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Clémentine a raison créer un salon ça permet de vider son sac mais c'est ressasser ....
alors autant vider ton sac chez un psychologue ( mais pas un psychologue scolaire hein !!! ) sortir dans la Nature être avec les chats oui c'est mieux apprendre la méditation ...
regarder par la fenêtre si t as la chance d'avoir vue sur des arbres
face à la situation c'est le pot de terre contre le pot de fer soit tu enchaînes les arrêts soit tu arrêtes de faire des cours normaux ...
le problème automn est civilisationnel ..la croyance que la bienveillance allait tout régler ... c'était uen belle idée mais une utopie
je crois que même la bataille des CLM ou CLD aujourd'hui n'est même plus possible dans l'EN
il manque de profs ...donc on pourrait croire que cela permet de demander ce qu'on veut .. comme dans une entreprise qui manque d'employés
non!! l'EN c'est un autre système -un autre monde
et aussi comme Clémentine dit : arrête de culpabiliser !
Si vous êtes du type suicidaire ayant des pensées récurrentes, il doit bien y avoir des raisons qui freinent le passage à l'acte. Lesquelles?
La souffrance et les risques de ratage, je n’ai pas envie d’être un légume conscient. Si les suicides assistés médicalement étaient légaux, je signerais de suite.
Vous y pensez un jour, la pensée retourne sur la tablette mais sentez-vous qu'à tout moment la rumination, vos scénarios de suicide ressortent?
C’est toujours là en fond.
Est-ce qu'il y a des périodes, des déclencheurs de vos pensées, des moments où vos pensées suicidaires ressurgissent avec plus de puissance?
Oui. Des périodes « anniversaires » par exemple. Ou bien de mauvaises nouvelles, des échecs.
En parlez-vous directement du suicide avec votre psychologue, avec votre psychiatre, votre médecin ou vous vous sentez mal à l'aise?
Une fois que le contrat social de l’alliance thérapeutique est posé et que j’estime que le médecin ne sera pas un danger pour moi, j’en parle librement.
Si je ne connais pas le psychiatre, je dis simplement que j’ai des idées suicidaires, pas plus. S’il veut creuser je fais dériver la conversation sur mes problèmes sociaux.
ce qui freine le passage c'est que je me dis que les autres ne méritent pas d'encaisser un tel choc .
Car bien que j'y pense souvent et comprenne ceux qui passent à l'acte
j'ai le souvenir d'une jeune fille de 16 ans - qui avait tout pour elle et quand je dis tout c'est tout ! - et qui s'est tiré une balle dans la tête
( ce n'était pas un appel au secours, là ..) le choc que j'ai eu m'a fait comprendre que il faut mieux attendre la fin " normale "
ce qui freine le passage c'est que je me dis que les autres ne méritent pas d'encaisser un tel choc .
J'entends souvent les arguments sur la famille. Ca ne me parle pas du tout.
La famille elle va faire son deuil, et dans un ou deux ans grand grand max c'est fini.
Ca ne pèse rien à coté d'une souffrance h24 pendant plusieurs décennies.
De ce que je comprends tu as des relations "difficiles" avec ta famille ?
Mon oncle s'est suicidé. Mes deux cousins continuent d'y penser même 10 ans après. Quant à moi je suis convaincue que si me tuais mes parents et mes soeurs ne s'en remettraient jamais complètement.
Peut être faudrait -il songer pour les gens qui n'ont pas vraiment d'attaches de quitter le pays et voir autre choses , d'autres mentalités comment les gens d'autres pays ou continents hors Europe réfléchissent ,vivent ,je pense aussi que l'environnement et les mentalités qui se dégradent dans ce pays n'aide pas les gens dépressif a s'en sortir ,a méditer tant qu'on est encore jeune et avec un peu de santé!,
@Amphigouri Je ne vois plus ma famille. Je vois seulement une de mes filles, mais très rarement parce qu'elle profite de sa jeunesse (ce qui est normal).
Je suis pareille. Je ne vois plus ma famille, à part mes filles (je tiens pour elles). Je n'ai plus d'amis non plus, sauf "en ligne".
La maladie a tout pris.
Je fais des efforts pour voir ce qui va encore bien dans ma vie; mais je ne dois surtout pas comparer au passé. Là où les autres ont de la nostalgie, moi c'est l'effondrement. Pourquoi, comment la vie peut changer à ce point ? Pourquoi est-ce irréparable ? Que faudrait-il changer, même un petit peu, pour qu'une évolution reprenne ?
Suis-je responsable de mes blessures émotionnelles ? Doit-on toujours prendre sur soi ? Les autres avant ?
@Dolorès@22
Je ne suis pas non plus sensible à la nostalgie. Je suis dans le présent. La nostalgie ça bloque les capacités d'évoluer.
Tu n'es responsable de rien. Un paraplégique est-il responsable de sa paraplégie ?
Ce qui t'a construit, c'est ton environnement. Ton cerveau a utilisé les capacités cognitives dont il disposait avec les données disponibles.
Pour changer, il faut modifier physiquement son cerveau. Et donc créer et modifier des liens neuronaux.
-> thérapies adaptées et reconnues par la Science
-> thérapies de soutien
-> expériences sociales (et donc changer ses habitudes, découvrir des choses "étrangères")
Doit-on toujours prendre sur soi ?
Le risque est de souffrir et augmenter son niveau de tolérance à la souffrance. Ca peut aller très loin.
Les autres avant ?
Si tu fais passer les autres avant tu risques d'épuiser tes ressources et t'enfoncer un peu plus. Je ne dis pas qu'il ne faut pas aider les autres, mais selon ses moyens qu'il convient de ne pas surévaluer. Il faut trouver un équilibre entre la satisfaction que procure l'altruisme et la préservation de son bien-être et de sa santé.
je sais tout cela en fait. mais c'est difficile de l'appliquer pour soi.
j'ai des flash back sans arrêt pour tout et n'importe quoi. c'est pour cela que je parlais de terrain miné sous les bombardements dans un autre fil.
parfois j'aimerais qu'on me dise ce qui ne va pas plutot que ce silence pesant
je ne sais pas si je dois partir ou rester
je ne sais pas si je dois expliquer une fois de plus ma différence
Bon courage @Dolorès@22. En tous cas tu es légitime dans ce que tu ressens.
Pour ma part, j'ai des idées franchement envahissantes qui me trottent dans la tête. J'en parle à mon psy mais je minimise et je fais des cabrioles pour contrer ses remarques et éviter qu'il ne s'inquiète trop. Je n'ai pas envie de re re re terminer à l'hp.
Mon questionnement est donc le suivant : comment abordez-vous vos idées noires et plus avec votre psy ? Etes-vous sincère ? Qu'attendez-vous de lui dans ces cas-là ?
Je n'en parle pas. Mais je tiens un journal, où je peux les aborder si besoin. Je fais des dessins aussi, souvent symboliques; ils peuvent donc exprimer beaucoup de choses lorsque l'on développe ensuite.
Au moment des fêtes, j'ai besoin d'un support de plus, en général ce forum.
Les gens lisent, ne jugent pas. Et leur présence même silencieuse aide.
Si tu n'arrives pas à en parler au psy, c'est ok; du moment qu'il sait que tu en as et que tu ne mettras pas ta vie en danger
les idées noires viennent d'une peur, à toi de trouver laquelle. c'est déjà le premier pas pour reprendre le controle
La souffrance et les risques de ratage, je n’ai pas envie d’être un légume conscient.
Je suis pareil. Je pense que si j’étais sur de mon coup je n’hésiterai pas. Mais le simple fait de m’imaginer handicapé sans être libre de mes mouvements me terrifie. Je suis déjà en souffrance chaque jours, alors en plus dans cet état. Impossible
Également je rebondi sur les propos pour la famille. C’est le type de réflexion que les gens font toujours. Lorsque j’ai essayé de me suicider en mai dernier, mes collègues de travail l’ont su et l’un d’eux m’a simplement dit "as-tu pensé à ta famille ? Ta mère ? Ton frère ? C’est égoïste". La réflexion des gens qui ne comprennent pas, et je ne m’attendais pas à être compris pour être honnête. Simplement, ça minimise notre souffrance. J’aime mon frère mais désolé, je suis prêt à le laisser seul meme s’il souffre de mon décès. Ça ne me fait ni chaud ni froid en vérité. Je veux juste disparaître, et cette envie submerge le mal être que je laisse, potentiellement, derrière moi.
Il y a des moments où la souffrance dans la tête est telle qu'elle empêche tout raisonnement.
culpabiliser- faire la morale ça marche avant quand on peut encore réfléchir mais à un moment .. on entend rien
je ne souhaite à personne de passer par là
et les donneurs de leçon ne sont pas ceux qui seront les plus courageux si eux aussi doivent affronter qq chose de dur .
Ben nous culpabiliser de ne pas penser aux autres quand nous même on souffre au point de vouloir nous tuer, perso je trouve ça hyper déplacé, et pourtant c'est ce qui arrive souvent.
La période où j'avais envie de me suicider, qui a durée presque une année, ben pendant tout ce temps, ces pseudos gens à qui je devrais penser, ils étaient où pour moi? Ben pas là. Aucun n'a détecté la puissance de ma détresse. Et dans le fond c'est ça qui m'a encore fait le plus de mal à vrai dire. Et c'est aussi ce qui m'a donner la force de ne vivre que pour moi même, égoistement.
C'est aussi ce qui m'a sauvée d'une certaine façon, arrêter d'attendre quoi que ce soit d'autrui, je me suis occupée de moi, exclusivement de moi et de ma souffrance.
Maintenant que j'en suis "sortie", c'est là où je mesure dans quoi j’étais.
Rétrospectivement je me dis que c'est le fait d'avoir gardé une vie "normale" qui m'a aidée à m'en sortir, et ensuite une fois que j'allais un peu mieux, changer ce que je pouvais dans ma vie pour m'y sentir bien, mieux.
Réussir a se reconnecter à soi, a ce qui nous rend vivant, ce qui nous fait du bien, se découvrir de nouveaux intérêts.
C'est là que je me suis achetée à 46 ans ma première console de jeux vidéos.....comme quoi.....renouer avec le jeu, mon âme d'enfant probablement, et bien ca m'a aidée.
Renouer avec quelque chose de créatif peut être, que ce soit du bricolage, de la couture, de la cuisine, faire des maquettes, des puzzles, de la peinture, du coloriage.....remettre un peu de vivant et de créativité là où la mort essaie de prendre toute la place.
Je ne dis pas que je ne vais pas rechuter un jour, c'est vrai qu'une fois qu'on a traversé ça on n'en sort jamais indemne, en tout cas ça m'a profondément transformée, et je continue à vivre avec ma propre mort en permanence, mais pour autant actuellement je vais mieux.
Tout ça pour vous dire qu'il peut y avoir un avenir où on se sent mieux et où les fortes pulsions suicidaires sont du passé.
Ce soir en rentrant j'ai eu envie de me faire des gaufres, une pulsion de vie, une pulsion d'envie, une vraie, spontanée, je ne croyais plus ça vraiment possible, et pourtant une étincelle de vie sincère re-émerge en moi.....
alors je vous souhaite a tous de retrouver cette étincelle de vie pour qu'elle reprenne de plus en plus de place face à la mort.