Chaos psychologique, dépression, agoraphobie, solitude, deuil

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Pépita13
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Enregistré le : vendredi 17 avril 2026 18:30

Chaos psychologique, dépression, agoraphobie, solitude, deuil

Message par Pépita13 »

Bonjour à tous,
Comment faire court, bon, agoraphobe depuis 40 ans, 38 ans de thérapies, aucune amélioration mais le contraire.

Je vivais dans une autre région, où j'avais ma mère, mes amies, mon psy, mes repères même si je ne sortais que rarement et accompagnée.

En 2021 ma sœur nous a proposé de nous rapprocher d'elle,700 km, imaginez ma peur de tout quitter, mais j'y suis arrivée accompagnée bien entendu.

Ma sœur voulait donc que l'on se rapproche, elle vit à 2 km de chez moi, disant qu'on se verrait souvent etc... Dès le 2 eme mois à noël, ma sœur me dit " j'aimerais être à 10 000 km, je n'ai pas trop compris, on a fait quelques sorties, mais là aussi, c'était où elle voulait, comme elle voulait, il ne fallait pas rire fort, des remarques qui m'ont blessé au point de sombrer doucement mais sûrement, dans ce manque de confiance que nous ressentons tous. En arrivant 2eme remarque qui m'a frappé, il fallait que je m'organise pour les courses et je lui ai demandé une chose le temps que je m'adapte, sa réflexion a été, tu n'as qu'à demander l'APA ! Depuis, les rares sorties et invitations et je le ressens comme des obligations pour elle, donc évidemment, je me referme, perd confiance en elle.


Ma mère est décédée il y a un an, seule, car elle en voulait à ma sœur, ce depuis longtemps, je n'ai jamais vraiment su pourquoi. Mais ma mère a causé de gros problèmes, ne voulant plus la voir et moi je ne pouvais pas me rendre dans son Ehpad. Evidemment je n'ai pas pu aller à son enterrement et je suis remplie de culpabilité car elle m'avait supplié de la prendre chez moi mais, je ne m'en sentais pas capable vue mon état et son handicap.

Ma psy est partie à la retraite, ici aucun psy, je ne me suis jamais sentie aussi seule de toute ma vie, lésée, dépréciée. J'ai fait le calcul, je suis seule 350 jours par an. Enfermée entre mes quatre murs, je ne vois pas d'issue, éloignée du centre du village, pas de voiture car je ne conduits plus, mes voisins sont adorables mais ont 85 ans, donc trouver un but, c'est compliqué, la déception est telle que mon moral est au plus bas.

Merci d'avoir lu mon récit assez personnel mais qui arrive aux personnes qui ne se sortent pas de l'agoraphobie, qui doivent faire face aux jugements, qui se font tout petit pour ne pas déranger, mais qui sourient pour ne pas transmettre leur détresse.

Quels conseils me donneriez vous, je ne sais plus où j'en suis.

Merci. Steph.
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