Les antidépresseurs provoquent une absence d'émotion ?
Règles du forum
Avant d'ouvrir un nouveau sujet dans cette partie du forum, pensez à utiliser Les moteurs de recherche du forum.
Un point bleu s’affiche devant les messages sans réponse
- lilaa
- Messages : 629
- Enregistré le : vendredi 03 octobre 2014 3:48
Les antidépresseurs provoquent une absence d'émotion ?
je commence à me poser la question également, du 5mg de seroplex je suis passée au 10mg depuis 15 jours
je souffre moins mais je suis comme anesthésiée, même si je pleure, alors que je ne pouvais plus pleurer
je me fiche de tout mais je constate que je dors mieux j"ai moins mal au corps.
à mon prochain rdv psy comme au dernier je me demande pourquoi j'y vais , je men fiche aussi.
d'ailleurs tout m'indiffère .
je souffre moins mais je suis comme anesthésiée, même si je pleure, alors que je ne pouvais plus pleurer
je me fiche de tout mais je constate que je dors mieux j"ai moins mal au corps.
à mon prochain rdv psy comme au dernier je me demande pourquoi j'y vais , je men fiche aussi.
d'ailleurs tout m'indiffère .
- Nadine1
- Messages : 19552
- Enregistré le : jeudi 18 mars 2021 13:36
Les antidépresseurs provoquent une absence d'émotion ?
je crois que oui
- Jacouille
- Messages : 678
- Enregistré le : dimanche 24 août 2008 15:51
Les antidépresseurs provoquent une absence d'émotion ?
Coucou les amis on m'a réduit l'anafranil à 25mg.
Sinon on m'a augmenté la miansérine à 30mg.
Je vous rassure je ne suis pas dépersonnalisé depuis un bon bout de temps mais ça fait longtemps que je n'ai pas pleuré.
Sinon on m'a augmenté la miansérine à 30mg.
Je vous rassure je ne suis pas dépersonnalisé depuis un bon bout de temps mais ça fait longtemps que je n'ai pas pleuré.
- clémentine
- Messages : 11545
- Enregistré le : dimanche 08 avril 2012 17:41
Les antidépresseurs provoquent une absence d'émotion ?
Salut oui, les antidépresseurs peuvent provoquer une absence d'émotion et je ne pleure jamais quand j'ai de la peine non plus.
- Lacroix
- Messages : 155
- Enregistré le : lundi 23 novembre 2020 20:30
Les antidépresseurs provoquent une absence d'émotion ?
Ici ça va, je suis sous sertraline et je n'ai aucun mal à ressentir, à avoir des émotions.
J'étais très émotive avant et ça n'a pas vraiment changé je crois, du moins pas de manière perceptible. Un peu moins de peur certainement.
Il y a eu une chute de libido au début du traitement (plutôt bienvenue paradoxalement) mais c'est revenu.
J'étais très émotive avant et ça n'a pas vraiment changé je crois, du moins pas de manière perceptible. Un peu moins de peur certainement.
Il y a eu une chute de libido au début du traitement (plutôt bienvenue paradoxalement) mais c'est revenu.
-
angie8983
- Messages : 1
- Enregistré le : dimanche 15 juin 2025 13:02
Les antidépresseurs provoquent une absence d'émotion ?
Bonjour,
Mon mari a pris du deroxat 10 mg pendant 15 jours et quand il est passe au deroxat 20 mg un autre homme il ma quitté disant ne plus m aimer et ne plus rien ressentir c'et apparu quand il a augmenter son traitement
- Amphigouri
- Messages : 9381
- Enregistré le : vendredi 12 mai 2023 14:31
Les antidépresseurs provoquent une absence d'émotion ?
Je n'ai pas de réponse à vraiment te donner, si ce n'est te souhaiter la bienvenue sur le forum et te souhaiter beaucoup de courage dans cette situation difficile. J'espère que tu es bien entourée
- Antonio
- Gruyère
- Messages : 7122
- Enregistré le : mercredi 10 avril 2019 7:48
Les antidépresseurs provoquent une absence d'émotion ?
Navré que tu sois dans cette situation.
Les ISRS comme le Deroxat n'ont pas vraiment pour vocation d'améliorer l'humeur, mais plutôt d'émousser toutes les émotions, positives comme négatives, c'est-à-dire de les "anesthésier", afin de rendre la souffrance plus supportable.
Pour répondre indirectement à la question du sujet, trop de sérotonine calme les émotions, ce qui provoque cette anesthésie émotionnelle.
Pas chez tout le monde, mais chez la plupart des patients, et à différents degrés.
Bon courage.
Les ISRS comme le Deroxat n'ont pas vraiment pour vocation d'améliorer l'humeur, mais plutôt d'émousser toutes les émotions, positives comme négatives, c'est-à-dire de les "anesthésier", afin de rendre la souffrance plus supportable.
Pour répondre indirectement à la question du sujet, trop de sérotonine calme les émotions, ce qui provoque cette anesthésie émotionnelle.
Pas chez tout le monde, mais chez la plupart des patients, et à différents degrés.
Bon courage.
- Jacouille
- Messages : 678
- Enregistré le : dimanche 24 août 2008 15:51
Les antidépresseurs provoquent une absence d'émotion ?
Pour ma part et à l'époque j'avais clairement perdu mes émotions sous Zoloft et je les avais retrouvé avec 20mg de Deroxat.
-
JonathanMLJ78
- Messages : 15
- Enregistré le : mercredi 27 novembre 2024 15:15
Les antidépresseurs provoquent une absence d'émotion ?
Bonjour, moi c'est pareil, plus d'émotions "vives" (je ne ris plus de rien, je n'ai de sentiment d'amour pour rien), je suis sous Depakote depuis 6 mois, mais depuis 4 ans j'ai un lourd traitement: Tercian jusqu'à 6 x 25mg par jour, Xanax jusqu'à 4 X 0,50mg par jour, Venlafaxine 75mg x 3, Aripiprazole 15mg, Depakote 3 x 250mg, Tramadol 100 mg en LP pour des douleurs aux jambes suite à un AVP en 2011 et enfin 100mg de Baclofène, car par dessus le marché je suis alcoolique (abstinent maintenant) et addict au cannabis THC, que je prends généralement le soir, pas en journée.
Je me suis convaincu que j'avais cramé toute mon intelligence et mes émotions pendant ma dépression qui dure depuis 2020 et avec toutes ces substances, et je persiste dans cette croyance, c'est extrêmement désagréable de vivre ainsi. J'ai pensé plusieurs fois au suicide mais depuis que je suis sous Dépakote, ça va, je n'ai pas ni de phase high ni de phase 6 feet underground, c'est stable, mais mon existence est "plate", au boulot c'est la misère, déconcentration, bugs mentaux, absences, en gros dès qu'il faut réfléchir (je suis dans l''informatique) j'ai beaucoup de mal. Je suis actuellement en vacances au bord de mer avec mes filles, et je reprends le travail lundi, j'appréhende énormément.
Je me suis convaincu que j'avais cramé toute mon intelligence et mes émotions pendant ma dépression qui dure depuis 2020 et avec toutes ces substances, et je persiste dans cette croyance, c'est extrêmement désagréable de vivre ainsi. J'ai pensé plusieurs fois au suicide mais depuis que je suis sous Dépakote, ça va, je n'ai pas ni de phase high ni de phase 6 feet underground, c'est stable, mais mon existence est "plate", au boulot c'est la misère, déconcentration, bugs mentaux, absences, en gros dès qu'il faut réfléchir (je suis dans l''informatique) j'ai beaucoup de mal. Je suis actuellement en vacances au bord de mer avec mes filles, et je reprends le travail lundi, j'appréhende énormément.
- clémentine
- Messages : 11545
- Enregistré le : dimanche 08 avril 2012 17:41
Les antidépresseurs provoquent une absence d'émotion ?
Bonjour,
Oui, je suis passée par là aussi, il y a une baisse d'émotions avec un ATD et c'est connu. ça ne m'a pas bouzillé et ça revient.
Bon courage pour la reprise, pour la dépression pour les addictions et ton trouble (bipolaire ?).
Oui, je suis passée par là aussi, il y a une baisse d'émotions avec un ATD et c'est connu. ça ne m'a pas bouzillé et ça revient.
Moi, Lamictal + anxiolytique. J'ai la maladie bipolaire.Tercian jusqu'à 6 x 25mg par jour, Xanax jusqu'à 4 X 0,50mg par jour, Venlafaxine 75mg x 3, Aripiprazole 15mg, Depakote 3 x 250mg, Tramadol 100 mg en LP pour des douleurs aux jambes suite à un AVP en 2011 et enfin 100mg de Baclofène, car par dessus le marché je suis alcoolique (abstinent maintenant) et addict au cannabis THC, que je prends généralement le soir, pas en journée.
Bon courage pour la reprise, pour la dépression pour les addictions et ton trouble (bipolaire ?).
-
JonathanMLJ78
- Messages : 15
- Enregistré le : mercredi 27 novembre 2024 15:15
Les antidépresseurs provoquent une absence d'émotion ?
Bonjour Clémentine,
Merci, j'ai effectivement une dépression à tendance bipolaire. Mais en même temps j'ai une facette de trouble "personnalité limite", excessif dans tout, moi c'est 0 ou 1 et ça depuis que je suis né, je crois.
Ma dernière phase "high" c'était en 2024 (tout était magnifique, j'avais de l'énergie à ras-bord), elle aura duré 6 mois avant que la phase dépressive me mette en PLS (littéralement, j'étais en PLS dans mon lit dès que j'étais chez moi à me dire que j'allais me suicider, imaginer les méthodes... jusqu'à début 2025, où j'ai commencé à prendre le Depakote). Donc depuis février de cette année, plutôt mars, disons pour que le traitement soit bien en mode run, je suis stable.
Bien à toi et à tous
Merci, j'ai effectivement une dépression à tendance bipolaire. Mais en même temps j'ai une facette de trouble "personnalité limite", excessif dans tout, moi c'est 0 ou 1 et ça depuis que je suis né, je crois.
Ma dernière phase "high" c'était en 2024 (tout était magnifique, j'avais de l'énergie à ras-bord), elle aura duré 6 mois avant que la phase dépressive me mette en PLS (littéralement, j'étais en PLS dans mon lit dès que j'étais chez moi à me dire que j'allais me suicider, imaginer les méthodes... jusqu'à début 2025, où j'ai commencé à prendre le Depakote). Donc depuis février de cette année, plutôt mars, disons pour que le traitement soit bien en mode run, je suis stable.
Bien à toi et à tous
- Jacouille
- Messages : 678
- Enregistré le : dimanche 24 août 2008 15:51
Les antidépresseurs provoquent une absence d'émotion ?
À l'époque où j'avais du prozac de 2007 à 2010 pas du tout.
Ça amplifiait la joie mais aussi la tristesse quand j'écoutais de la musique.
Mais ça me faisait stresser et cogiter en cas de conflit.
Je l'avais arrêté de moi même en décembre 2010 j'ai fait un passage à vide quelques temps après car le prozac à une demi-vie longue mais ce passage à vide a duré une quinzaine de jours après j'avais des émotions normales,plus serein.
Malheureusement j'étais mal accompagné et un jour de grippe la compagne avec qui j'étais m'a dit:
"Demande à ton médecin de te prescrire un antidépresseur."
Elle en prenait aussi et elle m'a avoué lors de notre séparation en juin 2012 qu'elle a voulu me tester.
Elle était bipolaire.
Ça amplifiait la joie mais aussi la tristesse quand j'écoutais de la musique.
Mais ça me faisait stresser et cogiter en cas de conflit.
Je l'avais arrêté de moi même en décembre 2010 j'ai fait un passage à vide quelques temps après car le prozac à une demi-vie longue mais ce passage à vide a duré une quinzaine de jours après j'avais des émotions normales,plus serein.
Malheureusement j'étais mal accompagné et un jour de grippe la compagne avec qui j'étais m'a dit:
"Demande à ton médecin de te prescrire un antidépresseur."
Elle en prenait aussi et elle m'a avoué lors de notre séparation en juin 2012 qu'elle a voulu me tester.
Elle était bipolaire.
-
Vincent94
- Messages : 8
- Enregistré le : vendredi 13 juin 2025 18:08
Les antidépresseurs provoquent une absence d'émotion ?
J’ai essayé beaucoup d’antidépresseurs avec un travail thérapeutique avec un médecin psychiatre pendant plus de 10 ans, y compris des traitements comme la RTMS, les ECT, cure d’esketamine…
Et finalement, sur recommandation et prescription de l’équipe médicale du traitement des dépressions résistantes de l’hôpital Sainte-Anne, j’ai été placé sous Nardil (antidépresseur hospitalier de la famille des IMAO soumis à une ATU et délivrable uniquement à la pharmacie de l’hôpital Sainte-Anne). Grand mal a fait. Donc au bout de 4 ans de supplications pour m’en donner un autre, j’ai été mis sous Parnate (même famille et conditions d’accès que le Nardil).
À cause du Parnate je n’avais plus aucune variation de l’intensité dans les émotions, je n’avais que de très faibles émotions, plus de sensations non plus, tout glissait sur moi, tout m’était égal : de très bons amis viennent pendant les vacances ? Oui, bon s’ils veulent, je m’adapterai. Mon père est mort ? Ok, bah je vais faire le discours alors, je vais réserver un hôtel sur la route car on ne va pas y aller d’une traite… on passe à table ? Oui bah j’arrive mais j’ai toujours pas faim. On a fini le repas ? Bah j’ai ni plus ni moins faim qu’avant le repas.
Puis, j’ai décidé avec mon nouveau psychiatre de ville d’arrêter tous les traitements antidépresseurs (sauf lithium) en suivant un protocole d’arrêt pour ne pas subir de symptôme de « manque », ça a marché sans faille : en quelques mois je n’avais plus que le lithium.
Mais quel mieux être ! Je n’étais pas encore sorti de cet épisode sévère de dépression et je me sentais déjà mieux dans ma peau. Je suis sorti de cet épisode 6 mois plus tard, et ça a été une renaissance pour moi. J’ai retrouvé des envies qui avaient totalement disparu depuis de très longues années, et que je ne vivais même pas entre les épisodes sévères.
Je suis comédien, peu de gens étaient assez proche pour savoir que je prenais des antidépresseurs depuis des années. Du moment où je les ai arrêtés et qu’ils ont disparu de mon corps j’ai entendu tellement de gens me dire que mon visage avait changé. Le terme exact c’était « moins figé » (on dit aussi que les visages botoxés sont figés), « plus éclairé ».
Je ne veux pas dire que les antidépresseurs ne sont pas bénéfiques car chaque cas est vraiment unique mais en ce qui me concerne je ne vois pas à quoi ils ont pu me servir : ils n’ont jamais prévenu, ralenti ou retardé l’apparition des épisodes de dépression sévère. Ils n’ont jamais diminué leur intensité ou leur durée. Ils n’ont eu aucun bénéfice sur le traitement de la dépression chronique.
Dans aucun cas la souffrance n’a diminué.
Au pire, peut-être que le Nardil m’a fait connaître 1 ou 2 moments de très légers épisodes « maniaques » (quelques achats compulsifs, des lancements de projets un peu ambitieux, ou trop de projets en même temps), mais il faut vraiment mettre des guillemets car c’était loin de ressembler à ce que vivent les bipolaires.
Ça c’est mon vécu.
C’est dommage, je n’ai jamais eu aucune addiction (drogue, alcool, sport…) qui m’aurait permis de comparer les effets sur le cerveau.
Et finalement, sur recommandation et prescription de l’équipe médicale du traitement des dépressions résistantes de l’hôpital Sainte-Anne, j’ai été placé sous Nardil (antidépresseur hospitalier de la famille des IMAO soumis à une ATU et délivrable uniquement à la pharmacie de l’hôpital Sainte-Anne). Grand mal a fait. Donc au bout de 4 ans de supplications pour m’en donner un autre, j’ai été mis sous Parnate (même famille et conditions d’accès que le Nardil).
À cause du Parnate je n’avais plus aucune variation de l’intensité dans les émotions, je n’avais que de très faibles émotions, plus de sensations non plus, tout glissait sur moi, tout m’était égal : de très bons amis viennent pendant les vacances ? Oui, bon s’ils veulent, je m’adapterai. Mon père est mort ? Ok, bah je vais faire le discours alors, je vais réserver un hôtel sur la route car on ne va pas y aller d’une traite… on passe à table ? Oui bah j’arrive mais j’ai toujours pas faim. On a fini le repas ? Bah j’ai ni plus ni moins faim qu’avant le repas.
Puis, j’ai décidé avec mon nouveau psychiatre de ville d’arrêter tous les traitements antidépresseurs (sauf lithium) en suivant un protocole d’arrêt pour ne pas subir de symptôme de « manque », ça a marché sans faille : en quelques mois je n’avais plus que le lithium.
Mais quel mieux être ! Je n’étais pas encore sorti de cet épisode sévère de dépression et je me sentais déjà mieux dans ma peau. Je suis sorti de cet épisode 6 mois plus tard, et ça a été une renaissance pour moi. J’ai retrouvé des envies qui avaient totalement disparu depuis de très longues années, et que je ne vivais même pas entre les épisodes sévères.
Je suis comédien, peu de gens étaient assez proche pour savoir que je prenais des antidépresseurs depuis des années. Du moment où je les ai arrêtés et qu’ils ont disparu de mon corps j’ai entendu tellement de gens me dire que mon visage avait changé. Le terme exact c’était « moins figé » (on dit aussi que les visages botoxés sont figés), « plus éclairé ».
Je ne veux pas dire que les antidépresseurs ne sont pas bénéfiques car chaque cas est vraiment unique mais en ce qui me concerne je ne vois pas à quoi ils ont pu me servir : ils n’ont jamais prévenu, ralenti ou retardé l’apparition des épisodes de dépression sévère. Ils n’ont jamais diminué leur intensité ou leur durée. Ils n’ont eu aucun bénéfice sur le traitement de la dépression chronique.
Dans aucun cas la souffrance n’a diminué.
Au pire, peut-être que le Nardil m’a fait connaître 1 ou 2 moments de très légers épisodes « maniaques » (quelques achats compulsifs, des lancements de projets un peu ambitieux, ou trop de projets en même temps), mais il faut vraiment mettre des guillemets car c’était loin de ressembler à ce que vivent les bipolaires.
Ça c’est mon vécu.
C’est dommage, je n’ai jamais eu aucune addiction (drogue, alcool, sport…) qui m’aurait permis de comparer les effets sur le cerveau.
- vibou
- Messages : 2566
- Enregistré le : samedi 11 mars 2023 16:45
Les antidépresseurs provoquent une absence d'émotion ?
@Vincent94
Ton témoignage est intéressant.
Le lithium t'avait été prescrit pour suspicion de bipolarité ou bien en addition des AD pour dépression ?
Ton témoignage est intéressant.
Le lithium t'avait été prescrit pour suspicion de bipolarité ou bien en addition des AD pour dépression ?
- lodiz
- Captain Kirk
- Messages : 9087
- Enregistré le : vendredi 19 septembre 2008 9:55
Les antidépresseurs provoquent une absence d'émotion ?
toure expérience est intéressante c'est sûr.
-
Vincent94
- Messages : 8
- Enregistré le : vendredi 13 juin 2025 18:08
Les antidépresseurs provoquent une absence d'émotion ?
Le lithium m’a été prescrit en « catalyseur » des antidépresseurs. Il améliorerait marginalement « l’efficacité » de cette classe de médicaments. C’est très très peu connu du grand public. Pour tout le monde le lithium n’est prescrit qu’aux bipolaires ; tout comme les antidépresseurs qui ne traitent que les dépressifs… 
Cependant, je souffrirais d’unipolarité qui serait une sous-catégorie de la famille de la bipolarité, selon les théories actuelles.
Je le prends depuis quelques années sans avoir observé ses bénéfices.
J’ai arrêté mon dernier antidépresseur il y a environ 9 mois (après en avoir épuisé de nombreux pendant près de 20 ans), et cet arrêt pendant un épisode sévère m’a été extrêmement bénéfique.
Je vais donc attendre 2 ou 3 ans avant de remettre en cause la présence de ce lithium dans mes soins. Si je décide d’étudier la possibilité de l’arrêt de ce traitement, alors je le ferais après avoir consulté mon psychiatre et ça se fera sur ses indications.
Cependant, je souffrirais d’unipolarité qui serait une sous-catégorie de la famille de la bipolarité, selon les théories actuelles.
Je le prends depuis quelques années sans avoir observé ses bénéfices.
J’ai arrêté mon dernier antidépresseur il y a environ 9 mois (après en avoir épuisé de nombreux pendant près de 20 ans), et cet arrêt pendant un épisode sévère m’a été extrêmement bénéfique.
Je vais donc attendre 2 ou 3 ans avant de remettre en cause la présence de ce lithium dans mes soins. Si je décide d’étudier la possibilité de l’arrêt de ce traitement, alors je le ferais après avoir consulté mon psychiatre et ça se fera sur ses indications.
- vibou
- Messages : 2566
- Enregistré le : samedi 11 mars 2023 16:45
Les antidépresseurs provoquent une absence d'émotion ?
@Vincent94
Merci. Est ce que tu supportes bien le lithium ?
Depuis que tu as arrêté tout AD, as tu des effets secondaires gênant ?
Parmi les AD essayés, as tu pris zyban/bopropion ?
Merci. Est ce que tu supportes bien le lithium ?
Depuis que tu as arrêté tout AD, as tu des effets secondaires gênant ?
Parmi les AD essayés, as tu pris zyban/bopropion ?
-
Vincent94
- Messages : 8
- Enregistré le : vendredi 13 juin 2025 18:08
Les antidépresseurs provoquent une absence d'émotion ?
J'ai pris ces médicaments en fermant les yeux sur les effets secondaires car ils auraient dû me soulager, donc je n'ai pas mémorisé quels médicaments induisaient quels effets secondaires indésirables. Je ne peux donc pas dire si je supporte bien ce lithium, tout comme je ne peux pas dire s'il m'apporte quelque chose. Je remarque toutefois une première prise de poids au début que je le prenais.
Je n'ai eu aucun effet secondaire en arrêtant les antidépresseurs, on a organisé des baisses très progressives en plusieurs mois.
En près de 20 ans de traitement j'en ai pris un certain nombre, donc j'en ai arrêté beaucoup, et je ne pense pas avoir remarqué d'effet secondaire persistant avec les antidépresseurs "grand public".
En revanche, j'ai pris deux IMOA hospitaliers : Nardil et Parnate. Je ne fais qu'évoquer le Parnate car je ne l'ai pris que quelques mois tellement il ne me convenait pas. En revanche j'ai pris Le Nardil pendant 4 ans et j'ai aussi pris 60kg sur la même période, détruisant tout espoir d'une estime de soi forte et stable. Dès la première année j'ai consulté une diététicienne, et les mesures n'ont pas endigué cette prise de graisse. Malgré l'absence d'une réelle efficacité et malgré mes plaintes, je n'ai eu aucune considération des soignants. Je me démène aujourd'hui pour perdre ces kilos, ça va me prendre des années pour retrouver un corps abîmé.
Quand j'allais chercher mon stock de comprimés à la pharmacie de l'hôpital Saint-Anne, parfois je croisais d'autres patients qui prenaient aussi cette... ce médicament. Et j'ai été surpris de constater qu'on me demandait toujours "vous avez pris combien de kilos vous ?" c'est dire si c'est fréquent. Et je m'interroge encore pourquoi les médecins ont pu penser me prescrire cette... ce médicament sachant combien mon image corporelle était importante pour moi. Aujourd'hui j'ai tellement honte de ce à quoi je ressemble que je ne sors de chez moi que si c'est réellement indispensable et justifié, souvent il se passe plusieurs jours sans que je ne sorte.
Dans mes archives partielles (moins de 10 ans) je ne trouve pas de zyban ou bopropion, mais j'ai pu le prendre au début des traitements peut-être...
Les ECT eux aussi ont eu des effets très longtemps après, d'ailleurs je n'appelle pas ça des effets secondaires puisque ce sont justement des effets recherchés, et si les soignants m'avaient dit avant ce que j'allais subir alors je n'y serais jamais allé. Les ECT provoquent notamment un effet indésirable et recherché : la perte totale de sa propre identité. Le philosophe Charles Pépin décrit parfaitement ce que j'ai vécu dans son livre "Vivre avec son passé". C'est un "soin" très invalidant, en droite ligne des lobotomies.
Je n'ai eu aucun effet secondaire en arrêtant les antidépresseurs, on a organisé des baisses très progressives en plusieurs mois.
En près de 20 ans de traitement j'en ai pris un certain nombre, donc j'en ai arrêté beaucoup, et je ne pense pas avoir remarqué d'effet secondaire persistant avec les antidépresseurs "grand public".
En revanche, j'ai pris deux IMOA hospitaliers : Nardil et Parnate. Je ne fais qu'évoquer le Parnate car je ne l'ai pris que quelques mois tellement il ne me convenait pas. En revanche j'ai pris Le Nardil pendant 4 ans et j'ai aussi pris 60kg sur la même période, détruisant tout espoir d'une estime de soi forte et stable. Dès la première année j'ai consulté une diététicienne, et les mesures n'ont pas endigué cette prise de graisse. Malgré l'absence d'une réelle efficacité et malgré mes plaintes, je n'ai eu aucune considération des soignants. Je me démène aujourd'hui pour perdre ces kilos, ça va me prendre des années pour retrouver un corps abîmé.
Quand j'allais chercher mon stock de comprimés à la pharmacie de l'hôpital Saint-Anne, parfois je croisais d'autres patients qui prenaient aussi cette... ce médicament. Et j'ai été surpris de constater qu'on me demandait toujours "vous avez pris combien de kilos vous ?" c'est dire si c'est fréquent. Et je m'interroge encore pourquoi les médecins ont pu penser me prescrire cette... ce médicament sachant combien mon image corporelle était importante pour moi. Aujourd'hui j'ai tellement honte de ce à quoi je ressemble que je ne sors de chez moi que si c'est réellement indispensable et justifié, souvent il se passe plusieurs jours sans que je ne sorte.
Dans mes archives partielles (moins de 10 ans) je ne trouve pas de zyban ou bopropion, mais j'ai pu le prendre au début des traitements peut-être...
Les ECT eux aussi ont eu des effets très longtemps après, d'ailleurs je n'appelle pas ça des effets secondaires puisque ce sont justement des effets recherchés, et si les soignants m'avaient dit avant ce que j'allais subir alors je n'y serais jamais allé. Les ECT provoquent notamment un effet indésirable et recherché : la perte totale de sa propre identité. Le philosophe Charles Pépin décrit parfaitement ce que j'ai vécu dans son livre "Vivre avec son passé". C'est un "soin" très invalidant, en droite ligne des lobotomies.
-
- Sujets similaires
- Réponses
- Vues
- Dernier message
-
- 82 Réponses
- 99218 Vues
-
Dernier message par Sweety39
-
- 5 Réponses
- 9156 Vues
-
Dernier message par Jacouille
-
- 5 Réponses
- 4307 Vues
-
Dernier message par Marsattack
-
- 19 Réponses
- 14674 Vues
-
Dernier message par Archaos
-
- 14 Réponses
- 9854 Vues
-
Dernier message par Procrastina

