entreprise qui m'a le plus intrigué et c'est pour ça que j'ai beaucoup cherché là-dessus pour comprendre pourquoi ça ne marchait pas comme ça aurait du marcher.

J'ai aussi fait une formation Sens & Co " Il est grand temps de poser les bases d’une nouvelle idée du collectif intégrant les principes d’une coopération efficiente, qui valorise les différentes formes d’intelligences."
Quand j'en suis ressortie, j'etais super motivée :yeh: et quand j'ai repris dans la boite, je me suis pris des portes en essayant de mettre à execution ce que j'y avait appris :mrvert:
La vice presidente m'avait mis dans une cession de chefs d'equipe, du coup j'ai appris beaucoup de truc que je savais pas sur le fonctionnement d'une entreprise, c'etait enrichissant.
Ensuite on en a reparlé et je lui ai dit qu'on ne pouvait pas mettre en place les techniques apprises tant qu'il y aurait les "vieilles mentalités" au pouvoir. J'ai pas compris pourquoi rien à été fait pour changer les choses, j'étais partante et personne ne m'a protégée, je me suis sentie abandonnée et ça m'a fait très mal :tourne: En fait en me laissant seule gérer les prémices du changement, j'ai été exposée à tout ce que tu peux imaginer dans ce cas. Il y avait d'autres salariés qui avaient fait le stage mais qui avaient fini par abandonner, ou alors qui faisaient semblant d'agir mais au fond, il n'y avait que la parole.
Quand je suis partie, en plus du diagnostique de la maladie de basedow, je me suis sentie comme un corps usé qu'on jette parce qu'on en a plus besoin. Depuis je refuse categoriquement de me ré-engager dans des causes de ce genre, j'y ai trop laissé de plumes :mrvert:

Sinon as-tu déjà réfléchi à l'option d'un changement de poste ou de métier ?
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Message par Noysette » jeudi 09 juillet 2020 11:41

Bizour @grenouille11 :bisouss:

Je réfléchis depuis deux jours à tout ce que tu me racontes

Quel chemin tu as fait je suis admirative :zenzen:

Pourquoi donc cette belle initiative n'a-t-elle pas abouti... ?

Tu as bénéficié d'une formation, avec le soutien de ta hiérarchie
C'est bien que cette dernière souhaitait voir les choses changer
Mais ça a capoté

Je vois une raison possible
Ni cette hiérarchie ni toi n'avez bénéficié d'une formation à l'accompagnement du changement

Car c'est bien joli de former à de nouvelles techniques, mais encore faut-il savoir comment les intégrer dans le fonctionnement en place
Cette dimension devrait constituer un chapitre au moins dans la formation
Car il faut envisager la faisabilité au regard des moyens financiers, techniques ET humains
Le cas de figure de collègues ou chefs réfractaires est soit inévitable soit très courant !

Malgré cet échec au niveau de l'entreprise, et toutes les conséquences sur ta santé, je ne peux m'empêcher de voir dans ton expérience un petit quelque chose de la non violence de Ghandi :wink2:
Tu as participé à fond en tant qu'actrice à un travail de changement des mentalités
Ma théorie est que les changements sont looooooogs à se mettre en place
Et que tous ceux qui s'y frottent avant que l'idée soit acceptée de la majorité s'y cassent les dents : pense à Galilée, à Van Gogh...
Un jour peut-être le travail se fera en bonne intelligence
Pour moi tu fais partie des avant-gardistes :autop: :fleur: :mercipoli:

_______________________

Oui j'ai réfléchi et je réfléchis encore à un changement de poste ou de métier
Plus précisément un changement de métier
Car des changements de postes j'en ai déjà plusieurs à mon actif !
En craquant l'été dernier je me suis butée contre mon employeur ; je suis passée à peu près par tous les services qui m'intéressaient ; ce matin encore j'ai vu des postes à la vacance dont certains qui m'auraient plu n'étaient-ce certains chefs ou collègues...
Je suis titulaire dans une collectivité plutôt correcte dans sa gestion des ressources humaines. Ca se passe mal avec moi sans doute parce que je suis différente de la majorité, et mon employeur a assez à gérer avec cette majorité et les extrémistes grandes gu...es

Je me suis inscrite à des formations, que je suis avec beaucoup de difficultés :
- me retrouver en groupe étant agoraphobe,
- écouter et noter des informations très éloignées de mes centres d'intérêt actuels (qui sont comment sortir de la dépression, comment gérer mes émotions dans ce groupe pour ne pas devenir le vilain petit canard, comment me projeter comme professionnelle alors que j'ai un énorme boulet au pied : ma collectivité...),
- trouver l'énergie jusqu'au bout des orteils pour tenir 8 heures par jour alors que le reste du temps chez moi je dors

Voilà, mais ça c'est hors-sujet !
Ce que je peux te dire c'est que ce métier que j'ai choisi ce sera dans le domaine de la thérapie et je serai entrepreneuse
Où, quand, comment c'est mouvant encore et donc flou
Les points positifs que j'ai retenus sont
- je n'aurai que des retours positifs (c'est bon pour le moral :wink2: ) puisque les pas contents ne reviennent pas :rire2:
- je n'aurai que moi comme chef (elle est ch...te au possible, exigeante, mais elle a bon coeur et de l'humour, on devrait y arriver :smile2: ) donc pas de relation employeur employé, et finis les arrêts maladie :autop:
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Message par grenouille11 » jeudi 09 juillet 2020 22:40

Hello @Noysette :M24:

C'est le même souci que toi que je rencontre étant agoraphobe et HPE, les deux sont liés, les relations sociales dans le cadre du travail c'est pas mon fort.
Et même projet que toi en tête, me mettre à mon compte et n'avoir aucun collègue ou salarié à gérer.
Je te soutiens à donf dans ce projet :yeh:
Comme tu as encore quelques mois en arrêt, travaille ta confiance en toi. Moi c'est ce que je fais pour, quand je me lancerais, me donner toutes les chances de ne pas être bloquée psychologiquement. C'est pour ça que je fais pleins de trucs manuels, et en plus d'y prendre gout, j'améliore ma dexterité :dry: Ouais ça fait genre je me la pète :rire2: Nan mais sans rire ça porte ses fruits et je commence à avoir des admirateurs :mrvert: De la reconnaissance quoi. On en a tous besoin.

Sinon une clef pour ne pas devenir le "vilain petit canard" dans la collectivité, accepte toi telle que tu es et dis-le quand l'occasion se présente aux autres qui te jugent "différente d'eux, donc "à part": - je suis comme je suis et si t'es pas content c'est pas mon problème". et pense-le vraiment ! Et là je vais encore inserer les quatres accords tolteques :rire2: Bah je te dis, ce qui m'a fais reprendre du poil de la bête, c'est la lecture, relecture, re re lecture etc... de ce bouquin quand j'étais au fond du gouffre. Celui-là et aucun autre parce qu'il rentrait pile poil dans mes valeurs de coeur. Pour moi il est criant de vérité sur les relations sociales et les troubles psychologique qui se créent pour des personnes humaines et sensibles comme toi ou moi.
Quel chemin tu as fait je suis admirative :zenzen:

Pourquoi donc cette belle initiative n'a-t-elle pas abouti... ?
Merci Noysette. En fait le patron n'a jamais adhéré au principe du stage et à fait passer les salariés avant les bureaux, alors qu'en principe pour ce genre de stage on fait passer d'abord les bureaux et ensuite les salariés.
Et là du coup la moitié des salariés (ceux qui ont fait le stage) ont été bloqués par les ordres "ancienne mentalité" des bureaux. Ces derniers estiment que c'est eux qui dirigent et qu'un salarié doit obéir et travailler comme eux l'ont décidé. Il n'y a pas de coopération, d'échange d'idées etc.. Tout l'inverse de ce qu'on apprend au stage. Limite dictature.
Par exemple on avait besoins de nouvelles machines parce que les anciennes qui ont quand même plus de cinquante ans n'arrêtaient pas de tomber en panne et à force de rafistolage, bah il y avait perte de temps, donc d'argent. Les agents de maintenance n'arrêtent pas d'intervenir et le constructeur ne fabrique plus de ces pièces de rechange.
Alors il ont fait appel à un "expert" (je dirais plutot un radin pas expert du tout) qui a commandé juste une seule machine à pas trop cher, mais c'est l'equivalent par exemple, pour une presse à injection professionnelle à 20 000 euros, on a une presse à injection "playskool" à 700 euros :pasca: J'exagère mais c'est presque ça.
Il aurait été plus judicieux de demander l'avis aux salariés compétents qui ont plus de trente ans d'usine. Mais nan. Argent argent argent.... tu vois ? Et les valeurs humaines partent aux oubliettes. Et c'est pas étonnant que beaucoup tournent en burn out malheureusement, surtout les personnes sensibles.

Chui ta pom pom girl pour te motiver à reprendre confiance en toi et te lancer dans l'entreprenariat :autop:
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Message par Noysette » dimanche 12 juillet 2020 20:01

HILLOOOOOOOW @grenouille11

Ca me sidère :coma:

Une entreprise, secteur privé, ça cherche le profit non ?
Donc si on injecte des sous c'est pour gagner toujours plus non ?
Alors qui est le stupididiotissime qui a mis 3 sous sur une machine et 3 sous sur de la formation ???
Argharghargharghargh :ohnon:

Une de mes amies m'a raconté une aberration similaire : entreprise de formation, avec les 3/4 des formateurs posés là depuis plus ou moins 20 ans, et elle et 3 ou 4 autres avant elle, qui arrivent car le patron veut du "sang neuf", mais les nouveaux quittent le navire dans les 6 mois face à l'immobilisme majoritaire... La boîte se casse la pipe tranquillement :siffle:

Un ami cantonnier et son frère : on leur met dans les pattes des cheffaillons qui pour se prouver qu'ils commandent disent à l'un toi tu vas là et à l'autre toi tu feras ça, alors que depuis toujours l'un s'occupait des talus, l'autre de maçonneries... Total les deux se retrouvent après plus de 20 ans d'expérience à se sentir nuls, et pas rapides, donc démotivation, et le chef passe sa journée à aller asticoter les équipes, qui font des sourires jaunes quand il est là, puis attendent la fin de la journée sous un arbre :siffle: :siffle:

Un autre ami cantonnier aussi dans une autre collectivité : la collectivité sous-traite... Du coup il ne leur reste plus que le balayage. Plus moyen de réaliser une oeuvre et de recevoir des remerciements mérités... :sad:

_________________________________________

On ne peut pas dire "Fontaine je ne boirai pas à ton eau" mais aujourd'hui je te re-re-re-re-re-re-re-re-confirme :mrvert: que je ne me vois pas retourner parmi mes collègues et m'affirmer avant que me poussent le bec jaune et les plumes noires. Non non, pas du tout. J'ai "testé" mon peut-être futur métier sur la maman d'une copine à mes fils et ça m'a plu. Grande motivation avant, plaisir et concentration pendant, sourire jusqu'au soir après, ça dit tout !!!
Je le lis, et j'ai assisté à toutes tes activités manuelles et artistiques ; je vais de ce pas te féliciter chez toi :wink2:
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Alain73
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Message par Alain73 » mardi 04 août 2020 16:32

Bonjour,

Indépendamment de votre hiérarchie, est-ce que certains de vos collègues prennent de vos nouvelles pendant votre arrêt ?

Je suis dans ce cas, et franchement je ne sais pas si c'est bon ou mauvais, même avec la meilleure des bienveillances, ça finit toujours par une forme de pression du retour, surtout lorsque l'arrêt se prolonge et qu'au téléphone on fait bonne figure avec eux. Du coup je ne sais pas comment me comporter, et au final j'aurais préféré qu'ils me laissent tranquille (comme les autres) et ne m'appellent pas tous les mois pour mesurer le progrès.

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Message par Noysette » mercredi 05 août 2020 8:48

Bonjour @Alain73 :smile:

Bienvenue sur le forum :fleur: (je t'ai lu à ton arrivée et n'ai pas su/pu te répondre)

Non mes collègues ne me contactent pas

Tu sais quoi, j'ai l'impression que c'est comme le physique : la couleur et la texture des cheveux par exemple, on n'est jamais content de ce qu'on a :rire2: En effet, moi j'aurais bien aimé recevoir quelques appels téléphoniques ou mails... Enfin je crois.
En y réfléchissant, comme toi je serais bien embêtée : je sentirais aussi une pression, et je ne saurais pas quoi dire car pour eux si tu ne pleures pas tu vas bien donc tu es guéri donc tu vas bientôt revenir :mrvert:

Si tu me demandes mon avis, je te dirai que comme pour tout, j'essaie de ne pas être dans le jugement, et par conséquent que le fait que les collègues prennent de nos nouvelles ne me semble pas mauvais.

J'essaie de me mettre à ta place ?
- Allo, eh bien bravo, à ce que tu me dis tu vas bien mieux, on te revoit quand ?
- Mystère et peau de banane : aujourd'hui j'ai le moral (car ton appel me fait plaisir / car je viens de manger une glace) mais peut-être que dans une heure ça n'ira pas du tout... Bref je laisse aux médecins le soin d'évaluer mes progrès. Un jour ils me diront qu'ils me jugent capable de reprendre, mais en attendant ils me disent de me ménager alors j'obéis. Et toi ? Et les autres ? Bla bla

Je comprends ton malaise, ton questionnement, pour les vivre moi aussi, et pas seulement vis à vis de mes collègues ou ma hiérarchie... Pour les vivre avec TOUS les humains

Je n'ai pas voulu étaler la confiture partout mais j'en aurais autant à dire sur les espaces "l'entourage", "les psy", "angoisses", "addictions", "santé"...
Je pense que cette &ù$@:)§ de dépression a transformé ma personnalité en profondeur : entre autres je me considère comme devenue asociable (ou asociale ? Je viens de faire la recherche car ça fait plusieurs fois que je me pose la question : bien s'entendre avec les autres c'est la sociabilité, alors que social c'est la sécu :rire1: )
Je ne me sens pas bien seule car je me crois abandonnée
Je me sens bien à deux mais je relève les différends alors ça dégénère
Je ne me sens pas bien du tout dès qu'on est plus de deux : je n'arrive pas à suivre émotionnellement tout ce qui se passe alors la panique arrive
Avec l'entourage je déploie des stratégies
Avec le ou les psy je ne sais pas sur quel pied danser : je n'ai pas l'impression de dire quoi que ce soit d'intéressant, je crains les questions pièges et surtout qu'ils essaient de me manipuler
Pareil avec le médecin
Tout ceci crée des angoisses
Et pour lutter contre, ne pas entendre mon cerveau tourner en rond, je m'addicte joyeusement à coups de séries télé, ou mots croisés, tout ce qui fait passer le temps en empêchant de penser...
J'ai espoir de redevenir agréable et bien entourée, appréciant la compagnie, dans cette vie, le plus vite possible :smile2:

Ca c'était moi, mais pour toi c'est sans doute bien différent ?
Comment vois-tu ta dépression et ses effets sur toi ?
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Message par Alain73 » mercredi 05 août 2020 16:21

Bonjour @Noysette

Merci pour ton message.

Effectivement, dans mon entourage on me dit aussi de ne pas être paranoïaque vis-à-vis des collègues qui prennent des nouvelles. Mais ça reste difficile à gérer parce qu'ils s'attendent peut-être à ce que leur bienveillance porte ses fruits, d'où à nouveau une forme de pression au retour... j'en ai même une qui pousse le bouchon jusqu'à continuer de m'envoyer ses notes à relire. Bonne pâte, je le fais avec assiduité dans mes bons jours, mais ça aussi c'est à double tranchant : pourquoi tu ne reprends pas si tu es capable de relire mes notes ? Les fluctuations dans l'état général, la difficulté à gérer le quotidien, tout ça ils ne le voient pas.

En théorie je suis bipolaire, mais ça fait longtemps que je n'ai plus vu l'ombre d'un épisode maniaque (qui chez moi passaient de toute façon presque inaperçus, sous forme d'agitation stérile, de tension interne, d'irritabilité... parfois aussi de productivité accrue au boulot, en alternance avec des phases de distractabilité et d'impossibilité de se concentrer). Dans les phases dépressives (largement majoritaires) prédominent une forte anxiété et des troubles du sommeil (réveils, cauchemars...) Les cauchemars chroniques sont un véritable enfer.

Sinon en ce moment j'ai de grosses difficultés fonctionnelles aussi (organisation, trouver la force de mettre en route une tâche, concentration, mémoire...)

Mais pas de tristesse, de pessimisme ou de désespoir (quoique, quand je vois où j'en suis au bout de 18 mois)...

Je comprends très bien tes difficultés de socialisation, et notamment la nécessité de déployer des stratégies vis-à-vis de l'entourage. Ils ne comprennent pas l'évolution en dents de scie. "Mais pourtant hier tu disais que ça allait mieux ?" Il s'attendent à une guérison linéaire comme celle d'un bras cassé. Ils ne comprennent pas que le cerveau est infiniment plus complexe qu'un os...

Depuis combien de temps es-tu arrêtée ? Tu caresses l'espoir de reprendre le travail ou ça te paraît impossible ?

Moi ma drogue télé abrutissante ce sont les jeux de fin d'après-midi sur France 3. Depuis un an et demi je fais le marathon quasi-quotidien de "Personne n'y avait pensé" jusqu'à "Questions pour un champion".

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Message par Noysette » jeudi 06 août 2020 9:13

Bonjour Alain :smile2:

Hier je te proposais de te retrancher derrière l'avis médical
Aujourd'hui j'ajoute la piste hiérarchique : tes collègues sont comme toi liés aux décisions des chefs d'établissement à l'EN, non ?
Ils savent tout cela
La pression que tu ressens, qu'elle soit ou non liée à une tentative de pression exercée par tes collègues, n'a pas de raison d'être
Je sais : plus facile à dire qu'à faire :wink2:

Une de mes cousines est bipolaire, je ne l'ai pas vue depuis longtemps ; j'ai vu combien cette maladie est difficile à gérer, entre les périodes hyper actives où elle me fatiguait grave, et les périodes dépressives où je soufflais mais elle craignait de se suicider comme son grand-père... On m'a dit qu'elle a accepté la médication qui aiderait à réduire l'écart haut-bas. J'espère très fort pour elle et pour toi que de tels médicaments existent bel et bien.

Je suis arrêtée depuis un peu plus d'un an ; j'ai été arrêtée plus de 2 ans en 2012 et du coup mon arrêt maladie actuel a été raccroché au wagon CLD d'il y a 8 ans :wink2:
Mon psychiatre adoré que je n'ai pas vu depuis avant le confinement considère que la reprise serait un signe de bonne santé retrouvée
Je l'ai écouté et l'écoute encore, mais je m'écoute aussi et à ce que j'entends je n'ai aucune envie de reprendre CE travail : rien qu'à l'idée je me vois brasser tout ce qui est à ma portée pour l'envoyer sur tout ce qui bouge :M11: :M14: :M6:

Arf je t'envie ta télé-drogue douce :yeh: Perso je ne peux plus car le son de ma télé est pourri et en plus j'ai l'impression d'être attaquée par les ondes :mrvert: Il me reste la lecture et le jardinage, et le forum :smile2:

Pour revenir au sujet : quel est le positionnement de ta hiérarchie par rapport à ta situation actuelle ? As-tu constaté une évolution depuis ton premier arrêt maladie il y a 18 mois ? Si oui dans quel sens, plutôt positive/négative ?
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Message par Alain73 » jeudi 06 août 2020 16:02

Bonjour @Noysette

En fait je ne suis pas à l'EN (pas dans le privé non plus : à EDF). Donc je ne connais pas ce système vis-à-vis des chefs d'établissements. De même, nous n'avons pas de CLD. Au bout d'un an d'arrêt ininterrompu on entre en longue maladie, au bout de 3 ans en invalidité. Si on reprend le travail avant le délai des 3 ans et qu'on n'est plus arrêté dans l'année qui suit la reprise, les éventuels nouveaux arrêts au-delà de cette année retravaillée ne se cumulent plus aux arrêts précédents. Le compteur est remis à zéro. Du coup comment est-il possible qu'un CLD d'il y a 8 ans puisse se cumuler avec tes arrêts actuels ? Je ne comprends pas bien votre système.

Concernant la pression du retour, j'ai d'autant plus de scrupules que mon arrêt n'est pas dû au travail. Si ça avait été le cas je pense que j'en aurais eu nettement moins. Là je me suis mis le jalon de septembre comme objectif (intenable). C'est la rentrée, c'est symbolique, il faut absolument que j'y sois. Je vais faire comme tu le suggères : me retrancher derrière l'avis médical.

La bipolarité de ta cousine est "franche" (type 1 j'imagine). Après il existe des formes atténuées (c'est mon cas) où les phases maniaques sont beaucoup plus discrètes, sans euphorie ou hyperactivité, et se limitent à de l'agitation, de la tension, de l'irritabilité, de la distractabilité... Ou des périodes où on n'arrive plus à s'arrêter quand on a entamé une activité, suivies de périodes où on n'arrive plus à rien faire. Ces formes sont très difficiles à diagnostiquer parce que les phases hypomaniaques passent inaperçues. Donc on consulte uniquement en phase dépressive, on reçoit des AD qui ne marchent pas, voire qui aggravent la situation. Si on a la chance de tomber sur un psychiatre qui s'y connaît ou d'avoir accès à une évaluation approfondie spécialisée, le diagnostic correct tombe et le traitement est adapté. Sinon on galère pendant des décennies avec des AD prescrits par des médecins qui vous assurent que "si, si, vous allez mieux" alors que vous allez moins bien. Et le traitement adapté, ce sont des thymo-régulateurs (certains plutôt en prévention des phases maniaques, d'autres en prévention des phases dépressives, et en général on les reçoit en cocktail).

Concernant le positionnement de ma hiérarchie, la situation est particulière car au cours de mes 18 mois d'arrêt, j'ai changé de hiérarchie. Donc mon ancienne responsable directe (qui me mettait pas mal la pression au bout de 6 mois avec des mails du type : "Ben dis donc, les prolongations s'enchainent !") est partie, remplacée par quelqu'un que je ne connais pas et que je n'ai pas encore vu, avec lequel j'entretiens des échanges neutres et cordiaux à chaque fois que je l'avertis d'une prolongation.

Est-ce que ton arrêt actuel est en lien avec celui de 2012 (du point de vue des évènements déclencheurs) ?

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Relations employeur/employé en arrêt maladie

Message par Noysette » vendredi 07 août 2020 9:39

Bonjour @Alain73 :smile2:

Mince désolée j'ai mélangé deux profils d'où mon erreur pour l'Education Nationale :sue:
Merci pour la rectification :smile:
Et pour tes précisions au sujet des arrêts maladie à EDF... J'ai essayé de trouver sur le net des liens pour étayer tes dires mais je crois que mon cerveau a atteint ses limites :rotfl: Il a déjà du mal à trouver ses petits, alors ceux des autres :pasca:

J'ai passé beaucoup de temps à trouver les infos me concernent, c'est-à-dire fonction publique territoriale, que je n'ai réellement comprises que lorsqu'elles sont devenues réalité...
Deux exemples : mon CLD actuel, et aussi ma demande de reconnaissance de maladie professionnelle

Voilà comment ça s'est passé pour mon CLD : je suis allée en clinique en juillet 2019, donc simple arrêt maladie (CMO, congé maladie ordinaire)
Comme j'y restais j'ai eu doit à une prolongation puis deux
Dans la FPT, le CMO dure jusqu'à 1 an, mais au bout de 3 mois tu ne touches plus qu'un demi-salaire...
Donc mon médecin m'a conseillé de demander un CLM (durée maxi 3 ans dont seulement 1 an à plein salaire ; pour info je suis restée 4 mois en clinique), ce qui a été fait.

Toujours dans la FPT, les demandes de congé maladie longue durée passent par un Comité Médical. La réponse de ce dernier a été "refus de CLM, prolongation de CLD"
Comme toi j'ai ouvert des yeux ronds :blink: Puis j'ai trouvé cette info : "Dans la fonction publique territoriale, les conditions de suspension ou de maintien ... Il peut être utilisé de manière continue ou fractionnée."
Comme il s'agit de la même maladie grave (maladie mentale) qui m'a fait obtenir le CLD en 2012 et qu'on a droit à un seul CLD par maladie dans sa carrière, ils ont choisi le fractionnement. Sauf que le CLD dans la FPT a une durée maxi de 5 ans dont 3 à plein salaire, et que j'aurais donc dû tomber à mi-salaire au printemps.
Pour des raisons que je n'ai pas encore comprises toute seule, et qu'on ne m'a pas données, et que je ne demande pas (pas folle la guêpe :mrvert: ), je continue de percevoir mon plein traitement... Avec réserve : ce mois de juillet ma fiche de paie était accompagnée d'une note de la DRH se réservant la possibilité de me reprendre la moitié en fonction de la décision du comité médical sur mon CLD... Cette note date de juillet, donc à mon avis ils ne pourront pas toucher aux mois précédents.

Ai-je été claire ? N'hésite pas à me demander des précisions
Chez EDF donc vous avez CMO et CLM mais pas de CLD
Et invalidité automatique après 3 ans de CLD
Pour moi, FPT donc, je ne sais pas trop encore... J'ai lu que si je suis inapte à la fin de mon CLD on peut me licencier ? Ou me mettre en disponibilité d'office ? Et si je suis apte : possibilité d'envisager un aménagement de poste, ou un reclassement.
Mais je ne veux passer ni par l'un ni par l'autre !!!
En effet, l'aptitude ou non est déterminée par le médecin de prévention au retour dans la collectivité, or je me débats comme une mouche prise dans une toile d'araignée pour ne jamais remettre les ailes (les pieds plutôt !) là-bas
J'aimerais bien que ce soit comme "chez toi" : invalidité directement...

Quand je te parlais des chefs d'établissement, c'était parce que je te croyais à l'Education Nationale (FPE), pour faire le parallèle avec la FPT, car là aussi j'ai été hyper étonnée quand j'ai appris que le comité médical est composé de médecins (OK normal) et de représentants de ma collectivité :ohnon: :tourne: :blink:
Ca me semble complètement incohérent
Que veut le législateur
N'est-il pas EVIDENT que l'employeur va dire non à tout, car son intérêt est que le petit agent Lamda se soumette et aille au bureau tous les jours jusqu'à ce que mort s'ensuive, et avec la patate SVP :rire1:

Autre chose qui me fait faire un bond au plafond : dans ce comité il y a des représentants du personnel...
Des collègues donc, qui sont mis au courant de ta vie privée, quand toi tu rases les murs et te fais discrète depuis plus de 20 ans...
J'en ai touché un mot hier au téléphone à la dame du Centre de gestion départemental, sur le sujet de la commission de réforme (même genre que le comité médical donc mêmes membres à peu près, et qui rend des avis sur les accidents de W et maladies pros), qui a essayé sans résultat de me rassurer : pour elle les représentants du personnel défendent les intérêts des agents...
Elle est naïve
J'ai vu pendant plus de 20 ans les syndiqués dans ma collectivité... Ils ne m'ont pas convaincue loin de là...
La décision finale revient toujours à la collectivité, qui ne se gêne pas pour faire fi de leur avis. Et comme ils n'aiment pas se planter, ils s'arrangent pour être du même avis que cette dernière au dernier round :mrvert:
Serais-je aigrie ? :langue1:

Bref je m'égare encore une fois...
Ce que je voulais dire c'est que j'imagine qu'à EDF aussi il y a une instance qui réunit des médecins et ta hiérarchie, pour les décisions relatives aux maladies des employés. Est-ce le cas ou je me trompe ?
Si c'est comme "chez moi" tu peux donc dire à tes collègues que ta reprise dépend de ton médecin ET de cette instance...
C'est super ce changement de responsable direct : environnement hiérarchique sans pression, voire rassurant... Encore une fois je t'envie...
(J'en aurais à raconter... Pas plus tard qu'hier... Pfff...)

Oui c'est ça, les thymo-régulateurs ! J'espère que ma cousine s'y tient. Pas sûr car elle ne semble pas stable ni question emploi ni question "petit copain"... Je ne lui jette pas la pierre : je déteste les médicaments, qui me font me sentir emprisonnée, aussi je n'en prends qu'à la demande, et je comprends tous ceux qui font de même :rire2:

P.S. : J'ai bien compris que les AD ne sont pas adaptés pour la bipolarité :wink2:

Belle journée à toi :fleur:
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Alain73
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Relations employeur/employé en arrêt maladie

Message par Alain73 » samedi 08 août 2020 9:32

Bonjour @Noysette

Votre système est effectivement assez complexe et ne me semble pas très avantageux du point de vue du maintien du salaire. Chez nous oui, c'est l'équivalent de votre CMO la première année, puis CLM les 2 années suivantes. Pendant ces 3 ans on reste payés à salaire plein. Ensuite au bout de 3 ans, invalidité (si reconnue par un médecin conseil des IEG - Industries Électriques et Gazières). Car une des spécificités des IEG, c'est que tout est intégré aux entreprises : caisse d'assurance maladie, caisse de retraite, et les médecins du travail et les médecins conseils sont eux-mêmes salariés des entreprises (donc pas indépendants).

L'implication de la hiérarchie (si j'ai bien compris) ne se fait qu'au moment de la visite de reprise en médecine du travail, si le médecin du travail te déclare inapte à ton ancien poste. Dans ce cas la hiérarchie est obligée de chercher un aménagement de poste ou un reclassement compatible avec les recommandations du médecin du travail. Et si tu refuses ou si tu es considéré inapte à tout poste, la hiérarchie entame une procédure de licenciement. Alors que si tu es reconnu invalide par le médecin conseil, ton contrat de travail n'est pas rompu. Donc il faut faire attention avec ces notions d'inapte / invalide qui peuvent être lourdes de conséquences. En revanche nous n'avons jamais d'intervention de représentants du personnel dans ces démarches.

Tu prends tes médicaments à la demande ? Pas les AD quand même ? Les AD à la demande ça ne sert pas à grand-chose...

Tu es rattachée à quelle FPT ?
Bon week-end.


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